Les favoris au rendez-vous
K-1 world Max
Par Vincent Dao le vendredi 06 mai 2005
Le 4 mai a eu lieu le tournoi de qualification du K-1 Wolrd Max 2005. Les 13 918 spectateurs ayant rempli l’Ariake Coliseum de Tokyo ont pu assister à la qualification des favoris que sont Buakaw Por Promuk, Albert Krauss et Masato.
Le combat phare oppose le Japonais Masato (à gauche sur la photo), le meilleur kickboxer de son pays, au populaire Nak Muay coréen Chi Bin Lim qui détient un palmarès de 43 victoires (dont 23 par KO) en 49 combats.
Le Coréen qui est surnommé « le loup argenté » commence fort, frappant en Tei Khaa (Low kick). Mais au fur et à mesure du round les coups de pieds des deux combattants n’arrivent plus, et Masato qui est supérieur à son adversaire avec ses poings remporte le premier et le deuxième round. Dans celui-ci, il touche d’un direct du droit qui ébranle Chi Bin Lim. Voyant cela le Japonais avance en frappant des poings et accule le Coréen dans le coin.
Dans le troisième round, Masato domine toujours frappant en Tei Khaa qu’il suit avec ses poings. Chi Bin Lim frappe et touche avec ses jambes mais cela ne suffit pas à lui donner un extra round.
Lors de l’interview d’après combat, Masato qui apparaît marqué par les coups de son adversaire, déclare : « J’ai eu des soucis de santé dernièrement. J’ai eu la grippe le mois dernier, et je fus incapable de m’entraîner durant une quinzaine de jours. Mais je savais que j’allais gagner car j’étais prêt mentalement. Maintenant je suis content, car j’ai fait un pas de plus vers la victoire lors de la finale du K-1 World Max en Juillet à Yokohama. »
Le tenant du titre, le Thaïlandais Buakaw Por Pramuk (à gauche), fait face au Biélorusse Vasily Shish qui est le protégé d’ Igor Jushko (manager d’Alexey Ignashov). Les deux hommes sont des Nak Muay de 22 ans, mais leur jeune âge ne les empêche pas d’être expérimentés comme ils l’ont prouvé sur le ring.
Sans surprise, Buakaw démarre très fort avec ses puissants Tei Khaa et gère la distance avec des Tip (front kicks). Shish ne se laisse pas impressionner et frappe également avec ses jambes, tentant de placer des Tei Khan Kro (high kicks).
Durant le deuxième round, Shish touche d’un Tei Khan Kro. Mais le Thaïlandais réagit rapidement en plaçant la même technique. Le mouvement de recul du Biélorusse pousse à penser que le coup de Buakaw a plus marqué que le sien.
Le dernier round est également très axé sur les jambes. Le Thaï se permettant de plus tenter et de chercher le KO comme le prouve ses coups de genoux sautés. D’ailleurs il s’en est fallu de peu pour qu’un Tei Khan Kro de Buakaw ne soit fatal à un Sish déséquilibré. Maîtrisant le combat techniquement et tactiquement, Buakaw remporte la victoire.
A l’issue de l'affrontement, le vainqueur souligne : « Cela fut plus difficile que je ne le pensais. Mais je remercie mon équipe et mes fans qui m’ont supportés. Je vais continuer maintenant et faire de mon mieux pour conserver mon titre. »
Le troisième favori de la compétition, le Hollandais Albert Krauss (à gauche ci-contre) affronte le Sud Africain Virgil Kalakoda. Ce dernier est le fils de l’entraîneur Steve Kalakoda. Après une entrée très remarquée, Krauss qui est réputé pour ses poings (tout comme Masato) nous prouve qu’il a fait des progrès avec ses jambes.
La première reprise est équilibrée, les deux combattants usant principalement de leurs poings : Kalakoda fait preuve de vitesse et de précision alors que Krauss réussit à toucher d’un crochet droit.
Dans la reprise suivante, le Hollandais touche à plusieurs reprises avec son crochet droit et y ajoute les Tei Khaa qui fouette la jambe de Kalakoda. Même si ce dernier réussit à placer un uppercut, il est clair qu’il est dominé.
Dans la troisième reprise, Krauss étale ses techniques ; direct et crochet du droit, Tei Khaa et Tei Lam Toa (middle), tout en se montrant irréprochable en défense lors des contres du Sud Africain. Même si ce dernier montre beaucoup de courage, et est bien encré sur ses appuis, il ne peut empêcher une victoire logique de Krauss.
Un superfight très attendu oppose le Japonais Norifumi "Kid" Yamamoto (à droite) au Grec Mike Zambidis. Les deux hommes étant explosifs et puissants, le combat promet d’être très dur.
