Cyrille DIABATE
du Muaythaï au MMA
Par Alicia Sahraoui le mercredi 04 mars 2009
Cyrille DIABATE fait partie de ces combattants de plus en plus nombreux issus de notre discipline qui se sont convertis au free fight. Aujourd'hui, il est reconnu mondialement dans ce sport, le MMA (Mixed Martial Arts) est pour lui une profession : il est entraîneur, manager et combattant. Sa vie gravite autour de ce sport où il est constamment immergé.
Né en 1973, Cyrille DIABATE commence la boxe pied-poing par la boxe Française, le Kick Boxing et la boxe thaïe fin 1991. Il venait d'avoir 18 ans. Quelques mois après son cours d'initiation, il démarre la compétition et conquiert le titre de champion de France classe C dès la première année, la ceinture en classe B l'année qui a suivie et c'est à partir de ces premiers succès qu'il a évolué régulièrement dans notre discipline. « Pour moi la boxe a été un moyen de canaliser pas mal de choses positives et négatives et je me suis épanouis grâce à elle. » nous a t-il confié.
La forme qui l'attirait le plus était la boxe thaïe pour les techniques interdites dans les deux autres styles pieds poings qu'il pratiquais, notamment les genoux, coudes, saisies et projections.
En boxe thaïe il est devenu champion d'île de France classe B en 94 et après avoir arrêté deux ans pour ses études, il réalise l'exploit de devenir champion de France classe A en même temps que la WMTC le classait N°4 mondial de sa catégorie.
« En 1996 je commençais déjà à combattre dans d'autres styles mais je me suis toujours servi de mes techniques de boxe thaïe pour faire la différence et gagner. J'ai d'ailleurs remporté le premier gros tournois Français de combat multi-styles en 96 : Le "Golden Trophy". »
Après avoir appris les bases de la boxe avec Robert PATUREL et Dominique HERVOIS, Jean Marie MERCHET, qu'il avait rencontré au « Golden Trophy », lui a proposé de le rejoindre à Haute Tension. Le club était déjà réputé et le niveau des sparrings lui a permis de continuer à progresser.
Cyrille a continué à combattre dans plusieurs autres styles mais toujours en utilisant la boxe thaïe pour essayer de remporter la victoire.
Au fur et à mesure des années on lui proposait plus d'opportunités à combattre dans d'autres styles... Notamment en MMA, et étant trop léger pour être performant dans le K-1 de l'époque il a été naturellement attiré par les grosses compétitions de freefight.
« Depuis le milieu des années 90, j'ai suivis la baisse de la boxe thaïe et la montée du freefight. À l'époque ou j'ai démarré la boxe thaie il y avait de gros galas prestigieux qui faisaient rêver, les premières stars Françaises (Dida DIAFAT, Dany BILL, Joe PRESTIA) face aux meilleurs boxeurs étrangers (DEKKERS, KAMAN, HOOST, Samarth PAYAKAROON, SOMSONG, KOBAL, etc) et çà donnait envie de se surpasser pour devenir comme eux. Ça a bien changé...les galas ne nous font plus rêver. »
DIABATE aime le combat, que cela soit en thaïe ou en MMA, même si pour lui le freefight (ou MMA) est plus complet et plus réaliste, paradoxalement à un combat de boxe thaïe qui est plus dur physiquement car on passe TOUT son temps à frapper ou à être frappé ! (contrairement au MMA où il y a de la lutte et du juijitsu).
C'est pour ces raisons que Cyrille pense que le MMA est plus adapté pour les jeunes pratiquants et aussi les femmes : « les femmes s'y mettent de plus en plus et on a même une section de MMA féminin à la SnakeTeam. »
Selon Cyrille le MMA est aussi le sport de combat actuel qui utilise les technologies d'entrainement les plus avancées. « À l'époque où je ne m'entrainais qu'en boxe thaïe c'était plutôt « oldschool », sans tous les appareils et techniques dont se servent le top des combattants MMA. »
Ceci dit il nous affirme que dans le milieu du MMA la boxe thaïe est très respectée, car les freefighters savent à quel point ce style de combat est dur et à quel point il faut souffrir pour être au top.
S'il y avait une chose qui pourrait ralentir la montée du MMA, Cyrille nous répond sans hésiter : « C'est le dopage qui est omniprésent dans ce sport. Le pourcentage des utilisateurs de produits dopants est élevé, surtout à très haut niveau ce qui est beaucoup moins vrai pour la boxe thaïe où l'utilisation de ces produits n'est pas "culturel". »
Au niveau financier, il est beaucoup plus facile de nos jours de vivre du MMA que de la boxe thaïe... surtout dans certains pays comme les USA.
« En France le problème n'est pas le niveau de nos combattants, que ça soit en muay thaï ou MMA, mais plutôt du staff entourant le sportif. Les managers Français sont inexistants ou incompétents et cela devient vraiment problématique quand c'est l'entraineur qui fait office de manager. En France il y a TRES peu de gens compétents à ce poste... et il y a beaucoup de sportifs qui loupent leur carrières parce qu' ils sont mal managés par leur entraineurs. »
Concernant la reconnaissance en tant que combattant...DIABATE se sent complètement délaissé par les autorités : « Disons que l'Etat... ou a plus petite échelle, ma ville, ne font rien pour m'aider. Déjà quand j'étais boxeur on me regardait en coin... alors depuis que je fais du freefight c'est même pas la peine ! J'aurais du faire du foot, du tennis ou du golf ! »
Né en 1973, Cyrille DIABATE commence la boxe pied-poing par la boxe Française, le Kick Boxing et la boxe thaïe fin 1991. Il venait d'avoir 18 ans. Quelques mois après son cours d'initiation, il démarre la compétition et conquiert le titre de champion de France classe C dès la première année, la ceinture en classe B l'année qui a suivie et c'est à partir de ces premiers succès qu'il a évolué régulièrement dans notre discipline. « Pour moi la boxe a été un moyen de canaliser pas mal de choses positives et négatives et je me suis épanouis grâce à elle. » nous a t-il confié.
