Les résultats du gala de Villebon
Par Vincent Dao le jeudi 27 octobre 2005
Le 22 octobre dernier, Ali Ouagueni nous a proposé un gala à Villebon (France) avec 7 combats classe A. La salle accueillait de nombreux people parmi lesquels : Sami Nacéri (parrain de la soirée), Indra, Joey Starr ; ainsi que des boxeurs actuels et anciens tels que Jo Prestia, Jaïd, Samir et Rani Berbachi, Kamel Djemel. Mais les stars de ce soir sont sur le ring…
Le premier combat de la soirée oppose les deux derniers champions de France de la catégorie des moins de 75 kilos : Yohan LIDON (champion de France en titre, Saint Fons, à droite) et Grégory CHOPLIN (Champion en 2004, Fimeu Gym).
Le combat démarre avec deux hommes ancrés sur leurs appuis. Grégory adoptant une garde de gaucher. Les deux hommes commencent doucement, se jaugeant et échangeant des Tei Lam Toa (Middle) et quelques coups de poings. En corps à corps, Choplin se montre plus actif avec ses genoux que son adversaire et il réussit à le projeter en fin de round.
Dans la deuxième reprise, les deux Nak Muay continuent à frapper en Tei Lam Toa et utilisent plus leurs poings avec des enchaînements de crochets suivit de Tei Khaa (Low kicks). En corps à corps, l’avantage reste pour le pensionnaire du Fimeu avec entre autres deux projections. Après une belle accélération des poings de son adversaire, Lidon place un puissant Tei Lam Toa puis une liaison gauche-droite-Tei Lam Toa.
Grégory démarre fort le troisième round, frappant avec ses poings en sortie de corps à corps et envoyant des coups de genoux directs et touchant avec des Tei Lam Toa et des Tei Khaa. Mais le pensionnaire de Saint Fons ne se laisse pas faire touchant avec ses poings qu’il lie parfois avec des Tei Lam Toa. Malgré tout c’est Choplin qui garde majoritairement l’initiative.
Au début de la quatrième reprise, Lidon prend l’initiative avec ses Tei Lam Toa et des Tei Khaa mais Grégory remise et touche avec un crochet gauche. Puis ce dernier commence à lier ses Tei Lam Toa avec ses crochets. En corps à corps, l’avantage est toujours pour Choplin qui frappe avec ses genoux et ses coudes.
Dans le dernier round, les deux hommes donnent tout ce qui leur reste : frappant en crochets et en Tei Lam Toa. Grégory gère ce round marquant ses points au corps à corps avec ses genoux et des projections. Il tente de placer à deux reprises un Tei Khan Kro mais sans succès.
A la fin du combat les juges donnent Grégory Choplin vainqueur à l’unanimité.
C’est un Lidon déçu que nous retrouvons en salle d’interview et qui déclare : « Je faisais l’affrontement, j’avançais, j’ai touché. J’ai bloqué ses coups qui étaient plus des touches que des coups puissants. Mais il a été meilleur en corps à corps, il m’a gêné, m’a bien tourné. Mais je l’ai mis dans le rouge, j’ai fini fort les deux derniers rounds. Je ne me vois pas perdre à l’unanimité, à la limite je vois match nul. On a fait un beau combat mais je suis déçu des notes des juges. »
De son côté Choplin : « J’ai bien travaillé en corps à corps ou je me sentais à l’aise. J’ai aussi travaillé les genoux, les jambes, les poings. Comme j’ai boxé en gaucher, on était souvent proche l’un de l’autre, le corps à corps s’imposait. » Droitier, Grégory explique pourquoi il a boxé en gaucher ce soir : « Je boxe comme je le sens. Et là je me sentais à l’aise en gaucher donc j’ai continué. Aujourd’hui j’ai voulu prouver que j’étais toujours le champion de la catégorie. »
Regardez le combat
Le deuxième combat de la soirée oppose Mourad KHIDER (Bagnolet, à gauche), petit frère de Farid, à Fayçal AKHLAFA (Le Mée sur Seine) en moins de 63,5 kg. Ce dernier, champion de France et d’Europe amateur en 2002, revient après une absence de 3 ans sur les rings. Mourad dispute son premier combat de Muay en France, mais a déjà combattu à 5 reprises à l’étranger pour autant de victoires.
