Résultat de l'OKTAGON de Milan
Samedi 8 Avril 2006
Par Yann Saulnier le jeudi 27 avril 2006
Détails de l'évènement :
Le Samedi 08 Avril 2006
Pala SHARP Milano
Via Sant’Elia, 33
20151 Milano
Italie
Via Sant’Elia, 33
20151 Milano
Italie
Le Samedi 8 Avril dernier la ville de Milan et son promoteur Carlo Di Blasi nous ont gratifiés de la onzième édition de L’Oktagon grand prix K-1. C’est dans le Mazda palace de Milan que se bousculèrent près de 7000 personnes pour assister il faut le dire, à l’un des plus beau tournoi K-1 rules Européen. De plus, ce plateau d’un très bon niveau fut agrémenté de 5 combats de prestige en muay thai et un en boxe Française.
Pour l’occasion 3 combattants Français étaient présents et ont assurément très bien défendu nos couleurs.
Le tournoi dans sa version classique comprenait 8 combattants de plus de 96kg ainsi qu’un « réserve fight. »
Pas moins de 3 chaînes de télévision couvraient l’événement.
C’est dans une ambiance très latine, sous les fumigènes que les combattants furent présentés.
Le premier combat mis d’emblée l’eau à la bouche du public car l’Italien Domenico Avella fit une entrée remarquée sur le ring. Il était opposé à un sociétaire du faucon gym boxing : Guy N’Guessan.
Le premier round démarra sous le pressing d’Avella qui se lança dans la bagarre en alternant des enchaînements en poing très puissants. Notre français en revanche était très concentré et relâché à la fois. Son attitude lui donna vite raison car c’est sur une terrible droite en contre qu’il cueillit l’Italien au bout de 2’50. Le ko était très dur et ce n’est qu’après de longues minutes que l’italien se releva. C’est sur de petit pas de danse («coupé, décalé») que Guy et son entraîneur sortirent sous l’ovation du public.
Le premier quart du tournoi vit le bosniaque Paturak confronté à Ricardo Van den Bos un jeune combattant du team Mejiro encadré par André Manart en personne.
Ce premier quart fut un combat d’une très bonne qualité technique.
On pouvait voir dès le premier round une reprise très équilibrée dans une opposition de style flagrante entre le bosniaque visiblement très aguerri en poings et le batave très puissant avec ses kicks et évoluant dans un pur style thai. La deuxième reprise fut plus engagé et le Néerlandais mis tout son physique dans la bataille. Le pressing était important mais c’est sans compter sur la maturité et la « vista » de Paturak qui asséna un magnifique high kick au sociétaire du Mejiro qui fut compté. Dans la troisième Paturak géra son combat et marqua ses points. A l’issue du combat les juges désignèrent le 1er demi finaliste : Dzevad Paturak.
En suivant, le deuxième quart vit une victoire éclair (en une poignée de seconde) du Portugais Umberto Evora contre le colossal Vaclav Cilhar. D’un High kick magistral qui donna l’impression d’un KO de « playsation », Evora salua le public Milanais en effervescence.
Le troisième quart opposa l’un des favoris annoncés du tournoi Sergei Gur contre Koos Wessels. L’opposition des deux combattants fut très rugueuse. Les deux acteurs firent une belle demonstration de boxe. Gur se montra d’entrée dangereux en multipliant ses techniques spectaculaires de coups de genoux et en des enchaînant high kicks après de puissants directs. Les rounds furent très équilibrés car Wessel, vigilant rendait coup pour coup et essayait de saper les appuis de Gur. Les juges ne purent pas départager les combattants et demandèrent un extra round. Dans la 4ème reprise, Gur démontra une expérience et une fraîcheur sans faille qui lui permit même d’envoyer 2 fois son adversaire au tapis. Le combat était plié. Victoire de Gur.
Le dernier quart était bien sur très attendu à plusieurs titres car le public Milanais eut le plaisir d’accueillir avec une standing ovation leur seul représentant dans ce tournoi et leur plus grand espoir actuel chez les lourds : Luca Sabatini (20 combats dont 18 victoires). En face pour son premier tournoi dans cette catégorie et son vingtième combat, Alban Galonnier fit son entrée en compagnie de son coin (Team Colomer). Ce jeune puncheur Nîmois aux débuts très prometteurs allait tenter de se faire une place parmi les grands.
