Neuf ceintures mondiales WAKO PRO étaient en jeu hier à Monaco ! Une première dans l'histoire du pieds-poings. Qui est devenu champion ? Yohan LIDON, Cédric DOUMBE, Anissa MEKSEN, Dylan SALVADOR et Cédric TOUSCH côté français. Youssef BOUGHANEM nous a prouvé qu'il était un nak muay capable de briller aussi en K1. Et Chingiz ALLAZOV est une merveille, tout simplement.
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Ceinture mondiale WAKO PRO -69,1kg : Chingiz ALLAZOV (Biélorussie) bat Enriko KEHL (Allemagne) par KO round 5
Quel plaisir de voir évoluer en France deux athlètes de ce calibre ! Mais celui qui nous aura donné le plus de plaisir, qui nous aura le plus impressionnés ce soir, c'est bien Chingiz ALLAZOV. Le Biélorusse a un coup d'oeil hors pair, suivi d'une parfaite exécution technique de ses coups. Enriko KEHL ne lâche rien mais Chingiz ALLAZOV a toujours le dernier mot dans leurs échanges. Au cinquième round, le Biélorusse se prend un point de pénalité pour coups irréguliers (saisies, projections) après plusieurs avertissements. Pas de quoi faire çhanger le cours du combat puisque ALLAZOV a pris tous les rounds, et puis de toute façon le Biélorusse ne va même pas laisser le soin aux juges de rendre une décision : quelques seconds après l'avertissement, Chingiz ALLAZOV déséquilibre son adversaire en ligne basse et lui balance un crochet du droit ravageur ! Enriko KEHL tombe KO ! Enorme victoire de Chingiz ALLAZOV ce boxeur est une bombe atomique !



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Ceinture mondiale WAKO PRO -78,1kg : Yohan LIDON (France) bat Datsi DATSIEV (Russie) aux points
Yohan LIDON est d'abord un peu trop passif. On le connait notre Bûcheron et on sait qu'il peut faire plus, qu'il peut faire mieux. Si dans les deux premières reprises, les deux boxeurs sont au coudes à coudes, DATSIEV passe même devant au troisième round. Nasser KACEM somme son poulain d'y aller, de produire sur le ring ce petit plus nécessaire à la victoire. Et Yohan écoute, il parvient à envoyer quelques enchainements appropriés. Sur le fil, il convainc ainsi les juges de lui donner la victoire. Yohan devient ainsi champion du monde pour la quatorzième fois de sa carrière !
MUAYTHAITV : C’était vraiment très serré ! Quel est ton sentiment de ton coté ?
Yohan LIDON : En fait, par rapport aux combats que j’ai vus de mon adversaire, dès le premier round je m’attendais à ce qu’il me rentre dedans. Après c’est vrai que c’est un mec qui a beaucoup boxé en amateur. J’ai vu quelques combats de lui en pro, et j’ai vu qu’à chaque fois au troisième round, il baisse d’intensité. Et j’ai notamment vu un combat un peu comme le nôtre aujourd’hui, où au final il perd après avoir mené au troisième mais en ayant perdu les deux derniers rounds. Et c’est ce qui s’est passé avec moi, au début il a plusieurs fois esquivé ma jambe avant, parce que je pense qu’il a dû voir mon dernier combat contre Karapet KARAPETYAN. Donc il s’est méfié de ma jambe avant, il a vachement tourné et il m’a mis dans le vent. Moi j’ai essayé de ne pas m’énerver, je me rappelais que les low kick ça passait bien donc j’ai commencé à travailler sur les low kick, sur les jabs, et je sentais que je lui faisais mal. Je sentais que sur les frappes il doutait. Après il fallait que je reste concentré et que je continue à marquer mes points. Quand on est en pro, c’est plus l’efficacité que les touches qui font la différence, et là je pense qu’il a boxé comme un amateur.
Donc après le troisième round tu étais confiant ? Tu savais que ton travail de sape allait finir par payer ?
