Mouïm ISSILAHY, "C'est maintenant ou jamais !"
Par Julien LANCHAS le mardi 22 septembre 2015
Mouïm ISSILAHY (Royal Team Belfort), champion d'Europe WKA en 2013, est un boxeur que l'on voit peu souvent sur les rings ou dans les médias. A quelques jours de son combat contre l'Espagnol Marc DASS au KING OF THE RING IX (Suisse), nous sommes allés lui poser quelques questions.
Mouïm ISSILAHY : Il s’agit de mon ultime saison. Suite à un arrêt dû à une blessure, je reprends cette nouvelle année avec une revanche à prendre sur la précédente. Pas mal de changements sur mes entrainements comme une licence en boxe anglaise dans le club de Mourad HAKKAR pour me perfectionner dans la discipline. Et je travaille sur certaines lacunes.
Le 26 septembre, en Suisse, tu vas affronter l'Espagnol Marc DASS. Tu as vu son combat contre Bobo SACKO ?
Je l’ai effectivement vu et revu et je ne comprends toujours pas la décision finale. Pour moi, Bobo SACKO méritait de gagner. Le combat était très engagé, il a imposé sa boxe tout au long des rounds.
Que penses-tu de cet adversaire ?
Marc DASS est un boxeur longiligne, ce qui est à son avantage. Cependant, il reste sur ses acquis et a peu évolué d’après les vidéos que j’ai pu voir. Il se laisse vite déborder face à une attaque en poings et c’est là son point faible principal à mon avis.
Et toi quels sont tes atouts ?
Mes atouts sont l’explosivité, les remises rapides et la puissance. Je ne me décrirais pas par une boxe précise, je m’adapte à mon adversaire.
Ma préparation consiste à des entrainements réguliers dans divers clubs dû à mon emploi qui m’amène à me déplacer régulièrement dans diverses villes, tout en gardant, en parallèle, mes entrainements réguliers avec mon entraineur. Entre autres footing, pao et mises de gants notamment avec Steeve VALENTE et dans la Team Kricka.
Tu vas avoir bientôt 31 ans. Comment te sens-tu ?
Je pense arriver dans un tournant dans ma carrière de boxeur, cette année va être décisive pour moi. C’est maintenant ou jamais !
Quel regard portes-tu sur ta carrière jusqu'à présent ?
Ma carrière a démarré très vite mais peut-être pas avec les bonnes occasions. Hormis le titre de champion d’Europe WKA acquis avec la Team Varnier, je n’ai pas eu la proposition qui m’aurait donné une vraie motivation, ou en tout cas celles proposées n’ont pas abouti (annulations, etc).
Tu n'as fait qu'un seul combat la saison dernière, et un seul aussi la saison d'avant. Tu combats peu. Pourquoi ?
Effectivement, peu de combats à mon actif ces deux dernières années. J’ai accusé une blessure résistante qui m’a suspendu pendant plusieurs mois durant lesquels je n’ai pas pu m’entrainer et où j’ai dû suivre une rééducation. A cela vient s’ajouter plusieurs gala annulés ainsi que des adversaires qui se sont désistés par peur de mes coups (RIRES) ! Néanmoins, cela m’a permis de me rétablir totalement et de repartir sur de bonnes bases. Comme on le dit, « Le calme avant la tempête ».
Ces deux combats (défaites) étaient contre Jim BRAZZALE. Un adversaire redoutable ?
Jim BRAZZALE est un boxeur que j’apprécie particulièrement par sa modestie et son acharnement au combat même si je lui aurais administré la raclée du siècle si l’on n’avait pas débranché ma batterie au troisième round (RIRES) ! Peace Team Kricka. Je pense honnêtement que c’est un boxeur que l’on devrait voir plus souvent dans les gros galas.
As-tu d'autres combats prévus après celui en Suisse ?
D’autres combats étaient prévus, mais encore une fois certains imprévus ne me permettent pas encore d’assurer ces représentations. J’attends les propositions de mon manager Kader CHERFAOUI. Au passage, je lui fais une grosse dédicace, ainsi qu'à coach Adel LOUAIL, à Zaki CHAN, MUAYTHAITV et tous ceux qui contribue à ma préparation : Mourad HAKKAR, Muaythai Mamirolle, etc. Un gros big up aussi à Adem TIRYAKI, la relève de la Royal Team, qui va rencontrer lors de ce gala un adversaire dur et qui sera en plus à domicile.























