Posté le: Mar Juin 30, 2009 10:07 pmMessage de daojason
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Bonjour,
Je sais que les thaïs courent tout les matins a jeun, comme une dizaine de km, et s'entraine l'après-midi sans se ménager..
J'ai 2 questions:
-Les Thais sont-ils vraiment a jeun à l'entrainement du matin?
-faut-il d'abord acquérir la technique de la boxe (comme les petits le font la bas sans forcement faire de footing), avant de se préparer un rythme de footing a jeun tout les matins quand ils deviennent ados?
Car en effet mon interrogation part du fait que je m'épuise lorsque je cours le matin a jeun, et je suis bien moins efficace pour progresser techniquement le soir, ou même pour me concentrer et entretenir ma technique déjà acquise. Si la fatigue ne se fait pas ressentir directement il ne suffit que de 2 ou 3 jours pour qu'une baisse de forme assez forte se fasse ressentir... quelles sont les étapes a ne pas sauter? dois-je d'abord m'entrainer pendant quelques mois sans courir le matin ? les thais s'entrainent ils vraiment a jeun le matin?
Je précise que mon objectif est d'avoir une bonne préparation pour la compétition.
Si quelqu'un a le temps de répondre, je le remercie d'avance.
Posté le: Mar Juin 30, 2009 11:40 pmdeja,il faut que tu sache que si tu as un travail,tu ne pourras jamais t'entrainer comme un thai car eux ils ne font que ça,c'est leurs taf.toi tu te leve,tu vas courir,tu rentre,tu te douche et tu va au taf.et le soir tu te depeche apres le taf pour alllez a lentrainement sans avoir le temps de te poser . eux ils courent, ils font du sac,un peu de corp a corp,mange et dorme.s'entrainer,manger et dormir,c'est ça leurs taf.le conseil que je te donnerai est de courir le matin avant le taf si tu trouve la motive,mais juste une demi heure,avec des petites serie dabdo et de pompes.mais faire totalment comme eux auraient je penses des effets nefastes sur ton physique qui sont ceux que tu as cités.
ensuite, je sais que c'est recomendé de courir a jeun car tu puise directement dans les graisse, ce qui va fair secher ton corp et tu aura une musculateur plus seche.le font-ils??je ne sais pas,surment.
Pour maigrir
Le professeur belge K. DE MEIRLEIR qui travaillait auprès de sujets obèses entreprenant un travail
d’amaigrissement eut la conviction que la correction des apports alimentaires ne pouvait suffire à
elle seule pour obtenir une totale réussite. Selon lui, à mesure que l’individu maigrit, s’il n’est pas
actif, son métabolisme se ralentit. Ainsi son organisme dépense moins d’énergie et devient plus
économe notamment en ce qui concerne les graisses. Or, chez l’individu possédant un évident
surpoids, la mobilisation des graisses de réserve constitue l’objectif à atteindre pour maigrir
durablement.
En 1986, un chercheur du Kansas, K. WILLCUTTS, s’est intéressé à ce mécanisme. Il a proposé à
des volontaires entraînés d’effectuer, à une semaine d’intervalle, deux footings dans des conditions
précises :
F dans le 1er cas, ils effectuaient un footing d’ une heure à 65-70% de VMA, au saut du lit, à jeun.
F dans le second cas, ils faisaient la même séance mais 2 heures après avoir pris un petit-déjeuner.
Nous savons que « le moteur » du coureur fonctionne essentiellement avec 2 types de carburant :
les sucres (glucides) et les graisses (lipides). Grâce au recueil des gaz expirés, le chercheur a pu
établir les contributions respectives des sucres et des graisses à la fourniture d’énergie.
Qu’a t’il constaté ?
Deux heures après le petit-déjeuner, les graisses ne délivrent que le tiers de l’énergie consommée.
