La nuit des Superfights IV
3ème partie
8 Boulevard de bercy
75012 Paris
France
Les dernières rencontres de la Nuit des Superfights IV, Moustafa ZIANI contre Karim SAADA, JC SKARBOSKY contre Farid KHIDER, Cheick CONGO contre Bassek DUSKO, Jan VAN DENDEREN contre Farid VILLAUME et enfin Mohamed BOURKHIS contre Ilya GRAD.
La dernière rencontre entre le hollandais Moustafa ZIANI et Karim SAADA est une longue et cruelle histoire pour le français. L’accident revient comme un tourment, et si le bourreau change de nom cette fois, la douleur est la même pour le crucifié. Il s’y mêle un peu d’une culture rationnelle, une habitude de gagner qui rappelle à chacun que l’invraisemblable est possible, le mauvais scénario, Karim l’avait il pensé ? Il avait beaucoup perdu au cours du premier entretien : fracture du tibia. Absent de la scène internationale pendant plus de 3 ans, l’enjeu est de taille au retour d’une longue indisponibilité.
Parvenir a un tel redressement, revenir régler ses comptes, SAADA l’envisageait sérieusement. Le tout dans l’assourdissant vacarme de Bercy, que soutenait parfois la ferveur des 4 000 spectateurs sous le charme du plus beau combat de la nuit des superfights.
Ce mauvais film, le hollandais va pouvoir se le repasser longtemps, au lieu du remake « ZIANI vs SAADA 2 » qu’il croyait tourner ce soir à Bercy. La dramatique histoire, mise en scène jadis, est oubliée pour le français. Les vertus d’une volonté affichée, .annonçait un SAADA très ardu et plus que redoutable en poings. C’est chose faite, presque doté d’une facilité, le parisien a le beau rôle. Il applique ses techniques tel un magicien, intouchable, il esquive tout et grâce a ses coups de coudes retourné (Sok Klap Lang) - il touche le haut de la tête de ZIANI qui saigne. Ce dernier, a tout de même essayé à deux reprises de stériles tentatives de « ciseau coupe gorge » et un pauvre coude sauté vers le bas. Le hollandais n’a rien vu venir face aux ressources exceptionnelles du grand SAADA, le parfait maître du corps à corps, grâce à sa condition physique et son expression technique surprenante. Il s’agit là d’un des plus grands superfighters de Bercy : M. « magic » SAADA.
Jean Charles SKARBOWSKY vs Farid KHIDER
31 ans - 1,75 m - 67 kg
58 combats
Farid KHIDER
30 ans - 1,76 m - 66kg
134 combats - 123 victoires - 80 par KO
Ils ne peuvent pas se vanter d’avoir enflammé Paris, l’annonce d’un match nul en plus, pour la revanche KHIDER- SKARBOWSKY et c’est le ponpon, la cerise sur le gâteau. Comment les juges ont fait leur affaire ? Farid a posé un barrage entre lui et son adversaire à base de chassés latéraux bas. Jean-Charles trop statique, est resté neutralisé. Plein de chassé bas et au moins une dizaine de chassés retournés, KHIDER n’a pas du tout montré un style Muaythaï. C’est un pur tireur efficace en Muay-thaï façon savate, mais les juges ne l’entende pas de la même manière et repêche sans scrupule SKARBOWSKY en annonçant un match nul préférant favoriser la dominance du style Muaythaï.Chez les poids lourds c’est l’immense Cheick CONGO : 1,98 m pour 107 kg, 18 combats et 17 victoires dont 16 par K.O, son adversaire Bassek DUSKO à un palmarès de 41 combats, 40 victoires dont 21 par KO. Un point commun entre ces deux montagnes, ils n’ont perdu qu’une seule fois, mais l’un des deux à boxé deux fois plus que l’autre.
1ère round : DUSKO avance, mais CONGO est plus félin, plus souple du tronc. Lors des saisies, il se retrouve à plusieurs reprise dans le dos de son adversaire. Cheick cherchant sans cesse le coup dur notamment grâce à ses crochets. Ces deux hommes utilisent bien leurs jambes, malgré leur imposant gabarit.2ème round : Beaucoup d’accroche, DUSKO avance, prédominance du travail en poing pour les deux nakmuay. CONGO cherche vraiment le coup dur en sortie de corps à corps avec de large swing.
3ème round : DUSKO est rapidement dépassé, il manque manifestement de condition physique. Le combat tourne presque à un combat de Boxe Anglaise mis à part un peu de corps à corps.
4ème round : DUSKO saigne du nez, CONGO réussit un superbe coup de genou qui oblige DUSKO à mettre un genou à terre, il est compté puis l’arbitre l’arrête suite à sa blessure.
En l’absence de Dany BILL, c’est au Belge Jan VAN DENDEREN a qui revenait la lourde tache de rencontrer Farid VILLAUME. VAN DENDEREN n’est pas complètement inconnu puisque le 25 Septembre dernier à Deurne en Belgique, il avait mis KO la star de la Super League « Chico Gregori SWERTZ » dans la 4ème reprise, suite à trois comptes durant le combat.
Plus récemment, il y a deux semaines il venait de rencontrer le Thaïlandais « SAMKOR » une autre « légende » du Muay Thai qui avait impressionné le public Français en infligeant un impressionnant KO à Wilfried MONTAGNE au premier round.
VAN DENDEREN semble donc être l’homme des défis. Il est vrai qu’il avait tout à gagner dans ce combat contre le Français Farid VILLAUME. C’était un coup « à tenter » se disait il certainement. Car même en cas de défaite aux points il en serait ressorti grandit. Saluons donc ce courage et son esprit de conquête.
A l’inverse, pour le Français, après la déception causé par l’absence de Dany Bill il s’agissait de « faire avec ». Un match piège donc où la moindre contre performance serait tombée comme une lourde sanction sur le palmarès du Français.En bon professionnel, Farid VILLAUME ne prend donc pas ce match à la légère.
Il l’emporte largement, grâce à sa vitesse, la force de son crochet gauche et son uppercut du même bras. Sa fraîcheur physique, mais surtout sa puissance dévastatrice, font que l’éponge du camp adverse tombe rapidement. Très sage et surtout, intelligente décision, de cette femme entraîneur qui a su préserver son protégé d’un hors combat inéluctable.
Tout comme Farid VILLAUME qui nous l’a déclaré après le combat, nous attendons donc avec les fans de Muay Thaï du monde entier des VILLAUME vs SOUWER, VILLAUME vs WAYNE PARR, VILLAUME vs KAOKLAI et bien entendu le fameux VILLAUME vs BUAKAW.
A suivre…
Pour fermer la soirée, emmené par André ZEITOUN, son jeune compatriote Ilya GRAD est le champion d’Israël, venu de Jérusalem pour rencontrer le parisien Mohamed BOURKHIS.
1ère reprise : Superfight oblige, GRAD est projeté 4 fois au sol. Il ne se sert pas de l’avantage de son allonge.2ème reprise : Mohamed BOURKHIS cherche le corps à corps, l’Israélien est encore projeté 3 fois. Ilya essaie de placer sa droite et réalise quelques beaux enchaînements poings coudes.
3ème reprise : Le jeune champion d’Israël commence à être à court physiquement, il est projeté 4 fois. Le parisien ne travaille qu’en contre et semble gérer son avance.
4ème reprise : GRAD est bien touché par les coups de coudes de BOURKHIS qui le projette constamment. Ilya GRAD est asphyxié et se jette même sur son adversaire qui le contre en Tip, l’israélien s’est fait dominé par BOURKHIS qui l’emporte nettement.
Nabil REZGUI
Photos Michel LECORRE





















