Feitosa fait tomber Musashi à Sapporo
Par Monty DiPietro le jeudi 03 août 2006
SAPPORO, le 30 Juillet 2006—le karateka Brésilien de style Kyokushin Glaube Feitosa marque un down tardif avec ses poings et vainc le Japonais de style Seidokaikan Musashi lors du combat principal du GP revanche Mondial de K-1 2006 de Sapporo.
Tenu à Sapporo, la ville ayant accueillit les jeux olympiques d’hiver de 1972, cet évènement propose quatre matches "Revanche" qui donnent l’opportunité aux combattants qui ont perdu certains combats lors de ces deux dernières saisons du GP de K-1 de revenir sur le ring et d’essayer d’égaliser le score.
En tant que combattant numéro 1 au Japon, Musashi espérait obtenir une revanche sur Feitosa lors de leur combat. Feitosa battit Musashi lors de la demi finale du GP Mondial du Dôme de Tokyo en 2005, mettant ainsi fin à la course de Musashi vers la gloire en gagnant par KO au second round.
L’intensité se fait sentir dans l’air chaud et humide de l’Arène Makomanai et le combat fut intelligent et rapide dès le début, les deux combattants étaient bons avec leurs low kicks -- Feitosa était particulièrement créatif, il envoya un high kick que Musashi habilement penché, évita de justesse grâce à un front kick.
Musashi revint avec ses poings dans le second round, travaillant les coups au corps et se rapprochant avec des directs. Feitosa répondait en mesure. Puis tous deux s’enflammèrent et lancèrent des low kicks, mais les blocages étaient bons et il n’y eu aucun dégât.
Le troisième round fut le moment le plus excitant du combat -- Feitosa démarra avec un lourd crochet du gauche, puis chassa son adversaire sur le ring avec des coups de pieds. Musashi lança quelques coups de poing en contre mais le Brésilien contrôlait la situation. Un uppercut du droit de Feitosa marqua le début de la fin pour Musashi, qui tremblait et ne pouvait pas revenir. Feitosa lança des coups au corps et quand la garde de Musashi fut relaché, il jeta des high kicks et des coups de pieds faciaux. Musashi fut capable de les esquiver, mais il souffrit quand Feitosa retourna ses coups de poings à nouveau, et marqua avec un second uppercut.
Sentant qu’il perdait, en ce qui concerne les points, Musashi entreprit courageusement une course tardive, le touchant avec un coup du gauche. Mais sa stratégie d’attaque laissa une ouverture pour les contres et Feitosa en expert sélectionna sa zone et fit chuter le Japonais déjà écorché avec un crochet du droit. Ce coup marqua la fin du round. Feitosa gagna par décision unanime.
"Je crois que mon entraînement avec Ray Sefo à Tokyo ces deux derniers mois m’a aidé à améliorer mon niveau de boxe," déclara Feitosa lors de son interview après match. "Mais Musashi est aussi meilleur dorénavant et sa défense est serrée, je suis donc content d’avoir pu marquer un down tardif, sinon il y aurait eu un autre round."
Dans un autre match revanche, en fait il s’agit plutôt d’une double revanche, l’ancien grand champion de sumo Américano-japonais Akebono fut opposé au Hong-Man Choi, lequel avait remporté la victoire lors de leurs deux derniers combats.
Les deux adversaire s’avancèrent l’un vers l’autre durant ce round, Akebono testait son adversaire à l’aide de jabs, Choi lui, préféra lancer un direct du droit à la moitié du premier round et un coup de genou montant qui vint percuter la poitrine d’Akebono, au son du gong.
Malheureusement, Akebono ne parvint pas à se mettre hors d’atteinte. Dans le second round, le Coréen cogna Akebono d’un coup de poing gauche qui l’assomma, suivi ensuite d’un direct du droit plutôt dur et d’une petite frappe du gauche pour renverser son adversaire et remporter la victoire par KO.
Choi déclara depuis le cercle des vainqueurs: "J’avais décidé que je gagnerais au second round et par KO parce que c’est la meilleure façon de gagner ! Donc je suis heureuse !"
De retour au GP Mondial de 2005 à Las Vegas, l’Américain Mighty Mo atteignit le Champion du GP Mondial Remy Bonjasky d’un crochet du droit et enregistra ainsi une victoire renversante. Bonjasky eut ici la chance de pouvoir égaliser ; et bien qu’il n’obtint pas de KO et ne marqua aucun down, il était clairement le meilleur.
