Un stand au salon de l'étudiant
Le Muaythaï représenté
Par Brice Hoarau le mardi 25 novembre 2003
Pour la première fois au Salon de l’éducation, qui se tenait du 19 au 23 novembre 2003 à la porte de Versailles, la Fédération Française de Muaythaï et Disciplines Associées (FFMDA) disposait d’un stand. Installé dans la partie sportive du salon (le salon du sport étant une partie du salon de l’éducation), il siégeait au côté de la boxe française, du taekwondo, du karaté.Il aura donc fallu attendre la cinquième édition du salon du sport pour que le muaythaï ait droit à sa place dans l’espace attribué au Ministère des Sports.
Ceci est la conséquence d’une Fédération dorénavant structurée et organisée.
Si le salon s’est déroulé durant 5 jours , un moment s’est particulièrement détaché des autres : l’après-midi du mercredi 19 novembre. Outre un représentant de la fédération, présent pour répondre aux questions, se déroulait une démonstration (deux fois dans l’après-midi) de Muaythaï dont les protagonistes étaient : Alassane Gaye, Sidy. Koné du Phénix Muaythaï et Régis Dekerpel, Thomas Jobard, Boris Bona et Younés Daïri du Kronk muaythaï. Le ring de petite taille mais tout de même réglementaire, leur a permis de démontrer une discipline complète. La prestation des équipes a commencé par un simple ram-muay, soutenu par une explication au micro. Puis toutes les combinaisons possibles ont été présentées: techniques de jambes, coups de genoux, coups de coudes, enchaînements de poings, travail de liaison poings-pieds et corps à corps.
En simulation de combat ou avec les paos les «Nak Muay» ont retenu toute l’attention du public qui se pressait pour assister à la démonstration. D’ailleurs à la vue des réactions des personnes de l’assistance, le «spectacle» faisait son effet. Mr Cornu, conseiller-formateur en prévention et sûreté qui découvrait le Muaythaï, déclarait : « c’est impressionnant ! J’aimerais bien enseigner ce sport à mes élèves car il utilise toutes les parties du corps : les poings, les jambes, les genoux. C’est pas comme la boxe où l’on doit juste se méfier des poings ».
Deux questions revenaient souvent pour le représentant de la Fédération. La première concernait la localisation des clubs, car beaucoup de gens souhaitant pratiquer ne savaient pas où s’adresser. La seconde était : « Est-ce un sport violent ? ». Cela permettait donc à l’interlocuteur Fédéral de démythifier la violence du sport : « Ce sport n’est pas plus violent que d’autres sports tel le Rugby ou d’autres Arts Martiaux ,d’ailleurs statistiquement en rapport au nombre de pratiquants le Muay Thaï arrive très loin en terme d’accidents. Des disciplines tels que le Cyclisme et le Rugby caracolent en tête du classement». Lorsqu’on lui demande quel est le profil des personnes venues lui demander de l’information sur la discipline, il répond qu’hormis une majorité d’adolescents il y avait de nombreux adultes et quelques filles.
Nous notons également la visite de deux anciens Ministres : Jack LANG et Marie Georges BUFFET ex Ministre des sports venue saluer notre discipline.
Preuve à coup sûr que le Muaythaï a gagné ses lettres de noblesse dans notre pays.
V.D

























