Résultat des 1/8 de finale classe A et B FMDA
Le 16 décembre à Paris
Par Michel Lecorre le lundi 08 janvier 2007
Á 19h45, le calme régnait encore au gymnase Japy, à peine quelques chuchotements entre arbitres se faisaient entendre. Du côté des vestiaires, l’agitation restait discrète, mais la pression et l’anxiété des nak muay commençaient à monter. Il faisait froid dans ce lieu, et le peu de spectateurs, n’allait pas en augmenter la chaleur. Nous étions donc réunis pour assister aux 1/8 ème de finale classe A et B de la FFMDA ce samedi 16 décembre 2006.
20h15, le premier combat commence.
Il oppose au coin bleu l’Aixois Médoukali à Adéraman Coulibaly de Mantes. Cette première reprise débute par un court moment d’observation et de prudence de part et d’autre. Seulement, Médoukali n’est pas dans le combat, son arrivée très tardive au gymnase ne lui ont pas laissé le temps de s’y préparer. Surtout que son adversaire a amené avec lui son public qui ne se prive pas de l’encourager avec vigueur. Coulibaly est alors sûr de lui, il nous offre une boxe assez complète. En effet, sa deuxième tentative de coup de coude retourné atteindra son but. Médoukali se l’ait pris dans la mâchoire, il ne vacille pas dans les premières secondes, mais finalement, il finit par tomber, sonné, c’est comme un effet ondulatoire, il est KO.
Coulibaly est déclaré vainqueur.
Le combat suivant oppose Michaël Cornubet (Brizon Gym) à Annonay du club FranThaiFull.
Premier round : les nak muay partent très fort, « ça tape ! » franchement. Michaël domine, il est technique, ses enchaînements sont coordonnés, il a une attitude Muay Thaï, son anglaise est impressionnante en efficacité. Son adversaire semble encaisser, mais également dépasser. C’est un premier round excitant.
2ème round : Que se passe-t-il ? La garde de Michaël Cornubet baisse, et nombreuses sont les occasions manquées ou son genou n’est pas monté. Les deux nak muay termine en chiffonnade cette reprise.
3ème round : Ils se reprennent pour bien boxer, mais tout cela manque franchement de « jus ». Le jeune Annonay place de beaux high kick et coups de genoux, ce combat le fatigue, mais il sait gérer sa condition physique, il revient pour dominer le combat. Cornubet n’arrive plus à regarder son adversaire, il n’a plus aucune condition à la fin de cette reprise.
4ème round : Michaël est blessé au pied, on le soigne rapidement et le combat reprend. Ce round est aux antipodes du premier, le boxe n’est pas belle à voir, nous avons deux hommes à bout, l’un en face de l’autre. L’avantage est toutefois nettement en faveur d’Annonay qui ne cherche pas à mettre KO sont adversaire, il boxe, il veut expérimenter ses techniques, aller au bout de ce match et continuer cet affrontement sans chercher à détruire Michaël Cornubet. Son esprit sportif est admirable. Annonay gagne avec beaucoup de mérite aux points. Ses prochains combats en ¼ de finale ne seront pas une sinécure pour lui. Toutefois, il risque de nous surprendre.
Ce combat est un cas d’école. Que s’est-il passé ? Au premier round, on croyait assister à un match exceptionnel, voir de classe A, mais il n’en a rien été. Michaël Cornubet était-il malade ? Une fois le match terminé, Michaël est allé au stand de la croix rouge s’allonger sous une couverture de survie et avec un masque à oxygène sur le nez, il était très mal. Pourquoi l’éponge n’a-t-elle pas été jetée à la troisième reprise où son état d’épuisement était évident ? Quoi qu’il en soit, on peut être respectueux du courage de ce boxeur, et on espère le revoir rapidement sur un ring et en bonne forme.
Ibrahim Karaboue du club de Suresnes VS Abdurrahman Penda du club de Saint Fons.
Les deux premières reprises se ressemblent, Karaboue réalise des blocages de jambes efficaces et de belles saisies.
Au 3ème round, le nak muay de Saint-Fons rentre littéralement dans son adversaire, un vrai taureau dans une arène. Karaboue passe par-dessus le ring, il se fait mal en tombant. Mais il sait récupérer, sa condition physique est bonne.
4ème round :
Karaboue est largement encouragé par le public. Malgré quelques maladresses, surtout des coups trop hésitants, il sait rebondir. Toutefois, il ne maîtrise pas très biens ses techniques d’enchaînements, mais ses poings ou ses jambes sont donnés avec justesse et dans un bon style muay thaï. On peut aussi regretter, que ce nak muay ne mette pas plus à son avantage sa très grande taille. Karaboue remporte ce combat.

