L’immuable Schilt de nouveau Champion du K-1 WGP
Par Monty DiPietro le vendredi 08 décembre 2006
TOKYO, le 2 Décembre 2006 – Le combattant de karaté Seidokaikan Semmy Schilt expédia cette nuit, au dôme de Tokyo lors de la finale du K-1 WGP 2006, ses trois challengers. Le hollandais alors âgé de 33 ans mis toute la force emmagasinée dans sa stature (212cm/6'11"; 128kg/296lbs), ainsi que la rapidité et la technique dont il dispose dans ses combats pour gagner le plus prestigieux des titres des sports de combats pour la seconde année consécutive. En sus de la ceinture, Schilt remporte un chèque de 400 000 dollars US.
Fusion moderne de différentes disciplines martiales, le K-1 est l’un des sports dont l’expansion est la plus forte au monde. La finale du WGP est l’évènement culminant une année de tournois régionaux et prend la suite du format classique des tournois de K-1 – huit combattants s’opposent dans quatre concours et les quatre combattants victorieux se retrouvent ensuite dans des combats de semi finale, les vainqueurs se rencontrent enfin en finale. Tous les combattants doivent respecter les règles du K-1, trois rounds de trois minutes chacun, avec un éventuel tiebreak.
Schilt et le formidable kick boxeur français Jérôme LeBanner se sont retrouvés face à face dans le premier match du tournoi. Au son du gong, Schilt contrôla la distance avec des low kicks et des coups de pieds frontaux, alors que LeBanner s’efforçait de pénétrer la garde de son adversaire avec les poings. Le Français marqua en corps à corps avec un crochet droit et bloqua les attaques que son adversaire lançait : coups de genoux et high kicks.
Dans le second round, tous deux échangèrent des coups de pied et coups de poing très basics. Et les choses semblaient s’éterniser quand Schilt lança un élégant high kick gauche contre la tempe de LeBanner et marqua un down. LeBanner essaya de continuer mais Schilt ne lui laissa pas le temps d’apprécier la distance. Schilt eut les meilleures opportunités dans le troisième round, capitalisant avec un crochet gauche et effectuant des contacts partiels avec un genou grâce auquel il remporta la décision unanime. Avant de sortir du ring, LeBanner tomba sur ses genoux, se plia et s’excusa auprès de ses fans.
Le second quart de finale opposa l’unique quadruple champion du K-1 WGP, Ernesto "Mr Perfect" Hoost. Lors de ce dernier tournoi, le kick boxer Hollandais alors âgé de 41 ans se retrouve face à un combattant de 10 ans son cadet -- la dynamo allemande Chalid "Die Faust," qui a brillé lors du GP américain à Las Vegas en Avril dernier. Hoost occupa au centre du ring, s’en tenant aux low kicks qui lui ont permis d’obtenir une bonne place au long de toutes ces années. Die Faust venait avec ses poings dans des attaques agressives. Hoost eut un problème d’équilibre très tôt ; il glissa à trois reprises mais retrouva sa stabilité plus tard dans le round, ce qui lui permis de mettre un high kick.
Hoost, cool, avançait avec des combinaisons serrées lors du second round, mais Die Faust bloquait habilement et répondait avec les poings, et il y eu quelques échanges satisfaisants lors de la troisième reprise. Hoost fit montre d’une bonne résistance, marqua tardivement avec des combinaisons en low kicks et avec les poings. Quand tout deux en virent au corps à corps, Hoost frappa dans les genoux alors que Die Faust lança des uppercuts. Un juge donna la victoire à Hoost mais les autres considérèrent qu’il y avait égalité ; il y eut donc un round supplémentaire.
Hoost continua d’avancer et ses prouesses en low kicks suivies d’un magnifique direct du gauche suffirent pour lui assurer la victoire ainsi qu’un rendez vous avec Schilt en demi finale.
