Olé Laursen, la superstar danoise
Par Vincent Dao le mardi 03 janvier 2006
Ole Baguio Laursen, est un Nak Muay de 28 ans, mesurant 1m77 pour environ 75 kg. Il est Champion du monde IMTC des super moyens, champion d’Europe IKF de Muay thaï et combat régulièrement dans la Superleague. Samedi 14 janvier 2006 à Villebon, il affrontera Farid Villaume lors du combat vedette de ce gala. Faisons plus ample connaissance avec lui. Muaythaitv : Comment as-tu débuté le Muay thaï ?
Ole Baguio Laursen : J’ai débuté le Muay au Danemark à l’âge de 15 ans après que mon frère, qui a un an de plus que moi, me fasse venir dans le club où il s’entraînait. Mon frère faisait du Tae Kwon Do depuis l’âge de 12 ans et a débuté le Muay à 15 ans.
Comment as-tu intégré la Superleague?
J’ai commencé après l’anniversaire du roi en 2002, je crois qu’ils m’ont remarqué lors de cet évènement et peu après, ils m’ont demandé de les rejoindre.
Dans quelle compétition as-tu déjà combattu?
J’ai combattu pour le K-1 USA à Denver (Colorado). Je suis allé en finale grâce à des victoires par KO, mais j’ai perdu par décision partagée face à Duane Ludwig après l’extra round.
Comment es-tu rentré dans le K-1 ?
Je suis allé aux Etats-Unis pour mon championnat du monde à 23 ans et l'on m’a proposé d'y rester et d'y vivre comme un combattant tout en enseignant le Muaythaï. A cette époque, j’ai combattu pour Jason Luevano et sa « coupe des guerriers d’Amérique ». Il m’a proposé de combattre au K-1 et pour l’anniversaire du roi en Thaïlande.
En 2002, tu as remporté tous tes combats lors de l’anniversaire du roi, mais tu n’as pas participé à la finale, pour quelles raisons ?
J’ai remporté deux victoires par KO à l’anniversaire du roi. La finale avait lieu à Paris mais au même moment, la Superleague m’a proposé de combattre pour leur premier évènement. J’ai choisi de combattre pour la Superleague comme ils avaient plus à m’offrir.
Tu vis en Thaïlande, dans quel camp t’entraînes-tu ? Pourquoi as-tu choisi de vivre dans ce pays ?Je m’entraîne au Legacy gym, c’est mon propre club. Je l’ai créé d’après mes réflexions sur comment doit être un club. J’ai choisi de vivre ici car au Danemark, il n’y a pas de vie possible pour un combattant comme moi, les combats ne sont pas fréquents et la vie est chère.
J’aime la Thaïlande, sa culture, ses habitants et plus que tout j’aime le style original du Muay Thai, ce que je ne peux pas avoir au Danemark. Je vis en Thaïlande depuis que j’ai combattu à l’anniversaire du roi, il y a 3 ans de cela.
Tu es né à Manille, même si tu as quitté les Philippines rapidement, est-ce que la Thaïlande te rappelle des choses des Philippines ?
Oui, la Thaïlande m’y fait penser. Les gens accorde une grande importance à la famille et prennent soin de chacun. Votre problème est le problème de la famille entière.
Combats-tu souvent en Thaïlande ?
Non, car avant j’étais d’accord pour ne combattre qu’avec la Superleague. Maintenant je suis de nouveau un combattant indépendant donc vous ne savez pas où se déroulera mon prochain combat. Après Farid, je fais mon premier combat en cage à Copenhague.
Quelle est la principale différence entre les combattants thaïlandais et occidentaux ? Bien entendu, il y a l’évidente différence de style mais il y a aussi la mentalité, les pensées derrière les mouvements. En Thaïlande, les combattants grandissent avec le Muay thaï, c’est dans leur sang. La principale différence serait que les combattants étrangers débutent tardivement et commencent volontairement, alors qu'en Thailande la plupart des combattants le font pour avoir de l’argent pour leur famille.
Possèdes-tu toujours ton club « cats » au Danemark ? Est-ce ton frère qui s’en charge ?
Nous n’avons plus notre club, maintenant je m’occupe de mon club à Ubon. Mais il est probable, qu’un jour je revienne chez moi et que j’ouvre de nouveau le cats avec mon frère.
Connais-tu Farid Villaume? Que penses-tu de lui?
Oui je le connais, j’ai vu quelques-uns de ses combats et j’ai suivi sa carrière. Même si je suis un combattant professionnel, je suis toujours un fan de cette discipline et j’ai un grand respect pour Farid et pour ce qu’il accompli.
Tu es un ami de Jean-Charles Skrabowski, as-tu parlé de Farid avec lui ?
Nous avons brièvement parlé du fait de se voir en France lors du même évènement mais nous n’avons pas parlé de nos combats.
A quel genre de combat t’attends-tu ?
Ce que je peux dire, c’est que je m’attends à ce qu’il fasse de son mieux et je ferai de mon mieux aussi.
Quel est ton meilleur souvenir de Nak Muay ?
Après que mon frère et moi ayons ouvert notre club le « cats », nous avons rejoint le championnat amateur du Danemark, et nous nous sommes entraîné si dur à cette époque rien que lui et moi. Nous avons remporté le tournoi dans nos catégories respectives avec des victoires par KO. Cela peut sembler être un simple évènement amateur, mais cela était un moment magique pour mon frère et moi. C’est cet évènement qui a été le déclencheur et qui m’a fait rêvé de faire carrière.
Ton dernier combat en Superleague fût contre Sadeghi Foad le 22 octobre dernier.
Oui et j’ai été très déçu de la décision, je pense que le nom du vainqueur était assez évident.
Quel est l’état du Muay Thaï au Danemark ?
Quand j’ai quitté le Danemark, il y a plusieurs années, il y avait peu d’évènement pour les combattants. Maintenant, il y en a quelques-uns, toujours rien de spécial mais c’est dix fois mieux qu’il y a 10 ans quand j’étais un gamin avec ses rêves.
Merci et au 14 janvier en France.
Merci et à bientôt.
Propos recueillis par Vincent Dao.





