En effet, après le repas, la digestion des aliments glucidiques s’accompagne d’une élévation de la
glycémie. Ainsi, les muscles ayant plus facilement accès aux glucides vont les utiliser de préférence
aux lipides. Par contre, à jeun, la glycémie est basse et ce sont les graisses qui seront sollicitées en
priorité. D’après H. WILLCUTTS elles couvrent 50% de la dépense énergétique.
A raison d’une à deux séances hebdomadaires d’une durée de 45’ à 1 heure (maximum) à 6570% de VMA,
il est possible d’abaisser plus rapidement l ‘adiposité d’un coureur présentant un surpoids.
Cette méthode peut également être utile à un athlète entraîné mais qui souhaiterait se débarrasser
d’un kilogramme superflu afin de grignoter quelques minutes. Elle lui permettrait de ne pas
s’imposer de sévères privations qui pourraient le pénaliser en raison de carences qu’elles
susciteraient, notamment en ce qui concerne certaines graisses utiles (acides gras essentiels)
Prenons l’exemple d’un marathonien de 60 kg cherchant à se qualifier aux championnats de
France Seniors (2h45). On peut calculer l’énergie nécessaire à ce coureur pour parcourir les 42
km195.Il faut compter en moyenne 1kcal / kg / km. Pour ce coureur la dépense énergétique serait
de : 42km195 x 60 kg = 2532 kcal. Pour réussir 2h45, il devra respecter une allure de 3’55 par km.
Sa dépense énergétique au km sera de 60 kg / 3,92 = 15, 3 kcal (3,92 = 3’ et 55’’/60 x 100)
Avec un kg supplémentaire et en partant du principe que sa production d’énergie ne change pas, son
allure sera alors de 61 kg / 15,3 kcal = 3,98 soit 3’ 59’’environ (3’ + 98 / 100 x 60)
Cette différence de 4’’ par km se traduirait par un supplément de 42km195 x 4’’ = 168’’ soit 2’48’’
et dans ce cas le coureur ne réalisera pas la performance qualificative.
Pour retarder l’ épuisement du stock de glycogène
Le marathonien belge Vincent ROUSSEAU (2h07’51’’ en 1994) a été l’ un des premiers athlètes à
expérimenter l’entraînement à jeun. Il pensait qu’en forçant son organisme à travailler avec de
faibles réserves glucidiques, il l’habituerait à consommer ses graisses de réserve et ainsi se
trouverait moins dépourvu lorsque cette phase surviendrait au cours d’un marathon. Il faut souligner
cependant que cet athlète de haut niveau (3.36.38 sur 1500 m, 7.39.41 sur 3000 m, 13.10.99 sur
5000 m, 27.23.18 sur 10 000 m et 1.00.23 sur semi) avait une VMA de 23,5 km au moins et que ses
sorties à jeun étaient courues entre 15 et 16 km/h soit à 64-68% de VMA (connaissez vous
beaucoup de coureurs locaux qui « tournent » à ces % de VMA ?)
En fait, l’idée que favoriser la mobilisation des graisses permet de retarder l’épuisement du
glycogène ne se fonde sur aucune réalité physiologique. Actuellement, le consensus qui se dégage
suggère même le contraire : c’est l’aptitude à utiliser majoritairement les glucides qui
conditionnerait la performance. Pour favoriser cette démarche, le marathonien doit diminuer la
charge d’entraînement à l’approche de l’objectif (2 semaines incompressibles de relâchement),
adopter une stratégie diététique appropriée (régime hyperglucidique dès J-3 et apports glucidiques
réguliers au cours de l’effort) et surtout respecter son allure spécifique. En effet, la façon la plus
sûre de réaliser une contre-performance consiste à courir les premiers kms à un rythme supérieur à
celle-ci donc de piocher avidement dans les réserves de glycogène.