Dans le premier match du second groupe, Glaube Feitosa le combattant Kyokushin brésilien se retrouva contre le Russe Ruslan Karaev. Déjà là en 2005, Feitosa a depuis lors amélioré son jeu de jambes et ses compétences en boxe. Mais Karaev possède également un arsenal d’attaques créatives et dangereuses, et en tant que combattant cadet du tournoi (il n’est âgé que de 23 ans) il n’a rien à perdre et tout à gagner.
Karaev chargea au son du gong avec un coup de poing et un coup de pied, puis tenta de maîtriser son adversaire. Mais Feitosa maintint sa garde haute et essuya la tempête, puis il s’approcha tranquillement avec un high kick gauche qui percuta Karaev fortement sur la tempe. Le Brésilien ne fléchit pas, et pris la suite avec des coups de poing pour forcer le juge à lancer un décompte alors que son adversaire tenait encore debout. Le juge donna un sérieux coup d’œil à Karaev qui était comme assommé, puis fit un signe des bras pour arrêter le combat, propulsant ainsi Feitosa vers les demis.
Lors du dernier quart de finale, le champion hollandais du WGP 2003 et 2004 Remy Bonjasky fut opposé au kick boxeur allemand Stefan "Blitz" Leko. Tous deux se testèrent très tôt en coups de pied, et lors d’un échange, Leko toucha accidentellement Bonjasky en dessous de la ceinture, provoquant ainsi un arrêt immédiat et une vérification du docteur. Quelques minutes passèrent ainsi, Bonjasky grimaçant sous la douleur. La période de rétablissement fut prolongée mais Bonjasky resta dans le même état. Après consultation qui eut lieu entre le docteur et les membres officiels du K-1, une provision particulière fut déclarée : Bonjasky pouvait retourner au vestiaire. Il fut annoncé que le combat reprendrait après le prochain combat planifié qui est un match réserve.
Hélas, Bonjasky donnait l’impression de ne pas être à 100% rétabli lorsqu’il retourna sur le ring 15 minutes plus tard, mais le combat redémarra avec d’efficaces high kicks lancés par le Hollandais. Ensuite dans de terribles circonstances, un incroyable phénomène eut lieu : un coup de pied retourné de Leko toucha Bonjasky, là où il l’avait déjà touché lors du précèdent combat. Un regard incrédule traversa le visage de Bonjasky au moment où il s’encastrait dans les cordes, dans la détresse. Le docteur s’approcha de Bonjasky de nouveau et Leko se vit attribué un carton jaune. Le combat repris après trois minutes environ, Bonjasky travaillait avec des coups de pieds et les genoux, Leko contrait en coups de poing. La défense était bonne des deux côtés et aucune blessure sérieuse ne survint.
Lors de la seconde reprise rapidement enchaînée, Bonjasky maintint sa garde fermée et haute, attaquant son adversaire en low kicks accompagnés de genoux experts. De son côté Leko menaçait la garde de son adversaire avec un uppercut droit. Leko éprouva des difficultés à passer ses coups de poing dans la troisième reprise et Bonjasky utilisa ses jambes intelligemment puis lança un crochet droit sur un formidable timing et marqua un down. Une décision unanime pour Bonjasky.
La première demi finale, entre Schilt et Hoost, commença avec Schilt et Hoost qui agacait Schilt avec ses coup de poing donnés rapidement. Schilt lança un solide coup de genou sauté mais cela ne troubla pas Hoost. Dans la seconde reprise, Schilt commença à aller vers Hoost, qui reçu deux avertissements pour corps à corps. Le meilleur coup du round fut un crochet droit de Schilt qui surpris Hoost et le fit trébucher sans toutefois le faire tomber.
La longue portée de Schilt fit la différence dans le troisième round ; il lança plusieurs coups de poing gauches qui touchèrent leur cible avec succès, suivis d’un coup de genou et de coups au corps. Hoost essaya jusqu’au bout de trouver un moyen de faire souffrir Schilt, mais en vain. Si Hoost venait à perdre son dernier combat, il n’y aurait aucune honte à agir ainsi envers la centrale électrique que représente Schilt.
