Muaythaitv Trophy à Marseille
Par Michel Lecorre le jeudi 01 janvier 1970
La ville de Marseille a accueilli la deuxième manche du Muaythaitv Trophy le vendredi 8 janvier dernier à la salle Vallier. Christian BARRET a organisé avec brio cette rencontre. Malgré le froid et les intempéries, tous les nak muay du Trophy étaient présents. Une émission de 90 minutes sur l'ensemble de la soirée sera diffusée mardi 2 février à 7h30 et 21h45 sur la chaîne Sport +.
Voici certainement le combat le plus attendu de la soirée, entre les deux « nak muay » qui ont fait la plus forte impression à Perpignan (voir l'article). Il s'agit de BELIOUZ (pesé à 65,200 kg) qui tentera alors de conserver son statut de numéro 1 et de DERDEGA (pesé aussi à 65,200 kg ) son dauphin qui devra faire le nécessaire pour le détrôner.
Ces deux athlètes se connaissent, s'apprécient et se sont déjà rencontrés, Sofiane avait pris le dessus lors du tout premier affrontement.
À l'issue de cette soirée du 8 janvier l'enjeu était donc conséquent, il s'agissait de voir lequel de ces deux favoris méritait la place du leader du Muaythaitv Trophy !
Durant le premier round, « les nak muay » sont explosifs, en une seconde BELIOUZ observe, avance ; ses poings sont percutants, ses genoux piquent d’entrée pour faire mal ; dès qu’il voit une ouverture, il ne laisse pas passer l’occasion. Il place un crochet gauche au foie, DERDEGA doit s’accroupir sous la douleur, il est compté.
Le combat reprend, les boxeurs s’engagent dans un corps à corps au début actif, mais qui s’étend en longueur; ce n’est qu’une fois que les deux « nak muay » seront à terre, que l’arbitre les séparera.
Pour cette seconde reprise, ils s’observent comme deux tigres; DERDEGA est le plus prudent des deux, il remise plus qu’il n’attaque, il bouge beaucoup. Dans un énième corps à corps, il recule, jusqu’à traîner à terre BELIOUZ, puis l’arbitre intervient.
DERDEGA change sa stratégie pour le troisième round, il part à l’assaut de BELIOUZ, dont il percute la mâchoire avec une droite bien envoyée. Aussitôt BELIOUZ réagit, provoque le corps à corps à nouveau.
Déjà le gong. C'est la reprise, encore du corps à corps, et il faut attendre la dernière minute de ce quatrième round pour que tout s’emballe aux poings, le combats devient plus agressifs, les combinaisons : gauche, droite, « middle » sont donnés avec puissance, les coups font très mal, les deux hommes cherchent à aller au-delà de leur limite, aucun ne cède.
Après une série aux poings, BELIOUZ semble sonné, il a été coincé dans un coin du ring, mais il arrive à s’en dégager, revient au centre de la surface de combat et repart à l’assaut.
Nous avons assisté un combat haletant, où les deux boxeurs auraient pu s’affronter ainsi jusqu’au bout de la nuit, peut-on l’imaginer. Les juges Marseillais donnent vainqueur et nouveau numéro 1 Sofiane DERDEGA à la grande déception de Raouf qui se voyait totalement gagnant de cette rencontre et qui par conséquent descend à la troisième place du Trophy.
Les fans de Muay thaï apprécieraient sûrement une deuxième rencontre entre ces boxeurs pour véritablement les départager. En effet, ces « nak muay », d’un excellent niveau respectifs, nous ont offert un très beau combat ; leur légitimité est reconnue par tous, leur engagement et leur sérieux dans le Muay thaï est incontestable.
Initialement leader du Trophy, Olivier TCHETCHE (pesé à 65,100 kg) a eu du mal à conserver son statut lors du premier tour, en effet sa défaite face à Raouf l'a fait chuter à la quatrième place. Et donc, lors de cette soirée, Olivier était opposé à celui qui occupait la troisième place, le protégé de Willy JAMES, le « Lion du Cameroun » : Herbert WOMALEU (pesé à 66, 100 kg).
Un combat qui démarre dans l’observation, cependant TCHETCHE frappe sec avec les jambes, son corps à corps est efficace, ses coups de genoux puissants. WOMALEU encaisse, réplique, mais sur un « low kick » un peu haut de son adversaire, il se prend un coup dans les parties involontaire.
Reprise du combat, WOMALEU se « jette » d’abord, puis les "nak muay" reprennent un corps à corps actif, se piquent les côtes ; TCHETCHE domine. Ce n’est qu’au quatrième round que WOMALEU rentre pleinement dans son combat, malgré les appels récurrents de son entraîneur Willy JAMES.
Pour la cinquième et dernière reprise, l’opposition est explosive, un coup de coude de TCHETCHE fait un peu vaciller WOMALEU qui résiste, sa garde est hermétique, il avance sur TCHETCHE, le coince contre un coin, et dans un corps à corps, TCHETCHE passe par-dessus les cordes visiblement pas assez tendues ! Rien de grave.
