Soudareth : Le pionnier
Portrait d'un ex-champion
Par Vincent Dao le dimanche 12 mai 2002
Soudareth est le premier boxeur Thaïlandais venu en France exercer son talent. Il est également le premier à avoir fait rêver des centaines et des centaines de passionnés de Muay Thaï. Pour beaucoup il reste « la » référence.
Grâce à une boxe facile et élégante, il foudroya bon nombre de ses adversaires avant la limite..
Samouraitv.com l’a rencontré pour essayer de savoir ce qu’il devient et le regard qu’il porte sur le Muay Thaï en général.
Samouraitv.com : Bonjour Soudareth, peux-tu te présenter à nos amis internautes ?
Soudareth : Je m’appelle Wattana Soudareth, mes amis m’appellent « Wat », et mon nom de boxeur en Thaïlande était Soranah (mon nom) Kietisak Krong Ka (le nom de mon camp d’entraînement à Bangkok). J’ai 41 ans et je suis domicilié dans le 13ème à Paris.
A quel niveau boxais-tu en Thaïlande ?
Durant la saison 1979/1980, juste avant mon départ pour la France, j’étais classé N° 1 au Lumpinee et N° 2 au Radjadamnoem. Je totalisais à peu près 100 combats, pour environ 85 victoires.
Comment s’est passée ton arrivée en France ?
Très bien, en fait je suis arrivé ici par un membre de ma famille. Je n’ai pas boxé tout de suite. Je n’ai recommencé qu’en 1982 et fini en 1988 ou 1989.
Qui as-tu boxé en Europe ?
Hou là ! je ne me rappelle plus de tous les noms, juste quelques uns !
Au début, ils voulaient tous me défier et, par la suite, je n’avais plus d’adversaires.
En France, pour ma deuxième carrière, j’ai du faire environ 40 combats, je n’ai perdu que 2 fois et sur les 38 restants, sans me vanter, je dois totaliser 30 KO. Mais je dois dire avec le recul, que mes adversaires avaient le mérite d’être tous très courageux.
Parmi ceux que tu as boxé, certain ont-ils fait du chemin dans la boxe ?
Oui beaucoup ! Le premier à qui je pense est Philippe Cantamessi. Sinon il y avait Joe Prestia (un dur aussi !), Richard Nam, Bruno Benlabed, Sam Berrandou, Sir, Sébastien Farina, René Desjardins, mon compatriote et ami Hour, l’Anglais Green, les Hollandais Ballentine, Tekin, Vierra et El Geubli.
Soudareth : Je m’appelle Wattana Soudareth, mes amis m’appellent « Wat », et mon nom de boxeur en Thaïlande était Soranah (mon nom) Kietisak Krong Ka (le nom de mon camp d’entraînement à Bangkok). J’ai 41 ans et je suis domicilié dans le 13ème à Paris.
A quel niveau boxais-tu en Thaïlande ?
Durant la saison 1979/1980, juste avant mon départ pour la France, j’étais classé N° 1 au Lumpinee et N° 2 au Radjadamnoem. Je totalisais à peu près 100 combats, pour environ 85 victoires.
Comment s’est passée ton arrivée en France ?
Très bien, en fait je suis arrivé ici par un membre de ma famille. Je n’ai pas boxé tout de suite. Je n’ai recommencé qu’en 1982 et fini en 1988 ou 1989.
Qui as-tu boxé en Europe ?
Hou là ! je ne me rappelle plus de tous les noms, juste quelques uns !
Au début, ils voulaient tous me défier et, par la suite, je n’avais plus d’adversaires.
En France, pour ma deuxième carrière, j’ai du faire environ 40 combats, je n’ai perdu que 2 fois et sur les 38 restants, sans me vanter, je dois totaliser 30 KO. Mais je dois dire avec le recul, que mes adversaires avaient le mérite d’être tous très courageux.
Parmi ceux que tu as boxé, certain ont-ils fait du chemin dans la boxe ?
Oui beaucoup ! Le premier à qui je pense est Philippe Cantamessi. Sinon il y avait Joe Prestia (un dur aussi !), Richard Nam, Bruno Benlabed, Sam Berrandou, Sir, Sébastien Farina, René Desjardins, mon compatriote et ami Hour, l’Anglais Green, les Hollandais Ballentine, Tekin, Vierra et El Geubli.