Belvesi de Montpellier VS Meznagui d’Asnières.
Dans un très beau style muay thaï, Belvesi débute très fort, et après un magnifique crochet, il met au bout d’une minute et demi, son adversaire au tapis.
Le plus KO de la soirée.
Manceau du Samourai 2000 VS Haouas de Eybens
1ère reprise : Nicolas Manceau est tout d’abord apparu rapide et sec dans ses frappes lors de cette première reprise, tandis que Haouas semblait anxieux et très raide dans sa manière de boxer, avec même quelques assauts qui partaient en chiffonnade.
2ème reprise : c’est tout simplement un round d’observation. Les deux nak muay se cherchent, chacun essaie de comprendre la boxe de son adversaire. Nous n’avons pas vu beaucoup d’audace de part et d’autre, mais un réel effort de boxer dans un style muay.
3ème reprise : ils accélèrent, veulent marquer des points, on assiste à un échange honorable de coups en pieds poings, avec des genoux bien placés par Haouas malgré des corps à corps parfois brouillon, sans être inefficaces. Haouas impose doucement sa boxe et son rythme.
Dernière reprise : Nicolas Manceau n’est plus sûr de lui, on le voit réfléchir. Haouas est beaucoup plus détendu et guerrier qu’au début et nous offre de belles combinaisons en anglaise qui font souffrir son adversaire dans sa chair, mais beaucoup dans son esprit. La faille est exploitée comme il se doit, Haouas remporte à juste titre ce combat.
Nous arrivons au dernier combat de cette soirée, un classe A opposant Boussari de Toulouse, au Lyonnais Piscitello du club de Saint-Fons.
Chacun garde son style et donne le meilleur de lui même
La première reprise est un dosage d’observation et de tentative de coups rusés. Le Lyonnais a une très belle technique, ses low kick sont maîtrisés, il est en garde comme il le faut avec une jambe qui monte bien haut. De plus, ses esquives arrivent à point nommé, nous sentons que nous avons affaire à un nak muay avec un style élégant et efficace. Celui de son adversaire est plus « passe partout », mais il est loin d’être inadapté. En effet, ses crochets du gauche sont impressionnant dans leur rapidité et leur force. On entend le bruit de l’impact de son poing sur la joue du Lyonnais qui a dû « le sentir passer », néanmoins, il reste débout, en garde, avec son style.
2ème reprise : C’est encore un round d’observation où mis à part des low kick de Piscitello, rien ne se passe vraiment, cette reprise est la jumelle de la première.
3ème reprise : le nak muay du club de Saint-Fons s’est pris un mauvais coup dans les parties. C’est assez rude pour le Lyonnais. Le Toulousain se prend un avertissement. Du public on a parfaitement entendu le bruit du pied contre la coquille, Piscitello ne feingnait pas. Par contre, il ne semble pas que cela fût un geste volontaire de la part de Boussari. Le combat a pu repartir assez vite, et enfin nous avons pu voir du corps à corps. Toutes et tous nous nous impatientions, nous avions cru regarder un combat en kick boxing !
4ème reprise : nous assistons a un très beau round, les nak muay sont de véritables guerriers, avec une excellente condition physique. Les enchaînements sont remarquables, les blocages, les saisies, l’anglaise, le corps à corps. Chacun garde son style et donne le meilleur de lui même. Nous avons le droit à de très belles esquives du Lyonnais, car chat échaudé craint l’eau froide, sur les crochets de Boussari.
Pour la 5ème et dernière reprise, le Toulousain prouve qu’il a encore de la ressource, tous ses coups sont forts et secs, par de nombreux genoux, il envoie Piscitello dans les cordes ou au sol. Le lyonnais garde sont attitude de nak muay, sa garde n’est pas basse, sa tenue est irréprochable, seulement la fatigue, bien compréhensible, se fait sentir, il est trop lent sur ce dernier round.
Le Toulousain Boussari du club Royal Boxing remporte avec grand mérite ce combat aux points. Son expérience a fait différence ! L’honneur revient aussi à Piscitello qui a été un nak muay à part entière durant ces cinq rounds.
Cette soirée s’est donc terminée comme elle avait commencée, avec des chuchotements par ci, par là. Dommage que cette salle ait été quasi vide ! Il n’était que 22h25.
Un réel remerciement aux nak muay et à leurs entraîneurs venus parfois de loin pour faire vivre le muay thaï.
20h15, le premier combat commence.