Le combat débute rapidement avec des échanges de coups de pieds : Tei Khaa (low kick) et Tei Lam Toa (middle) pour Fayçal et Tip (front kick) et Tei Khaa (low kick) pour Mourad.
Un crochet gauche de ce dernier amène le premier compte de la soirée. Dès que Fayçal se relève, Mourad avance sur lui enchaînant les crochets et plaçant un Tei Khan Kro (high kick).
Le pensionnaire du Mée est compté pour la deuxième fois ce qui amène la fin du combat. Visiblement il est aussi touché au bras gauche, il nous confiera que cette douleur résulte d’un mauvais réflexe qui lui a fait bloqué un coup de pied avec sa main.
Mourad Khider remporte donc le combat par arrêt de l’arbitre au premier round.
C’est un Mourad rayonnant qui résume sa performance : « je m’adapte à mon adversaire, comme il a commencé vite, j’ai suivi le rythme. J’ai la chance d’avoir un entraîneur qui a été pro en anglaise (Nadir Allouache) c’est donc un atout que l’on travaille beaucoup à la salle. »
De son côté Fayçal nous livre son analyse de son premier combat depuis 3 ans : « Dans ma tête, au vu de ma préparation, j’étais trop confiant. J’ai été surpris et dès le premier round je n’étais pas dans le combat. J’allais sûrement partir au deuxième ou au troisième. Le coup m’a surpris. Je voulais l’étouffer, faire le forcing et il en a profité pour placer son coup. On me reverra vite car je fais le championnat de France et d’autres galas. Mon objectif est de revenir à un bon niveau cette année. »
Regardez le combat
Le combat suivant oppose en moins de 61 kg : Ronald CHEDAL (Bonneuil, à droite) à Mounir BOUTI (Kerner Team).
Dès le « chok » de l’arbitre, les deux hommes entame le combat sur les chapeaux de roue échangeant les coups de pieds (Tei Khaa et Tei Lam Toa) puis sortant les crochets. Mounir place un Tei Khaa (low kicks) qui fait chuter Ronald. En corps à corps, Ronald place les genoux puis projette son adversaire. Bouti lie bien ses pieds et ses poings commençant la plupart de ses offensives en Tei Khaa avant de remonter. Les deux hommes proposent un affrontement technique au rythme enlevé. Ronald frappe avec se poings et tente un coup de coude retourné en fin de round.
Dans la deuxième reprise, les deux hommes continuent d’échanger les coups et ceux de Mounir semblent plus appuyés surtout les Tei Khaa et son crochet droit. Le protégé de Guillaume Kerner touche d’un double enchaînement gauche-droite. Chedal réagit timidement avec ses poings et des Tei Khaa.
Durant la reprise suivante, Mounir envoie un enchaînement crochet gauche-crochet droit puis un coup de genou qui rate de peu, alors que Ronald tente un coup de coude retourné en réponse qui frôle sa cible. Mounir avance avec ses poings, il double et touche avec son crochet droit avant de faire chuter son adversaire d’un Tei Khaa.
Dans le quatrième round, Mounir continue de bien enchaîner avec jab gauche et Tei Khaa droit. Chedal avance toujours mais ne semble pas vraiment inquiéter son adversaire avec ses coups qui sont souvent bloqués. Après une esquive sur une tentative de Tei Khan Kro (high kick), Mounir place une accélération avec ses crochets suivis d’un coup de genou qui oblige l’arbitre à compter Chedal.
Sachant qu’il est en retard, Chedal tente de prendre le contrôle de ce round. Mais Mounir double ses Tei Khaa ce qui refroidit son adversaire qui a la jambe gauche déjà bien rougie.