Le fait que Zambidis ait déclaré la veille lors de la conférence de presse « je vais apprendre le Kick boxing à Yamamoto » ne va pas arranger les choses.
Le Japonais est le premier en action avec ses jambes. Zambidis est plus lent à se mettre en route mais une fois lancé, il touche d’un direct du droit, avant de placer des coups de genoux et des Tei Khan Kro qui touchent sans trop de dommage.
Le second round est géré par le Grec qui bloque et évite les coups de pieds de son adversaire avant de contrer avec ses poings.
Le troisième round démarre par des échanges de Tei Khaa avant que Zambidis ne trouve l’ouverture. Son crochet droit attend le nez de Yamamoto qui tombe KO.
A l’issue du combat, Zambidis vient rendre hommage à son adversaire et les deux hommes se congratulent au centre du ring.
Le Nak Muay australien, John Wayne Parr, fait face à son ami Shane Chapman de Nouvelle-Zélande. Mais ce soir l'amitié est laissée au vestiaire le temps du combat.
Dans le premier round, les deux hommes se montrent très mobiles, avançant et frappant. Preuve de cet engagement : l'Australien passe au dessus des cordes et se retrouve hors du ring. Mais cela ne l'empêchera pas d'infliger un compte à Chapman à la suite d'un coup de genou en corps à corps. Ne laissant aucun répit à son adversaire, Wayne Parr envoit un crochet gauche qui amène un nouveau compte.
Même si Chapman se défend bien, notamment avec ses poings, il est de nouveau envoyé à terre à cause d'un crochet gauche au corps dans la deuxième reprise.
En avance dans le dernier round, John Wayne continue malgré tout de poursuivre son adversaire le frappant avec ses jambes et ses poings.
En fin de round, l'Australien envoit une vollée de coups de poings au corps dont Chapman ne se relèvera pas.
Grâce à ce KO, John Wayne Parr montre qu'il faudra compter sur lui pour l'obtention du titre.
Les autres résultats de la soirée :
Monty DiPietro/Vincent Dao
Crédit Photos : K-1
Le combat phare oppose le Japonais Masato (à gauche sur la photo), le meilleur kickboxer de son pays, au populaire Nak Muay coréen Chi Bin Lim qui détient un palmarès de 43 victoires (dont 23 par KO) en 49 combats. Le Coréen qui est surnommé « le loup argenté » commence fort, frappant en Tei Khaa (Low kick). Mais au fur et à mesure du round les coups de pieds des deux combattants n’arrivent plus, et Masato qui est supérieur à son adversaire avec ses poings remporte le premier et le deuxième round. Dans celui-ci, il touche d’un direct du droit qui ébranle Chi Bin Lim. Voyant cela le Japonais avance en frappant des poings et accule le Coréen dans le coin.
Dans le troisième round, Masato domine toujours frappant en Tei Khaa qu’il suit avec ses poings. Chi Bin Lim frappe et touche avec ses jambes mais cela ne suffit pas à lui donner un extra round.
Lors de l’interview d’après combat, Masato qui apparaît marqué par les coups de son adversaire, déclare : « J’ai eu des soucis de santé dernièrement. J’ai eu la grippe le mois dernier, et je fus incapable de m’entraîner durant une quinzaine de jours. Mais je savais que j’allais gagner car j’étais prêt mentalement. Maintenant je suis content, car j’ai fait un pas de plus vers la victoire lors de la finale du K-1 World Max en Juillet à Yokohama. »
Le tenant du titre, le Thaïlandais Buakaw Por Pramuk (à gauche), fait face au Biélorusse Vasily Shish qui est le protégé d’ Igor Jushko (manager d’Alexey Ignashov). Les deux hommes sont des Nak Muay de 22 ans, mais leur jeune âge ne les empêche pas d’être expérimentés comme ils l’ont prouvé sur le ring.Sans surprise, Buakaw démarre très fort avec ses puissants Tei Khaa et gère la distance avec des Tip (front kicks). Shish ne se laisse pas impressionner et frappe également avec ses jambes, tentant de placer des Tei Khan Kro (high kicks).
Durant le deuxième round, Shish touche d’un Tei Khan Kro. Mais le Thaïlandais réagit rapidement en plaçant la même technique. Le mouvement de recul du Biélorusse pousse à penser que le coup de Buakaw a plus marqué que le sien.
