Posté le: Mer Avr 29, 2009 9:46 amLes muscles respiratoires (le diaphragme, les intercostaux, les scalènes, le sterno-cleido-mastoïdien, les abdominaux et accessoirement les trapèzes, les parasternaux et les pectoraux) ne sont pas suffisamment pris en compte dans la préparation physique du boxeur. Un incontestable déficit ! Et pour cause : lorsque les muscles respiratoires sont fatigués, une partie importante du débit sanguin total (et donc de l'apport en oxygène) est déviée des muscles locomoteurs vers les muscles respiratoires. Résultat, les muscles des jambes sont les premiers muscles à subir les contre-effets néfastes de cette mauvaise préparation respiratoire.
Un entraînement spécifique à la respiration est donc nécessaire. Entraîner les muscles responsables de l'inspiration comme le diaphragme, les intercostaux, le sterno-cleido mastoïdiens et de l'expiration comme les abdominaux (et tout particulièrement le transverse) permet d'allonger l'amplitude respiratoire. Ce qui va permettre une amplification de la circulation sanguine et donc une meilleure oxygénation cellulaire. Mieux entraînés, les muscles respiratoires sont moins gourmand en énergie.
Alors que faire pour renforcer ses muscles respiratoires et devenir plus performant, plus résistant à la fatigue. Pour ceux et celles qui ont un peu d'argent de côté, investir dans un « inhalateur d'entraînement » peut-être un bon investissement. Il faut compter en moyenne mettre 70 euros. Il existe actuellement sur le marché plusieurs types d'appareils comme le Powerbreath, l'Ultrabreath, le Powerlung... Personnellement, j'utilise le Powerlung « Sport » qui a le gros avantage de faire travailler aussi bien les muscles inspiratoires que les muscles expiratoires. Avec un entraînement biquotidien (30 respirations complètes (environ 4minutes de travail) par séquence, j'ai rapidement gagné en aisance dans l'effort. Bien évidemment, il faut être régulier dans ses entraînements et ne pas être trop pressé dans l'obtention d'un résultat significatif. Pour ma part, une amélioration nette s'est faite ressentir au bout de 3 semaines d'utilisation.
Pour celles et ceux qui n'ont pas les moyens d'investir dans cet instrument, les exercices de changements de rythmes sont d'excellents moyens « d'éduquer » ses muscles respiratoires. Privilégier les sprints en côte, les courses très lentes ponctuées d'accélération très fortes sur terrain vallonné et le travail très court au sac de frappe, au shadow-boxing ou à la corde à sauter... à quasi 100 % de ses moyens (au départ, prendre des temps de récupération longs). Un autre exercice très intéressant -qui m'a été proposé par un entraîneur soucieux de la préparation respiratoire- : la respiration nasale sur circuit. Trotter ( à 60/70 % de sa Fréquence Cardiaque d'Effort) sur différentes longueurs de circuit en inspirant et en expirant uniquement par le nez. Exemple de circuit possible : 100 m en respiration nasale et 100 m de récupération en respiration normale ; 200 m en respiration nasale et 100 m de récupération en respiration normale, 300 m en respiration nasale et 100 m de récupération en respiration normale, 400 m en respiration nasale et 100 m de récupération en respiration normale.
Pour finir, un rappel important : attention au surentraînement !!! Rester en permanence à l'écoute de son corps (et donc très attentif au signes de fatigue improductifs) est le meilleur moyen de rester performant sur le long terme .
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