Bouti gère son avance, frappant en Tei Khaa et Tei Lam Toa pour garder Ronald à distance.
A l’issue du combat, Mounir est déclaré vainqueur à l’unanimité.
Au niveau de son manque de fraîcheur physique, Ronald souligne : « J’étais fatigué, pourtant je me suis bien préparé. Mais Mounir était meilleur ce soir. De plus, durant le premier ou le deuxième round, j’ai retapé sur une blessure au tibia donc j’appréhendais de taper fort. Ça a joué sur mes niveaux de frappes et ma force de frappe. »
A la question il semble que tu as retrouvé tout le liant que tu avais en début de saison dernière, Mounir répond : « C’est grâce à mon entraînement avec Guillaume Kerner, il m’a fait travaillé mes blocages et mes remises en puissance et vitesse ce qui a bien fonctionné ce soir. Ce combat était important car Ronald Chedal a battu Pascal Benmati alors qu’il m’avait contré lors du championnat de France. Cela m’a permis de me remettre en question et là je suis prêt à le rencontrer de nouveau et faire un beau combat. » Pour en revenir au combat de ce soir, il souligne : « A partir du quatrième round, j’ai vu une ouverture pour ma droite, je l’avais touché avec un crochet. Il a une garde un peu ouverte sur les côtés comme les Thaïs donc j’ai placé mes poings. »
Regardez le combat
En moins de 63,5 kg, Olivier TCHÉTCHÉ (champion de France 2005 de la catégorie, Haute Tension, à gauche) est opposé à Benoît ATAYI (Avignon) qui revient sur les rings après une absence de 4 ans entre autre due à une luxation à l’épaule.
Dès le coup de gong, Olivier avance sur Benoît qui recule. Ce dernier, possédant un avantage de taille, boxe en contre et tente de placer un coup de genou direct. Olivier réplique par un puissant Tei Lam Toa (middle). En corps à corps les débats sont équilibrés. Pour raccourcir la distance, Olivier effectue un coup de coude sauté qu’il enchaîne avec une liaison uppercut-Tei Lam Toa-direct. Benoit place quelques Tei Lam Toa mais sans vraiment les enchaîner alors que son adversaire enchaîne bien les jambes et les poings.
L’entame du deuxième round se fait avec des échanges de Tei Khaa (low kick), et se poursuit par des corps à corps, des coups de genoux directs dont ceux de Tchétché qui touchent.
Dans la troisième reprise, Olivier effectue un bon travail avec ses jambes : Tei Khaa et Tei Lam Toa avant d’envoyer des crochets dont un du gauche qui touche. A force de frapper en ligne basse, le pensionnaire de Vitry se créé des ouvertures en haut. Ainsi il enchaîne gauche-droite-Tei Khan Kro (high kick).
Dans le round suivant, c’est Atayi qui avance alors qu’Olivier tourne en envoyant des Tei Lam Toa. Benoît touche d’un direct du gauche suivi d’un Tei Khaa. D’ailleurs ses Tei Khaa font souvent mouche dans cette reprise où les corps à corps sont équilibrés.
Durant le dernier round, Olivier touche d’un Tei Lam Toa enchaîné avec un direct mais c’est Atayi qui avance et qui touche avec ses jambes et ses poings mais ses coups sont trop esseulés pour véritablement inquiété Tchétché qui gère son avance en frappant avec ses jambes.
A la fin des cinq rounds, Olivier Tchétché est déclaré vainqueur à l’unanimité.
Malgré la défaite, c’est un Benoît satisfait qui déclare : « Je suis content d’avoir rencontré Tchétché qui est un gars très fort. Ça fait 4 ans que je n’ai pas boxé à cause d’une double opération de l’épaule donc je reviens de loin. Ne pas boxer était une frustration pour moi, c’est pour ça que j’ai accepté le combat qu’on ma proposé lundi dernier. J’ai fait les 5 rounds à fond, histoire de reprendre le rythme. Je suis content de moi, je devais voir où j’en étais et maintenant que je sais qu’en m’entraînant comme il faut je retrouverais mon niveau d’avant la blessure. En plus Tchétché m’a promis une revanche et j’ai hâte d’y être. »
Regardez le combat
Vous retrouvez prochainement le resumé de la fin du gala sur le site.