On vit de suite qu’il n’y aurait pas de round d’observation, et que la place en demi se payerait cher. On assistait directement à de très violents échanges en poings des deux cotés. On pouvait deviner une très forte détermination de l’italien porté par son public.
La première reprise fut équilibrée et le public bouillant était en train de constater qu’il assistait au combat le plus engagé de la soirée. la deuxième reprise monta encore en puissance et la bataille des coups de genoux fit rage. C’est dans les cordes que Sabatini sur un direct du droit ébranla sérieusement Galonier qui fut compté 8. Vexé et repartant à la guerre le Français finit sa reprise avec des enchaînements middle-poings d’une rare violence. Ce combat déchaînait les passions et poussés par le public du Mazda palace les 2 boxeurs se rendirent coup pour coup. Le visage de l’Italien était en sang sur les direct répétés du gaucher Nîmois, mais Alban fut ébranlé par les coup de genoux puissant de Sabatini.
Le verdict à la satisfaction du public fut à l’avantage de L’Italien. Les deux boxeurs avaient livrés un combats très remarqué !
Le dernier carré était prêt.
Entre temps l’organisateur Carlo Di Blasi nous agrémenta le plateau de quelques beaux « prestiges fights ».
Notamment un combat féminin de kick qui opposa l’Espagnole Lola (Gimnasio Verdun) à l’Italienne Sonia Mirabelli. La victoire revint à la représentante locale au terme d’un combat très disputé.
De même en super fight catégorie super lourd, Pele Reid (GB) fut opposé à Petr Vondracek, le combat fut remporté par ce dernier au terme d’un combat très décevant.
Le dernier carré :
La première demi finale opposa les deux favoris de cette édition. Le Portugais Evora après sa victoire expéditive et Sergei Gur certainement le plus expérimenté.
La première reprise fut très animée, car Evora mis un rythme effréné en cherchant le coup dur. Cela ne perturba pas Gur qui alterna de beaux échanges d’anglaise ponctués par de puissant low kicks.
Le combat fut très disputé, et de belle qualité. Ces deux boxeurs solides au morphologies similaires (style bull) entamèrent un combat très dur qui dès la deuxième reprise vit le Portugais marqué sur un terrible crochet. L’arbitre arrête le combat et appelle le medecin. Verdict : pommette éclatée. Sergei Gur est en finale.
La seconde demi finale en revanche fut de courte durée car à la surprise générale, on vit Sabatini monter sur le ring (un bandage et une mèche dans le nez) pour annoncer au public Italien qu’il était obligé à son grand regret de renoncer à ce combat.
En effet lors du dernier combat contre notre «frenchy». Alban lui avait fracturé le bras sur un middle dans la dernière reprise.
Le public à juste titre fut un peu mécontent quand il apprit qu’il n’y aurait pas de remplaçant prévu par l’organisation.
Pour finir un des derniers combats et non le moindre opposa deux Nak Muay dans les règles du Muay Thai.en 5x3 :
L’Italien Stefano Stradella devant son public milanais face à Raffik Bakkouri (Franthaifull) dans la catégorie de – de 72,500kg.
Ce combat offrit un excellent spectacle qui trancha avec les combats de lourds que nous avions vu précédemment. En effet les deux combattants nous firent une démonstration ou la rapidité était alliée à la puissance. Les deux premiers rounds furent assez équilibrés avec un avantage néanmoins au Parisien qui montrait un ascendant physique supérieur à son adversaire. La suite du combat fut une très belle démonstration de boxe de Bakkouri qui alternait de magnifiques balayages sur des puissants lows kicks; des corps a corps ponctués par des coups de genoux aériens. Tout y passait !
Dans les dernières reprises l’Italien fit plusieurs voyages au tapis mais le roseau ne rompait pas. La décision à l’unanimité revenait à Raffik Bakkouri qui signait une superbe victoire qui enthousiasma le public Italien.
La finale de ce tournoi allait donc opposer des copains de «sparring» de l’équipe du manager bien connu : Igor Jusko. L’attendu Gur contre Paturak. Les deux boxeurs allaient en découdre sans concessions car on sait que les places à Osaka sont chères.
Les deux boxeurs firent un combat plein et équilibré dans un style assez propre aux combattants de l’est. (solides et dotés de bons poings).