Fin du combat. Les deux boxeurs ont un profond respect mutuel, ils se connaissent, néanmoins ils sont allés tous deux au combat. C’est une victoire pour WOMALEU qui semble de plus en plus en forme : « Olivier TCHETCHE est un ami, un boxeur que j'apprécie beaucoup. Je l'ai vu maintes fois boxer. J'apprécie son style. Malgré cette victoire, je ne peux pas me déclarer pour la suite de la compétition car je n'ai fait que d'entrer dans le Trophy... J'espère que d'ici la troisième date, je vais me mettre à fond ! Je souhaite également bonne continuation à Olivier TCHETCHE qui n'a pas du tout démérité ce soir et qui m'a vraiment causé beaucoup de problèmes. »
Malgré le fair-play de WOMALEU, Olivier ne partage pas l'avis de la décision arbitrale :
« Sincèrement, je me voyais gagner, je sais que j'ai déclenché plus de coups. J'ai plus combiné. Lui aussi a travaillé, mais honnêtement, je pense avoir plus travaillé que lui. Je n'ai pas compris la décision. »
En attendant, une décision a été prise par l'équipe d'arbitres de la région PACA, et WOMALEU file à la deuxième place retrouver Sofiane DERDEGA nouveau leader du Trophy. Olivier TCHETCHE est maintenant en cinquième position, il devra livrer avec succés un duel contre le sixième pour espérer revenir dans la course au titre.
« La boxe n'est pas une science exacte, on peut gagner ou on peut perdre...Le prochain combat sera pour moi ! » C'est avec ces mots, et cet état d'esprit de confiance que l'élève de Nasser KACEM, Amar LOUNAS (pesé à 63,300 kg) envisage ce combat contre Ibrahim CHIAHOU (pesée à 66,600 kg).
Amar, nous a fait part qu'il était déçu de sa première prestation dans le Trophy face à Sofiane DERDEGA. En effet les petites provocations de Sofiane sur le ring, l'ont quelque peu déstabilisé et l'énervement a pris le dessus sur la lucidité... Mais cette fois ci, le pensionnaire de Saint-Fons, professeur de technologie au collège, promet de rester « zen » lors de ses prochains combats.
Son adversaire du soir, dans le coin bleu, un « outsider », nommé Ibrahim CHIAHOU a pour ambition de faire le « Grand Chelem », c'est à dire faire un parcours sans faute, cinq combats, cinq victoires dans ce Trophy!
« Je pense pouvoir faire un « Grand Chelem » avec une bonne préparation, ça c'est mon entraîneur qui s'en occupe, une bonne stratégie, c'est toujours mon coach qui s'en occupe... Et concernant le combat, c'est moi qui m'en occupe ! Je serai là à 100 % ! »
D’entré de jeux, Amar LOUNAS semble gêné par le fait qu’Ibrahim CHIAHOU soit gaucher. Alors les « nak muay » se lancent dans du corps à corps. De suite, on comprend que CHIAHOU plus technique que son adversaire, sort ses genoux, met à son profit son allonge. De son côté, LOUNAS frappe fort, fidèle à ses déclarations, il va « à la guerre », essaie de trouver une ouverture, une faille chez son adversaire qui le fera chuter, le mettra KO. Y parviendra-t-il ?
Malgré les coups brutaux reçus, la garde de CHIAHOU est hermétique, sa condition physique est excellente, il réagit dans la seconde, analyse, passe au-dessus de la boxe de LOUNAS qui feinte en avortant un « middle », puis envoie sa droite rapide, ses gants ont l’air aussi durs qu’un marteau ; CHIAHOU l’esquive par un petit mouvement de tête et réplique aussitôt avec sa droite donnée avec méthode, elle a atteint son but. LOUNAS encaisse, mais le coup a été porté, le « nak muay » est compté...
Pour la seconde et la troisième reprises, les corps à corps tardent à être séparés ; LOUNAS continue sa stratégie de guerrier, CHIAHOU esquive beaucoup, bloque peu en jambe, préfère les petits pas de côté, pour se déporter puis saisir la jambe de son adversaire. CHIAHOU met pleinement à son avantage sa grande taille (1m85), LOUNAS (1m73) n’arrive pas franchement à casser la distance aux poings. Ce n’est qu’après des « middle » qu’Amar arrive à rentrer, mais pour du corps à corps.
Les « nak muay » s’accrochent, les genoux d’Ibrahim piquent comme des sabres. Il boxe comme un thaï, répond « au tac au tac », puis son genoux appuie contre le pli de l’aine de LOUNAS qui est très gêné, car déstabilisé, il garde l’équilibre en se reposant contre les cordes.
L’arbitre les sépare, retour au centre du ring. LOUNAS entreprend une boxe plus variée, attaque en « low kick » en tapant très fort, mais son adversaire rend coup pour coup, mais pas de blocages de part et d’autre.
Durant les deux derniers rounds, CHIAHOU enchaîne ses droites, gauches, genoux, puis saisis la jambe de son adversaire, mais LOUNAS lui place un direct du gauche qui le fait chuter. Sur sa lancé, il tente à nouveau de casser la distance, mais il reçoit un genou au foie qui le repousse aussitôt.
