Les champions de France "Elites" 2010
Par Thibaut Machu le mardi 04 mai 2010
Il y a tout juste un mois, à l'occasion des finales du championnat de France, la FFSCDA couronnait l'élite du muaythaï français à Paris (voir l'article). Depuis quelques années nous avons pu voir cette compétition tenter de regagner progressivement son prestige mais en cette soirée de 3 avril 2010, c'est la découverte des nouveaux talents du muay hexagonal qui a particulièrement retenu notre attention.
Photos : Jipy Thai JP
Dans la catégorie de poids des moins de 54 kg, Rémy PARIOT du club de Vitry-Sur-Seine (Val de Marne) rencontrait Mohamed BOUCHAREB (voir sa fiche) du BCM de Bezons (Val d'Oise).
Après avoir nettement mené la rencontre et fait compter son adversaire sur une droite dans la deuxième reprise, BOUCHAREB manque de vigilance dans le troisième round.
En effet, Rémy PARIOT tente le tout pour le tout et rentre un coup de coude gauche qui vient percuter le visage de Mohamed.
BOUCHAREB se replie alors dans sa garde, et Rémy accélère et tente d'abord de passer un uppercut, mais choisit finalement de saisir la nuque du pensionnaire de Bezons pour l'enchainer en coups de genoux en corps à corps.
L'arbitre venant de remarquer la coupure provoquée par le coup de coude, sépare les adversaires pour demander l'avis du médecin.
Mohamed a une ouverture sur le nez, et le médecin fait un signe négatif de la tête, le combat ne reprendra pas!
Rémy PARIOT est déclaré vainqueur et nouveau champion de France en moins de 54 kg, grâce à son excellent coup d'œil.
un derby breton en moins de 60 kg !
Le combat suivant est un derby breton en moins de 60 kg ! Il opposait Erik RENON (voir sa fiche) du KO boxing de Brest (Finistère) à Xavier BASTARD (voir sa fiche) de l'AS cobra de Vannes (Morbihan)
BASTARD est plus actif dans les premières reprises, il avance plus, et semble posséder un bagage technique plus important que son adversaire. Mais Erik nous démontre par la suite, qu'il a une bonne maîtrise du corps à corps, et ce dernier sait placer efficacement ses genoux.
RENON finit la rencontre en étant plus frais que son adversaire qui donne des signes de fatigue.
Et c'est désormais à son tour de bien varier ses coups dans cette cinquième reprise déterminante.
Après le gong final, Erik RENON explose de joie, et se permet de faire quelques "pompes" sur le ring certainement pour montrer sa "fraîcheur"... Quelques instants plus tard, il est déclaré vainqueur, proclamé nouveau champion de France des moins de 60 kg.
C'est ensuite aux deux finalistes des moins de 63,5 kg de faire leur entrée. D'abord Sidi DIALLO, un boxeur physique et très puissant qui faisait face ce soir là au bordelais Aziz HLALI issu du même club qu'Albert CHEY (voir sa fiche) et de Damien ALAMOS.
Le combat démarre vite, on a l'impression qu'Aziz a du mal à se mettre dans le rythme mais se rattrape à la fin de la première reprise en piquant bien ses genoux en corps à corps.
Un coup irrégulier dans la coquille de DIALLO dans la deuxième reprise fera baisser la cadence de la rencontre.
Mais dans le troisième round, toujours en corps à corps, HLALI coince son adversaire dans un des coins neutres du ring, et alterne coups de coudes et coups de genoux dans les jambes. Plus à l'aise dans cette reprise, HLALI repousse et désorganise DIALLO avec de bons "Front Kicks"
Il est clair qu'Aziz domine le combat, et aura d'ailleurs un ascendant psychologique à la fin de l'avant dernier round, où DIALLO subit un puissant low kick qui le fait vaciller. Aziz HLALI sortira vainqueur de la rencontre en ayant augmenté progressivement la cadence durant tout le combat, il a stratégiquement fait les bons choix, et mérite cette ceinture de champion de France.
Dans la catégorie au dessus en moins de 67 kg, Brahim EL KARROUBI de Dreux (Eure-et-Loir) rejoignait sur le ring un challenger lyonnais de la team Ezbiri du nom de Marvin BABAJEE.
Premier reprise, Marvin BABAJEE tente de contrer son adversaire avec son direct du gauche, pendant que Brahim attaque essentiellement en ligne basse.