La première et la troisième reprises furent à l’avantage de Gur et la Deuxième pour Paturak
Un vrai combat d’hommes qui vit Sergei Gur comme vainqueur de cet Oktagon 2006.
Cette belle organisation Milanaise s’achevait devant un très bon public d’aficionados ravi d’avoir mis a l’honneur 3 de nos sympathiques combattants Français.
Texte et photos : Lionel Catin
Pour l’occasion 3 combattants Français étaient présents et ont assurément très bien défendu nos couleurs.
Le tournoi dans sa version classique comprenait 8 combattants de plus de 96kg ainsi qu’un « réserve fight. »
Pas moins de 3 chaînes de télévision couvraient l’événement.
C’est dans une ambiance très latine, sous les fumigènes que les combattants furent présentés.
Le premier combat mis d’emblée l’eau à la bouche du public car l’Italien Domenico Avella fit une entrée remarquée sur le ring. Il était opposé à un sociétaire du faucon gym boxing : Guy N’Guessan.
Le premier round démarra sous le pressing d’Avella qui se lança dans la bagarre en alternant des enchaînements en poing très puissants. Notre français en revanche était très concentré et relâché à la fois. Son attitude lui donna vite raison car c’est sur une terrible droite en contre qu’il cueillit l’Italien au bout de 2’50. Le ko était très dur et ce n’est qu’après de longues minutes que l’italien se releva. C’est sur de petit pas de danse («coupé, décalé») que Guy et son entraîneur sortirent sous l’ovation du public.
Le premier quart du tournoi vit le bosniaque Paturak confronté à Ricardo Van den Bos un jeune combattant du team Mejiro encadré par André Manart en personne.
Ce premier quart fut un combat d’une très bonne qualité technique.
On pouvait voir dès le premier round une reprise très équilibrée dans une opposition de style flagrante entre le bosniaque visiblement très aguerri en poings et le batave très puissant avec ses kicks et évoluant dans un pur style thai. La deuxième reprise fut plus engagé et le Néerlandais mis tout son physique dans la bataille. Le pressing était important mais c’est sans compter sur la maturité et la « vista » de Paturak qui asséna un magnifique high kick au sociétaire du Mejiro qui fut compté. Dans la troisième Paturak géra son combat et marqua ses points. A l’issue du combat les juges désignèrent le 1er demi finaliste : Dzevad Paturak.
En suivant, le deuxième quart vit une victoire éclair (en une poignée de seconde) du Portugais Umberto Evora contre le colossal Vaclav Cilhar. D’un High kick magistral qui donna l’impression d’un KO de « playsation », Evora salua le public Milanais en effervescence.
Le troisième quart opposa l’un des favoris annoncés du tournoi Sergei Gur contre Koos Wessels. L’opposition des deux combattants fut très rugueuse. Les deux acteurs firent une belle demonstration de boxe. Gur se montra d’entrée dangereux en multipliant ses techniques spectaculaires de coups de genoux et en des enchaînant high kicks après de puissants directs. Les rounds furent très équilibrés car Wessel, vigilant rendait coup pour coup et essayait de saper les appuis de Gur. Les juges ne purent pas départager les combattants et demandèrent un extra round. Dans la 4ème reprise, Gur démontra une expérience et une fraîcheur sans faille qui lui permit même d’envoyer 2 fois son adversaire au tapis. Le combat était plié. Victoire de Gur.
Le dernier quart était bien sur très attendu à plusieurs titres car le public Milanais eut le plaisir d’accueillir avec une standing ovation leur seul représentant dans ce tournoi et leur plus grand espoir actuel chez les lourds : Luca Sabatini (20 combats dont 18 victoires). En face pour son premier tournoi dans cette catégorie et son vingtième combat, Alban Galonnier fit son entrée en compagnie de son coin (Team Colomer). Ce jeune puncheur Nîmois aux débuts très prometteurs allait tenter de se faire une place parmi les grands.On vit de suite qu’il n’y aurait pas de round d’observation, et que la place en demi se payerait cher. On assistait directement à de très violents échanges en poings des deux cotés. On pouvait deviner une très forte détermination de l’italien porté par son public.
