Ong-Bak : Le Muaythaï tisse sa toile
Cinéma
Par Brice Hoarau le vendredi 05 mars 2004
Ong-Bak, distribué en France par Europacorp la société de distribution de Luc Besson, sortira en France le 7 avril 2004. Samouraitv en tant que partenaire du film, accompagnera sa sortie par le biais d’interviews, d’articles et de photos.Cette semaine, nous proposons de vous présenter le synopsis du film et de vous livrer quelques détails sur l’histoire de son tournage.
Le sujet
Le bouddha Ong-Bak est un trésor vénéré depuis des siècles, et gardé dans le temple du village de Nong Pradu en Thaïlande. Comme tout les 24 ans, les habitants s’apprêtent à célébrer ce symbole de paix qui leur assure sa bienveillante protection.Une nuit, un jeune voyou dérobe la tête de Ong-Bak pour la vendre à Bangkok. Pour les villageois, c’est une catastrophe qui ne leur apportera que des malheurs.
Ting (Tony Jaa) un jeune orphelin décide de partir à la recherche de la statue. Eduqué dans la foi du Bouddha, il pratique l’art ancestral du Muaythaï, aussi appelé «les 8 armes du corps».
Dans la capitale, la quête de Ting sera mouvementée, parsemée de combats illégaux et de courses poursuites.
Tony Jaa se décourage
La préparation du film commence en 1999. Durant quatre années, Prachya Pinkaew (le réalisateur) enchaîne les films à succès pour accumuler de quoi financer Ong-Bak. Pendant ce temps, Tony Jaa étudie surtout le Muay Boran, une forme ancienne de Muaythaï. L’entraînement est si intensif et si dur qu’il manque d’abandonner à plusieurs reprises. Mais encourager par ses compagnons de projet, il persévère et s’entraîne huit heures par jour avant et pendant le tournage. Panna Rithikrai, considéré comme le Bruce Lee Thaï et chorégraphe des combats sur le film avec Tony Jaa, se concentre surtout sur la chorégraphie et l’aspect esthétique des mouvements. L’ambition première étant de révéler le Muaythaï dans toute sa spécificité, il fallait montrer les coups de façon claire et efficace. Perfectionniste, Tonny Jaa refuse de tourner avec des câbles. Tout ce que l’on voit à l’écran est réel, les effets spéciaux ou les effets de caméra ne servent qu’à magnifier les scènes d’action et non à suppléer au capacités physiques des protagonistes. Anecdotes de tournage
Malgré une préparation stricte et sérieuse, hématomes, cicatrices et brûlures ont été le pain quotidien de l’équipe du film. Durant la scène de poursuite en « Tuk-tuk », moyen de transport typiquement thaïlandais, Tony Jaa a manqué de se noyer dans la rivière Chao Phraya à Bangkok. Son blouson est resté accroché au véhicule l’entraînant alors vers le fond. Il s’est fait une entorse lors du combat contre Big Bear (grand ours). De plus il s’est également brûlé les cils et le nez lors de son combat avec les pieds en feu (voir photo). L’histoire du film est profondément liée à la culture thaïe et vous pourrez y retrouver des clichés et des lieux typiques tel que le marché en plein air. L’histoire mêle assez bien humour et action. Cela grâce à l’acteur Petchai Wongkamlao.
Distribué depuis l’année dernière en Thaïlande, Ong-Bak s’est rapidement imposé comme un succès historique, totalisant plus de 100 millions de bahts (plus de 2 millions d’euros) de recettes en deux semaines rien que dans la seule ville de Bangkok. A titre de comparaison un film marchant bien rapporte aux alentours de 150 000 bahts. Ong-Bak est ainsi devenu le plus grand succès du cinéma thaïlandais.
(voir la bande annonce du film)
(voir la critique du film)
(lire l'interview du réalisateur)
(lire l'interview de Tony JAA)

