Les substitutions ont été effectuées dans les secondes demi de finale après que Bonjasky ait été forcé à abandonner le combat des suites de ses testicules brutalisées. Il fut annoncé que Leko était incapable de continuer du fait des dommages causés à sa jambe gauche. Ainsi donc, d’après les règles du K-1, le vainqueur du combat réserve fut parachuté dans le tournoi.
C’était Peter "Le Lumberjack Hollandais" Aerts. En réserve Aerts rencontra le combattant japonais de Seidokaikan Musashi. Vers la fin du premier round, Aerts surpris Musashi avec une droite et obtint un down, puis remporta la victoire. Aerts a participé à toutes les finales WGP depuis la création de ce sport. Sa victoire lui permis de maintenir son niveau.

Feitosa toucha Aerts d’un solide high kick dans la première reprise, et fit un contact partiel peu après avec un coup de pied.
Aerts cependant renversa la situation de façon spectaculaire dans le second round, chassant Feitosa avec ses poings, le surprenant avec une droite, une gauche puis un coup de genou sauté.
Un crochet droit dévastateur mis le Brésilien à terre de façon brutale, incitant le juge à arrêter le combat. Aerts sauta vivement hors du ring, semblant en grande forme pour son rendez-vous avec Schilt.
L’ambiance était électrique lorsque Aerts et Schilt entrèrent sur le ring pour la finale. Aerts lança l’initiative, se précipitant droit devant les poings tendus, puis attaquant la jambe gauche de Schilt. Aerts Attaqua seul avec plus d’une douzaine de coups et des demis low kicks dans le premier round, mais Schilt utilisa sa capacité à atteindre son adversaire aussi efficacement qu’à son habitude, touchant avec des directs puis coinça Aerts dans le coin et lui assena des coups de genoux. Aerts fit un combat intelligent – en distance courte, sa défense était bonne et il resta pratiquement tout le temps hors d’atteinte.
A mi-chemin du second, cependant, Schilt chargea avec des coups de pied et de genoux pour marquer un down. Aerts semblait OK après le décompte et le robuste combattant eut des moments bien à lui dans ce round, notamment en chargeant et faisant des contacts partiels avec des combinaisons droite/ gauche ce qui envoya Schilt dans les cordes. Dans la troisième reprise le Lumberjack lança davantage de low kicks, dont un toucha Schilt au bas du dos, le manquant de peu. Aerts ajouta quelques directes, mais ne put faire de mal à Schilt. Pour sa part, Schilt était très fort avec ses poings, et arrêtait toutes les tentatives d’Aerts de pénétrer sa garde. Quand la distance se réduisit, Schilt fut prêt à lancer ses genoux. Aerts était fatigué et vacillait un peu vers la fin du round, ce qui donna l’unanimité de la décision à Schilt.
"Je suis très heureux," déclara le double Champion lors de son interview d’après match. " Je suis particulièrement content de gagner suite à des combats contre les incomparables trois grands combattants de K-1. J’ai ressentit de la pression cette fois-ci, plus que je ne veux bien l’admettre, mais maintenant c’est fini, je veux juste prendre une douche et profiter de ma victoire!"
"Comme pour l’an dernier, je crois que maintenant je peux combattre n’importe qui, donc oui je vais aller vers un troisième titre. Je veux remercier tous mes fans, et je veux remercier mes partenaires d’entraînement, mes entraîneurs et managers du Golden Glory Gym."
Remarquablement, trois des huit combattants du WGP 2006 viennent du même club -- Golden Glory, situé à Breda, une ville de la partie sud des Pays-Bas. "Nous avons du succès parce que nous sommes comme une famille," commenta le rayonnant Bas Boon du Golden Glory. "Notre truc c’est d’entraîner nos combattants selon un certain système, développant de façon particulière la force mentale. Nous avons également une histoire intéressante, tout est sur notre site Internet (www.goldenglory.com)."