Il tente un coup de coude, dans le vide ; en réplique, CHIAHOU bondit, son adversaire est coincé dans les cordes, c’est un enchaînement très rapide : droites, gauches, directs, uppercuts, crochets, une merveille de technique, ses boules de cuirs « taquinent » comme une averse de grêles les joues de LOUNAS qui était resté lucide jusque là, mais à présent sa tête dessine des va et vient dans tous les sens, le voici sonné, il saigne de la bouche, son torse est un peu taché de rouge.
Le médecin intervient, essuie le boxeur, rien de grave. Revenu au centre LOUNAS vacille, mais il n’abandonne pas, il a tout même marqué son adversaire, il sait qu’il peut être encore dangereux, il attaque, mais CHIAHOU ne cherche plus qu’à se protéger, il sait que le combat est en sa faveur, et qu’il ne reste que quelques secondes.
Le gong ! La victoire d’Ibrahim CHIAHOU est incontestable. LOUNAS et CHIAHOU nous ont offert un excellent combat de Muay Thaï.
Ibrahim fait partie désormais du haut du tableau en cumulant une deuxième victoire synonyme de cinq points supplémentaires, il est classé quatrième et rencontrera celui qu'il considère comme le plus sérieux client de ce Trophy : Raouf BELIOUZ.
Quant à Amar LOUNAS, malgré cette défaite, il nous a offert une belle prestation qui indique qu'il faudra compter sur lui pour sa prochaine rencontre qui s'annonce explosive, il se prépare durement en conséquence avec son prestigieux partenaire d'entraînement Fabio PINCA pour être à la hauteur de son prochain combat.
Numéro 8, Thomas ADAMANDOPOULOUS (pesé à 65,900 kg) boxe à domicile, il avait perdu selon lui sur une faute d'inattention lors de son premier combat, alors qu'il menait face au « Lion » Herbert WOMALEU. Ultra motivé, revanchard, et soutenu par son public, il arrive sur le ring pour en découdre avec le numéro 7 Mamadou DIABIRA (pesé à 64,800 kg).
Une première reprise qui débute par une courte observation entre les deux adversaires. DIABIRA essaie de placer quelques « high kick », mais Thomas ADAMANDOPOULOUS esquive par un retrait du buste, d’ailleurs il semble très bien maîtriser cette technique qu’il utilisera tout au long de ce combat avec brio. Lors de ses remises, Thomas projette sa jambe avant très loin, ce qui lui fait perdre à deux reprises l’équilibre et lui occasionne des chutes sans gravité. La première minute de repos est passée, les deux boxeurs semblent en très bonne condition physique. DIABIRA semble néanmoins un peu anxieux, il a compris que son adversaire ne « lâcherait » rien qu’il a en face un « nak muay » aussi fort que lui.
Au début de cette seconde reprise, un coup, visiblement involontaire dans la coquille fait plier ADAMANDOPOULOUS ; on aurait pu s’attendre à un rappel à l’ordre, mais DIABIRA prend un avertissement.
Le combat reprend, nous assistons à du beau Muay thaï, les enchaînements en pieds poings sont variés, encore un retrait du buste de Thomas pour esquiver un « high kick », puis il remise avec un crochet gauche qui aurait pu faire très mal à son adversaire, mais il n’a pas été assez appuyé.
Sur un « middle », DIABIRA saisit la jambe de Thomas qui tarde à remiser, alors Mamadou lui cingle la joue avec un bon crochet gauche, puis le pousse avec un coup de coude pour l’obliger à reculer dans les cordes.
DIABIRA reprend confiance en lui ; est-ce au tour de Thomas ADAMANDOPOULOUS de douter ? L’arbitre les sépare, retour au centre du ring, les « nak muay » sont en garde, souples comme des félins, mais le gong retentit.
Pour ce troisième round, c’est « tout à l’assaut ! ». Les « nak muay » sont d’une explosivité remarquable, les coups pleuvent, ADAMANDOPOULOUS reprend le dessus, place des genoux, puis une anglaise propre et maîtrisée : gauche, droite et crochet au foie.
Le « fair-play » des « nak muay » est exemplaire, lors des chutes, malgré l’intervention un peu tardive de leur arbitre, les boxeurs se reculent d’eux même, pour ne pas se porter un mauvais coup. Pour conclure cette troisième reprise, Thomas place un coup de genou au foie, puis un second. Mamadou est justement compté.
Quatrième reprise, une saisie de jambe semble avoir tourné, involontairement la cheville de DIABIRA. Il se met à boiter, l’arbitre le compte.
Les boxeurs reviennent au centre, Mamadou n’en est pas moins explosif, il place à son tour des coups de genoux sautés, puis son tibia vient choquer la coquille d’ADAMANDOPOULOUS.
Dernière reprises, les « nak muay » sont encore lucides ; la fatigue est légèrement perceptible, mais leur boxe est propre, variée, ils sortent toutes les combinaisons pieds poings qu’ils maîtrisent, Thomas est soutenu depuis le début par le public, il est à Marseille, sa ville. Il gagne sans conteste aux points ce combat et remonte au classement, son prochain adversaire sera Olivier TCHETCHE.
Thomas remercie son public venu en nombre le soutenir.
