Yazid BOUSSAHA, interview « premier Thaï »
Par Laetitia Bakissy le vendredi 06 avril 2018
Yazid BOUSSAHA, 33 ans et une cinquantaine de combats au compteur, affrontera le premier adversaire thaïlandais de sa carrière. Ce sera le 14 avril, à l'EFC ULTIMATE FIGHT NIGHT de Lons-le-Saunier. Nous sommes allés poser quelques questions à Yazid par rapport à cette première fois et il nous a "ouvert son coeur".
Alors Yazid, ça fait un bail que l'on te suit et c'est la toute première fois de ta carrière que l'on va te voir face à un Thaïlandais ! Tu vas verser une petite larme d’émotion après le combat ?
(Rires) Ce Thaïlandais, je le prends comme un tout autre combattant. J’ai déjà pris les meilleurs Français. Après, c’est sûr, c’est un Thaï et ça me fait plaisir. Je tiens justement à remercier l’organisateur de m'avoir convié. J’ai 33 ans maintenant, je suis plus dans la reconversion que dans l’émotion d’une construction de carrière.
Comment ça se fait que tu n'aies pas affronté de Thaïs jusqu'à présent ?
J'ai toujours voulu boxer les Thaïs ! A chaque fois qu’on me demandait quel nakmuay j’aimerais boxer, je répondais toujours BUAKAW. Je disais tout le temps son nom. C’est plus un hasard le fait que je n’aie pas pu boxer de Thaï jusqu’à présent. C'est comme aussi de ne pas avoir eu encore l’occasion d’aller au Royaume de Siam, pour des raisons professionnelles et de la vie. Mais c’est en projet !
On a peu d’infos sur ton adversaire, un certain SINGNAPA. Cela te met une petite pression ?
Non, j ai pris des noms comme VIENOT, PISCITELLO... Après avoir été dans à niveau de challenge, je suis prêt à boxer tout le temps, contre quiconque. Ce combat sera en 3X3, je ferai avec mon expérience, même si on n'aura pas le temps de se regarder. Aujourd’hui, à 33 ans j’ai beaucoup moins de pression.
33 ans (même si ce n’est pas vieux) et plus d’une cinquantaine de combats. Tu es encore plein de motivation ?
Je vais la chercher cette motivation ! Je suis un combattant dans l’âme. J'ai toujours été un autodidacte (je me suis beaucoup auto-géré) avec plusieurs casquettes. Je me bats dans ma vie perso, pour mon club, en ayant toujours voulu être un exemple que ça soit pour mes enfants ou mes boxeurs.
Comment s’est déroulé ta saison jusqu’ici ?
Elle a débuté en septembre à Saint-Raphael où j’ai gagné à la décision contre Salamou DZAMALKHANOV. C’était un combat tactique. Ensuite j’ai enchainé avec le tournoi du PARTOUCHE, je gagne la première demi-finale contre Dino KACAR puis je perds en finale face à Vlad TUINOV. Suivi du combat contre Mickael PIGNOLO où je ne suis pas trop d’accord avec la décision. Pour finir, j’ai boxé il y a dix jours dans un tournoi au LOUNA BOXING, je gagne contre Christian BERTHELY et perds en finale contre Wilson VALERA.
L'année dernière tu avais décroché une ceinture européenne WPMF. Ça t'a apporté plus de propositions ?
Aucune (rires) ! Depuis ce combat j'ai eu un fight pour le titre mondial AFSO au Luxembourg mais c'était un remplacement (rires). Mis à part ce combat et le gala de Lavérune 3 semaines après cette ceinture WPMF, je n'ai pas disputé d'autre combat en muay. Dans le sud, on privilégie le k1 et ailleurs on ne pense pas forcément à moi.
Tu devais organiser bientôt ton propre évènement. Mais malheureusement il est reporté à une date ultérieure. Peux-tu nous en dire plus ?
Tout d’abord, j’ai ouvert mon club de K1 car je n’avais pas le droit d’ouvrir un club de muay car il en existait déjà un. L’année dernière, j’avais organisé un premier événement, proposant mon gala plusieurs mois en amont à la ville, mais celle-ci a donné l’autorisation que 3 semaines avant la date de l’évènement. Avec 3 semaines de recherche de sponsors et de tout le reste, nous avons fini avec 19 assauts, 8 combats amateurs et 1 classe A, mais aussi 400 euros récoltés pour des associations qui luttent contre la mucoviscidose et le cancer. Dans la foulée, au mois de juin, j’ai reproposé une date pour mai 2018 qui a été acceptée par le maire. Celui-ci m’a redirigé vers l’élu aux sports. Quelques mois plus tard, on me dit que si je voulais organiser je devais être en partenariat avec un autre club de la ville. C’est un projet pour lequel je me bats et j’attends toujours une réponse du service. Mon avocate gère dorénavant l'affaire.
Qu’est ce qui t’a poussé à organiser ?
Mon but premier a toujours été de vivre du pieds-poings et ça depuis mes débuts. Petit à petit, j’ai passé mes diplômes. Pour moi, ce n’est que la suite logique de devenir organisateur. J’aime ça. Gérer la logistique, faire de bonnes actions, professionnaliser la discipline et mettre en avant les jeunes.
Petit mot de la fin ?
Je tiens à remercier ma femme pour son aide au quotidien. Mon frère Julien DELAVEAU qui est coach enfants au club. Mes adhérents, tous les combattants qui me suivent au quotidien et qui croient en moi. Mes sponsors, Chichi Belli, Centre Palmer, Apple Fitness, Le petit café, la Boucherie l’Oranaise, la Cigalière, IMN, GT Ride et l’OMS. A tous les organisateurs qui m’ont fait confiance, Mohamed AMARA qui m’a beaucoup aidé dans mon parcours, Attila RACZ (4fight) pour son soutien. Et bises à ceux que j’oublie. Merci à Muaythaitv pour le suivi.





