Dans les autres combats prévus :
Un match d’encadrement opposa le marocain Badr Hari au champion océanien 2006 de K-1, l’Australien Paul Slowinski. Les combattants de Muay Thai effectuèrent un entraînement de démonstration. Il y avait Slowinski équilibré, fixe sur ses pieds et bon en combinaisons; Hari quant à lui montra des mouvements, un rythme et une créativité d’un niveau supérieur. Hari avait une meilleure base sur tous les plans, lançant toutes sortes de coups de pied, balançant ses poings et contrant Slowinski efficacement tout du long. A plusieurs reprises Hari cogna avec assez de puissance pour mettre au sol de nombreux combattants, c’était comme une attestation de la résistance du menton de Slowinski : il restait debout et continuait à attaquer jusqu’au son du gong. Une confortable décision unanime pour Hari, qui, inversement à sa réputation de bad boy, semblait discipliné et arborait ici une attitude sportive – remerciant son adversaire après le combat, quittant le ring lorsqu’on le lui demanda.
Dans le second combat réserve, Ray Sefo de Nouvelle Zélande affronta le Hollandais Melvin Manhoef. Sefo avait promis que ce combat ne durerait pas jusqu’au dernier son du gong. En fait il a à peine duré jusqu’au premier son du gong. Manhoef voulait apparemment arracher la tête de Sefo, et dès le départ il lança un high kick circulaire. Sefo ne perdit pas de temps par la suite, il engagea un crochet droit qui percuta Manhoef bizarrement, sur la tempe. Une seconde droite suivit et Manhoef tomba. Il eut du mal à lutter pour vaincre le décompte, il se remis tout de même debout sur ses pieds en tremblant, et ce uniquement pour voir l’arbitre mettre prudemment fin au combat. Sefo reçu ainsi un autre trophée pour sa collection déjà bien fournie.
Dans les autres combats d’accompagnement, Hiraku Hori vainquit Kyoung Suk Kim par décision, Junichi Sawayashiki gagna contre Mitsugu Noda par décision partagée, et Takumi Sato mis Tsutomi Takahagi KO.
Le Grand Prix Mondial 2006 de K-1 attira une foule de 54,800 personnes au dôme de Tokyo.
Fusion moderne de différentes disciplines martiales, le K-1 est l’un des sports dont l’expansion est la plus forte au monde. La finale du WGP est l’évènement culminant une année de tournois régionaux et prend la suite du format classique des tournois de K-1 – huit combattants s’opposent dans quatre concours et les quatre combattants victorieux se retrouvent ensuite dans des combats de semi finale, les vainqueurs se rencontrent enfin en finale. Tous les combattants doivent respecter les règles du K-1, trois rounds de trois minutes chacun, avec un éventuel tiebreak.
Schilt et le formidable kick boxeur français Jérôme LeBanner se sont retrouvés face à face dans le premier match du tournoi. Au son du gong, Schilt contrôla la distance avec des low kicks et des coups de pieds frontaux, alors que LeBanner s’efforçait de pénétrer la garde de son adversaire avec les poings. Le Français marqua en corps à corps avec un crochet droit et bloqua les attaques que son adversaire lançait : coups de genoux et high kicks.Dans le second round, tous deux échangèrent des coups de pied et coups de poing très basics. Et les choses semblaient s’éterniser quand Schilt lança un élégant high kick gauche contre la tempe de LeBanner et marqua un down. LeBanner essaya de continuer mais Schilt ne lui laissa pas le temps d’apprécier la distance. Schilt eut les meilleures opportunités dans le troisième round, capitalisant avec un crochet gauche et effectuant des contacts partiels avec un genou grâce auquel il remporta la décision unanime. Avant de sortir du ring, LeBanner tomba sur ses genoux, se plia et s’excusa auprès de ses fans.