Avec cette défaite, son adversaire Mamadou DIABIRA retourne à la neuvième place, et il devra à tout prix retrouver très vite toutes ses capacités pour avoir une chance d'être un des challenger susceptible de décrocher le Trophy !
Voici donc le combat d'ouverture de cette deuxième édition du Muaythaitv Trophy organisé dans la cité phocéenne, entre deux « nakmuay » ayant échoué le premier tour.
Il s'agit de Bouba KONTA pesé le matin à 66,700 kg, le lyonnais est descendu à la neuvième place et est persuadé d'avoir les ressources nécessaires pour remonter dans le classement.
Cette fois ci, son entraîneur Foued EZBIRI est présent dans son coin pour éviter à tout prix un deuxième échec.
Face à lui le dernier du classement Yassine MARGHINE, numéro 10, pesé à 63,200 kg, est originaire de Perpignan. Si Yassine veut conserver une chance de gagner le Trophy, il doit absolument rattraper sa défaite que lui avait infligé Mamadou DIABIRA (voir l'article). Un revers qui était du en partie au manque de combats, en effet cela faisait plus d'un an et demi que Yassine n'était pas remonté sur un ring.
MARGHINE démarre cette première reprise prudemment, dans l’observation, sa maîtrise des « front kick » repousse son adversaire dans les cordes dans un premier temps, mais KONTA n’est pas de ce tempérament, il réplique, ne se laisse pas dominer, il est de suite explosif et place un bon coup de genou. On sent un boxeur très énergique, si nerveux qu’il chute au sol après l’un de ses enchaînements ; le plancher du ring claque, KONTA se relève, il a mal à l’épaule.
Il est compté par l’arbitre, bien que son adversaire n’ai en rien responsable de cette douleur.
Le combat reprend en corps à corps, MARGHINE n’est pas assez fluide, malgré ses genoux piqués contre les flancs de KONTA qui réplique par un magnifique coup de coude. D’ailleurs la boxe de Bouba est la plus explosive, ses coups sont plus durs, il a un beau style Muay bien maîtrisé, il enchaîne sans relâche en pieds poings, débute un travail de sape aux jambes.
MARGHINE a une bonne anglaise, arrive à se sortir des cordes grâce à ses poings, mais KONTA envoie un « high kick », il semble que le cuir des gants de MARGHINE ait encaissé le coup. Au bout de deux secondes, Yassine vacille, reste debout, mais le coup est passé. L’arbitre arrête le combat. Une victoire claire et nette pour Bouba KONTA dès la seconde reprise.
Bouba KONTA accède ainsi à la septième place, et se mesurera au prochain tour contre l'autre Lyonnais du tournoi : Amar LOUNAS de Saint Fons.
Quant à MARGHINE il reste à la dernière place et en revenant sur son combat face à KONTA il explique avoir était touché, mais qu'il ne comprend pas pourquoi l'arbitre l'a arrêté pendant sa récupération. Une deuxième déception pour Yassine, qui devra absolument rebondir lors de sa revanche contre Mamadou DIABIRA, l'occasion pour lui de se relancer dans le Trophy, puisqu'il connaît déjà cet adversaire, et qu'il prépare dors et déjà une stratégie avec son entraîneur Anthony ELKAIM.
Également dans la même soirée, deux combats d'encadrements ont été programmé. En classe B, Karim CHELAFFI de la team Nasser K de Saint Fons s'est imposé face à Fabien FOUQUET du club Phénix Muaythai de Trets (Boûches-du-Rhônes). En classe A, Marc FERREIRA du club VXS s'est incliné avant la limite lors de son duel contre Wissam BRIDJA du club Benam de Fréjus.
En conclusion, le Muaythaitv Trophy, deuxième manche, s’est déroulé dans de bonnes conditions, un gala de Muaythaï très riche. CHIAHOU et LOUNAS nous ont offert le meilleur combat de la soirée et toutes les autres rencontres ont été d’un excellent niveau malgré quelques polémiques d'arbitrages... Adressons un remerciement à Christian BARRET, à Xavier VACARIS et toute son équipe pour la qualité de son organisation.
Vous pourrez revoir ces combats dans leur intégralité le mardi 2 février 2010 à 7h30 et à 21h45 sur Sport + dans le cadre de l'émission dédiée au Muaythaitv Trophy commenté par Jean Paul MAILLET.
Le nouveau classement :
DERDEGA – BELIOUZ,
un combat au top du Muaythaï !
un combat au top du Muaythaï !
Voici certainement le combat le plus attendu de la soirée, entre les deux « nak muay » qui ont fait la plus forte impression à Perpignan (voir l'article). Il s'agit de BELIOUZ (pesé à 65,200 kg) qui tentera alors de conserver son statut de numéro 1 et de DERDEGA (pesé aussi à 65,200 kg ) son dauphin qui devra faire le nécessaire pour le détrôner.Ces deux athlètes se connaissent, s'apprécient et se sont déjà rencontrés, Sofiane avait pris le dessus lors du tout premier affrontement.
À l'issue de cette soirée du 8 janvier l'enjeu était donc conséquent, il s'agissait de voir lequel de ces deux favoris méritait la place du leader du Muaythaitv Trophy !