Vincent Dao
Le premier combat de la soirée oppose les deux derniers champions de France de la catégorie des moins de 75 kilos : Yohan LIDON (champion de France en titre, Saint Fons, à droite) et Grégory CHOPLIN (Champion en 2004, Fimeu Gym). Le combat démarre avec deux hommes ancrés sur leurs appuis. Grégory adoptant une garde de gaucher. Les deux hommes commencent doucement, se jaugeant et échangeant des Tei Lam Toa (Middle) et quelques coups de poings. En corps à corps, Choplin se montre plus actif avec ses genoux que son adversaire et il réussit à le projeter en fin de round.
Dans la deuxième reprise, les deux Nak Muay continuent à frapper en Tei Lam Toa et utilisent plus leurs poings avec des enchaînements de crochets suivit de Tei Khaa (Low kicks). En corps à corps, l’avantage reste pour le pensionnaire du Fimeu avec entre autres deux projections. Après une belle accélération des poings de son adversaire, Lidon place un puissant Tei Lam Toa puis une liaison gauche-droite-Tei Lam Toa.
Grégory démarre fort le troisième round, frappant avec ses poings en sortie de corps à corps et envoyant des coups de genoux directs et touchant avec des Tei Lam Toa et des Tei Khaa. Mais le pensionnaire de Saint Fons ne se laisse pas faire touchant avec ses poings qu’il lie parfois avec des Tei Lam Toa. Malgré tout c’est Choplin qui garde majoritairement l’initiative.
Au début de la quatrième reprise, Lidon prend l’initiative avec ses Tei Lam Toa et des Tei Khaa mais Grégory remise et touche avec un crochet gauche. Puis ce dernier commence à lier ses Tei Lam Toa avec ses crochets. En corps à corps, l’avantage est toujours pour Choplin qui frappe avec ses genoux et ses coudes.
Dans le dernier round, les deux hommes donnent tout ce qui leur reste : frappant en crochets et en Tei Lam Toa. Grégory gère ce round marquant ses points au corps à corps avec ses genoux et des projections. Il tente de placer à deux reprises un Tei Khan Kro mais sans succès.
A la fin du combat les juges donnent Grégory Choplin vainqueur à l’unanimité.
C’est un Lidon déçu que nous retrouvons en salle d’interview et qui déclare : « Je faisais l’affrontement, j’avançais, j’ai touché. J’ai bloqué ses coups qui étaient plus des touches que des coups puissants. Mais il a été meilleur en corps à corps, il m’a gêné, m’a bien tourné. Mais je l’ai mis dans le rouge, j’ai fini fort les deux derniers rounds. Je ne me vois pas perdre à l’unanimité, à la limite je vois match nul. On a fait un beau combat mais je suis déçu des notes des juges. »
De son côté Choplin : « J’ai bien travaillé en corps à corps ou je me sentais à l’aise. J’ai aussi travaillé les genoux, les jambes, les poings. Comme j’ai boxé en gaucher, on était souvent proche l’un de l’autre, le corps à corps s’imposait. » Droitier, Grégory explique pourquoi il a boxé en gaucher ce soir : « Je boxe comme je le sens. Et là je me sentais à l’aise en gaucher donc j’ai continué. Aujourd’hui j’ai voulu prouver que j’étais toujours le champion de la catégorie. »
Regardez le combat
Le deuxième combat de la soirée oppose Mourad KHIDER (Bagnolet, à gauche), petit frère de Farid, à Fayçal AKHLAFA (Le Mée sur Seine) en moins de 63,5 kg. Ce dernier, champion de France et d’Europe amateur en 2002, revient après une absence de 3 ans sur les rings. Mourad dispute son premier combat de Muay en France, mais a déjà combattu à 5 reprises à l’étranger pour autant de victoires.Le combat débute rapidement avec des échanges de coups de pieds : Tei Khaa (low kick) et Tei Lam Toa (middle) pour Fayçal et Tip (front kick) et Tei Khaa (low kick) pour Mourad.
