MUAY THAI LEAGUE - FRANCE vs THAILANDE : Gros plan sur Samy SANA
Par Michel Lecorre le mercredi 13 novembre 2013
Vendredi prochain, Samy SANA rencontrera pour la première fois de sa carrière un Thaïlandais, il s’agit d’un certain NUTTAPONG. Même si on ne connaît pas bien ce nak muay, d’après les match makers ça sera un sérieux « client ». L’instant de vérité est proche, pour ce vendredi à la Hall Carpentier de Paris.
Mais revenons sur l'irrésistible ascension de Samy SANA. Peu connu il y a encore an, il a su gravir aux pas de charge les marches du succès. Un personnage et une personnalité. Qui est-il ?
Samy SANA aime :
- Se consacrer au muay thaï depuis tout petit : sans aucun doute
- Limiter le nombre de ses combats : absolument pas
- Faire le spectacle : sans aucun doute
- Être « zen » : pas toujours
- Être modeste : pas encore
- Être fidèle en amitié : sans aucun doute
Pour Samy, boxer un Thaï est un moment important, "Un boxeur qui vient de Thaïlande pour boxer avec moi sur le ring, une première pour moi, c’est extra, un grand honneur. Je vais me retrouver face à un gars qui est né dans le muay thaï, et c’est ce que j’attendais. Mon respect pour lui est très grand, néanmoins je viens pour gagner", nous dit-il.
Samy a toujours souhaité se rendre en Thaïlande auparavant, mais il a dû attendre ses 24 ans, par faute de moyens, avant d’y d’aller.
Pourquoi donc cette irrésistible ascension depuis un an ? Il a, selon ses propres termes, beaucoup "charbonné", 17 combats sur la dernière saison, dans plus de six pays d’Europe, dont la redoutable Hollande avec seulement trois défaites contestables. A présent, SANA vit le muay comme un métier, il enchaîne un combat tous les quinze jours environ. Sa boxe très variée et sa grande capacité d’adaptation sont des atouts majeurs. S’il mène, il saura s’économiser, gérer son combat et se donnera la chance de gagner vite. "Ne pas durcir pour se blesser" nous confie-t-il. A l’inverse, s’il est malmené, c’est une pile atomique et ne lâchera rien jusqu’à ce que son adversaire atterrisse au tapis.
Samy SANA c'est aussi une attitude parfois tête de bois. Et puis des tatouages… qui ne passent pas inaperçus. Samy affirme qu’il a cette passion depuis l’enfance et qu’elle s’est conjuguée au muay thaï. Le "gun" dessiné sur sa taille fait imaginer un clin d’œil à Scarface et aux premiers films de Tarantino, mais Samy trouve le dessin avant tout esthétique, de l’art. Bien d’autres formes artistiques trouvent leur chemin sur sa peau, à qui veut le voir. Une énigme ? bien à l’image de la personnalité de ce nak muay.
En parallèle, Samy garde un attachement très fort à son entourage, ses entraîneurs Hassan GAYE, YOUSSOP et à Bernard DEFRETIN qui est présent le plus souvent possible au coin du ring, donc auprès de lui, depuis ses premiers assauts jusqu'à aujourd’hui. Samy écoute leurs conseils et les applique avec une grande rigueur, une attitude déterminante dans ses victoires. Pour lui : "Ils sont bien bien plus que des coachs, ILS sont ma famille".
Aujourd’hui, Samy SANA est un boxeur très côté, demandé en France et dans le monde entier. Il s’envolera le 18 novembre pour la Thaïlande afin d’y affronter YODSANKLAI au Thaï Fight, puis boxera à Levallois dans un mois Harut GRIGORIAN. Même s’il n’en est pas encore une lui-même, Samy va boxer des légendes du muay thaï et c’est déjà exceptionnel. Qui l’aurait cru il y a encore un an ? Peut être pas encore une légende Samy SANA, mais un boxeur qui se construit sur du solide.






