Durant le premier round, « les nak muay » sont explosifs, en une seconde BELIOUZ observe, avance ; ses poings sont percutants, ses genoux piquent d’entrée pour faire mal ; dès qu’il voit une ouverture, il ne laisse pas passer l’occasion. Il place un crochet gauche au foie, DERDEGA doit s’accroupir sous la douleur, il est compté.
Le combat reprend, les boxeurs s’engagent dans un corps à corps au début actif, mais qui s’étend en longueur; ce n’est qu’une fois que les deux « nak muay » seront à terre, que l’arbitre les séparera.
Pour cette seconde reprise, ils s’observent comme deux tigres; DERDEGA est le plus prudent des deux, il remise plus qu’il n’attaque, il bouge beaucoup. Dans un énième corps à corps, il recule, jusqu’à traîner à terre BELIOUZ, puis l’arbitre intervient.
"Low kick" de Raouf
DERDEGA change sa stratégie pour le troisième round, il part à l’assaut de BELIOUZ, dont il percute la mâchoire avec une droite bien envoyée. Aussitôt BELIOUZ réagit, provoque le corps à corps à nouveau.
Déjà le gong. C'est la reprise, encore du corps à corps, et il faut attendre la dernière minute de ce quatrième round pour que tout s’emballe aux poings, le combats devient plus agressifs, les combinaisons : gauche, droite, « middle » sont donnés avec puissance, les coups font très mal, les deux hommes cherchent à aller au-delà de leur limite, aucun ne cède.
Après une série aux poings, BELIOUZ semble sonné, il a été coincé dans un coin du ring, mais il arrive à s’en dégager, revient au centre de la surface de combat et repart à l’assaut.
Nous avons assisté un combat haletant entre BELIOUZ et DERDEGA
Pour la dernière reprise, les « nak muay » se donnent une accolade, puis l’opposition recommence ; les hommes sont fatigués, dès qu’ils se sentent suffisamment éloignés l’un de l’autre les bras retombent. Pourtant, ils continuent à se défier, d’abord par le regard, puis par les feintes qui cachent des coups de coudes retournés bien envoyés. Gong de fin !Nous avons assisté un combat haletant, où les deux boxeurs auraient pu s’affronter ainsi jusqu’au bout de la nuit, peut-on l’imaginer. Les juges Marseillais donnent vainqueur et nouveau numéro 1 Sofiane DERDEGA à la grande déception de Raouf qui se voyait totalement gagnant de cette rencontre et qui par conséquent descend à la troisième place du Trophy.
Les fans de Muay thaï apprécieraient sûrement une deuxième rencontre entre ces boxeurs pour véritablement les départager. En effet, ces « nak muay », d’un excellent niveau respectifs, nous ont offert un très beau combat ; leur légitimité est reconnue par tous, leur engagement et leur sérieux dans le Muay thaï est incontestable.
La grande déception de Raouf enlaçant tout de même
le nouveau numéro 1 : Sofiane DERDEGA
le nouveau numéro 1 : Sofiane DERDEGA
WOMALEU de plus en plus en forme.
Initialement leader du Trophy, Olivier TCHETCHE (pesé à 65,100 kg) a eu du mal à conserver son statut lors du premier tour, en effet sa défaite face à Raouf l'a fait chuter à la quatrième place. Et donc, lors de cette soirée, Olivier était opposé à celui qui occupait la troisième place, le protégé de Willy JAMES, le « Lion du Cameroun » : Herbert WOMALEU (pesé à 66, 100 kg).
Un combat qui démarre dans l’observation, cependant TCHETCHE frappe sec avec les jambes, son corps à corps est efficace, ses coups de genoux puissants. WOMALEU encaisse, réplique, mais sur un « low kick » un peu haut de son adversaire, il se prend un coup dans les parties involontaire.
Reprise du combat, WOMALEU se « jette » d’abord, puis les "nak muay" reprennent un corps à corps actif, se piquent les côtes ; TCHETCHE domine. Ce n’est qu’au quatrième round que WOMALEU rentre pleinement dans son combat, malgré les appels récurrents de son entraîneur Willy JAMES.
"Front kick" d'Olivier TCHETCHE
Pour la cinquième et dernière reprise, l’opposition est explosive, un coup de coude de TCHETCHE fait un peu vaciller WOMALEU qui résiste, sa garde est hermétique, il avance sur TCHETCHE, le coince contre un coin, et dans un corps à corps, TCHETCHE passe par-dessus les cordes visiblement pas assez tendues ! Rien de grave.