Le second quart de finale opposa l’unique quadruple champion du K-1 WGP, Ernesto "Mr Perfect" Hoost. Lors de ce dernier tournoi, le kick boxer Hollandais alors âgé de 41 ans se retrouve face à un combattant de 10 ans son cadet -- la dynamo allemande Chalid "Die Faust," qui a brillé lors du GP américain à Las Vegas en Avril dernier. Hoost occupa au centre du ring, s’en tenant aux low kicks qui lui ont permis d’obtenir une bonne place au long de toutes ces années. Die Faust venait avec ses poings dans des attaques agressives. Hoost eut un problème d’équilibre très tôt ; il glissa à trois reprises mais retrouva sa stabilité plus tard dans le round, ce qui lui permis de mettre un high kick.Hoost, cool, avançait avec des combinaisons serrées lors du second round, mais Die Faust bloquait habilement et répondait avec les poings, et il y eu quelques échanges satisfaisants lors de la troisième reprise. Hoost fit montre d’une bonne résistance, marqua tardivement avec des combinaisons en low kicks et avec les poings. Quand tout deux en virent au corps à corps, Hoost frappa dans les genoux alors que Die Faust lança des uppercuts. Un juge donna la victoire à Hoost mais les autres considérèrent qu’il y avait égalité ; il y eut donc un round supplémentaire.
Hoost continua d’avancer et ses prouesses en low kicks suivies d’un magnifique direct du gauche suffirent pour lui assurer la victoire ainsi qu’un rendez vous avec Schilt en demi finale.
Dans le premier match du second groupe, Glaube Feitosa le combattant Kyokushin brésilien se retrouva contre le Russe Ruslan Karaev. Déjà là en 2005, Feitosa a depuis lors amélioré son jeu de jambes et ses compétences en boxe. Mais Karaev possède également un arsenal d’attaques créatives et dangereuses, et en tant que combattant cadet du tournoi (il n’est âgé que de 23 ans) il n’a rien à perdre et tout à gagner. Karaev chargea au son du gong avec un coup de poing et un coup de pied, puis tenta de maîtriser son adversaire. Mais Feitosa maintint sa garde haute et essuya la tempête, puis il s’approcha tranquillement avec un high kick gauche qui percuta Karaev fortement sur la tempe. Le Brésilien ne fléchit pas, et pris la suite avec des coups de poing pour forcer le juge à lancer un décompte alors que son adversaire tenait encore debout. Le juge donna un sérieux coup d’œil à Karaev qui était comme assommé, puis fit un signe des bras pour arrêter le combat, propulsant ainsi Feitosa vers les demis.
Lors du dernier quart de finale, le champion hollandais du WGP 2003 et 2004 Remy Bonjasky fut opposé au kick boxeur allemand Stefan "Blitz" Leko. Tous deux se testèrent très tôt en coups de pied, et lors d’un échange, Leko toucha accidentellement Bonjasky en dessous de la ceinture, provoquant ainsi un arrêt immédiat et une vérification du docteur. Quelques minutes passèrent ainsi, Bonjasky grimaçant sous la douleur. La période de rétablissement fut prolongée mais Bonjasky resta dans le même état. Après consultation qui eut lieu entre le docteur et les membres officiels du K-1, une provision particulière fut déclarée : Bonjasky pouvait retourner au vestiaire. Il fut annoncé que le combat reprendrait après le prochain combat planifié qui est un match réserve. Hélas, Bonjasky donnait l’impression de ne pas être à 100% rétabli lorsqu’il retourna sur le ring 15 minutes plus tard, mais le combat redémarra avec d’efficaces high kicks lancés par le Hollandais. Ensuite dans de terribles circonstances, un incroyable phénomène eut lieu : un coup de pied retourné de Leko toucha Bonjasky, là où il l’avait déjà touché lors du précèdent combat. Un regard incrédule traversa le visage de Bonjasky au moment où il s’encastrait dans les cordes, dans la détresse. Le docteur s’approcha de Bonjasky de nouveau et Leko se vit attribué un carton jaune. Le combat repris après trois minutes environ, Bonjasky travaillait avec des coups de pieds et les genoux, Leko contrait en coups de poing. La défense était bonne des deux côtés et aucune blessure sérieuse ne survint.
