Thomas ADAMANDOPOULOS, le plus japonais des Marseillais
Thomas ADAMANDOPOULOS reviendra pour la 3ème fois au KRUSH mercredi prochain. Il y affrontera Hideaki YAMAZAKI. L'occasion pour nous de revenir avec lui sur cette belle love story avec le Japon.
L'histoire de Thomas ADAMANDOPOULOS et le KRUSH démarre en août 2011. Il est à l'affiche du KRUSH 11 et devient le tout premier Français à intégrer la prestigieuse organisation nippone.
"C'est Alan KERMOVAN (Vice-Président de l'ISKA Europe) qui a réussi à me placer au KRUSH, nous explique Thomas. Je sortais d'un très très bonne saison, avec 9 victoires sur 9 combats, dont 7 par KO. J'étais vraiment l'homme fort de ma catégorie et j'étais considéré comme un boxeur faisant parti du top 10 voire top 5 mondial. Quand Alan KERMOVAN m'a proposé ce combat, j'ai immédiatement dit oui, sans réfléchir !
Depuis toujours mon but était de combattre au Japon, d'y disputer une ceinture ! Mon style initial c'est le kickboxing... et kickboxing, K1, ça rime forcément avec Japon. Ils ont une culture martiale de fou, le public là-bas c'est autre chose ! Je voulais donc absolument y aller. J'étais trop léger pour participer au K1, alors quand l'opportunité avec le KRUSH s'est présentée, mon rêve pouvait se réaliser. Moi, le petit Marseillais, je marchais sur les traces de Cyril ABIDI, de Samir et Rani BERBACHI !"
Thomas ADAMANDOPOULOS affronte alors le vétéran Keiji OZAKI, 31 ans à l'époque. Victoire à l'unanimité, il devient le 1er Français à combattre et à gagner au KRUSH. Il s'empare en plus du titre mondial ISKA des 62,3 kg.
"Le combat fut dur, se souvient Thomas. Mon adversaire faisait parti de l'élite mondiale, c'était un gros calibre. Les 5 rounds furent âprement disputés. C'était un dur au mal. Je l'ai touché plusieurs fois, il avait même les jambes violettes ! Mais il est resté jusqu'au bout du combat, il n'a pas laché ! Les Japonais sont de vrais samouraïs, des guerriers !"
Les organisateurs du KRUSH apprécient dés lors beaucoup Thomas ADAMANDOPOULOS. Ils veulent que le Français revienne le plus vite possible. Mais il mettra 1 an pour poser à nouveau le pied au pays du soleil levant.
"Je devais revenir en novembre, mais au même moment il y avait LA NUIT DES CHAMPIONS, chez moi à Marseille, et ça me tenait vraiment à coeur d'y participer. Quelques mois plus tard, je ne pouvais pas refuser non plus l'URBAN BOXING UNITED, toujours à Marseille."
C'est alors en août 2012 qu'il retourne au Japon. Pour le KRUSH 21, il affronte Ryuji KAJIWARA pour la ceinture du KRUSH. Un high kick dans le 2ème round terrasse le boxeur japonais. Il tombe KO, Thomas ADAMANDOPOULOS devient champion du KRUSH !
"J'ai surpris tout le monde là-bas ! C'était la première fois que KAJIWARA se prenait un KO... Ma fierté était immense ! Qu'un petit Marseillais sorti de nulle part ravisse le titre... ha ha ! Quel bonheur !"
La mayonnaise prend alors un peu plus entre le Japon et Thomas ADAMANDOPOULOS.
"Au japon, je commence à être connu, les Japonais ne m'oublient pas. J'ai un tyle qui leur plait. Il y a beaucoup d'ambiance lorsque je boxe, ça fait plaisir ! Lors de ma 2ème victoire, certains supporters japonais sont venus m'offrir des cadeaux, faire des photos avec moi. Je me suis apperçu que j'avais un petit fan club ! Il parait même que lors de la conférence de presse d'après combat, certains me réclamaient, mais malheureusement je n'avais pas pu être là."
Pour le plus grand bonheur de ses supporters, Thomas ADAMANDOPOULOS reviendra donc une 3ème fois, mercredi prochain, pour le KRUSH 27. Il sera opposé à Hideaki YAMAZAKI.
"C'est un boxeur très agressif. Et comme il fait parti de la même équipe que mes deux premiers adversaires, il aura à coeur de les venger..."
On parle déjà d'une nouvelle date au KRUSH pour Thomas ADAMANDOPOULOS. Il s'agit du 1er septembre. Si Thomas gagne mercredi, cette date sera sure à 100%. Il remettra alors sa ceinture du KRUSH en jeu.
"Je ne peux pas encore révéler de qui il s'agit. Mais ce que je peux vous dire c'est que je l'ai déjà vu boxer, il est très fort, et depuis longtemps je n'ai qu'une envie, celle de l'affronter !"
Thomas se met à rêver d'une trajectoire à la LE BANNER : "J'adorerais, comme lui, venir boxer régulièrement au Japon. Si le KRUSH me propose un contrat avec eux, je signe direct ! Après, habiter là-bas, je ne sais pas, la question peut se poser. Mais je suis très attaché à ma ville de Marseille. Je voudrais d'ailleurs faire un gros big up à mes supporters marseillais, à ma famille, à Hervé. Ils le savent tous : quand je vais au Japon, je suis Marseillais de coeur !"


