Un crochet gauche de ce dernier amène le premier compte de la soirée. Dès que Fayçal se relève, Mourad avance sur lui enchaînant les crochets et plaçant un Tei Khan Kro (high kick).
Le pensionnaire du Mée est compté pour la deuxième fois ce qui amène la fin du combat. Visiblement il est aussi touché au bras gauche, il nous confiera que cette douleur résulte d’un mauvais réflexe qui lui a fait bloqué un coup de pied avec sa main.
Mourad Khider remporte donc le combat par arrêt de l’arbitre au premier round.
C’est un Mourad rayonnant qui résume sa performance : « je m’adapte à mon adversaire, comme il a commencé vite, j’ai suivi le rythme. J’ai la chance d’avoir un entraîneur qui a été pro en anglaise (Nadir Allouache) c’est donc un atout que l’on travaille beaucoup à la salle. »
De son côté Fayçal nous livre son analyse de son premier combat depuis 3 ans : « Dans ma tête, au vu de ma préparation, j’étais trop confiant. J’ai été surpris et dès le premier round je n’étais pas dans le combat. J’allais sûrement partir au deuxième ou au troisième. Le coup m’a surpris. Je voulais l’étouffer, faire le forcing et il en a profité pour placer son coup. On me reverra vite car je fais le championnat de France et d’autres galas. Mon objectif est de revenir à un bon niveau cette année. »
Regardez le combat
Le combat suivant oppose en moins de 61 kg : Ronald CHEDAL (Bonneuil, à droite) à Mounir BOUTI (Kerner Team). Dès le « chok » de l’arbitre, les deux hommes entame le combat sur les chapeaux de roue échangeant les coups de pieds (Tei Khaa et Tei Lam Toa) puis sortant les crochets. Mounir place un Tei Khaa (low kicks) qui fait chuter Ronald. En corps à corps, Ronald place les genoux puis projette son adversaire. Bouti lie bien ses pieds et ses poings commençant la plupart de ses offensives en Tei Khaa avant de remonter. Les deux hommes proposent un affrontement technique au rythme enlevé. Ronald frappe avec se poings et tente un coup de coude retourné en fin de round.
Dans la deuxième reprise, les deux hommes continuent d’échanger les coups et ceux de Mounir semblent plus appuyés surtout les Tei Khaa et son crochet droit. Le protégé de Guillaume Kerner touche d’un double enchaînement gauche-droite. Chedal réagit timidement avec ses poings et des Tei Khaa.
Durant la reprise suivante, Mounir envoie un enchaînement crochet gauche-crochet droit puis un coup de genou qui rate de peu, alors que Ronald tente un coup de coude retourné en réponse qui frôle sa cible. Mounir avance avec ses poings, il double et touche avec son crochet droit avant de faire chuter son adversaire d’un Tei Khaa.
Dans le quatrième round, Mounir continue de bien enchaîner avec jab gauche et Tei Khaa droit. Chedal avance toujours mais ne semble pas vraiment inquiéter son adversaire avec ses coups qui sont souvent bloqués. Après une esquive sur une tentative de Tei Khan Kro (high kick), Mounir place une accélération avec ses crochets suivis d’un coup de genou qui oblige l’arbitre à compter Chedal.
Sachant qu’il est en retard, Chedal tente de prendre le contrôle de ce round. Mais Mounir double ses Tei Khaa ce qui refroidit son adversaire qui a la jambe gauche déjà bien rougie.
Bouti gère son avance, frappant en Tei Khaa et Tei Lam Toa pour garder Ronald à distance.
A l’issue du combat, Mounir est déclaré vainqueur à l’unanimité.