Lors de la seconde reprise rapidement enchaînée, Bonjasky maintint sa garde fermée et haute, attaquant son adversaire en low kicks accompagnés de genoux experts. De son côté Leko menaçait la garde de son adversaire avec un uppercut droit. Leko éprouva des difficultés à passer ses coups de poing dans la troisième reprise et Bonjasky utilisa ses jambes intelligemment puis lança un crochet droit sur un formidable timing et marqua un down. Une décision unanime pour Bonjasky.
La première demi finale, entre Schilt et Hoost, commença avec Schilt et Hoost qui agacait Schilt avec ses coup de poing donnés rapidement. Schilt lança un solide coup de genou sauté mais cela ne troubla pas Hoost. Dans la seconde reprise, Schilt commença à aller vers Hoost, qui reçu deux avertissements pour corps à corps. Le meilleur coup du round fut un crochet droit de Schilt qui surpris Hoost et le fit trébucher sans toutefois le faire tomber. La longue portée de Schilt fit la différence dans le troisième round ; il lança plusieurs coups de poing gauches qui touchèrent leur cible avec succès, suivis d’un coup de genou et de coups au corps. Hoost essaya jusqu’au bout de trouver un moyen de faire souffrir Schilt, mais en vain. Si Hoost venait à perdre son dernier combat, il n’y aurait aucune honte à agir ainsi envers la centrale électrique que représente Schilt.
Les substitutions ont été effectuées dans les secondes demi de finale après que Bonjasky ait été forcé à abandonner le combat des suites de ses testicules brutalisées. Il fut annoncé que Leko était incapable de continuer du fait des dommages causés à sa jambe gauche. Ainsi donc, d’après les règles du K-1, le vainqueur du combat réserve fut parachuté dans le tournoi.
C’était Peter "Le Lumberjack Hollandais" Aerts. En réserve Aerts rencontra le combattant japonais de Seidokaikan Musashi. Vers la fin du premier round, Aerts surpris Musashi avec une droite et obtint un down, puis remporta la victoire. Aerts a participé à toutes les finales WGP depuis la création de ce sport. Sa victoire lui permis de maintenir son niveau.

Feitosa toucha Aerts d’un solide high kick dans la première reprise, et fit un contact partiel peu après avec un coup de pied.
Aerts cependant renversa la situation de façon spectaculaire dans le second round, chassant Feitosa avec ses poings, le surprenant avec une droite, une gauche puis un coup de genou sauté.
Un crochet droit dévastateur mis le Brésilien à terre de façon brutale, incitant le juge à arrêter le combat. Aerts sauta vivement hors du ring, semblant en grande forme pour son rendez-vous avec Schilt.
L’ambiance était électrique lorsque Aerts et Schilt entrèrent sur le ring pour la finale. Aerts lança l’initiative, se précipitant droit devant les poings tendus, puis attaquant la jambe gauche de Schilt. Aerts Attaqua seul avec plus d’une douzaine de coups et des demis low kicks dans le premier round, mais Schilt utilisa sa capacité à atteindre son adversaire aussi efficacement qu’à son habitude, touchant avec des directs puis coinça Aerts dans le coin et lui assena des coups de genoux. Aerts fit un combat intelligent – en distance courte, sa défense était bonne et il resta pratiquement tout le temps hors d’atteinte.A mi-chemin du second, cependant, Schilt chargea avec des coups de pied et de genoux pour marquer un down. Aerts semblait OK après le décompte et le robuste combattant eut des moments bien à lui dans ce round, notamment en chargeant et faisant des contacts partiels avec des combinaisons droite/ gauche ce qui envoya Schilt dans les cordes. Dans la troisième reprise le Lumberjack lança davantage de low kicks, dont un toucha Schilt au bas du dos, le manquant de peu. Aerts ajouta quelques directes, mais ne put faire de mal à Schilt. Pour sa part, Schilt était très fort avec ses poings, et arrêtait toutes les tentatives d’Aerts de pénétrer sa garde. Quand la distance se réduisit, Schilt fut prêt à lancer ses genoux. Aerts était fatigué et vacillait un peu vers la fin du round, ce qui donna l’unanimité de la décision à Schilt.