La forme qui l'attirait le plus était la boxe thaïe pour les techniques interdites dans les deux autres styles pieds poings qu'il pratiquais, notamment les genoux, coudes, saisies et projections.
En boxe thaïe il est devenu champion d'île de France classe B en 94 et après avoir arrêté deux ans pour ses études, il réalise l'exploit de devenir champion de France classe A en même temps que la WMTC le classait N°4 mondial de sa catégorie.
« En 1996 je commençais déjà à combattre dans d'autres styles mais je me suis toujours servi de mes techniques de boxe thaïe pour faire la différence et gagner. J'ai d'ailleurs remporté le premier gros tournois Français de combat multi-styles en 96 : Le "Golden Trophy". »
Après avoir appris les bases de la boxe avec Robert PATUREL et Dominique HERVOIS, Jean Marie MERCHET, qu'il avait rencontré au « Golden Trophy », lui a proposé de le rejoindre à Haute Tension. Le club était déjà réputé et le niveau des sparrings lui a permis de continuer à progresser.
Cyrille a continué à combattre dans plusieurs autres styles mais toujours en utilisant la boxe thaïe pour essayer de remporter la victoire.
J'ai suivis la baisse de la boxe thaïe
et la montée du freefight
et la montée du freefight
Au fur et à mesure des années on lui proposait plus d'opportunités à combattre dans d'autres styles... Notamment en MMA, et étant trop léger pour être performant dans le K-1 de l'époque il a été naturellement attiré par les grosses compétitions de freefight.
« Depuis le milieu des années 90, j'ai suivis la baisse de la boxe thaïe et la montée du freefight. À l'époque ou j'ai démarré la boxe thaie il y avait de gros galas prestigieux qui faisaient rêver, les premières stars Françaises (Dida DIAFAT, Dany BILL, Joe PRESTIA) face aux meilleurs boxeurs étrangers (DEKKERS, KAMAN, HOOST, Samarth PAYAKAROON, SOMSONG, KOBAL, etc) et çà donnait envie de se surpasser pour devenir comme eux. Ça a bien changé...les galas ne nous font plus rêver. »DIABATE aime le combat, que cela soit en thaïe ou en MMA, même si pour lui le freefight (ou MMA) est plus complet et plus réaliste, paradoxalement à un combat de boxe thaïe qui est plus dur physiquement car on passe TOUT son temps à frapper ou à être frappé ! (contrairement au MMA où il y a de la lutte et du juijitsu).
C'est pour ces raisons que Cyrille pense que le MMA est plus adapté pour les jeunes pratiquants et aussi les femmes : « les femmes s'y mettent de plus en plus et on a même une section de MMA féminin à la SnakeTeam. »
Dans le milieu du MMA
la boxe thaïe est très respectée
la boxe thaïe est très respectée
Selon Cyrille le MMA est aussi le sport de combat actuel qui utilise les technologies d'entrainement les plus avancées. « À l'époque où je ne m'entrainais qu'en boxe thaïe c'était plutôt « oldschool », sans tous les appareils et techniques dont se servent le top des combattants MMA. »
Ceci dit il nous affirme que dans le milieu du MMA la boxe thaïe est très respectée, car les freefighters savent à quel point ce style de combat est dur et à quel point il faut souffrir pour être au top.
S'il y avait une chose qui pourrait ralentir la montée du MMA, Cyrille nous répond sans hésiter : « C'est le dopage qui est omniprésent dans ce sport. Le pourcentage des utilisateurs de produits dopants est élevé, surtout à très haut niveau ce qui est beaucoup moins vrai pour la boxe thaïe où l'utilisation de ces produits n'est pas "culturel". »
Il est beaucoup plus facile
de nos jours de vivre du MMA
de nos jours de vivre du MMA
Au niveau financier, il est beaucoup plus facile de nos jours de vivre du MMA que de la boxe thaïe... surtout dans certains pays comme les USA.
« En France le problème n'est pas le niveau de nos combattants, que ça soit en muay thaï ou MMA, mais plutôt du staff entourant le sportif. Les managers Français sont inexistants ou incompétents et cela devient vraiment problématique quand c'est l'entraineur qui fait office de manager. En France il y a TRES peu de gens compétents à ce poste... et il y a beaucoup de sportifs qui loupent leur carrières parce qu' ils sont mal managés par leur entraineurs. »
Concernant la reconnaissance en tant que combattant...DIABATE se sent complètement délaissé par les autorités : « Disons que l'Etat... ou a plus petite échelle, ma ville, ne font rien pour m'aider. Déjà quand j'étais boxeur on me regardait en coin... alors depuis que je fais du freefight c'est même pas la peine ! J'aurais du faire du foot, du tennis ou du golf ! »



