La première reprise fut équilibrée et le public bouillant était en train de constater qu’il assistait au combat le plus engagé de la soirée. la deuxième reprise monta encore en puissance et la bataille des coups de genoux fit rage. C’est dans les cordes que Sabatini sur un direct du droit ébranla sérieusement Galonier qui fut compté 8. Vexé et repartant à la guerre le Français finit sa reprise avec des enchaînements middle-poings d’une rare violence. Ce combat déchaînait les passions et poussés par le public du Mazda palace les 2 boxeurs se rendirent coup pour coup. Le visage de l’Italien était en sang sur les direct répétés du gaucher Nîmois, mais Alban fut ébranlé par les coup de genoux puissant de Sabatini.
Le verdict à la satisfaction du public fut à l’avantage de L’Italien. Les deux boxeurs avaient livrés un combats très remarqué !
Le dernier carré était prêt.
Entre temps l’organisateur Carlo Di Blasi nous agrémenta le plateau de quelques beaux « prestiges fights ».
Notamment un combat féminin de kick qui opposa l’Espagnole Lola (Gimnasio Verdun) à l’Italienne Sonia Mirabelli. La victoire revint à la représentante locale au terme d’un combat très disputé.
De même en super fight catégorie super lourd, Pele Reid (GB) fut opposé à Petr Vondracek, le combat fut remporté par ce dernier au terme d’un combat très décevant.
Le dernier carré :
La première demi finale opposa les deux favoris de cette édition. Le Portugais Evora après sa victoire expéditive et Sergei Gur certainement le plus expérimenté.
La première reprise fut très animée, car Evora mis un rythme effréné en cherchant le coup dur. Cela ne perturba pas Gur qui alterna de beaux échanges d’anglaise ponctués par de puissant low kicks.
Le combat fut très disputé, et de belle qualité. Ces deux boxeurs solides au morphologies similaires (style bull) entamèrent un combat très dur qui dès la deuxième reprise vit le Portugais marqué sur un terrible crochet. L’arbitre arrête le combat et appelle le medecin. Verdict : pommette éclatée. Sergei Gur est en finale.
La seconde demi finale en revanche fut de courte durée car à la surprise générale, on vit Sabatini monter sur le ring (un bandage et une mèche dans le nez) pour annoncer au public Italien qu’il était obligé à son grand regret de renoncer à ce combat.
En effet lors du dernier combat contre notre «frenchy». Alban lui avait fracturé le bras sur un middle dans la dernière reprise.
Le public à juste titre fut un peu mécontent quand il apprit qu’il n’y aurait pas de remplaçant prévu par l’organisation.
Pour finir un des derniers combats et non le moindre opposa deux Nak Muay dans les règles du Muay Thai.en 5x3 :L’Italien Stefano Stradella devant son public milanais face à Raffik Bakkouri (Franthaifull) dans la catégorie de – de 72,500kg.
Ce combat offrit un excellent spectacle qui trancha avec les combats de lourds que nous avions vu précédemment. En effet les deux combattants nous firent une démonstration ou la rapidité était alliée à la puissance. Les deux premiers rounds furent assez équilibrés avec un avantage néanmoins au Parisien qui montrait un ascendant physique supérieur à son adversaire. La suite du combat fut une très belle démonstration de boxe de Bakkouri qui alternait de magnifiques balayages sur des puissants lows kicks; des corps a corps ponctués par des coups de genoux aériens. Tout y passait !
Dans les dernières reprises l’Italien fit plusieurs voyages au tapis mais le roseau ne rompait pas. La décision à l’unanimité revenait à Raffik Bakkouri qui signait une superbe victoire qui enthousiasma le public Italien.
La finale de ce tournoi allait donc opposer des copains de «sparring» de l’équipe du manager bien connu : Igor Jusko. L’attendu Gur contre Paturak. Les deux boxeurs allaient en découdre sans concessions car on sait que les places à Osaka sont chères.Les deux boxeurs firent un combat plein et équilibré dans un style assez propre aux combattants de l’est. (solides et dotés de bons poings).
La première et la troisième reprises furent à l’avantage de Gur et la Deuxième pour Paturak
Un vrai combat d’hommes qui vit Sergei Gur comme vainqueur de cet Oktagon 2006.
Cette belle organisation Milanaise s’achevait devant un très bon public d’aficionados ravi d’avoir mis a l’honneur 3 de nos sympathiques combattants Français.
Texte et photos : Lionel Catin


























