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| Sawadee91 a écrit: |
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La prostitution est illégale en Thaïlande. Mais pas les salons de massage, ou arp op nouat, littéralement « bain-hammam- massage ».
Officiellement, les clients des arp op nouat sont là pour prendre un bain, assistés par une masseuse professionnelle. Dans chaque cabine du salon, un écriteau « Activités sexuelles interdites » est bien en vue.
?
« Ces salons sont tellement populaires qu’on y rencontre toujours quelqu’un qu’on connaît explique un jeune homme.
Le mois passé, j’ai garé ma voiture dans le parking d’un arp op nouat, sous un arbre. Je me réjouissais d’avoir trouvé une place à l’ombre. A ce moment-là, une lourde branche a défoncé le toit de la voiture voisine. Quand le conducteur est sorti, furieux, j’ai réalisé que c’était… papa. »
Puisque la loi condamne le sexe rémunéré, les gérants de salon expliquent que le client paie pour son bain, et que tout supplément n’est qu’une activité privée entre deux individus consentants. Même chose dans certains salons de massage traditionnel qui offrent un happy ending en bonus.
« A mon avis, pas une seule de ces femmes n’est heureuse, même si elles peuvent gagner jusqu’à 10 000 bahts en une nuit. Vous seriez heureuse vous, si vous deviez avoir des relations sexuelles avec au moins cinq personnes que vous n’aimez pas chaque nuit ? »
Celle qui s’exprime ainsi est une ancienne khon chia khaek, sorte de rabatteuse chargée d’attirer la clientèle. Elle officiait dans le quartier de Pinklao, haut lieu des arp op nouat cachés derrière leur enseigne « Thai Traditional Massage ». Son rôle était d’orienter les clients et de leur conseiller la masseuse qui correspondait le mieux à leurs attentes.
Tout compte fait, ces « masseuses » devraient être millionnaires à leur retraite – autour de 30 ans, un peu plus si elles sont très attrayantes. Loin de là, malheureusement, car plus de la moitié d’entre elles se droguent et dilapident ainsi leur fortune. Certaines flambent, leurrées par l’argent qui abonde soudain.
Les autres envoient de l’argent à leur famille à la campagne, pour l’éducation des frères et sœurs, un nouveau toit ou le portable de papa. Parfois c’est leur fiancé qui en profite et vit à leurs crochets. Arrivées à la retraite anticipée, elles ont rarement les moyens de réaliser leur rêve : ouvrir une épicerie ou un salon de beauté dans leur ville natale.



















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