Peter Smit : l'ouragan batave
Interview
Par Vincent Dao le mercredi 20 octobre 2004
Peter SMIT, a été l’une des grandes figures hollandaises du sport pieds-poings au milieu des années 80. Champion de karaté kyokushinkai, il s’est ensuite orienté vers le kick boxing et le Muaythaï où il est devenu champion du monde en 1990. Nous l’avons rencontré à Rotterdam où il revient sur sa carrière.Samouraitv : Bonjour Peter Smit. Vous étiez un grand champion en kick boxing. Pourquoi avez-vous quitté ce sport pour le Muaythaï ?
Peter Smit : Un jour, j’ai rendu visite à l’association de boxe et il y avait un gala. On m’a alors demandé si je voulais participer. J’ai dit « D’accord, vous pouvez m’inscrire.» C’est ainsi que j’ai commencé le Muaythaï.
Quand avez-vous fait connaissance avec le Muaythaï et qui était votre entraîneur à l’époque?
Comme je vous le disais, j’avais assisté à ce gala dans la Rue Edison. Mon entraîneur était Jan VLEESENBEEK.
Peter Smit : Un jour, j’ai rendu visite à l’association de boxe et il y avait un gala. On m’a alors demandé si je voulais participer. J’ai dit « D’accord, vous pouvez m’inscrire.» C’est ainsi que j’ai commencé le Muaythaï.
Quand avez-vous fait connaissance avec le Muaythaï et qui était votre entraîneur à l’époque?
Comme je vous le disais, j’avais assisté à ce gala dans la Rue Edison. Mon entraîneur était Jan VLEESENBEEK.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de vos débuts en Muaythaï ? Il ne s’agit pas vraiment d’une difficulté, mais j’ai tout de même dû apprendre à boxer. J’ai alors pris des cours à l’école de boxe de Ton STAL et ensuite à Rotterdam à l’école de boxe de Dries SLOOF.
Quelles étaient les réactions du public quand vous avez annoncé que vous alliez passer au Muaythaï ?
Je suis devenu rapidement le préféré du public. On disait « Ce sera un grand boxeur. Il faut qu’il continue comme ça », etc. J’étais complètement fou de la boxe. Je m’entraînais cinq fois par semaine, trois fois par semaine en boxe pieds-poings et deux fois en karaté.
A combien de combats de Muaythaï avez-vous participé ?
26 combats pour 17 victoires (9 par KO) et 6 défaites.
Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du Muaythaï ?
Mon meilleur souvenir est une personne. C’est quelqu’un qui était d’abord mon rival de longue date mais qui est ensuite devenu un très bon ami : Leo DE SNOO. Les combats les plus violents étaient contre d’autres hommes.
Parlez-nous du combat contre Changpueak Kiatsongrit (voir photo) à Bangkok.
On l’appelait « Le grand éléphant ». J’étais en forme. Il fallait que je gagne ce match là. Cela a marché tout de suite. Dans le deuxième round il était déjà mal. (Peter Smit est le seul étranger à avoir mis Kiatsongrit KO).
Quel est votre meilleur souvenir sportif ? Le Championnat d’Europe contre DE SNOO et le Titre mondial en Thaïlande contre Kiatsongrit. Mais le sommet était tout de même d’affronter Rob KAMAN. (Il a batttu Rob Kaman au Japon).
Pourquoi avez-vous mis un terme à votre carrière ?
Je n’ai pas eu suffisamment d’accompagnement médical. Dans le club, tout ça n’était pas très bien organisé. J’avais cassé ma cheville à sept endroits et je ne pouvais plus marcher. J’ai dû être opéré. Après l’opération, l’os a repoussé mais ça ne s’est jamais entièrement rétabli parce que j’ai continué pendant trois ans à donner des coups de pied avec une cheville qui était cassé à sept endroits.
Qu’en est-il maintenant de votre blessure à la cheville ?
Elle est guérie à 70-80%. Prochainement, je vais à Bruxelles pour l’autre cheville. Comme je n’ai pas marché droit pendant trois ans, je dois à présent être opéré à l’autre cheville.
Avez-vous gardé des vrais amis du kick boxing ou du Muay Thai ?
Oui, il y en a un, un vrai pote, c’est Peter AERTS. Avec lui je sors de temps en temps et il vient me voir régulièrement. Mais il est trop occupé. J’espère que l’on se verra plus souvent quand il sera moins pris par ses occupations. Avec AERTS j’ai énormément ri et ça continue encore.
Qui vous a donné le surnom Hurricane ?
C’était au moment des combats de karaté à Hawaii. J’étais dehors en train de fumer une clope quand j’ai été appelé. Je les ai alors tous battus, il y en avait six environ sur toute la journée. Une fois revenu en Thaïlande, Vetroois qui avait entendu cette anecdote m’a alors donné le surnom « Hurricane » (l’ouragan).
Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir?
Je suis actuellement actif à Rotterdam Sud et dès que j’aurai trouvé un endroit convenable, je pourrai venir entraîner un bon nombre de combattants. J’avais trois bons combattants à Delft mais c’était plutôt pour les loisirs. Et là je n’y vois pas vraiment d’avenir.
Est-ce qu’il y a quelque chose que vous aimeriez voir rajoutée à la présente interview ?
Oui, je souhaite remercier tous mes fans dans le monde, qui m’ont toujours encouragé et m’ont considéré comme un grand combattant. Un grand merci ! Oush !
Merci à Marion LENTING pour la traduction et également à Dirk STAL, pour nous avoir présenté son grand ami Peter.
Vincent Dao





