Mo fit barrière avec des coups au corps pour commencer ce round, mais les blocages de Bonjasky étaient bons et il toucha avec de nombreux low kicks. Le Hollandais ne se trouvait pas à sa place dans ce round, et Mo se tenait à courte distance et donnait davantage de crochets courts dans le second round -- Bonjasky répliquait calmement avec des low kicks droits. Maintenant la finesse commençait à apparaître, et la jambe gauche de Mo était vraiment cinglante.
De nouveau dans le troisième round, Mo entra et attaqua au corps alors que Bonjasky travaillait en low kicks. Bien que Mo lança deux low kicks lui aussi, Bonjasky montra une meilleure capacité à varier son jeu en passant aux coups de poing. Finalement, au son du gong, Bonjasky lâcha deux spectaculaires coups de genoux sautés -- Mo était prêt et l’effet fut donc nul. Ce combat se solda par une évidente décision unanime en faveur de Bonjasky.
"Ils appellent cela un match revanche," déclara Bonjasky après coup, "mais pour moi c’était plus un match retour. Après les problèmes personnels que j’ai eu l’année dernière tels que ma séparation avec mon entraîneur et mon divorce j’ai maintenant l’impression que je suis finalement mentalement prêt à récupérer mon titre!"
Dans le quatrième match revanche, Peter Aerts de Hollande affronte Gary Goodridge de Trinité et Tobago. La dernière rencontre de ces deux combattants date de juin 2004 à Nagoya -- le bûcheron fit sauter une dent de Goodridge alors en route pour la victoire. Goodridge fit une sombre référence à ce combat lors de la conférence de presse d’avant match, tandis qu’Aerts se défendit en riant, disant qu’il pourrait bien jouer au dentiste cette fois encore.
Aerts attaqua assez tôt en coups de pied, et Goodridge verrouilla la distance et donna des coups de poing. Goodridge est connu pour ses départs rapides mais ne put tenir le coup ici, alors qu’Aerts, lui avait des attaques, des positions et une défense parfaites. Le meilleur coup du premier round fut un high kick gauche d’Aerts qui secoua Goodridge et l’envoya dans un coin. Aerts ne put cependant pas mettre fin au combat. Dans le second round, Goodridge attaqua au corps et utilisa des crochets pour plus d’effet. Aerts remplit le challenge, et planta un autre high kick gauche dans la tête de Goodridge.
Le dernier round commença avec Goodridge qui de nouveau lançait des coups de poing, Aerts léger sur ses pieds et bon en blocage pris ensuite le contrôle avec ses front kicks et ses low kicks. Une confortable et unanime décision fut prise en faveur du Hollandais Lumberjack, dont l’expérience, les qualités et la puissance font de lui un sérieux challenger pour le Grand Prix Mondial cette année.
"Je suis sûr que Peter a remarqué à quel point j’ai pu m’améliorer depuis notre dernier combat," dit Goodridge lors de son interview après match. "J’ai perdu le combat mais je pense que ce soir je lui ai fait mal et je doute qu’il ait hâte de m’affronter à nouveau."
Aerts donna une version différente: "Bon, Gary était bon bien sûr mais j’ai gagné le combat et je sais que je lui ai fait mal ! Et peut importe quand, s’il veut me combattre à nouveau, je suis prêt !"
Parmi les combats d’encadrement affichés :
Yusuke Fujimoto du Japon, le champion du GP d’Asie cette année, fut opposé à la personnalité de la télévision japonaise reconvertie Bobby Ologun du Nigeria.
Fujimoto est probablement le combattant le plus puissant du Japon. Ses mains furent rapidement occupées avec Ologun, qui chargea dès le son du gong pour l’enserrer dans un corps à corps. Ologun utilisa une tactique de coups de pied / corps à corps pour rester à l’écart de la zone de risque, mais Fujimoto lança un coup de poing droit qui expédia Ologun, trébuchant, vers l’arrière où il tomba. Dans un second round plutôt comique Ologun n’arrêtait pas d’emmêler Fujimoto et l’emporta dans une roulade au tapis. Il eut d’ailleurs un avertissement à cause de cela. Le meilleur coup ici fut une droite de Fujimoto qui vint percuter la tête d’Ologun.