Par nécessité
Les impératifs des journées chargées et de la vie familiale obligent certains coureurs à s’entraîner au
petit matin, le ventre creux. Si le coureur a dîné la veille vers 19H00 et qu’il débute la séance à
6H00 il va courir en déficit énergétique. S’il fait toutes ses séances (VMA, allure spécifique, sortie
longue …) au saut du lit, il risque à long terme quelques ennuis . En effet, le problème crucial est
celui de la température musculaire et des rythmes biologiques qui indiquent que le moment
optimal pour la réalisation des séances qui occasionnent des contraintes mécaniques, métaboliques
et mentales, est la fin d’après-midi. Cette systématisation des séances à jeun risque d’engendrer
chez le sujet un état de méforme persistante. Quand le coureur aura trop puisé dans ses réserves
glucidiques et lipidiques, il entamera son capital protidique. Petit à petit, il sera en catabolisme
(ensemble de réactions chimiques de dégradation) et détruira ses propres protéines musculaires. Ce
catabolisme des acides aminés peut être apprécié par la production d’ammonium, d’ urée et d’acide
urique. Je conseille aux adeptes de l’entraînement à jeun systématique, de faire plusieurs fois dans
l’année un examen chimique du sang pour contrôler leur glycémie à jeun et leur taux de déchets
azotés (urée, acide urique …). L’acide urique est souvent à l’origine de la goutte articulaire
(accumulation de cristaux d’acide urique dans l’articulation du gros orteil), de tendinites et de
lithiases rénales (formation de calculs rénaux), surtout si le coureur oublie de s’ hydrater avant,
pendant et après la séance.
Le coureur qui choisit l’entraînement à jeun devra adopter une précaution alimentaire
supplémentaire. Pour compenser le catabolisme protéique, il devra augmenter l’apport protidique en
ajoutant à son petit-déjeuner , par exemple, un yaourt ou un oeuf à la coque ou un dérivé de soja.
Conclusions
Courir à jeun ne semble pas une technique vouée à la performance et son but essentiel doit résider
dans la diminution de l’adiposité.
Posté le: Sam Juil 04, 2009 1:30 amsuper message...
nakmuaykicker: les petit thais aprés avoir courus le matin a jeun vont a l'école. a noté que la plupart des nakmuays sont des etudiants...beaucoup arrete la boxe aprés avoir eu leur diplome...
Posté le: Sam Juil 04, 2009 10:11 pmSuper message en effet. Seulement je doute que le footing à jeune du matin n'est comme seul but de brûler des graisses. En fait, je ne pense pas que ce soit dans uniquement dans un but de préparation physique. Pour moi courir sans manger dès le réveil, c'est une discipline que l'on s'impose pour se forger le mental. Aussi, la fatigue accumulée qui peut amener, certes, bien des problèmes est aussi un moteur pour travailler à l'instinct, à travailler technique et pas bourrain. A l'approche de la compéte, en faisant des séances moins longues et plus intenses, en se reposant plus, c'est là qu'on voit tout l'intérêt de ces footings matinaux...
Merci à FighterForever pour le message, ainsi qu'à tous les autres qui y ont participé.
En tout cas, moi je cours à jeun le matin au réveil entre 30 et 40 minutes, et je peux vous assurer que c'est ma méthode pour sécher.
Je pense que cela dépend aussi de votre organisme, de vos habitudes etc...
Il y en a qui séchent en faisant des footings le matin à jeun, et cela fonctionne, pour d'autres pas.
Il y en a d'autres qui mangent tout ce qu'ils veulent et ne grossisent pas, et d'autres oui.
Très compliqué l'organisme humain.
Il est vrai, comme l'a mentionné "Aficionado", le footing le matin forge aussi le mental.
De plus, nous ne sommes pas des Thaïs, des Tyrone Spong, des Jérôme LE BANNER, etc... leur métier c'est s'entrainer et se reposer. Ils sont entourés par des entrainneurs, physiothérapeutes, nutritionistes, etc.
En ce qui concerne les Thaïs, leur organisme est habitué dès le plus jeune âge à differents traitements.
Bref, pour conclure : je pense que c'est à nous, avec de bons conseils qu'il faut qu'on trouve chacun sa téchnique pour, sécher, se préparer, etc. sans mettre en danger notre santé et notre organisme.
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