MEAUX FIGHT VIII - Interview de Maike GARROS
Par Julien LANCHAS le mercredi 06 novembre 2019
L'ex-champion d'Europe ISKA Maike GARROS sera à l'affiche du MEAUX FIGHT VIII organisé par son club ce samedi. Pour sa cinquième participation à cet événement, le Meldois sera l'un des quatre boxeurs du tournoi -71kg. Pour sa première interview sur MUAYTHAITV, nous avons voulu en savoir plus sur ce boxeur et cette échéance qui approche.
MUAYTHAITV : Maike, tu vas faire le tournoi à 4 du MEAUX FIGHT. Que peux-tu nous dire sur les trois autres boxeurs en lice (Sylvain MOREAU, Karim GUETTAF et Ali FARCHI) ?
Maike GARROS : J'ai vu sur Youtube quelques combat de Sylvain, qui a d'ailleurs croisé un combattant que j'ai aussi boxé. C'est un boxeur qui en veut mais je suis prêt pour ce genre de combat. Pour les deux autres, je n'ai pas vu beaucoup de vidéos sur eux donc je n'ai pas pu réellement analyser leur style de boxe, ça va être donc une découverte pour moi.
Ce sera ton cinquième combat au MEAUX FIGHT. Comment s'étaient passées les éditions précédentes pour toi ?
En 2014, j'ai fait mon tout premier combat pro contre Aslan OUSTARKHANOV. Très bon boxeur à cette période, combattant rude, combat pas facile mais victoire pour moi à l'arrivée.
L'année suivante, j'ai affronté Christian BERTHELY. Dure défaite (TKO round 2) parce que je n'ai pas pu montrer ma vraie boxe. Défaite logique, manque d'expérience.
En 2017, défaite aux points contre Kévin YAPI. Je n'ai qu'une seule chose à dire, combat sous les règles du K1 et YAPI a boxé façon thaï lors du combat... Défaite pas logique selon moi. D'ailleurs même les commentateurs de Canal + m'avaient donné vainqueur. Rien d'autre à ajouter sur ce combat.
Et l'année dernière, j'ai battu Marvin ULRICH pour la ceinture européenne ISKA. Pour certains, j'ai nettement gagné, pour d'autres non. Je me dis moi qu'il suffit d'analyser le combat pour que chacun se fasse sa déduction. Pour moi, c'est un combattant puissant, technique, mais ma victoire ne faisait aucun doute, j'ai pris 4 rounds sur 5 selon moi.
Quelle valeur a eu cette ceinture ISKA pour toi ?
Etre sur le toit de l'Europe, une fierté, j'avais bossé très dur pour décrocher ce titre et j'étais sûr de repartir avec cette ceinture, ce que j'ai fait.
Ca t'a fendu le coeur quand tu as ensuite perdu ta ceinture contre ce même Marvin ULRICH un an plus tard ?
J'estime qu'un nul était logique alors oui, je ne vais pas mentir...
Et là, de voir qu'il va disputer la ceinture mondiale ISKA au MEAUX FIGHT, ça te fait quoi ?
Honnêtement, je lui souhaite le meilleur. Je serais content qu'il la prenne.
Tu aimerais en disputer une toi aussi un jour ?
Je ne boxe que pour ça, j'aimerais rendre mon entourage fier de moi, j'ai une famille de boxeurs depuis toujours qui a connu les meilleurs années de la boxe thaï, alors oui je veux décrocher cette ceinture, voire plus encore... J'ai des moteurs qui me poussent au quotidien, je ferai tout pour y arriver.
Pourquoi ton coach (Béber HAMOURI, organisateur du MEAUX FIGHT) ne t'en a pas donné l'opportunité ?
Je ne sais pas, on n'en parle mais peut-être que j'ai besoin d'un peu plus de combats de référence mondiale.
Peux-tu nous parler un peu de ta famille, notamment de ton célèbre oncle, Christian GARROS ?
Christian et Gérald GARROS sont mes oncles et mon père se nomme Gilles. J'ai eu la chance de grandir dans une famille de boxeurs qui boxaient tous les trois dans différentes disciplines. Mon oncle Christian GARROS, qui est le plus connus de nous tous, oeuvrait en muaythai, Gérald en boxe française, américaine et kickboxing, et mon père en anglaise. J'ai la chance, en plus de mes entraînements, de pouvoir profiter de leur expérience et de leurs conseils. Régulièrement, je cours avec avec mon oncle Christian, qui en plus me donne pas mal de leçons. Mon oncle Gérald, qui fait partie du CS Meaux, est toujours sur mes côtes. Et mon père, que dire... Boxeur d'anglaise très bon, mes oncles me disent toujours que c'était le plus doué des trois et je le constate à chaque leçon que je prends avec lui. Quand je prépare mes combats d'anglaise, j'aime prendre mes leçons avec lui. En tout cas je peux dire que même à leur âge, ça reste très compliqué de mettre les gants avec eux. Mon père me suit presque partout où je boxe et j'aime le sentir près de moi, entendre ses conseils quand je boxe. Ils sont très exigeants, après un combat, vainqueur ou perdant, on refait toujours les combats en famille et ils ne mâchent pas leurs mots sur mes prestations, ce que je prends avec plaisir, cela me fait grandir et avancer.
Christian GARROS à droite de Maike et son père à gauche
Comment décrirais-tu ton style ? Quels sont tes points forts ? Les points qu'il te reste à améliorer ?
J'ai style offensif, j'aime l'affrontement, j'ai souvent boxé en mode dur au mal. Mes points forts sont mon cardio et ma détermination. Concernant mes points faibles, je fais en sorte des les corriger lors de tous mes entraînements... mais il ne faut pas m'en vouloir si je les garde pour moi.
Quels adversaires aimerais-tu affronter par la suite ?
Je suis prêt pour tout de 71 à 72,5kg. Mais une revanche contre Christian BERTHELY me tient à cœur. C'est le plus grand regret de ma petite carrière, je me suis mal entraîné, j'ai eu quelques soucis personnels en pleine préparation de ce combat et un boxeur comme lui, il faut être à 200% pour prétendre peut-être à la victoire, et honnêtement je n'étais même pas à 50.
Qu'est-ce qui t'a amené au CS Meaux un jour ?
Tout d'abord, il faut savoir que depuis l'age de 10 ans jusqu'à mes 18 ans, j'ai été entraîné par Abel EL QUANDILI que l'on connait tous. Tous les titres et combats juniors, c'est grâce à ce grand boxeur, entraîneur, homme que j'ai pu les remporter. Après, la vie a fait que la première opportunité de devenir pro, c'est mon coach Béber qui me l'a apportée, ainsi que les titre ISKA remportés ou disputés. Deux belles personnes, deux grands entraîneurs.
Qui sont tes partenaires d'entraînement au club ?
Tout d'abord, le célèbre boxeur et ami de sueur et d'entrainement avec qui je progresse tout les jours, Ludovic MILLET. Mais aussi Marouan SIFI, Kichima YATTABARE, Bengali KEITA. Je m'entraîne tous les jours avec ces boxeurs qui ne cessent de progresser. Tout ça ne peut que vous donner envie. Sans compter les sorties extérieures, tous ces boxeurs si redoutables sur le ring et si heureux de partager leur passion de leur art, même avec un prétendu adversaire. Admirable. Je ne peux que profiter de tout ça, après la boxe n'est pas une science exacte.

























