Un challenge pour Nicolas Subileau
Interview
Par Vincent Dao le jeudi 28 octobre 2004
Nicolas Subileau, entraîneur du club du Mée sur Seine est également depuis peu, le manager de Jean-Charles Skarbowsky. Nous avons profité du passage à Paris de Jean-Charles pour interroger Nicolas sur son rôle et l’orientation qu’il voulait donner à la carrière de son « protégé ».
Samouraitv : tu es le nouveau manager de Jean-Charles Skarbowsky, comment vous êtes-vous connu initialement? Nicolas Subileau : Nous nous sommes rencontrés chez notre entraîneur, André Zeitoun. Nous nous entraînions ensemble et de jour en jour, une amitié est née.
Comment passe-t-on d’une amitié à la gestion d’une carrière ?
Le management est venu car je suis un ami de Jean-Charles. C’est plus pour l’aider qu’autre chose que je suis son manager. Jean-Charles à tout ce qu’il faut au niveau des combats en Thaïlande, mais c’est vrai qu’en Europe c’est moins évident pour lui de gérer. Donc je me suis dit pourquoi ne pas lui donner un coup de main sur le management sur l’Europe.
Quelles sont tes attributions par rapport à lui ?
Mes attributions sont de le faire évoluer sur le circuit européen, et pourquoi pas le faire boxer en France. Le public aime beaucoup Jean-Charles et comme il est parti 4 ans en Thaïlande, nous n’avons que peu eu l’occasion de le voir évoluer en France.
Aujourd’hui, comment comptes-tu orienter sa carrière ?
Il y a la Super League qui s’est offerte à nous donc on va essayer de travailler avec eux pour voir ce que cela donne au niveau de l’Europe. Et pourquoi pas après intégrer d’autres circuits.
Avez-vous pris des décisions précises au sujet de sa carrière ?
Oui, nous avons décidé que Jean-Charles ne boxerait plus en moins de 70 kg. Il retrouve sa catégorie de prédilection qui est celle des moins de 66,600 kg. Voir descendre en 63,500 si c’est un gros challenge, Jean-Charles est prêt à faire des efforts pour ça. Si c’est pour une ceinture, il n’y a pas de problème. Mais il est hors de question qu’il boxe en moins de 70 kg et plus. Son combat en Super League, est donc le dernier dans cette catégorie.
Vous avez récemment organisé un stage en région parisienne, comment cela s’est-il déroulé ? Etait-ce une démarche du club ou de vous ?C’était une démarche du club mais aussi de ma part. Jean-Charles est très demandé du public français en ce qui concerne le Muaythaï et il a plein de choses à communiquer du fait de son vécu en Thaïlande, des techniques qu’il a pu acquérir là-bas. Le club de Savigny-sur-Orge (le Kronk) l’avait déjà demandé il y a un an. Mais nous n’avions pu répondre à cette demande pour cause d’un retour en Thaïlande plus tôt que prévu. Donc cela s’est fait cette année.
Etes-vous prêts à répondre à des demandes d’animation de stages en France ?
Oui bien sûr. Nous sommes ouverts à ce genre de stages. Le problème est que Jean-Charles habite en Thaïlande donc nous profitons des occasions où il est en France. C’est vrai que ce n’est pas facile à gérer.
Quelque chose à rajouter ?
J’espère que Jean-Charles pourra remonter sur un ring en France. C’est le challenge que je me suis fixé en tant que manager. Je sais que ça va demander du travail mais nous allons travailler dessus.
Merci Nicolas.





















