Le Brevet Professionnel vu de l'intérieur
Par Vincent Dao le vendredi 16 juillet 2004
En cette fin d’année scolaire, nombreux sont ceux qui passent leurs examens. C’est également le cas des élèves passant le Brevet Professionnel Jeunesse Education Populaire et Sports (BP JEPS) mention Muaythaï. Nous avons donc décidé de passer une journée au CREPS de Montry (Seine et Marne) afin de vous faire vivre une journée parmi ses élèves.Mardi 22 juin 2004, pour ce deuxième jour d’été, le temps est plutôt maussade avec des passages pluvieux. Il est 9h00 du matin et le cours a commencé depuis 30 minutes. La mine des élèves n’est pas très endormie bien que la fête de la musique se soit déroulée la veille. La petite salle, dont les tables sont disposées en U est presque pleine une fois que les 13 élèves sont installés.
Habituellement les cours ont lieu dans le château du CREPS, mais comme c’est la période des examens, le cours est donné dans la salle Ionesco, dans un coin du parc. Le Brevet Professionnel étant une formation en alternance, les cours n’ont lieu que le lundi et le mardi. Cette formation est loin du schéma strictement scolaire.
Le cours de ce mardi concerne l’UC 7 (UC= unité comptabilisable) qui porte sur : la mise en œuvre des connaissances de la filière énergétique. Il est donné par Eric EKAMBI (arbitre international, responsable de la commission d’arbitrage, fonctionnaire d’Etat et conseiller technique national en charge de la formation).
Aujourd’hui « le professeur » effectue un retour formatif sur l’observation de l’UC 9, dont l’examen a eu lieu la semaine précédente, et la mise en place d’une épreuve visant à développer la « résistance volume sur une durée de 6 minutes » (autrement dit le développement de la capacité respiratoire).
L’UC 9 porte sur l’évaluation des compétences d’évaluation des assauts (à l’œil nu et à la vidéo) ainsi que sur l’acquis technique des élèves. La première moitié du cours est donc consacrée à l’observation et l’évaluation de Nak Muay.
Eric EKAMBI commence en déclarant et en inscrivant au tableau que l’observation se divise en deux points :
- la méthodologie (objectif, critères, nature de l’observation : œil nu ou différé)
- la possession de l’éducation à la matière observée car on n’observe que ce que l’on connaît déjà afin de bien l’interpréter.
Un des aspects intéressant de cette formation est l’interaction entre les élèves eux-mêmes et le professeur. D’ailleurs Hadj Mebarek fait beaucoup de remarques et échange beaucoup d’avis avec Eric.
Les élèves n’hésitent pas à débattre entre eux c’est ainsi qu’Hadj et Pascal LAFLEUR ont une opinion différente sur les grilles d’évaluation. Le premier pense que les divergences, entre deux évaluateurs, augmentent lorsque les critères d’évaluation sont de plus en plus précis. Le second maintient que c’est surtout sur les généralités qu’il y a des divergences.Toutes ces discussions, ainsi que le cours, se font dans une très bonne ambiance. Pascal Lafleur explique cette ambiance : « Nous sommes ensemble depuis 10 mois. On a appris à se connaître, on va tous dans la même direction. »
Cette liberté dans le débat, les réflexions est volontaire de la part du professeur. Il note ainsi : « Je les laisse macérer, réfléchir par eux-mêmes avant de leur donner la méthodologie. La qualité des questions entraînera la qualité de la formation. Je m’adapte à mon groupe. »
La liberté d’expression laissée par Eric Ekambi amène parfois quelques dispersions. C’est ainsi que Romain HIVET est chargé d’organiser le débat, laissant à chacun un temps de parole, la cacophonie apparaît rapidement. Chacun y allant de sa réaction aux propos d’un autre…
Il est 11h30, et après avoir laissé les élèves libres durant 30 minutes, Eric EKAMBI (en photo) reprend la main
Avant d’aller déjeuner. Il demande l’élection d’un président de séance (Pascal Lafleur), d’un secrétaire (Didier Jumel) et d’un rapporteur (Fayçal Akhlafa) pour le cours de l’après-midi. Il est midi et pour éviter de faire la queue à la cantine, tout le monde se dépêche de s’y rendre.