- de 81 kg / Classe B :
C’est comme un effet ondulatoire, il est KO
C’est comme un effet ondulatoire, il est KO
Il oppose au coin bleu l’Aixois Médoukali à Adéraman Coulibaly de Mantes. Cette première reprise débute par un court moment d’observation et de prudence de part et d’autre. Seulement, Médoukali n’est pas dans le combat, son arrivée très tardive au gymnase ne lui ont pas laissé le temps de s’y préparer. Surtout que son adversaire a amené avec lui son public qui ne se prive pas de l’encourager avec vigueur. Coulibaly est alors sûr de lui, il nous offre une boxe assez complète. En effet, sa deuxième tentative de coup de coude retourné atteindra son but. Médoukali se l’ait pris dans la mâchoire, il ne vacille pas dans les premières secondes, mais finalement, il finit par tomber, sonné, c’est comme un effet ondulatoire, il est KO.Coulibaly est déclaré vainqueur.
- de 75 kg / Classe B :
Que se passe-t-il ?
Que se passe-t-il ?
Le combat suivant oppose Michaël Cornubet (Brizon Gym) à Annonay du club FranThaiFull.
Premier round : les nak muay partent très fort, « ça tape ! » franchement. Michaël domine, il est technique, ses enchaînements sont coordonnés, il a une attitude Muay Thaï, son anglaise est impressionnante en efficacité. Son adversaire semble encaisser, mais également dépasser. C’est un premier round excitant.
2ème round : Que se passe-t-il ? La garde de Michaël Cornubet baisse, et nombreuses sont les occasions manquées ou son genou n’est pas monté. Les deux nak muay termine en chiffonnade cette reprise.
3ème round : Ils se reprennent pour bien boxer, mais tout cela manque franchement de « jus ». Le jeune Annonay place de beaux high kick et coups de genoux, ce combat le fatigue, mais il sait gérer sa condition physique, il revient pour dominer le combat. Cornubet n’arrive plus à regarder son adversaire, il n’a plus aucune condition à la fin de cette reprise.
4ème round : Michaël est blessé au pied, on le soigne rapidement et le combat reprend. Ce round est aux antipodes du premier, le boxe n’est pas belle à voir, nous avons deux hommes à bout, l’un en face de l’autre. L’avantage est toutefois nettement en faveur d’Annonay qui ne cherche pas à mettre KO sont adversaire, il boxe, il veut expérimenter ses techniques, aller au bout de ce match et continuer cet affrontement sans chercher à détruire Michaël Cornubet. Son esprit sportif est admirable. Annonay gagne avec beaucoup de mérite aux points. Ses prochains combats en ¼ de finale ne seront pas une sinécure pour lui. Toutefois, il risque de nous surprendre.
Ce combat est un cas d’école. Que s’est-il passé ? Au premier round, on croyait assister à un match exceptionnel, voir de classe A, mais il n’en a rien été. Michaël Cornubet était-il malade ? Une fois le match terminé, Michaël est allé au stand de la croix rouge s’allonger sous une couverture de survie et avec un masque à oxygène sur le nez, il était très mal. Pourquoi l’éponge n’a-t-elle pas été jetée à la troisième reprise où son état d’épuisement était évident ? Quoi qu’il en soit, on peut être respectueux du courage de ce boxeur, et on espère le revoir rapidement sur un ring et en bonne forme.
- de 71 kg / Classe B :
C’était le meilleur combat classe B de la soirée
C’était le meilleur combat classe B de la soirée
Ibrahim Karaboue du club de Suresnes VS Abdurrahman Penda du club de Saint Fons.Les deux premières reprises se ressemblent, Karaboue réalise des blocages de jambes efficaces et de belles saisies.
Au 3ème round, le nak muay de Saint-Fons rentre littéralement dans son adversaire, un vrai taureau dans une arène. Karaboue passe par-dessus le ring, il se fait mal en tombant. Mais il sait récupérer, sa condition physique est bonne.
4ème round :
Karaboue est largement encouragé par le public. Malgré quelques maladresses, surtout des coups trop hésitants, il sait rebondir. Toutefois, il ne maîtrise pas très biens ses techniques d’enchaînements, mais ses poings ou ses jambes sont donnés avec justesse et dans un bon style muay thaï. On peut aussi regretter, que ce nak muay ne mette pas plus à son avantage sa très grande taille. Karaboue remporte ce combat.

- de 75 kilo / Classe B :
Le plus KO de la soirée
Le plus KO de la soirée
Belvesi de Montpellier VS Meznagui d’Asnières.