Tous ces noms pour autant de victoires acquises par KO ?Non, là ce sont les meilleurs boxeurs. Quelques uns seulement ! (restons diplomates…) et puis ça c’est de l’histoire ancienne ! Ce sont tous des amis maintenant. D’ailleurs s’ils veulent venir au bar (1), ils sont les bienvenus !
Tu peux peut-être nous dire, quel est celui qui t’a le plus marqué ? Ou celui qui t’a posé le plus de problèmes ?
Sans hésiter Philippe Cantamessi ! Pour l’époque il était très en avance techniquement et mentalement, car j’imagine que pour un «Farang » (2) rencontrer un Thaï, à cette époque là, ça représentait un défi bien plus important qu’aujourd’hui. S’il avait 20 ans aujourd’hui, il serait dans l’élite mondiale.
Quelles étaient ses qualités ?
Il avait deux bons poings, il maîtrisait mentalement la situation, mais surtout ce gars était intelligent : il avait la science du ring.
Et aujourd’hui que penses-tu du Muay Thaï et des boxeurs ?
Je pense que les boxeurs ont beaucoup progressés techniquement et que le Muay Thaï est en train de démarrer maintenant seulement.
Quels sont les meilleurs boxeurs actuels d’après toi ?
Farid Villaume est de loin le meilleur. C’est le seul à boxer comme un Thaïlandais. Je pense qu’aujourd’hui en France, même les boxeurs que l’on présente comme étant au top, ne peuvent pas tenir contre lui. « Villaume c’est le top des top ». D’ailleurs en Thaïlande on le compare à Ramon DEKKER (lire l’article), c’est peu dire !
Et en dehors de lui ?
En dehors de lui il y a un autre extra terrestre du nom de Dany Bill. Dany c’est comme Farid, le talent, le coup d’œil, la grâce. J’adore ce type de boxeurs. En Thaïlande on les appelle les « Fimeu » : ils savent tout faire ; ils boxent avec facilité et style. Sinon, je ne vois personne.
Aurais-tu un conseil à leur donner ?
A eux deux non ! Je ne me le permettrais pas. Aux autres et ceux qui veulent faire de la compétition, qui veulent progresser, le seul conseil que je donnerais c’est de combattre, combattre, combattre le plus de fois que vous le pouvez. Que vous gagniez ou perdiez, ça forgera votre mental, votre expérience et c’est le plus important.
A présent que fais-tu ?Dans le milieu du Muay, je m’entraîne de temps en temps dans la salle du Phénix Muay Thaï dans le 13ème arrondissement.
Autrement, j’élève, avec ma femme, un petit garçon et nous nous occupons d’un bar. Je suis heureux et j’ai même acquis la nationalité Française !!
Ton affaire, à ce que je vois, semble bien marcher ?
Oui, je suis très content. J’ai de temps en temps des amis du Muay Thaï qui passent. D’ailleurs, si certains internautes veulent passer, ça fait toujours plaisir.
On va te souhaiter bonne chance pour la suite. As–tu un message à passer ?
Oui, je voudrais rendre hommage à tous mes compatriotes boxeurs qui sont venus en France et qui ont participé à l’essor du Muay Thaï .
Il y a d’abord le plus réputé de tous : Pud Pad Noy véritable ambassadeur du Muay Thaï, Lom Isarn, Kenglek, Singhpayboune, Yousop Sor Thanikul (un super entraîneur), son petit frère Darris Sor Thanikul (qui a tout de même battu Ramon Dekker), Kitti Sor Thanikul , Lamkhong, Anukhun, Nong Moon, Wannop, Loung, Net, Krongsak, Dem, Payap et le dernier en date à être encore en activité, Chalunlap.
Voilà j’espère que je n’ai oublié personne…
Merci encore pour ton accueil Wat, et à bientôt.
Merci à vous et longue vie au Muay en France, ainsi qu'à votre site.
(1) Café – PMU « Le Dragon » : 192 boulevard Malesherbes, dans le 17ème à Paris
(2) Farang : étranger en Thaïlandais





