Le cours reprend peu après 13h30 avec la reprise d’un cours effectué la semaine dernière portant sur le développement de la « résistance volume sur 6 minutes ». Les coureurs désignés pour le test sont : Mathieu COUDERC, Nilar WIN et Jérémy CHARRIER. Tous les autres élèves sont chargés de prendre le pouls des coureurs à la fin des 2ème, 4ème et 6ème tour. Hadj MEBRAREK s’occupe du chronomètre. Le test sera effectué dans de bonnes conditions puisque le soleil a chassé les nuages. Le test commence à 15h. Pendant le test, Eric commente : « Beaucoup n’ont pas conscience du côté entraîneur de leur métier. Pour eux c’est encore abstrait. Mais ça viendra avec l’expérience. Ils reprendront leur cours pour avoir des réponses dont ils ont besoin. En travaillant, ils verront les enseignements différemment et leurs questions seront plus précises, avec un but concret. Beaucoup n’ont pas une attitude mûre mais ça viendra. »
Le but de la formation est dans l’opératif (mettre en œuvre) et non pas dans la conception.
« Le but du Brevet Professionnel, n’est pas seulement de les voir restituer le cours comme à l’école. Ils doivent pouvoir mettrent en applications des enseignements », déclare Eric EKAMBI. A la fin du test, à 15h15, Eric EKAMBI réunit les membres de l’encadrement tandis que Oueb LEUCHI s’occupe des étirements des coureurs. Eric EKAMBI reproche aux encadrants leur manque de concentration quand ils sont plusieurs ensembles. Il souligne aussi le manque de concentration dans la préparation et l’application du test. Pour argumenter ses reproches il s’appui sur le fait que les élèves étaient mal répartis autour de la piste. De ce fait, ils étaient trop loin pour efficacement prendre le pouls des coureurs. Ensuite, il demande à tout le monde de donner ses impressions sur le test. Fayçal déclare « que cela s’est mieux déroulé que la semaine dernière, » ce qu’Eric acquiesce. Ses propos sont renchéris par Pascal : « Le but est de ne pas refaire les mêmes erreurs. Le challenge est de réussir à bosser tous ensemble. »
Avant de regagner la salle de cours pour interpréter les chiffres, Eric déclare : « le plus important quand vous encadrez un groupe c’est d’avoir l’air de le prendre en main. Il n’y a rien de pire que le tire-au-flanc. Si l’élève vous trouve crédible, il vous suivra. Dans le cas contraire quelque soit votre nom Kerner, Pudpatnoï ou Villaume, il vous quittera pour un inconnu qui le tient en main. »
La journée de cours se finit peu après 16h30, au moment où la pluie recommence à tomber.
Leur formation se terminera à la rentrée avec l’examen des derniers UC. Nul doute qu’avec des intervenants tels que des médecins, des membres de la FFMDA (Fédération Française de Muaythaï et disciplines associées), des gérants d’entreprises…ces élèves deviendront de bons entraîneurs dans leur discipline respective.
Le but de la formation est dans l’opératif (mettre en œuvre) et non pas dans la conception.