Au niveau de son manque de fraîcheur physique, Ronald souligne : « J’étais fatigué, pourtant je me suis bien préparé. Mais Mounir était meilleur ce soir. De plus, durant le premier ou le deuxième round, j’ai retapé sur une blessure au tibia donc j’appréhendais de taper fort. Ça a joué sur mes niveaux de frappes et ma force de frappe. »
A la question il semble que tu as retrouvé tout le liant que tu avais en début de saison dernière, Mounir répond : « C’est grâce à mon entraînement avec Guillaume Kerner, il m’a fait travaillé mes blocages et mes remises en puissance et vitesse ce qui a bien fonctionné ce soir. Ce combat était important car Ronald Chedal a battu Pascal Benmati alors qu’il m’avait contré lors du championnat de France. Cela m’a permis de me remettre en question et là je suis prêt à le rencontrer de nouveau et faire un beau combat. » Pour en revenir au combat de ce soir, il souligne : « A partir du quatrième round, j’ai vu une ouverture pour ma droite, je l’avais touché avec un crochet. Il a une garde un peu ouverte sur les côtés comme les Thaïs donc j’ai placé mes poings. »
Regardez le combat
En moins de 63,5 kg, Olivier TCHÉTCHÉ (champion de France 2005 de la catégorie, Haute Tension, à gauche) est opposé à Benoît ATAYI (Avignon) qui revient sur les rings après une absence de 4 ans entre autre due à une luxation à l’épaule.Dès le coup de gong, Olivier avance sur Benoît qui recule. Ce dernier, possédant un avantage de taille, boxe en contre et tente de placer un coup de genou direct. Olivier réplique par un puissant Tei Lam Toa (middle). En corps à corps les débats sont équilibrés. Pour raccourcir la distance, Olivier effectue un coup de coude sauté qu’il enchaîne avec une liaison uppercut-Tei Lam Toa-direct. Benoit place quelques Tei Lam Toa mais sans vraiment les enchaîner alors que son adversaire enchaîne bien les jambes et les poings.
L’entame du deuxième round se fait avec des échanges de Tei Khaa (low kick), et se poursuit par des corps à corps, des coups de genoux directs dont ceux de Tchétché qui touchent.
Dans la troisième reprise, Olivier effectue un bon travail avec ses jambes : Tei Khaa et Tei Lam Toa avant d’envoyer des crochets dont un du gauche qui touche. A force de frapper en ligne basse, le pensionnaire de Vitry se créé des ouvertures en haut. Ainsi il enchaîne gauche-droite-Tei Khan Kro (high kick).
Dans le round suivant, c’est Atayi qui avance alors qu’Olivier tourne en envoyant des Tei Lam Toa. Benoît touche d’un direct du gauche suivi d’un Tei Khaa. D’ailleurs ses Tei Khaa font souvent mouche dans cette reprise où les corps à corps sont équilibrés.
Durant le dernier round, Olivier touche d’un Tei Lam Toa enchaîné avec un direct mais c’est Atayi qui avance et qui touche avec ses jambes et ses poings mais ses coups sont trop esseulés pour véritablement inquiété Tchétché qui gère son avance en frappant avec ses jambes.
A la fin des cinq rounds, Olivier Tchétché est déclaré vainqueur à l’unanimité.
Malgré la défaite, c’est un Benoît satisfait qui déclare : « Je suis content d’avoir rencontré Tchétché qui est un gars très fort. Ça fait 4 ans que je n’ai pas boxé à cause d’une double opération de l’épaule donc je reviens de loin. Ne pas boxer était une frustration pour moi, c’est pour ça que j’ai accepté le combat qu’on ma proposé lundi dernier. J’ai fait les 5 rounds à fond, histoire de reprendre le rythme. Je suis content de moi, je devais voir où j’en étais et maintenant que je sais qu’en m’entraînant comme il faut je retrouverais mon niveau d’avant la blessure. En plus Tchétché m’a promis une revanche et j’ai hâte d’y être. »
Regardez le combat
Vous retrouvez prochainement le resumé de la fin du gala sur le site.
Vincent Dao

