Brahim possède un beau style muay et une belle attitude sur le ring. Il tente quelques accélérations dans la seconde reprise mais rien de réellement dangereux pour l'instant. Jusqu'à maintenant, les deux adversaires se jaugent, ils ne sont pas totalement rentrés dans le combat
Il faut attendre le quatrième round pour voir l'intensité monter, le lyonnais se lâche et tente des coups de pieds et des coups de coudes retournés. Mais à ce jeu là, il se fait avoir en tout de fin de round par Brahim qui lui inflige la même technique, un coup de coude retourné ! Marvin surpris par le contre, s'écroule et remonte en titubant. L'arbitre stoppera directement le combat.
Brahim EL KARROUBI s'octroie le trophée du champion de France "Élite" contre un adversaire plus expérimenté que lui.
Passons à présent au moins de 75 kg avec le pensionnaire de la team Zeitoun Abderrahim CHAFAY qui a réalisé le combat de la soirée face à Johan BEAUSEJOUR de la KONATEAM (voir sa fiche).
Dès la première reprise CHAFAY prend coup de coude retourné pleine puissance dans la pointe du menton! Il tombe "raide comme un bâton", le médecin s'est levé, et tous les spectateurs se sont mis à leur tour debout...
Compté « 6 » par l'arbitre, une chose incroyable se produit, CHAFAY est déjà debout et de retour pour combattre !
BEAUSEJOUR est imprévisible, il continue alors de faire le show, avec ses techniques de coups de pieds retournés circulaires au visage à la Moussa KONATE !
Mais prenant conscience de son retard, CHAFFAY avance dans le second round, où il ne cesse d'entreprendre tandis que Johan cherche le contre. CHAFAY échappe d'ailleurs de justesse à deux coups de coudes retournés.
À la troisième reprise, c'est Johan qui reprend le dessus, il contre dans un premier temps l'élève de d'André ZEITOUN par un uppercut du gauche. CHAFFAY s'échappe alors du cadrage, mais choisit de reculer...Johan tente alors le "high kick", et à peine la jambe reposé, BEAUSEJOUR fait une nouvelle fois compter son adversaire en lui assenant une série de deux larges crochets du droit !
CHAFFAY titube, l'arbitre le compte, le public est en délire !
CHAFFAY, en véritable guerrier, reprend le duel, mais ne tardera pas à se refaire une troisième fois compter par un enchainement "high kick" et un crochet du droit qui le touche. C'est le deuxième compte dans ce round !
Le combat reprend à peine, que l'arbitre décide d'arrêter définitivement la rencontre.
Johan BEAUSEJOUR, s'est donc imposé avec le style « show man » de la KONATEAM au dépend de son adversaire CHAFFAY, qui a été remarquablement courageux, et qui soulignons le a toujours essayé de repartir dans ce duel, sans douter que la victoire pouvait lui échapper.
En moins de 81 kg, Steeve ZAIDI (voir sa fiche) du club de Bobigny (voir l'article) (Seine-Saint-Denis) gagne par abandon à la quatrième reprise face au pensionnaire du Lumpini 93 : Fata ABDERREZAK.
Dans cette rencontre Steve ZAIDI a été beaucoup plus dur que son adversaire qui a été tout de même été vaillant. Steve a été nettement plus efficace grâce à un gros travail en "low kick".
C'est ce qui a forcé le renoncement de Fatah ABDERREZAK à reprendre le combat malgré que son coach Sam BERRANDOU ait tout fait pour l'inciter à repartir. Avec cette nouvelle victoire, et la consécration au niveau national, Steeve ZAIDI montre qu'il a l'ambition de se hisser parmis les meilleurs dans cette catégorie des moins de 81 kg.
En moins de 91 kg, Stéphane SUSPERRIGUI (voir sa fiche) du club FAST64 (Pyrénées-Atlantiques) se trouvait ce soir là au dessus de son adversaire Samih BACHAR. Stéphane utilisait essentiellement le travail en genoux, les décalages, uppercut etc... En deux rounds il a tout fait! SUSPERRIGUI n'est jamais resté à aucun moment en ligne et gagne le titre par arrêt de l'arbitre à la seconde reprise.
Pour terminer ce compte rendu, une demie finale s'est immiscée dans les finales du championnat de France, il s'agit de celle des moins de 71 kg.
Mickael DE OLIVEIRA (voir sa fiche) de la team EWD SPORT perd par ouverture au deuxième round face à Wissam BRIDJA (voir sa fiche) de Fréjus. Les deux boxeurs ont les mêmes armes, c'est à dire que ce sont deux boxeurs qui ont des facilités en anglaise.
Wissam BRIDJA fait compter deux fois par des techniques de poings Mickael DE OLIVEIRA dans le premier round.