"Je suis très heureux," déclara le double Champion lors de son interview d’après match. " Je suis particulièrement content de gagner suite à des combats contre les incomparables trois grands combattants de K-1. J’ai ressentit de la pression cette fois-ci, plus que je ne veux bien l’admettre, mais maintenant c’est fini, je veux juste prendre une douche et profiter de ma victoire!"
"Comme pour l’an dernier, je crois que maintenant je peux combattre n’importe qui, donc oui je vais aller vers un troisième titre. Je veux remercier tous mes fans, et je veux remercier mes partenaires d’entraînement, mes entraîneurs et managers du Golden Glory Gym."
Remarquablement, trois des huit combattants du WGP 2006 viennent du même club -- Golden Glory, situé à Breda, une ville de la partie sud des Pays-Bas. "Nous avons du succès parce que nous sommes comme une famille," commenta le rayonnant Bas Boon du Golden Glory. "Notre truc c’est d’entraîner nos combattants selon un certain système, développant de façon particulière la force mentale. Nous avons également une histoire intéressante, tout est sur notre site Internet (www.goldenglory.com)."
Dans les autres combats prévus :
Un match d’encadrement opposa le marocain Badr Hari au champion océanien 2006 de K-1, l’Australien Paul Slowinski. Les combattants de Muay Thai effectuèrent un entraînement de démonstration. Il y avait Slowinski équilibré, fixe sur ses pieds et bon en combinaisons; Hari quant à lui montra des mouvements, un rythme et une créativité d’un niveau supérieur. Hari avait une meilleure base sur tous les plans, lançant toutes sortes de coups de pied, balançant ses poings et contrant Slowinski efficacement tout du long. A plusieurs reprises Hari cogna avec assez de puissance pour mettre au sol de nombreux combattants, c’était comme une attestation de la résistance du menton de Slowinski : il restait debout et continuait à attaquer jusqu’au son du gong. Une confortable décision unanime pour Hari, qui, inversement à sa réputation de bad boy, semblait discipliné et arborait ici une attitude sportive – remerciant son adversaire après le combat, quittant le ring lorsqu’on le lui demanda.
Dans le second combat réserve, Ray Sefo de Nouvelle Zélande affronta le Hollandais Melvin Manhoef. Sefo avait promis que ce combat ne durerait pas jusqu’au dernier son du gong. En fait il a à peine duré jusqu’au premier son du gong. Manhoef voulait apparemment arracher la tête de Sefo, et dès le départ il lança un high kick circulaire. Sefo ne perdit pas de temps par la suite, il engagea un crochet droit qui percuta Manhoef bizarrement, sur la tempe. Une seconde droite suivit et Manhoef tomba. Il eut du mal à lutter pour vaincre le décompte, il se remis tout de même debout sur ses pieds en tremblant, et ce uniquement pour voir l’arbitre mettre prudemment fin au combat. Sefo reçu ainsi un autre trophée pour sa collection déjà bien fournie. Dans les autres combats d’accompagnement, Hiraku Hori vainquit Kyoung Suk Kim par décision, Junichi Sawayashiki gagna contre Mitsugu Noda par décision partagée, et Takumi Sato mis Tsutomi Takahagi KO.
Le Grand Prix Mondial 2006 de K-1 attira une foule de 54,800 personnes au dôme de Tokyo.


