Le dernier round est également très axé sur les jambes. Le Thaï se permettant de plus tenter et de chercher le KO comme le prouve ses coups de genoux sautés. D’ailleurs il s’en est fallu de peu pour qu’un Tei Khan Kro de Buakaw ne soit fatal à un Sish déséquilibré. Maîtrisant le combat techniquement et tactiquement, Buakaw remporte la victoire.
A l’issue de l'affrontement, le vainqueur souligne : « Cela fut plus difficile que je ne le pensais. Mais je remercie mon équipe et mes fans qui m’ont supportés. Je vais continuer maintenant et faire de mon mieux pour conserver mon titre. »
Le troisième favori de la compétition, le Hollandais Albert Krauss (à gauche ci-contre) affronte le Sud Africain Virgil Kalakoda. Ce dernier est le fils de l’entraîneur Steve Kalakoda. Après une entrée très remarquée, Krauss qui est réputé pour ses poings (tout comme Masato) nous prouve qu’il a fait des progrès avec ses jambes.La première reprise est équilibrée, les deux combattants usant principalement de leurs poings : Kalakoda fait preuve de vitesse et de précision alors que Krauss réussit à toucher d’un crochet droit.
Dans la reprise suivante, le Hollandais touche à plusieurs reprises avec son crochet droit et y ajoute les Tei Khaa qui fouette la jambe de Kalakoda. Même si ce dernier réussit à placer un uppercut, il est clair qu’il est dominé.
Dans la troisième reprise, Krauss étale ses techniques ; direct et crochet du droit, Tei Khaa et Tei Lam Toa (middle), tout en se montrant irréprochable en défense lors des contres du Sud Africain. Même si ce dernier montre beaucoup de courage, et est bien encré sur ses appuis, il ne peut empêcher une victoire logique de Krauss.
Un superfight très attendu oppose le Japonais Norifumi "Kid" Yamamoto (à droite) au Grec Mike Zambidis. Les deux hommes étant explosifs et puissants, le combat promet d’être très dur.Le fait que Zambidis ait déclaré la veille lors de la conférence de presse « je vais apprendre le Kick boxing à Yamamoto » ne va pas arranger les choses.
Le Japonais est le premier en action avec ses jambes. Zambidis est plus lent à se mettre en route mais une fois lancé, il touche d’un direct du droit, avant de placer des coups de genoux et des Tei Khan Kro qui touchent sans trop de dommage.
Le second round est géré par le Grec qui bloque et évite les coups de pieds de son adversaire avant de contrer avec ses poings.
Le troisième round démarre par des échanges de Tei Khaa avant que Zambidis ne trouve l’ouverture. Son crochet droit attend le nez de Yamamoto qui tombe KO.
A l’issue du combat, Zambidis vient rendre hommage à son adversaire et les deux hommes se congratulent au centre du ring.
Le Nak Muay australien, John Wayne Parr, fait face à son ami Shane Chapman de Nouvelle-Zélande. Mais ce soir l'amitié est laissée au vestiaire le temps du combat.
Dans le premier round, les deux hommes se montrent très mobiles, avançant et frappant. Preuve de cet engagement : l'Australien passe au dessus des cordes et se retrouve hors du ring. Mais cela ne l'empêchera pas d'infliger un compte à Chapman à la suite d'un coup de genou en corps à corps. Ne laissant aucun répit à son adversaire, Wayne Parr envoit un crochet gauche qui amène un nouveau compte.
Même si Chapman se défend bien, notamment avec ses poings, il est de nouveau envoyé à terre à cause d'un crochet gauche au corps dans la deuxième reprise.
En avance dans le dernier round, John Wayne continue malgré tout de poursuivre son adversaire le frappant avec ses jambes et ses poings.
En fin de round, l'Australien envoit une vollée de coups de poings au corps dont Chapman ne se relèvera pas.
Grâce à ce KO, John Wayne Parr montre qu'il faudra compter sur lui pour l'obtention du titre.
Les autres résultats de la soirée :
- Jadamba Narantungalag (Mongolie) bat Kasuya Yasuhiro (Japon) par décision unanime.
- Takayuki Kohiruimaki (Japon) bat par KO (Tei Khaa au genou) Darius Skliaudys (Lituanie).
- Andy Souwer (Hollande) bat Marfio Canoletti (Brésil) par décision unanime.
- William Diender (Hollande) bat Yoshihiro Sato (Japon) par décision unanime.
- Sam Stout (Canada) bat Koutetsu Boku (Japon) par décision unanime après l'extra round.
- Yuma Yamamoto (Japon) bat Yasuhiro Kido (Japon) par décision unanime.
Monty DiPietro/Vincent Dao
Crédit Photos : K-1





