Et dans la deuxième reprise, Mickael s'est fait ouvrir sur un genoux. Il n'avait visiblement pas récupéré. Il s'incline dans cette rencontre par ouverture sur le menton causée par un coup de genoux.
Photos : Jipy Thai JP
Dans la catégorie de poids des moins de 54 kg, Rémy PARIOT du club de Vitry-Sur-Seine (Val de Marne) rencontrait Mohamed BOUCHAREB (voir sa fiche) du BCM de Bezons (Val d'Oise).
Après avoir nettement mené la rencontre et fait compter son adversaire sur une droite dans la deuxième reprise, BOUCHAREB manque de vigilance dans le troisième round.
En effet, Rémy PARIOT tente le tout pour le tout et rentre un coup de coude gauche qui vient percuter le visage de Mohamed.
BOUCHAREB se replie alors dans sa garde, et Rémy accélère et tente d'abord de passer un uppercut, mais choisit finalement de saisir la nuque du pensionnaire de Bezons pour l'enchainer en coups de genoux en corps à corps.
L'arbitre venant de remarquer la coupure provoquée par le coup de coude, sépare les adversaires pour demander l'avis du médecin.
Mohamed a une ouverture sur le nez, et le médecin fait un signe négatif de la tête, le combat ne reprendra pas!
Rémy PARIOT est déclaré vainqueur et nouveau champion de France en moins de 54 kg, grâce à son excellent coup d'œil.
un derby breton en moins de 60 kg !
BASTARD est plus actif dans les premières reprises, il avance plus, et semble posséder un bagage technique plus important que son adversaire. Mais Erik nous démontre par la suite, qu'il a une bonne maîtrise du corps à corps, et ce dernier sait placer efficacement ses genoux.
RENON finit la rencontre en étant plus frais que son adversaire qui donne des signes de fatigue.
Et c'est désormais à son tour de bien varier ses coups dans cette cinquième reprise déterminante.
Après le gong final, Erik RENON explose de joie, et se permet de faire quelques "pompes" sur le ring certainement pour montrer sa "fraîcheur"... Quelques instants plus tard, il est déclaré vainqueur, proclamé nouveau champion de France des moins de 60 kg.
Erik RENON et Xavier BASTARD
C'est ensuite aux deux finalistes des moins de 63,5 kg de faire leur entrée. D'abord Sidi DIALLO, un boxeur physique et très puissant qui faisait face ce soir là au bordelais Aziz HLALI issu du même club qu'Albert CHEY (voir sa fiche) et de Damien ALAMOS.
Le combat démarre vite, on a l'impression qu'Aziz a du mal à se mettre dans le rythme mais se rattrape à la fin de la première reprise en piquant bien ses genoux en corps à corps.
Un coup irrégulier dans la coquille de DIALLO dans la deuxième reprise fera baisser la cadence de la rencontre.
Mais dans le troisième round, toujours en corps à corps, HLALI coince son adversaire dans un des coins neutres du ring, et alterne coups de coudes et coups de genoux dans les jambes. Plus à l'aise dans cette reprise, HLALI repousse et désorganise DIALLO avec de bons "Front Kicks"
Il est clair qu'Aziz domine le combat, et aura d'ailleurs un ascendant psychologique à la fin de l'avant dernier round, où DIALLO subit un puissant low kick qui le fait vaciller. Aziz HLALI sortira vainqueur de la rencontre en ayant augmenté progressivement la cadence durant tout le combat, il a stratégiquement fait les bons choix, et mérite cette ceinture de champion de France.
"High Kick" d'Aziz HLALI bloqué par Sidi DIALLO
Dans la catégorie au dessus en moins de 67 kg, Brahim EL KARROUBI de Dreux (Eure-et-Loir) rejoignait sur le ring un challenger lyonnais de la team Ezbiri du nom de Marvin BABAJEE.
Premier reprise, Marvin BABAJEE tente de contrer son adversaire avec son direct du gauche, pendant que Brahim attaque essentiellement en ligne basse.
Brahim possède un beau style muay et une belle attitude sur le ring. Il tente quelques accélérations dans la seconde reprise mais rien de réellement dangereux pour l'instant. Jusqu'à maintenant, les deux adversaires se jaugent, ils ne sont pas totalement rentrés dans le combat
Il faut attendre le quatrième round pour voir l'intensité monter, le lyonnais se lâche et tente des coups de pieds et des coups de coudes retournés. Mais à ce jeu là, il se fait avoir en tout de fin de round par Brahim qui lui inflige la même technique, un coup de coude retourné ! Marvin surpris par le contre, s'écroule et remonte en titubant. L'arbitre stoppera directement le combat.