Tu es toujours un peu dans le doute quand même car il avait toujours des réponses, même si ça ne me touchait pas et que ça ne me mettait pas en difficulté. Mais tu te dis que c’est le champion, et des fois on peut laisser toujours un petit avantage au champion. Et en fait c’est surtout sur le dernier round, quand j’avançais, que je lui mettais vraiment la pression, que lui reculait et refusait l’affrontement, que je me suis dit que ce n’est pas ce qu’on attend d’un champion. On attend d’un champion qu’il soit conquérant ou qu’il reste au milieu du ring et qu’il montre que c’est lui le patron. Si le dernier round il avait fait ce que j’ai fait je pense qu’il aurait gagné. Mais c’est moi qui l’ai fait.
Un quatorzième titre de champion du monde à 33 ans. Comment expliques-tu ta longévité au très haut niveau ?
Je suis quelqu’un qui est très bosseur et très volontaire. Avant, jusqu’à 30 ans, j’étais tout seul avec mon entraineur. Mon entraineur a un métier, donc le matin je me débrouillais tout seul. Pas informé sur la diététique, pas informé sur la préparation physique, un peu à la thaïlandaise, on court, on fait des fractionnés, on travaille un peu tout et n’importe quoi. Le soir à la salle on fait le taf. Et passé les 30 ans, tu perds en explosivité, tu perds en plein de choses, t’as du mal à faire le poids, et si tu n’es pas cadré par des professionnels c’est plus compliqué. Je remercie mon préparateur physique René MEME, qui a été le préparateur physique de Fabrice TIOZZO, l’un de nos plus grands champions français. La difficulté pour Fabrice comme pour moi après 30 ans concernait le poids. Il m’a recadré au niveau alimentation, complément alimentaire, préparation physique, travailler les appuis, le coup d’œil, l’explosivité… J’ai repris une explosivité que j’avais un peu perdu passés les 29-30 ans. Donc c’est bien, ça me remet un petit coup de boost, un petit coup de jeune.
Donc ça veut dire qu’on te verra encore au plus haut niveau pendant 10 ans ? (rires)
10 ans je sais pas. On va essayer de rester le plus longtemps possible. Du moment que je fais des belles prestations et que je fais plaisir à tout le monde. Après je ne vais pas me mentir à moi-même. Faire des combats contres boxeurs moindres ça ne m’intéressera pas. Je veux partir par la grande porte et le jour où ce sera trop dur il faudra arrêter c’est tout.
Mais ce jour est encore loin d’arriver…
Non je ne pense pas. Quand tu passes les 33 ans tu as une grosse expérience. Je pense que c’est ce qu’il a manqué à mon adversaire aujourd’hui. S’il n’y a pas de blessure, car je me suis déjà fait les ligaments croisés, les ménisques… je peux faire encore 2-3-4-5 belles saisons, jusqu’à 36-37 ans. J’ai comme référence en tête des boxeurs comme Farid VILLAUME, Kamel JEMEL qui ont arrêté à 37-39 ans. Et ils étaient encore bien. Moi j’ai assouvi mon rêve quand j’ai battu LAMSONGKRAM à 25 ans. C’était LA star, je voyais sa photo au Rajadamnern. Maintenant je me bats plus pour donner du plaisir aux gens que pour moi. Donner du plaisir aux gens passionnés par le pieds-poings, c’est ce qui me donne l’envie.



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Ceinture mondiale WAKO PRO -71,8kg : Youssef BOUGHANEM (Belgique) bat Armen PETROSYAN (Italie) aux points
On voit d'entrée un Youssef BOUGHANEM tout à fait à l'aise dans les règles du K1. Armen PETROSYAN termine même le premier round avec l'oeil gauche complètement gonflé. Les rounds suivants, c'est pareil, on assiste à une promenade de santé pour Youssef. Armen PETROSYAN se montre incapable de de représenter un quelconque danger pour son adversaire. C'est bien le Belge qui dicte sa loi, impose son rythme, donne du spectacle au public. Il n'y a pas photo au final, Youssef BOUGHANEM est déclaré vainqueur et décroche son premier titre mondial en K1.
MUAYTHAITV : Tu n’es pas habitué à combattre en K1, c'était un challenge pour toi ?
