Quelques explications après ce Wicked One apocalyptique
La dernière édition du WICKED ONE s'est faite dans la douleur, c'est le moins que l'on puisse dire. Boxeurs interdits de ring quelques minutes avant le gala, public mécontent à cause du retard qui s'en est suivi, décisions arbitrales qui laissent dubitatif... Les organisateurs ont vécu un cauchemar. Voici quelques explications.
L'affaire avait fait grand bruit sur notre forum et sur les résaux sociaux : Nicolas BACHIR, 38 ans, devait rejoindre le tournoi du WICKED ONE, étant disponible après l'annulation de l'HANUMAN FIGHT où il était censé boxer quelques jours avant. Mais comme un enfant qui joue avec un pantin, la fédération n'a eu de cesse de revenir sur ces différentes décisions et Nicolas BACHIR s'est vu autoriser puis interdire puis autoriser de boxer pour finalement, juste devant le ring, être privé de combat ! L'objet de cet imbroglio : des documents medicaux que le pauvre boxeur du Phenix s'était en plus décarcassé à fournir à temps. Pour la faire simple, il possédait bien un des certificats demandés mais sans le détail de ce document en question. C'est comme si vous aviez une facture avec la somme totale mais qu'il manquait le détail de vos achats. Certains des décisionnaires à la fédération étant actuellement en Malaisie, le manque de dialogue et de concertation s'est fait cruellement sentir. C'est dans la salle Japy même que s'est décidé le sort de Nicolas BACHIR, les gants déjà enfilés, prêt à aller livrer un des probables derniers combats de sa carrière. S'en est suivi inéxoblarement un retard conséquent quant au démarrage du gala.
Et tout cela alors que les organisateurs du WICKED ONE avaient réussi le tour de force de palier au désistement d'un autre boxeur, quelques heures avant le premier coup de gong ! Kada BOUAMAMA avait en effet pris la décision au dernier moment de ne pas participer au tournoi. Il reprochait aux organisateurs de ne pas lui avoir fait parvenir les billets Toulouse-Paris et les informations pratiques en temps et en heure. Kada est donc resté dans sa ville rose et s'est alors engagé une course contre la montre pour trouver un nouveau boxeur. Samir LOTFI ou encore un boxeur belge ont été à deux doigts de combattre mais là encore des problèmes de documents à fournir ont posé problème. Et c'est là que le sauveur du WICKED ONE est arrivé. Vous tous derrière vos écrans, faites s'il vous plait une standing ovation à Bakari TOUNKARA. Sérieusement, il faut adresser un immensissime bravo à ce garçon ! L'expression combat au pied levé n'est ici même plus appropriée ! Le téléphone de Bakari a dû sonner quelques heures avant le gala : "Allo Bakari, est-ce que tu es partant pour boxer dans quelques heures, dans une catégorie au-dessus de la tienne, dans une discipline à laquelle tu n'es pas vraiment habitué?" Et bien Monsieur TOUNKARA a pris ses co***lles à deux mains, il a enfiler son short de muay thai et il est allé atteindre les demi-finales du tournoi. Chapeau !
Le combat qui aura ensuite beaucoup prêté à polémiques est celui entre Raphael MEBENGA et Cédric DOUMBE. C'est le boxeur de la Team Quarteron qui a été déclaré vainqueur, faisant ainsi subir à son adversaire la toute première défaite de sa carrière. Raphael MEBENGA a pourtant été compté dans le deuxième round. Mais le temps que l'arbitre a mis à effectuer son compte fut vraiment trop long. Le "compter 8" s'est presque transformé en "compter 20" !
Pas évident pour un boxeur qui a été au tapis de remporter un combat en 3 rounds. Et pourtant c'est bien Raphael MEBENGA qui est déclaré vainqueur de cette rencontre. Cela s'est passé de la façon suivante : sur ce WICKED ONE ce n'étaient pas 3 mais 4 juges qui étaient autour du ring. Comme il ne pouvait pas y avoir d'extra-round, chacun devait donné tout de même un vainqueur en cas d'égalité sur leur feuille. Deux juges ont mis Cédric DOUMBE gagnant et deux autres Raphael MEBENGA. Dans ce cas là, il appartient donc au superviseur de trancher. Rabah OUADHI a donc penché pour Raphael MEBENGA.
"Le combat était très serré, nous explique Rabah OUADHI. Mais même si Raphael MEBENGA a été compté, j'ai estimé qu'il avait été au-dessus sur l'ensemble du combat et il a en plus beaucoup mieux fini que son adversaire. Il était plus fimeu, plus dans un style thaï. En plus de ça, le 4ème juge est normalement un suppléant auquel on fait appel en cas de litige. Les 3 juges "normaux" de ce combat on mis MEBENGA vaiqueur à 2 contre 1, donc il est encore plus légitime que ce soit lui qui l'emporte au final !"
Le coin de Cédric DOUMBE compte en tout cas porter réclamation. Mais on sait bien qu'une telle procédure aura du mal à aboutir... Affaire à suivre.





























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