Le troisième round – et beaucoup ne s’attendaient pas à ce que cet affrontement aille si loin – fut plutôt sauvage ; et Ologun prit un carton jaune. Mais le Nigérien eut la chance de surprendre Fujimoto avec un coup de genou droit peu de temps après. Le combat se termina avec un score de Fujimoto bien supérieur aux trois autres combats.
Paul Slowinski d’Australie fut le vainqueur du GP de K-1 d’Océanie d’Auckland cette année. Lors de son premier combat au Japon il rencontra le combattant local Tatsufumi Tomihira.
Slowinski commença par de solides combinaisons et une bonne défense, tandis que Tomihira ne pouvait pas faire grand-chose. Finalement Tomihira vit une opportunité et donna un crochet du gauche qui vint percuter la partie arrière de la tête de son adversaire. Etant donné que Slowinski saignait d’une entaille au dessus de l’œil – causé par un accidentel contact entre leur deux têtes – un docteur fut appelé pour vérification, l’Australien fut déclaré apte à continuer et les deux adversaires finirent le round de façon admirable.
Dans le second round, Slowinski lança à nouveau de puissants low kicks, et Tomihira lutta en contre. C’était déjà le troisième round quand des coups de pieds touchèrent Tomihira, et à ce moment il pouvait à peine tenir debout sur ses jambes brutalisées. L’esprit du guerrier permit à Tomihira de tenir jusqu’au son du gong – un style qui n’est pas dénué de sens et une puissance supérieure ont permis à Slowinski d’obtenir une décision unanime.
Bjorn Bregy de Suisse gagna le K-1 d’Europe avec une performance convaincante à Amsterdam cette année. Aujourd’hui il combattait Tsuyoshi Nakasako du Japon. Ces deux hommes ont de la puissance, tous deux viennent du karaté et ils ont tous deux eu 32 ans cette année. Une différence -- Bregy possède une taille supérieure de 12cm/5". Il utilise cet avantage dès le début pour contrôler la distance, s’avancer en coups de poing et en combinaisons de low kicks, obtenant ainsi un retrait : Nakasako quitta le ring après s’être mangé un coup de pied. Nakasako ne se remit pas vraiment – il fut renversé peu de temps après à nouveau par un genou, puis un autre quelques secondes après. Une performance de Bregy digne d’un champion avec une victoire par KO.
Le français Freddy Kemayo affronta le Japonais Hiromi Amada. Selon votre point de vue, vous pouvez considérer que Kemayo a eut l’honneur ou bien la malchance de rencontrer le plus fort combattant de K-1 au cours de sa carrière sportive naissante. Mais le champion du K-1 Japon de 2004 Amada a aussi montré qu’il pouvait se mesurer à de grands types.
Amada utilisa les poings dans un divertissant premier round, atteignant le corps de son adversaire, alors que Kemayo se retirait en arrière utilisant des low et middle kicks. Kemayo se réveilla à peu près dans le second round, plantant une droite dans la tête de son adversaire -- mais Amada a la tête dure et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le Japonais lui retourna son coup. Amada s’engagea dans le combat avec des coups au corps à nouveau et maintint la pression tout au long du round qui se termina avec deux low kicks. Dans le troisième round, Amada intervint de façon répétée, Kemayo ferma sa garde pour bloquer d’éventuels coups puis répondit avec des low kicks. La cuisse d’Amada était méchamment abîmée et à la fin de ce round il boitait un peu. Bien qu’il n’ait probablement pas fait mal à Kemayo jusque là - il fut le combattant le moins agressif tout au long du combat - il arracha une décision en sa faveur à la majorité.
Les combats d’accompagnement comprenaient des combattants japonais; Noboru Uchida gagna contre Rikijyo et Mitsugu Noda gagna contre Tsutomu Takahagi ; les deux combats finirent sur un KO.
Le quadruple champion du monde du GP de K-1 Ernesto Hoost fit une apparition pour annoncer qu’il sortait de sa retraite pour participer à la finale éliminatoire d’ Osaka en Septembre, dans le but d’obtenir une place à la finale du dôme de Tokyo.
La revanche de K-1 2006 de Sapporo était dédiée à la mémoire d’Andy Hug, le légendaire karateka de style Seidokaikan qui incarne l’esprit du K-1. Andy décéda à Tokyo six années auparavant (http://www.so-net.ne.jp/feg/k-1gp/d001_00.htm). Au cours de cette septième année de souvenir, l’esprit d’Andy vit dans le cœur de chaque combattant et fan à travers le monde.