Fin du combat. Les deux boxeurs ont un profond respect mutuel, ils se connaissent, néanmoins ils sont allés tous deux au combat. C’est une victoire pour WOMALEU qui semble de plus en plus en forme : « Olivier TCHETCHE est un ami, un boxeur que j'apprécie beaucoup. Je l'ai vu maintes fois boxer. J'apprécie son style. Malgré cette victoire, je ne peux pas me déclarer pour la suite de la compétition car je n'ai fait que d'entrer dans le Trophy... J'espère que d'ici la troisième date, je vais me mettre à fond ! Je souhaite également bonne continuation à Olivier TCHETCHE qui n'a pas du tout démérité ce soir et qui m'a vraiment causé beaucoup de problèmes. »
Malgré le fair-play de WOMALEU, Olivier ne partage pas l'avis de la décision arbitrale :
« Sincèrement, je me voyais gagner, je sais que j'ai déclenché plus de coups. J'ai plus combiné. Lui aussi a travaillé, mais honnêtement, je pense avoir plus travaillé que lui. Je n'ai pas compris la décision. »
En attendant, une décision a été prise par l'équipe d'arbitres de la région PACA, et WOMALEU file à la deuxième place retrouver Sofiane DERDEGA nouveau leader du Trophy. Olivier TCHETCHE est maintenant en cinquième position, il devra livrer avec succés un duel contre le sixième pour espérer revenir dans la course au titre.
CHIAHOU - LOUNAS, une belle guerre !
« La boxe n'est pas une science exacte, on peut gagner ou on peut perdre...Le prochain combat sera pour moi ! » C'est avec ces mots, et cet état d'esprit de confiance que l'élève de Nasser KACEM, Amar LOUNAS (pesé à 63,300 kg) envisage ce combat contre Ibrahim CHIAHOU (pesée à 66,600 kg).
Amar, nous a fait part qu'il était déçu de sa première prestation dans le Trophy face à Sofiane DERDEGA. En effet les petites provocations de Sofiane sur le ring, l'ont quelque peu déstabilisé et l'énervement a pris le dessus sur la lucidité... Mais cette fois ci, le pensionnaire de Saint-Fons, professeur de technologie au collège, promet de rester « zen » lors de ses prochains combats.
Son adversaire du soir, dans le coin bleu, un « outsider », nommé Ibrahim CHIAHOU a pour ambition de faire le « Grand Chelem », c'est à dire faire un parcours sans faute, cinq combats, cinq victoires dans ce Trophy!
« Je pense pouvoir faire un « Grand Chelem » avec une bonne préparation, ça c'est mon entraîneur qui s'en occupe, une bonne stratégie, c'est toujours mon coach qui s'en occupe... Et concernant le combat, c'est moi qui m'en occupe ! Je serai là à 100 % ! »
D’entré de jeux, Amar LOUNAS semble gêné par le fait qu’Ibrahim CHIAHOU soit gaucher. Alors les « nak muay » se lancent dans du corps à corps. De suite, on comprend que CHIAHOU plus technique que son adversaire, sort ses genoux, met à son profit son allonge. De son côté, LOUNAS frappe fort, fidèle à ses déclarations, il va « à la guerre », essaie de trouver une ouverture, une faille chez son adversaire qui le fera chuter, le mettra KO. Y parviendra-t-il ?
Amar LOUNAS (à droite) fidèle à ses déclarations, il va "à la guerre"
Malgré les coups brutaux reçus, la garde de CHIAHOU est hermétique, sa condition physique est excellente, il réagit dans la seconde, analyse, passe au-dessus de la boxe de LOUNAS qui feinte en avortant un « middle », puis envoie sa droite rapide, ses gants ont l’air aussi durs qu’un marteau ; CHIAHOU l’esquive par un petit mouvement de tête et réplique aussitôt avec sa droite donnée avec méthode, elle a atteint son but. LOUNAS encaisse, mais le coup a été porté, le « nak muay » est compté...
Pour la seconde et la troisième reprises, les corps à corps tardent à être séparés ; LOUNAS continue sa stratégie de guerrier, CHIAHOU esquive beaucoup, bloque peu en jambe, préfère les petits pas de côté, pour se déporter puis saisir la jambe de son adversaire. CHIAHOU met pleinement à son avantage sa grande taille (1m85), LOUNAS (1m73) n’arrive pas franchement à casser la distance aux poings. Ce n’est qu’après des « middle » qu’Amar arrive à rentrer, mais pour du corps à corps.
Les « nak muay » s’accrochent, les genoux d’Ibrahim piquent comme des sabres. Il boxe comme un thaï, répond « au tac au tac », puis son genoux appuie contre le pli de l’aine de LOUNAS qui est très gêné, car déstabilisé, il garde l’équilibre en se reposant contre les cordes. L’arbitre les sépare, retour au centre du ring. LOUNAS entreprend une boxe plus variée, attaque en « low kick » en tapant très fort, mais son adversaire rend coup pour coup, mais pas de blocages de part et d’autre.
Durant les deux derniers rounds, CHIAHOU enchaîne ses droites, gauches, genoux, puis saisis la jambe de son adversaire, mais LOUNAS lui place un direct du gauche qui le fait chuter. Sur sa lancé, il tente à nouveau de casser la distance, mais il reçoit un genou au foie qui le repousse aussitôt.
Il tente un coup de coude, dans le vide ; en réplique, CHIAHOU bondit, son adversaire est coincé dans les cordes, c’est un enchaînement très rapide : droites, gauches, directs, uppercuts, crochets, une merveille de technique, ses boules de cuirs « taquinent » comme une averse de grêles les joues de LOUNAS qui était resté lucide jusque là, mais à présent sa tête dessine des va et vient dans tous les sens, le voici sonné, il saigne de la bouche, son torse est un peu taché de rouge.
