Ôde à SITTICHAI et YODSANKLAI
Ô SITTICHAI, ô YODSENKLAI, les Dieux du Combat ont donc entendu mes prières ! Le 19 décembre vos tibias vont pour la première fois s'entrechoquer et mon coeur résonnera alors bien plus fort encore que le gong ouvrant puis fermant ce bal merveilleux.
Mon souhait n'a pu être pleinement exaucé, votre rencontre ne sera pas rythmé par les sonorités du Pi Muay. Du K1 pour deux princes du Royaume de Siam ! Votre bataille se jouera en trois temps plutôt que cinq et vos coudes ne jailliront jamais. Mais un artiste peut heureusement faire un chef d'oeuvre même s'il n'a pas tous ses pinceaux.
Qui de vous deux verra son bras levé à la fin par le moins éloigné de tous vos contemplateurs ? Je n'en est pas la moindre idée… Chaque jour un nouvel ami me livre un pronostic argumenté et je m'empresse alors de défendre farouchement le supposé vaincu, désavouant mes convictions de la veille… et surement aussi celles du lendemain.
Ô YODSANKLAI, ô merveilleux gaucher, ta jambe arrière pourrait fendre en deux la statue du grand bouddha Sakayamunee. Cela fait bien longtemps que tu n'as pas croisé le chemin d'un guerrier à ta hauteur. Ce jour est enfin arrivé.
Ô SITTICHAI, ô sublime stratège, ce monsieur VAN ROOSMALEN sait bien qu'il ne t'a pas vaincu ! De bien vilaines décisions qui ne font que retarder ton inéluctable hégémonie.
Merci, mille fois merci à vous deux de ne pas avoir fui, d'assumer avec courage ce duel au sommet. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire, n'en déplaise à un certain Sombat BANCHAMEK.



























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