Tenu à Sapporo, la ville ayant accueillit les jeux olympiques d’hiver de 1972, cet évènement propose quatre matches "Revanche" qui donnent l’opportunité aux combattants qui ont perdu certains combats lors de ces deux dernières saisons du GP de K-1 de revenir sur le ring et d’essayer d’égaliser le score.
En tant que combattant numéro 1 au Japon, Musashi espérait obtenir une revanche sur Feitosa lors de leur combat. Feitosa battit Musashi lors de la demi finale du GP Mondial du Dôme de Tokyo en 2005, mettant ainsi fin à la course de Musashi vers la gloire en gagnant par KO au second round. L’intensité se fait sentir dans l’air chaud et humide de l’Arène Makomanai et le combat fut intelligent et rapide dès le début, les deux combattants étaient bons avec leurs low kicks -- Feitosa était particulièrement créatif, il envoya un high kick que Musashi habilement penché, évita de justesse grâce à un front kick.
Musashi revint avec ses poings dans le second round, travaillant les coups au corps et se rapprochant avec des directs. Feitosa répondait en mesure. Puis tous deux s’enflammèrent et lancèrent des low kicks, mais les blocages étaient bons et il n’y eu aucun dégât.
Le troisième round fut le moment le plus excitant du combat -- Feitosa démarra avec un lourd crochet du gauche, puis chassa son adversaire sur le ring avec des coups de pieds. Musashi lança quelques coups de poing en contre mais le Brésilien contrôlait la situation. Un uppercut du droit de Feitosa marqua le début de la fin pour Musashi, qui tremblait et ne pouvait pas revenir. Feitosa lança des coups au corps et quand la garde de Musashi fut relaché, il jeta des high kicks et des coups de pieds faciaux. Musashi fut capable de les esquiver, mais il souffrit quand Feitosa retourna ses coups de poings à nouveau, et marqua avec un second uppercut. Sentant qu’il perdait, en ce qui concerne les points, Musashi entreprit courageusement une course tardive, le touchant avec un coup du gauche. Mais sa stratégie d’attaque laissa une ouverture pour les contres et Feitosa en expert sélectionna sa zone et fit chuter le Japonais déjà écorché avec un crochet du droit. Ce coup marqua la fin du round. Feitosa gagna par décision unanime.
"Je crois que mon entraînement avec Ray Sefo à Tokyo ces deux derniers mois m’a aidé à améliorer mon niveau de boxe," déclara Feitosa lors de son interview après match. "Mais Musashi est aussi meilleur dorénavant et sa défense est serrée, je suis donc content d’avoir pu marquer un down tardif, sinon il y aurait eu un autre round."
Dans un autre match revanche, en fait il s’agit plutôt d’une double revanche, l’ancien grand champion de sumo Américano-japonais Akebono fut opposé au Hong-Man Choi, lequel avait remporté la victoire lors de leurs deux derniers combats. Les deux adversaire s’avancèrent l’un vers l’autre durant ce round, Akebono testait son adversaire à l’aide de jabs, Choi lui, préféra lancer un direct du droit à la moitié du premier round et un coup de genou montant qui vint percuter la poitrine d’Akebono, au son du gong.
Malheureusement, Akebono ne parvint pas à se mettre hors d’atteinte. Dans le second round, le Coréen cogna Akebono d’un coup de poing gauche qui l’assomma, suivi ensuite d’un direct du droit plutôt dur et d’une petite frappe du gauche pour renverser son adversaire et remporter la victoire par KO.
Choi déclara depuis le cercle des vainqueurs: "J’avais décidé que je gagnerais au second round et par KO parce que c’est la meilleure façon de gagner ! Donc je suis heureuse !"
De retour au GP Mondial de 2005 à Las Vegas, l’Américain Mighty Mo atteignit le Champion du GP Mondial Remy Bonjasky d’un crochet du droit et enregistra ainsi une victoire renversante. Bonjasky eut ici la chance de pouvoir égaliser ; et bien qu’il n’obtint pas de KO et ne marqua aucun down, il était clairement le meilleur. Mo fit barrière avec des coups au corps pour commencer ce round, mais les blocages de Bonjasky étaient bons et il toucha avec de nombreux low kicks. Le Hollandais ne se trouvait pas à sa place dans ce round, et Mo se tenait à courte distance et donnait davantage de crochets courts dans le second round -- Bonjasky répliquait calmement avec des low kicks droits. Maintenant la finesse commençait à apparaître, et la jambe gauche de Mo était vraiment cinglante.