Le médecin intervient, essuie le boxeur, rien de grave. Revenu au centre LOUNAS vacille, mais il n’abandonne pas, il a tout même marqué son adversaire, il sait qu’il peut être encore dangereux, il attaque, mais CHIAHOU ne cherche plus qu’à se protéger, il sait que le combat est en sa faveur, et qu’il ne reste que quelques secondes.
Le gong ! La victoire d’Ibrahim CHIAHOU est incontestable. LOUNAS et CHIAHOU nous ont offert un excellent combat de Muay Thaï.
Ibrahim fait partie désormais du haut du tableau en cumulant une deuxième victoire synonyme de cinq points supplémentaires, il est classé quatrième et rencontrera celui qu'il considère comme le plus sérieux client de ce Trophy : Raouf BELIOUZ.
Quant à Amar LOUNAS, malgré cette défaite, il nous a offert une belle prestation qui indique qu'il faudra compter sur lui pour sa prochaine rencontre qui s'annonce explosive, il se prépare durement en conséquence avec son prestigieux partenaire d'entraînement Fabio PINCA pour être à la hauteur de son prochain combat.
Thomas ADAMANDOPOULOUS s'impose à domicile
Numéro 8, Thomas ADAMANDOPOULOUS (pesé à 65,900 kg) boxe à domicile, il avait perdu selon lui sur une faute d'inattention lors de son premier combat, alors qu'il menait face au « Lion » Herbert WOMALEU. Ultra motivé, revanchard, et soutenu par son public, il arrive sur le ring pour en découdre avec le numéro 7 Mamadou DIABIRA (pesé à 64,800 kg).
Une première reprise qui débute par une courte observation entre les deux adversaires. DIABIRA essaie de placer quelques « high kick », mais Thomas ADAMANDOPOULOUS esquive par un retrait du buste, d’ailleurs il semble très bien maîtriser cette technique qu’il utilisera tout au long de ce combat avec brio. Lors de ses remises, Thomas projette sa jambe avant très loin, ce qui lui fait perdre à deux reprises l’équilibre et lui occasionne des chutes sans gravité. La première minute de repos est passée, les deux boxeurs semblent en très bonne condition physique. DIABIRA semble néanmoins un peu anxieux, il a compris que son adversaire ne « lâcherait » rien qu’il a en face un « nak muay » aussi fort que lui.
Retrait de buste de Thomas ADAMANDOPOULOS
Au début de cette seconde reprise, un coup, visiblement involontaire dans la coquille fait plier ADAMANDOPOULOUS ; on aurait pu s’attendre à un rappel à l’ordre, mais DIABIRA prend un avertissement.
Le combat reprend, nous assistons à du beau Muay thaï, les enchaînements en pieds poings sont variés, encore un retrait du buste de Thomas pour esquiver un « high kick », puis il remise avec un crochet gauche qui aurait pu faire très mal à son adversaire, mais il n’a pas été assez appuyé.
Sur un « middle », DIABIRA saisit la jambe de Thomas qui tarde à remiser, alors Mamadou lui cingle la joue avec un bon crochet gauche, puis le pousse avec un coup de coude pour l’obliger à reculer dans les cordes.
DIABIRA reprend confiance en lui ; est-ce au tour de Thomas ADAMANDOPOULOUS de douter ? L’arbitre les sépare, retour au centre du ring, les « nak muay » sont en garde, souples comme des félins, mais le gong retentit.
Pour ce troisième round, c’est « tout à l’assaut ! ». Les « nak muay » sont d’une explosivité remarquable, les coups pleuvent, ADAMANDOPOULOUS reprend le dessus, place des genoux, puis une anglaise propre et maîtrisée : gauche, droite et crochet au foie.
Le « fair-play » des « nak muay » est exemplaire, lors des chutes, malgré l’intervention un peu tardive de leur arbitre, les boxeurs se reculent d’eux même, pour ne pas se porter un mauvais coup. Pour conclure cette troisième reprise, Thomas place un coup de genou au foie, puis un second. Mamadou est justement compté.
Quatrième reprise, une saisie de jambe semble avoir tourné, involontairement la cheville de DIABIRA. Il se met à boiter, l’arbitre le compte.
Les boxeurs reviennent au centre, Mamadou n’en est pas moins explosif, il place à son tour des coups de genoux sautés, puis son tibia vient choquer la coquille d’ADAMANDOPOULOUS.
Dernière reprises, les « nak muay » sont encore lucides ; la fatigue est légèrement perceptible, mais leur boxe est propre, variée, ils sortent toutes les combinaisons pieds poings qu’ils maîtrisent, Thomas est soutenu depuis le début par le public, il est à Marseille, sa ville. Il gagne sans conteste aux points ce combat et remonte au classement, son prochain adversaire sera Olivier TCHETCHE.
Thomas remercie son public venu en nombre le soutenir.
Bouba KONTA se rattrape
Voici donc le combat d'ouverture de cette deuxième édition du Muaythaitv Trophy organisé dans la cité phocéenne, entre deux « nakmuay » ayant échoué le premier tour.
Il s'agit de Bouba KONTA pesé le matin à 66,700 kg, le lyonnais est descendu à la neuvième place et est persuadé d'avoir les ressources nécessaires pour remonter dans le classement.
