TEK FIGHT 3 - Djibril EHOUO : « Je suis prêt à en découdre »
Par Tlana Eliezer le jeudi 06 février 2020
Ça faisait quelques mois qu’on ne l’avait pas vu et le voilà de nouveau prêt à sortir les griffes ! Le « Grizzly » Djibril EHOUO sera l’un des boxeurs de cette troisième édition du TEK FIGHT, le 15 février à Meaux. Il affrontera Thomas CARPENTER. L'occasion d’évoquer avec nous son prochain rendez-vous, son avenir et les prochaines conquêtes du boxeur.
MUAYTHAITV : Djibril, ce sera ta deuxième participation au TEK FIGHT. Comment s'était passé l’édition précédente pour toi ?
Djibril EHOUO : C’était assez spécial. Avec Aydin TUNCAY, mon adversaire, on s’était un peu chauffés sur les réseaux avant le combat, histoire de créer une tension. Malgré avoir pris un coup de coude qui m’a valu un compte au dernier round, j’ai nettement dominé la rencontre et l’ai battu aux points. Aydin n’avait visiblement pas digéré la défaite et a fait preuve de mauvaise foi sur les réseaux. Ses propos ont suscité des polémiques, ce n’était pas classe de sa part et je lui ai fait savoir. Il veut une revanche et je suis prêt à lui accorder, pour rétablir le respect qu’il me doit s’il s’incline de nouveau.
Mohamed GALAOUI te convie pour la deuxième fois, est-ce l’organisateur ou l’ami qui t’a invité ?
C’est un plaisir pour moi d’avoir été contacté une nouvelle fois par Mohamed GALAOUI avec qui je m’entends très bien. Il considère vraiment mes qualités de boxeur et mon sérieux. Bien sûr, l’engouement du public durant mon combat contre Aydin TUNCAY ne lui a pas échappé. Nous sommes unis par des liens sincères d’amitié et je suis bien plus sensible à cela que le coté business entre nous.
Tu feras face à Thomas CARPENTER, que sais-tu de ton adversaire ?
Il est très bon techniquement, avec une bonne condition physique. Tout comme moi, Thomas n’a pas boxé depuis un moment. Il a battu de bons clients comme Yohan LIDON et Hamza NGOTO avec l’art et la manière. C’est donc un adversaire que je prends très au sérieux.
Comment prépares-tu cette rencontre ?
Avec ce type de boxeur, je ne pourrai pas compter uniquement sur ma façon de boxer, c’est pourquoi j’adapte une préparation propre à ce combat. J'ai pris en compte certains points spécifiques de sa boxe, comme par exemple le fait qu’il soit gaucher. Je m’entraîne donc essentiellement avec des gauchers durant les séances.
Comment vois-tu ce combat ?
Ça promet un duel très intéressant entre deux styles opposés. Sur le ring, le fin technicien fera face au couteau suisse, un type d’adversaire qu’il n’a pas connu. Ce qui est sûr c’est que je serai prêt à en découdre.
Ça faisait un moment qu’on ne t’avait pas vu boxer ! Que s'est-il passé durant cette période ?
J’ai beaucoup combattu la saison dernière, cette année mon entraîneur et moi avons décidé de faire soft. On mise sur la qualité des combats plutôt que sur la quantité. Entre temps, je suis toujours resté actif dans mes entraînements pour me maintenir en forme, en attendant de pourvoir remonter sur le ring. D’ailleurs, j’étais impatient.
Tu as du trouver le temps long…
Pas tant que cela. Après mon dernier combat en juin 2019, les mois se sont enchaînés rapidement, la date pour le TEK FIGHT m’a été annoncée en début de saison et d’emblée cela m’a remis dans le bain. J’avais donc beaucoup plus de temps pour me préparer. Pour autant, toutes ces journées d’entraînements sont passées très vite.
Tu consacres beaucoup de temps à tes entraînements, est-ce que tu as des limites ?
Mes journées sont denses et rythmées en majeure partie par mes entraînements et mes coachings. Avec cette cadence, il m’arrive de craquer parfois, d’être à bout de force. Mon corps m’envoie des signaux d’alerte pour dire qu’il a besoin d’être mis en mode off. Et c’est bon signe finalement, cela m’indique que le travail est accompli et qu’il est temps de s’offrir une pause, mais de courte durée (rires).
Parfois je me le demande moi-même ! Le secret c’est la discipline, c’est mon moteur. Même quand l’envie n’y est pas, je ne m’accorde aucune excuse. Alors, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, j’y vais, c’est comme ça que je me suis éduqué.
Tu accordes une place importante à ta vie de famille. Depuis que tu es papa, abordes-tu toujours ta passion pour ton sport de la même manière ?
Cela n’a pas toujours été facile. J’ai connu une situation familiale compliquée pendant une période, j’ai été très affecté sur le plan personnel et cela s’est répercuté sur ma vie de boxeur. Le moral avait pris un coup et j’ai connu une série de défaites. C’est mon acharnement au travail qui m’a permis de tenir bon et de remonter la pente, sans cela je me serais laisser aller. Aujourd’hui tout va bien, ma vie perso est plus sereine et j’aborde beaucoup mieux la boxe.
As-tu d’autres échéances prévu ensuite ?
Je boxerai au FK ONE le 4 avril à Levallois Perret, je devais affronter initialement Vedat HODUK mais ce sera finalement Maximo SUAREZ qui sera mon adversaire. Puis le 6 juin au DIAMOND 4 à Drancy.
Quelles sont tes envies, tes objectifs pour cette saison ?
Je veux décrocher des victoires à tout prix et intégrer une grosse structure comme le ONE CHAMPIONSIP. Mais j’aimerais par-dessus tout décrocher un titre mondial.
Tu as 35 ans, tu te donnes encore combien de temps avant de raccrocher les gants ?
J’ai débuté ma carrière tardivement, à 26 ans, cela fait dix ans que je boxe. Pour moi, je suis en milieu de carrière et je ne pense pas m’arrêter de si tôt, alors je continue tant que je le peux.
Est-ce qu'au fil des années, c'est de plus en plus dur ?
Lorsque j’ai démarré la boxe je pensais que je ne tiendrai pas sur la durée. C’est finalement l’inverse, avec le temps et l’expérience cela m’est plus facile. Je me sens plus fort et j’ai les ressources pour relever de nouveaux défis. j’ai encore de belles années devant moi.
Pour acheter vos places pour le TEK FIGHT 3, c'est ici : BILLETTERIE
























