Youssef Akhnikh : « Buakaw, un combat qui ne se refuse pas »
Par Vincent Dao le jeudi 10 novembre 2005
Le 5 novembre 2005 à Trieste en Italie, Youssef AKHNIKH (Hollande, champion d’Europe EMF) affrontait BUAKAW Por Pramuk (Thaïlande). Ce combat s’est terminé par arrêt de l’arbitre pour cause de blessure au premier round. Youssef explique les conditions qui l’ont amené à combattre Buakaw.N’ayant aucune obligation pugilistique, Youssef part 15 jours au Brésil en vacance. A son retour, il tombe malade à cause du changement de climat entre la Hollande et son lieu de vacance ce qui diffère sa reprise d’entraînement. Une semaine plus tard, il revient dans son club du Matuari Gym. C’est là que son entraîneur, lui annonce qu’il peut combattre Buakaw dans une semaine en Italie.
La réflexion du Hollandais n’est pas longue, et il déclare : « je sais que je n’ai aucun entraînement dans les jambes, mais cela ne se refuse pas. Je sais que Buakaw est un grand boxeur et qu’il faut plus d’une semaine d’entraînement pour l’affronter mais c’est l’occasion de l’affronter. »
Donc durant une semaine, Youssef s’entraîne dur dans l’espoir de réaliser un bon combat : au début de son entraînement il est nerveux mais au fur et à mesure que les jours passent, il retrouve sa confiance.
Au début, le combat commence doucement et le Nak Muay batave monte en régime progressivement mais il se fait cueillir par deux coups de coudes qui l’ouvrent au front et derrière la tête. Le docteur examine les blessures et les considère trop profondes pour continuer le combat. Mais le promoteur fou de rage arrive dans le coin batave et déclare que Youssef doit continuer le combat malgré ses blessures avec comme chantage de ne pas percevoir sa prime s'il s'arrêtait. Après, une brève entrevue entre le promoteur et le docteur, bizarrement ce dernier autorise le combat à continuer. C'est à ce moment que l'entraîneur de Youssef décide de jeter l'éponge car les blessures sont trop profondes pour que Youssef reparte au combat. Très déçu de l’issue du combat, Youssef se fait poser 7 points de suture à la tête et déclare : « Je suis certain que si j’avais eu plus de temps pour me préparer pour ce combat où s’il s’était déroulé sans les coudes, cela aurait été complètement différent. »
Il ne dit pas qu’il aurait gagné mais il aurait vraiment montré ce qu’il pouvait faire face à un tel adversaire.
Vincent Dao





















