Une belle vitrine du Muaythaï
Cinéma Ong-Bak
Par Brice Hoarau le vendredi 12 mars 2004
Samouraitv a eu l’occasion d’assister à une avant première du film Ong-Bak, au Planète Hollywood des Champs-Elyssées. Après vous avoir l'avoir présenter, voici donc nos impressions sur ce film qui sortira dans 3 semaines dans les salles.
Dès la première scène du film, la couleur est annoncée. Le film sera aérien, les acteurs n’auront pas les pieds collés au sol. Le scénario donne au film un rythme soutenu. Ce rythme est accompagné par une bande originale entraînante qui n’est pas sans rappeler celle du film « le baiser mortel du dragon » (film produit par Luc Besson). Cette bande son allie très bien, la techno et des rythmes hip-hop auxquels se fondent des sonorités typiquement thaïlandaises. Les scènes d’action, magnifiquement réglées par Panna Rithikrai et Tony Jaa, sont de toute beauté et impressionnantes de réalisme. Les angles de caméra permettent de bien apprécier les mouvements, les prouesses physiques des acteurs. Les choix du réalisateur mêlent ainsi l’authentique au spectaculaire. Et comme parfois une prise de vue n’est pas suffisante, le réalisateur (Prachya PINKAEW) nous gratifie de ralentis multi-angles ; surtout lors de la course poursuite dans le marché thaïlandais avec un passage que nous vous laissons le plaisir de découvrir. Les techniques de combat utilisées par Ting (Tony JAA) sont celles du Muaythaï et du Muay Boran. Même si elles sont mises en scènes pour les besoins du film, vous y retrouverez des coups de genoux, de coudes, des Tei Kan Kro (high kick)… Pour être complet sur les techniques du Muayhaï, une scène du film laisse la part belle au maniement d’armes enseigné dans le Krabi Krabang (pratiques des armes traditionnelles tel que le bâton, le tonfa…). Pour ceux qui ne le savaient pas, le Muaythaï (par l’ensemble des disciplines qui lui sont rattachées) enseigne aussi le maniement des armes.
Humour et action
Ceux qui sont allés en Thaïlande ou qui connaissent bien cette culture, auront le plaisir de retrouver des clichés attachés à ce pays. Parmi ces clichés, nous vous citerons les attitudes (mimiques, façon de parler, expressions du visages) ainsi que des lieux ou choses (tuk-tuk, le marché avec ses vendeurs ambulants, un temple bouddhiste) qu’ils ont pu découvrir là-bas. Le duo d’acteurs (Tony JAA, et Petchtai WONGKAMLAO, qui joue Georges) se complète bien à l’image de Nick Nolte et Eddie Murphy dans « 48 heures ». Ce type de duo, repris dans beaucoup de films, permet d’assister à des échanges entre un personnage sérieux et déterminé et un comique de service. Ce contexte, permet à Petchtai Wongkamlao d’exercer dans son domaine de prédilection : il est un des comiques les plus connus de Thaïlande. Il s’est d’ailleurs beaucoup impliqué dans le scénario du film où l’action et l’humour se marient parfaitement.
Tout au long du film, une certaine dualité est entretenue entre la ville et la campagne. Cette dernière est présentée comme un lieu où les valeurs, le respect des traditions ont perdurés alors que la ville pervertit car l’argent y est roi. Cela fournit la base de l’antagonisme entre Ting et le « grand méchant » du film.
Nous vous conseillons d’aller le voir en VO pour les intonations et les onomatopées qui ne doivent pas avoir le même rendu en français. L’amie de Georges, a une voix aiguë typique des adolescentes asiatiques telles qu’ont peut les entendre dans les films et dessins animés.
Pour conclure, le film est très efficace dans le style action/arts martiaux et ravira les fans du genre. Bruce Lee a donné ses lettres de noblesse au kung-fu dans le monde du cinéma, Ong-Bak est en passe de faire la même chose avec le Muaythaï.
(voir l’article de présentaion du film)
(voir la bande annonce du film)
(lire l'interview du réalisateur)
(lire l'interview de Tony JAA)
Vincent Dao

