De nouveau dans le troisième round, Mo entra et attaqua au corps alors que Bonjasky travaillait en low kicks. Bien que Mo lança deux low kicks lui aussi, Bonjasky montra une meilleure capacité à varier son jeu en passant aux coups de poing. Finalement, au son du gong, Bonjasky lâcha deux spectaculaires coups de genoux sautés -- Mo était prêt et l’effet fut donc nul. Ce combat se solda par une évidente décision unanime en faveur de Bonjasky.
"Ils appellent cela un match revanche," déclara Bonjasky après coup, "mais pour moi c’était plus un match retour. Après les problèmes personnels que j’ai eu l’année dernière tels que ma séparation avec mon entraîneur et mon divorce j’ai maintenant l’impression que je suis finalement mentalement prêt à récupérer mon titre!"
Dans le quatrième match revanche, Peter Aerts de Hollande affronte Gary Goodridge de Trinité et Tobago. La dernière rencontre de ces deux combattants date de juin 2004 à Nagoya -- le bûcheron fit sauter une dent de Goodridge alors en route pour la victoire. Goodridge fit une sombre référence à ce combat lors de la conférence de presse d’avant match, tandis qu’Aerts se défendit en riant, disant qu’il pourrait bien jouer au dentiste cette fois encore.Aerts attaqua assez tôt en coups de pied, et Goodridge verrouilla la distance et donna des coups de poing. Goodridge est connu pour ses départs rapides mais ne put tenir le coup ici, alors qu’Aerts, lui avait des attaques, des positions et une défense parfaites. Le meilleur coup du premier round fut un high kick gauche d’Aerts qui secoua Goodridge et l’envoya dans un coin. Aerts ne put cependant pas mettre fin au combat. Dans le second round, Goodridge attaqua au corps et utilisa des crochets pour plus d’effet. Aerts remplit le challenge, et planta un autre high kick gauche dans la tête de Goodridge.
Le dernier round commença avec Goodridge qui de nouveau lançait des coups de poing, Aerts léger sur ses pieds et bon en blocage pris ensuite le contrôle avec ses front kicks et ses low kicks. Une confortable et unanime décision fut prise en faveur du Hollandais Lumberjack, dont l’expérience, les qualités et la puissance font de lui un sérieux challenger pour le Grand Prix Mondial cette année.
"Je suis sûr que Peter a remarqué à quel point j’ai pu m’améliorer depuis notre dernier combat," dit Goodridge lors de son interview après match. "J’ai perdu le combat mais je pense que ce soir je lui ai fait mal et je doute qu’il ait hâte de m’affronter à nouveau."
Aerts donna une version différente: "Bon, Gary était bon bien sûr mais j’ai gagné le combat et je sais que je lui ai fait mal ! Et peut importe quand, s’il veut me combattre à nouveau, je suis prêt !"
Parmi les combats d’encadrement affichés :
Yusuke Fujimoto du Japon, le champion du GP d’Asie cette année, fut opposé à la personnalité de la télévision japonaise reconvertie Bobby Ologun du Nigeria.Fujimoto est probablement le combattant le plus puissant du Japon. Ses mains furent rapidement occupées avec Ologun, qui chargea dès le son du gong pour l’enserrer dans un corps à corps. Ologun utilisa une tactique de coups de pied / corps à corps pour rester à l’écart de la zone de risque, mais Fujimoto lança un coup de poing droit qui expédia Ologun, trébuchant, vers l’arrière où il tomba. Dans un second round plutôt comique Ologun n’arrêtait pas d’emmêler Fujimoto et l’emporta dans une roulade au tapis. Il eut d’ailleurs un avertissement à cause de cela. Le meilleur coup ici fut une droite de Fujimoto qui vint percuter la tête d’Ologun.
Le troisième round – et beaucoup ne s’attendaient pas à ce que cet affrontement aille si loin – fut plutôt sauvage ; et Ologun prit un carton jaune. Mais le Nigérien eut la chance de surprendre Fujimoto avec un coup de genou droit peu de temps après. Le combat se termina avec un score de Fujimoto bien supérieur aux trois autres combats.