« Le but du Brevet Professionnel, n’est pas seulement de les voir restituer le cours comme à l’école. Ils doivent pouvoir mettrent en applications des enseignements », déclare Eric EKAMBI. A la fin du test, à 15h15, Eric EKAMBI réunit les membres de l’encadrement tandis que Oueb LEUCHI s’occupe des étirements des coureurs. Eric EKAMBI reproche aux encadrants leur manque de concentration quand ils sont plusieurs ensembles. Il souligne aussi le manque de concentration dans la préparation et l’application du test. Pour argumenter ses reproches il s’appui sur le fait que les élèves étaient mal répartis autour de la piste. De ce fait, ils étaient trop loin pour efficacement prendre le pouls des coureurs. Ensuite, il demande à tout le monde de donner ses impressions sur le test. Fayçal déclare « que cela s’est mieux déroulé que la semaine dernière, » ce qu’Eric acquiesce. Ses propos sont renchéris par Pascal : « Le but est de ne pas refaire les mêmes erreurs. Le challenge est de réussir à bosser tous ensemble. »
Avant de regagner la salle de cours pour interpréter les chiffres, Eric déclare : « le plus important quand vous encadrez un groupe c’est d’avoir l’air de le prendre en main. Il n’y a rien de pire que le tire-au-flanc. Si l’élève vous trouve crédible, il vous suivra. Dans le cas contraire quelque soit votre nom Kerner, Pudpatnoï ou Villaume, il vous quittera pour un inconnu qui le tient en main. »
La journée de cours se finit peu après 16h30, au moment où la pluie recommence à tomber.
Leur formation se terminera à la rentrée avec l’examen des derniers UC. Nul doute qu’avec des intervenants tels que des médecins, des membres de la FFMDA (Fédération Française de Muaythaï et disciplines associées), des gérants d’entreprises…ces élèves deviendront de bons entraîneurs dans leur discipline respective.
- De gauche à droite sur la photo en haut :
Oueb LEUCHI (président et entraîneur du Muaythaï Oueb à Tourcoing, superviseur des arbitres de la région Nord, arbitre international), Eric Ekambi, Jeremy CHARRIER (compétiteur en Boxe française, vice champion de France honneur, équivalent des classes A), Ludovic MILLET (compétiteur en Boxe française au CS Meaux, vice champion de France junior, équivalent des classes B), Sidy KONÉ (voir sa fiche), Romain HIVET (président de la ligue de Picardie, ancien compétiteur en kick boxing et en full contact).
- Au milieu : Hadj-Mebarek ABDELWAHEB (entraîneur du Lumpinee Muaythaï club de Beuvrage, juge arbitre), Fayçal AKHLAFA (voir sa fiche), Pascal LAFLEUR (voir sa fiche), Mathieu COUDERC (voir sa fiche) et ARABAT-ZIANE Nacer-dine (entraîneur à Nice).
- Accroupi : Didier JUMEL (juge arbitre international, superviseur en Picardie et entraîneur du Muaythaï Amiens), Farid VILLAUME (voir sa fiche) et Nilar WIN (entraîneur à Viry-Châtillon).
Vincent Dao
Oueb LEUCHI (président et entraîneur du Muaythaï Oueb à Tourcoing, superviseur des arbitres de la région Nord, arbitre international), Eric Ekambi, Jeremy CHARRIER (compétiteur en Boxe française, vice champion de France honneur, équivalent des classes A), Ludovic MILLET (compétiteur en Boxe française au CS Meaux, vice champion de France junior, équivalent des classes B), Sidy KONÉ (voir sa fiche), Romain HIVET (président de la ligue de Picardie, ancien compétiteur en kick boxing et en full contact).
- Au milieu : Hadj-Mebarek ABDELWAHEB (entraîneur du Lumpinee Muaythaï club de Beuvrage, juge arbitre), Fayçal AKHLAFA (voir sa fiche), Pascal LAFLEUR (voir sa fiche), Mathieu COUDERC (voir sa fiche) et ARABAT-ZIANE Nacer-dine (entraîneur à Nice).
- Accroupi : Didier JUMEL (juge arbitre international, superviseur en Picardie et entraîneur du Muaythaï Amiens), Farid VILLAUME (voir sa fiche) et Nilar WIN (entraîneur à Viry-Châtillon).
Vincent Dao






