Brahim EL KARROUBI s'octroie le trophée du champion de France "Élite" contre un adversaire plus expérimenté que lui.
Johan BEAUSEJOUR
fait lever le public de Japy !
fait lever le public de Japy !
Passons à présent au moins de 75 kg avec le pensionnaire de la team Zeitoun Abderrahim CHAFAY qui a réalisé le combat de la soirée face à Johan BEAUSEJOUR de la KONATEAM (voir sa fiche).
Dès la première reprise CHAFAY prend coup de coude retourné pleine puissance dans la pointe du menton! Il tombe "raide comme un bâton", le médecin s'est levé, et tous les spectateurs se sont mis à leur tour debout...
Compté « 6 » par l'arbitre, une chose incroyable se produit, CHAFAY est déjà debout et de retour pour combattre !
BEAUSEJOUR est imprévisible, il continue alors de faire le show, avec ses techniques de coups de pieds retournés circulaires au visage à la Moussa KONATE !
Mais prenant conscience de son retard, CHAFFAY avance dans le second round, où il ne cesse d'entreprendre tandis que Johan cherche le contre. CHAFAY échappe d'ailleurs de justesse à deux coups de coudes retournés.
À la troisième reprise, c'est Johan qui reprend le dessus, il contre dans un premier temps l'élève de d'André ZEITOUN par un uppercut du gauche. CHAFFAY s'échappe alors du cadrage, mais choisit de reculer...Johan tente alors le "high kick", et à peine la jambe reposé, BEAUSEJOUR fait une nouvelle fois compter son adversaire en lui assenant une série de deux larges crochets du droit !
CHAFFAY titube, l'arbitre le compte, le public est en délire !
CHAFFAY, en véritable guerrier, reprend le duel, mais ne tardera pas à se refaire une troisième fois compter par un enchainement "high kick" et un crochet du droit qui le touche. C'est le deuxième compte dans ce round !
Le combat reprend à peine, que l'arbitre décide d'arrêter définitivement la rencontre.
Johan BEAUSEJOUR, s'est donc imposé avec le style « show man » de la KONATEAM au dépend de son adversaire CHAFFAY, qui a été remarquablement courageux, et qui soulignons le a toujours essayé de repartir dans ce duel, sans douter que la victoire pouvait lui échapper.
"High Kick" de Johan BEAUSEJOUR face à Abderrahim CHAFAY
Steeve ZAIDI a de l'ambition !
En moins de 81 kg, Steeve ZAIDI (voir sa fiche) du club de Bobigny (voir l'article) (Seine-Saint-Denis) gagne par abandon à la quatrième reprise face au pensionnaire du Lumpini 93 : Fata ABDERREZAK.
Dans cette rencontre Steve ZAIDI a été beaucoup plus dur que son adversaire qui a été tout de même été vaillant. Steve a été nettement plus efficace grâce à un gros travail en "low kick".
C'est ce qui a forcé le renoncement de Fatah ABDERREZAK à reprendre le combat malgré que son coach Sam BERRANDOU ait tout fait pour l'inciter à repartir. Avec cette nouvelle victoire, et la consécration au niveau national, Steeve ZAIDI montre qu'il a l'ambition de se hisser parmis les meilleurs dans cette catégorie des moins de 81 kg.
En moins de 91 kg, Stéphane SUSPERRIGUI (voir sa fiche) du club FAST64 (Pyrénées-Atlantiques) se trouvait ce soir là au dessus de son adversaire Samih BACHAR. Stéphane utilisait essentiellement le travail en genoux, les décalages, uppercut etc... En deux rounds il a tout fait! SUSPERRIGUI n'est jamais resté à aucun moment en ligne et gagne le titre par arrêt de l'arbitre à la seconde reprise.
Pour terminer ce compte rendu, une demie finale s'est immiscée dans les finales du championnat de France, il s'agit de celle des moins de 71 kg.
Mickael DE OLIVEIRA (voir sa fiche) de la team EWD SPORT perd par ouverture au deuxième round face à Wissam BRIDJA (voir sa fiche) de Fréjus. Les deux boxeurs ont les mêmes armes, c'est à dire que ce sont deux boxeurs qui ont des facilités en anglaise.
Wissam BRIDJA fait compter deux fois par des techniques de poings Mickael DE OLIVEIRA dans le premier round.
Et dans la deuxième reprise, Mickael s'est fait ouvrir sur un genoux. Il n'avait visiblement pas récupéré. Il s'incline dans cette rencontre par ouverture sur le menton causée par un coup de genoux.

