Dans un très beau style muay thaï, Belvesi débute très fort, et après un magnifique crochet, il met au bout d’une minute et demi, son adversaire au tapis.
Le plus KO de la soirée.
- de 81 kg / Classe B :
Nicolas Manceau n’est plus sûr de lui, on le voit réfléchir
Nicolas Manceau n’est plus sûr de lui, on le voit réfléchir
Manceau du Samourai 2000 VS Haouas de Eybens
1ère reprise : Nicolas Manceau est tout d’abord apparu rapide et sec dans ses frappes lors de cette première reprise, tandis que Haouas semblait anxieux et très raide dans sa manière de boxer, avec même quelques assauts qui partaient en chiffonnade.2ème reprise : c’est tout simplement un round d’observation. Les deux nak muay se cherchent, chacun essaie de comprendre la boxe de son adversaire. Nous n’avons pas vu beaucoup d’audace de part et d’autre, mais un réel effort de boxer dans un style muay.
3ème reprise : ils accélèrent, veulent marquer des points, on assiste à un échange honorable de coups en pieds poings, avec des genoux bien placés par Haouas malgré des corps à corps parfois brouillon, sans être inefficaces. Haouas impose doucement sa boxe et son rythme.
Dernière reprise : Nicolas Manceau n’est plus sûr de lui, on le voit réfléchir. Haouas est beaucoup plus détendu et guerrier qu’au début et nous offre de belles combinaisons en anglaise qui font souffrir son adversaire dans sa chair, mais beaucoup dans son esprit. La faille est exploitée comme il se doit, Haouas remporte à juste titre ce combat.
- de 71 kg / Classe A :
Nous arrivons au dernier combat de cette soirée, un classe A opposant Boussari de Toulouse, au Lyonnais Piscitello du club de Saint-Fons.Chacun garde son style et donne le meilleur de lui même
La première reprise est un dosage d’observation et de tentative de coups rusés. Le Lyonnais a une très belle technique, ses low kick sont maîtrisés, il est en garde comme il le faut avec une jambe qui monte bien haut. De plus, ses esquives arrivent à point nommé, nous sentons que nous avons affaire à un nak muay avec un style élégant et efficace. Celui de son adversaire est plus « passe partout », mais il est loin d’être inadapté. En effet, ses crochets du gauche sont impressionnant dans leur rapidité et leur force. On entend le bruit de l’impact de son poing sur la joue du Lyonnais qui a dû « le sentir passer », néanmoins, il reste débout, en garde, avec son style.
2ème reprise : C’est encore un round d’observation où mis à part des low kick de Piscitello, rien ne se passe vraiment, cette reprise est la jumelle de la première.
3ème reprise : le nak muay du club de Saint-Fons s’est pris un mauvais coup dans les parties. C’est assez rude pour le Lyonnais. Le Toulousain se prend un avertissement. Du public on a parfaitement entendu le bruit du pied contre la coquille, Piscitello ne feingnait pas. Par contre, il ne semble pas que cela fût un geste volontaire de la part de Boussari. Le combat a pu repartir assez vite, et enfin nous avons pu voir du corps à corps. Toutes et tous nous nous impatientions, nous avions cru regarder un combat en kick boxing !
4ème reprise : nous assistons a un très beau round, les nak muay sont de véritables guerriers, avec une excellente condition physique. Les enchaînements sont remarquables, les blocages, les saisies, l’anglaise, le corps à corps. Chacun garde son style et donne le meilleur de lui même. Nous avons le droit à de très belles esquives du Lyonnais, car chat échaudé craint l’eau froide, sur les crochets de Boussari.
Pour la 5ème et dernière reprise, le Toulousain prouve qu’il a encore de la ressource, tous ses coups sont forts et secs, par de nombreux genoux, il envoie Piscitello dans les cordes ou au sol. Le lyonnais garde sont attitude de nak muay, sa garde n’est pas basse, sa tenue est irréprochable, seulement la fatigue, bien compréhensible, se fait sentir, il est trop lent sur ce dernier round.
Le Toulousain Boussari du club Royal Boxing remporte avec grand mérite ce combat aux points. Son expérience a fait différence ! L’honneur revient aussi à Piscitello qui a été un nak muay à part entière durant ces cinq rounds.
Cette soirée s’est donc terminée comme elle avait commencée, avec des chuchotements par ci, par là. Dommage que cette salle ait été quasi vide ! Il n’était que 22h25.
Un réel remerciement aux nak muay et à leurs entraîneurs venus parfois de loin pour faire vivre le muay thaï.


