Youssef BOUGHANEM : Tout d’abord c’est grâce à la gentillesse du promoteur Claude POUGET qui m’a invité. J’ai donc accepté de relever le défi, et comme vous avez pu voir le résultat j’ai gagné et j’en suis très content.
Tu as eu une préparation particulière ?
J’ai essayé mais je m’entraine dur en boxe thaï donc j’ai une vision de boxe thai. Bon après j’ai boxé un peu au coup d’œil, je me suis un peu bloqué. Globalement pour moi je n’ai pas été assez performant car je cherche la perfection.




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Ceinture mondiale WAKO PRO -75kg : Cédric DOUMBE (France) bat Ljubo JALOVI (Serbie) aux points
Cédric DOUMBE se jette dans la partie comme un mort de faim. Il veut assommer son adversaire dès les premières secondes. Au deuxième round, on a une droit à une séquence des plus savoureuses : JALOVI balance dans le vent une attaque en jambe, Cédric fait mine de chercher où est passé ce coup "fantôme" et hop il enchaîne directement avec une grosse offensive qui envoie le Serbe au tapis. L'arbitre compte et le combat reprend. Ljubo JALOVI se défend bien par la suite, Cédric ne parviendra plus à le remettre autant en difficulté. Le Français est de toute manière en avance et il fait ce qu'il faut pour rester en tête. Il s'impose aux points et décroche la ceinture WAKO PRO des 75kg.
MUAYTHAITV : Rentrée tonitruante sur le ring comme dans le combat ! Est-ce que c’était quelque chose de prévu avec ta team de sauter tout de suite à la gorge de ton adversaire ?
Cédric DOUMBE : Non ce n’était pas quelque chose qui était prévu. Mais étant donné que j’avais perdu beaucoup de poids pour être en -75kg, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je passe le troisième round, parce que justement je savais que j’allais ressentir de la fatigue. Et finalement j’ai été agréablement surpris car après le troisième round je suis revenu tranquillement dans mon coin, bien, pas essoufflé, en forme, et prêt à reprendre le combat. Bien sûr, ma stratégie c’était de le coucher au premier round. Je suis un boxeur qui a du punch et je voulais acquérir cette ceinture avec un joli KO au premier round, malheureusement ça ne s’est pas fait, mais j’ai pu faire taire mes détracteurs qui disaient que je n’étais pas capable de tenir cinq rounds, et je l’ai fait !
Par certains moments on t’a vu un peu agacé sur le ring. Quelque chose en particulier te dérangeait chez ton adversaire ?
Oui, en effet il n’était pas facile à boxer et j’ai tout de suite vu après le troisième round qu’il m’avait merveilleusement bien étudié parce qu’il reculait, il bougeait, il avait une très bonne garde, il était très fermé. D’habitude quand je charge en anglaise ça passe. Lui était bien fermé et surtout il remisait avec sa jambe arrière, sa jambe gauche, qui faisait mal. Donc j’ai tout de suite compris qu’il m’avait étudié et qu’il cherchait à gagner aux points donc j’ai tout de suite changé ma stratégie.
A la fin il t’a glissé un mot à l’oreille. Qu’est-ce qu’il t’a dit ?
Il m’a dit que j’étais solide comme un rock, c’est-à-dire qu’il m’a kické de toutes ses forces et que je frappais très très fort et que plein de fois il a vu les étoiles. Il m’a dit « I saw stars many times ! » (rires)


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Ceinture mondiale WAKO PRO -52kg : Anissa MEKSEN (France) bat Therese GUNNARSON (Suède) aux points
On a l'impression que ses adversaires ne sont pas au niveau, mais c'est aussi Anissa qui est de nombreux crans au-dessus, presque toute seule dans sa galaxie ! La Française aura mis dix fois plus de coups que son adversaire, et pas des petites touches comme si de rien n'était, non, des vrais missiles. GUNNARSON est même comptée au cinquième round après un feu d'artifice offensif de la part d'Anissa. L'écart est grand entre les deux boxeuses, Anissa s'impose et décroche son onzième titre mondial ! Respect.