Paul Slowinski d’Australie fut le vainqueur du GP de K-1 d’Océanie d’Auckland cette année. Lors de son premier combat au Japon il rencontra le combattant local Tatsufumi Tomihira.Slowinski commença par de solides combinaisons et une bonne défense, tandis que Tomihira ne pouvait pas faire grand-chose. Finalement Tomihira vit une opportunité et donna un crochet du gauche qui vint percuter la partie arrière de la tête de son adversaire. Etant donné que Slowinski saignait d’une entaille au dessus de l’œil – causé par un accidentel contact entre leur deux têtes – un docteur fut appelé pour vérification, l’Australien fut déclaré apte à continuer et les deux adversaires finirent le round de façon admirable.
Dans le second round, Slowinski lança à nouveau de puissants low kicks, et Tomihira lutta en contre. C’était déjà le troisième round quand des coups de pieds touchèrent Tomihira, et à ce moment il pouvait à peine tenir debout sur ses jambes brutalisées. L’esprit du guerrier permit à Tomihira de tenir jusqu’au son du gong – un style qui n’est pas dénué de sens et une puissance supérieure ont permis à Slowinski d’obtenir une décision unanime.
Bjorn Bregy de Suisse gagna le K-1 d’Europe avec une performance convaincante à Amsterdam cette année. Aujourd’hui il combattait Tsuyoshi Nakasako du Japon. Ces deux hommes ont de la puissance, tous deux viennent du karaté et ils ont tous deux eu 32 ans cette année. Une différence -- Bregy possède une taille supérieure de 12cm/5". Il utilise cet avantage dès le début pour contrôler la distance, s’avancer en coups de poing et en combinaisons de low kicks, obtenant ainsi un retrait : Nakasako quitta le ring après s’être mangé un coup de pied. Nakasako ne se remit pas vraiment – il fut renversé peu de temps après à nouveau par un genou, puis un autre quelques secondes après. Une performance de Bregy digne d’un champion avec une victoire par KO.
Le français Freddy Kemayo affronta le Japonais Hiromi Amada. Selon votre point de vue, vous pouvez considérer que Kemayo a eut l’honneur ou bien la malchance de rencontrer le plus fort combattant de K-1 au cours de sa carrière sportive naissante. Mais le champion du K-1 Japon de 2004 Amada a aussi montré qu’il pouvait se mesurer à de grands types. Amada utilisa les poings dans un divertissant premier round, atteignant le corps de son adversaire, alors que Kemayo se retirait en arrière utilisant des low et middle kicks. Kemayo se réveilla à peu près dans le second round, plantant une droite dans la tête de son adversaire -- mais Amada a la tête dure et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le Japonais lui retourna son coup. Amada s’engagea dans le combat avec des coups au corps à nouveau et maintint la pression tout au long du round qui se termina avec deux low kicks. Dans le troisième round, Amada intervint de façon répétée, Kemayo ferma sa garde pour bloquer d’éventuels coups puis répondit avec des low kicks. La cuisse d’Amada était méchamment abîmée et à la fin de ce round il boitait un peu. Bien qu’il n’ait probablement pas fait mal à Kemayo jusque là - il fut le combattant le moins agressif tout au long du combat - il arracha une décision en sa faveur à la majorité.
Les combats d’accompagnement comprenaient des combattants japonais; Noboru Uchida gagna contre Rikijyo et Mitsugu Noda gagna contre Tsutomu Takahagi ; les deux combats finirent sur un KO.
Le quadruple champion du monde du GP de K-1 Ernesto Hoost fit une apparition pour annoncer qu’il sortait de sa retraite pour participer à la finale éliminatoire d’ Osaka en Septembre, dans le but d’obtenir une place à la finale du dôme de Tokyo.
La revanche de K-1 2006 de Sapporo était dédiée à la mémoire d’Andy Hug, le légendaire karateka de style Seidokaikan qui incarne l’esprit du K-1. Andy décéda à Tokyo six années auparavant (http://www.so-net.ne.jp/feg/k-1gp/d001_00.htm). Au cours de cette septième année de souvenir, l’esprit d’Andy vit dans le cœur de chaque combattant et fan à travers le monde.