Cette fois ci, son entraîneur Foued EZBIRI est présent dans son coin pour éviter à tout prix un deuxième échec.
Face à lui le dernier du classement Yassine MARGHINE, numéro 10, pesé à 63,200 kg, est originaire de Perpignan. Si Yassine veut conserver une chance de gagner le Trophy, il doit absolument rattraper sa défaite que lui avait infligé Mamadou DIABIRA (voir l'article). Un revers qui était du en partie au manque de combats, en effet cela faisait plus d'un an et demi que Yassine n'était pas remonté sur un ring.
MARGHINE démarre cette première reprise prudemment, dans l’observation, sa maîtrise des « front kick » repousse son adversaire dans les cordes dans un premier temps, mais KONTA n’est pas de ce tempérament, il réplique, ne se laisse pas dominer, il est de suite explosif et place un bon coup de genou. On sent un boxeur très énergique, si nerveux qu’il chute au sol après l’un de ses enchaînements ; le plancher du ring claque, KONTA se relève, il a mal à l’épaule.
Il est compté par l’arbitre, bien que son adversaire n’ai en rien responsable de cette douleur.
Le combat reprend en corps à corps, MARGHINE n’est pas assez fluide, malgré ses genoux piqués contre les flancs de KONTA qui réplique par un magnifique coup de coude. D’ailleurs la boxe de Bouba est la plus explosive, ses coups sont plus durs, il a un beau style Muay bien maîtrisé, il enchaîne sans relâche en pieds poings, débute un travail de sape aux jambes.
MARGHINE a une bonne anglaise, arrive à se sortir des cordes grâce à ses poings, mais KONTA envoie un « high kick », il semble que le cuir des gants de MARGHINE ait encaissé le coup. Au bout de deux secondes, Yassine vacille, reste debout, mais le coup est passé. L’arbitre arrête le combat. Une victoire claire et nette pour Bouba KONTA dès la seconde reprise.
Bouba KONTA accède ainsi à la septième place, et se mesurera au prochain tour contre l'autre Lyonnais du tournoi : Amar LOUNAS de Saint Fons.
Quant à MARGHINE il reste à la dernière place et en revenant sur son combat face à KONTA il explique avoir était touché, mais qu'il ne comprend pas pourquoi l'arbitre l'a arrêté pendant sa récupération. Une deuxième déception pour Yassine, qui devra absolument rebondir lors de sa revanche contre Mamadou DIABIRA, l'occasion pour lui de se relancer dans le Trophy, puisqu'il connaît déjà cet adversaire, et qu'il prépare dors et déjà une stratégie avec son entraîneur Anthony ELKAIM.
Également dans la même soirée, deux combats d'encadrements ont été programmé. En classe B, Karim CHELAFFI de la team Nasser K de Saint Fons s'est imposé face à Fabien FOUQUET du club Phénix Muaythai de Trets (Boûches-du-Rhônes). En classe A, Marc FERREIRA du club VXS s'est incliné avant la limite lors de son duel contre Wissam BRIDJA du club Benam de Fréjus.
En conclusion, le Muaythaitv Trophy, deuxième manche, s’est déroulé dans de bonnes conditions, un gala de Muaythaï très riche. CHIAHOU et LOUNAS nous ont offert le meilleur combat de la soirée et toutes les autres rencontres ont été d’un excellent niveau malgré quelques polémiques d'arbitrages... Adressons un remerciement à Christian BARRET, à Xavier VACARIS et toute son équipe pour la qualité de son organisation.
Vous pourrez revoir ces combats dans leur intégralité le mardi 2 février 2010 à 7h30 et à 21h45 sur Sport + dans le cadre de l'émission dédiée au Muaythaitv Trophy commenté par Jean Paul MAILLET.
Le nouveau classement :
| Classement | Prénom, nom, club, ville | Points |
| N°1 | Sofiane DERDEGA (Team Benattia), Suresnes, Hauts-de-Seine | 18 ↑ |
| N°2 | Herbert WOMALEU (JM Boxing), Asnières-Sur-Seine, Hauts-de-Seine | 16 ↑ |
| N°3 | Raouf BELIOUZ (Derek Boxing), La Courneuve, Seine-Saint-Denis | 15 ↓ |
| N°4 | Ibrahim CHIAHOU (BCM), Bezons, Val d'Oise | 13 ↑ |
| N°5 | Olivier TCHETCHE (Haute Tension), Vitry sur Seine, Val de Marne | 12 ↓ |
| N°6 | Thomas ADAMANDOPOULOS (Mondial Boxing), Marseille, Bouches du Rhône | 11 ↑ |
| N°7 | Bouba KONTA (Fighter 69), Lyon, Rhône | 10 ↑ |
| N°8 | Amar LOUNAS (Team Nasser K.), Saint Fons, Rhône | 9 ↓ |
| N°9 | Mamadou DIABIRA (Lumpini), Paris | 7 ↓ |
| N°10 | Yassine MARGHINE (Racing Bull), Perpignan, Pyrénées-Orientales | 4 ↓ |




