MUAYTHAITV : Anissa, ce soir tu semblais aérienne sur le ring !
Anissa MEKSEN : J’avais des bonnes sensations c’est vrai mais elle était assez passive du coup j’avais du mal à accélérer et à trouver des ouvertures puisqu’elle avait la garde relativement fermée donc j’essayais quand même de travailler, essayais de trouver des brèches. Victoire, bonne victoire, mais sans exploser.
Est-ce que ton adversaire n’était pas justement passive suite à ton attitude très conquérante dès le début du premier round ?
Oui peut-être aussi, c’est vrai que quand je l’ai vu boxer elle était beaucoup plus agressive que ça, après c’est peut être ma boxe qui l’a inhibée, je n’en sais rien mais en tout cas la victoire est là est c’est ça l’essentiel.
Pendant le discours de remise de la ceinture on t'a comparée à BUAKAW. Qu’est ce que cela te fait ?
BUAKAW c’est une des références dans le monde donc forcément ça fait plaisir. BUAKAW c’est le top du top, donc si on me compare à lui ça me fait plaisir.
Tu as reçu un trophée symbolique ce soir qui récompense la boxe féminine à travers tes superbes performances. Qu’est ce que cela représente pour toi ?
C’est vrai que c’est le premier combat féminin qui a lieu ici, à Monte Carlo, du coup c’est vrai que ça fait super plaisir. C’est une certaine reconnaissance pour moi, je travaille dur à la salle pour atteindre mes objectifs, pour atteindre mes rêves, donc cette distinction me fait très plaisir.


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Ceinture mondiale WAKO PRO -66,8kg : Dylan SALVADOR (France) bat Aleksei FEDOSEEV (Kyrgystan) par TKO round 4
Quel superbe travail en ligne basse de Dylan ! Durant tout le combat, il aura shooté un très grand nombre de fois dans les jambes de son adversaire. C'est surtout l'intérieur de la jambe gauche du Kyrgyz qui prend, elle change de couleur au fur et à mesure des minutes. FEDOSEEV grimace de plus en plus de douleur et il est même compté au quatrième round. Dylan, évidemment, continue son travail et FEDOSEEV, sur un énième coup reçu dans sa cuisse endolorie, va lui même indiquer à l'arbitre qu'il ne peut continuer le combat. Superbe victoire pour Dylan SALVADOR.
MUAYTHAITV : On a vu une prestation extrêmement intelligente de ta part. Comment l'as tu pensée ?
Dylan SALVADOR : On savait que c’était un gros kickeur, et vu le gabarit qu’il avait on s’est dit qu’il avait une grosse anglaise et que ça allait shooter en bas. On ne s’est pas trompé, car tout de suite il a tenté de mettre des low kick dans les jambes, heureusement j’ai bloqué. Ensuite, c’est vrai qu’il avait une grosse anglaise donc je ne me suis pas trop jeté dans une guerre aux poings avec lui, puis j’ai shooté en bas dans les jambes, j’ai vu que ça ne bloquait pas particulièrement, que dans le deuxième round les cuisses devenaient bleues un petit peu donc on s’est dit que c’était peut-être la clé de la victoire.
Donc ce n’était pas du tout une stratégie mise en place en amont ?
Non pas du tout. On boxe au feeling. On ne se met pas de stratégie en place, justement pour ne pas rester bloqué sur un style de boxe. Et voilà on s’est lâché et heureusement c’est passé.


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Ceinture mondiale WAKO PRO -81,4kg : Cédric TOUSCH (France) bat Aleksandrov PETROV (Bulgarie) aux points
Combat extrêmement serré. On a d'abord peur pour Cédric car même s'il n'est jamais vraiment mis en danger, le Bulgare, qui cherche le coup dur en anglaise, est tout de même peut-être très légèrement devant au début du combat. Mais grâce notamment à de superbes offensives en jambes (middle avant envoyé une centaine de fois !), Cédric ne lâche rien et passe devant. Il est déclaré vainqueur et conclue une saison parfaite avec un deuxième titre mondial, le premier de sa carrière en K1.
MUAYTHAITV : A chaud, tes premières impressions ?
Cédric TOUSCH : Je suis très content parce que cette ceinture je la voulais, ça fait très plaisir de la gagner ici. C’est un très gros gala, un très gros évènement et donc je suis content d’avoir gagné ce combat surtout que c’était un beau combat, un bon combattant ; il était dur au mal. Plus gros est le combat, plus belle est la victoire.
Est-ce que tu avais préparé un plan d’actions pour ce combat ? L’as-tu respecté comme tu l’espérais ?
Je sais que les kickeurs sont un peu moins durs en jambes, ils ont une bonne anglaise, et comme moi je viens du muaythai, les middle et les low-kick c’est vraiment ce que j’apprécie le plus, donc j’ai lâché mes middles pour le fatiguer et à partir du quatrième round je savais que mes poings allaient rentrer, je l’ai touché plusieurs fois en anglaise. La stratégie c’était de lui péter bien les bras parce qu’il était fort en anglaise, avec les middles lui baisser la garde pour rentrer en anglaise dans les deux derniers rounds.
Tu continues ta marche en avant avec un nouveau titre de champion du monde. Où est-ce que tu comptes t’arrêter ?
A chaque fois je me fixe d’autres objectifs et maintenant mon rêve c’est d’aller me produire au GLORY et au KUNLUN FIGHT, des grosses organisations pour boxer les meilleurs de ma catégorie. C’est vraiment ce que je souhaite.


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Ceinture mondiale WAKO PRO -85,1kg : Gabriele CASELLA (Italie) bat Grégory GROSSI (France) aux points
Le combat change d'aspect au fur et à mesure des rounds. Grégory GROSSI commence bien. Alors que l'Italien le traque durant toute la première reprise sans pour autant vraiment envoyer ses coups, Grégory marque des points en touchant ça et là. Mais CASELLA va faire sienne la deuxième reprise. Ce n'est pas tant avec ses incessants coups de pieds retournés (que ce soit en low kick, middle, ou high kick) qu'il marque les esprits mais plutôt avec son impressionnante force de frappe en anglaise. Quels crochets dévastateurs ! Mais dans le troisième round, le Français reprend du poil de la bête, il sait qu'il a perdu la reprise précédente et veut rectifier le tir, ce qu'il parvient à faire. Le quatrième round semble être dans la continuité du précédent, Grégory parvient à déployer sa boxe. Mais CASELLA se réveille avant que le gong ne sonne et les échanges deviennent dantesques ! Grégory est violemment touché au visage, son nez va saigner jusqu'à la fin du combat, d'autant que CASELLA termine en trombe, il bombarde son adversaire qui a le visage sanguinolent. Grosse fin de combat qui donne la victoire à l'Italien.
MUAYTHAITV : Qu’est-ce qui t’a manqué aujourd’hui pour faire la différence ?
Grégory GROSSI : Je n’étais pas dedans, je n’ai peut-être pas bien géré l’évènement, la soirée en elle-même. Je trouve que je l’ai laissé trop boxer. Alors que je pense, sans aucune prétention, qu’on avait le même niveau et qu’il était à ma portée. Mais je l’ai trop laissé avancer. Je suis trop resté sur la défensive. Tant pis pour ma gueule, c’est comme ça.
Au troisième round justement, on aurait dit que tu commençais à prendre la mesure de ton adversaire. Puis après un bon début de quatrième round, il a repris le dessus sur toi. Comment l’expliques-tu ?
C’est vrai qu’au troisième je reviens un peu, … et après je ne sais pas, je n’ai pas bien géré. Franchement je trouve que dans l’ensemble du combat, je suis vraiment resté trop attentiste, pourtant je savais qu’il avait du mal à boxer en reculant, et je n’ai pas fait ce qu’il fallait. Je suis déçu. C’est la boxe.



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Full-Contact - Ceinture mondiale WAKO PRO : Alexey TRIFONOV (Russie) bat Jérôme ARDISSONE (France) aux points
Photos d'Olivier OGERON
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