La Tunisie à l'heure Pugilistique.
JEMEL et ZATOUT à l'affiche !
Par Alicia Sahraoui le vendredi 26 mars 2010
Samedi 20 mars 2010, Imed MATHLOUTHI a fait ses premières armes comme promoteur. Après avoir usé les rings en tant que combattant il passe de l’autre côté des cordes. Ce boxeur aguerri a décidé de faire profiter la Tunisie du talent pugilistique de ces français d’origine tunisienne, une première pour certains mais une fierté pour tous soyez-en certains.
C’est l’histoire d’un jeune franco-tunisien qui, par besoin de canaliser son énergie et peu être une certaine « nervosité » s’oriente vers la boxe et plus particulièrement la savate boxe française pour finalement évoluer vers le full contact. Il fait ses débuts à Coulommiers (Seine et Marne, France), puis émigre à Meaux (Seine et Marne, France) et rencontre Abel El QUANDILI avec qui il restera plusieurs années. Par la suite il se retrouve à Paris, puis Rouen avec Éric LECLERC, des noms bien connus dans le milieu du Full en France.
Sportif déjà bien avant d’enfiler les gants, et après avoir pratiqué le foot, le handball, il a un coup de cœur pour le full contact. Il ne sait pas expliquer pourquoi la boxe américaine colle à sa personnalité plus que le kick, le muay thaï ou la française, c’est un fait et les mots ne peuvent l’exprimer. Il se consacre donc, au full, et cela paiera puisqu’il sera plusieurs fois champion de France, d’Europe et quinze fois champion du monde. Avec plus de 130 combats, voilà un palmarès qui laisse rêveur.
Celui qui a rencontré Joseph YAUCAT GUENDI, qui a combattu à la Nuit des Champions dans les années 2000 nous confie qu’il est à la base du développement du full en Tunisie, et qu’organiser fait partie de la continuité concernant la promotion de ce sport. En 1991 il a eu l’opportunité de boxer ici, à une époque où la boxe était vraiment méconnue du grand public. Cela a plu et lui a donné l’idée.
En réalité ce fut un prétexte pour revenir régulièrement ici. L’appel de ses origines se fait toujours sentir, quoi qu’on en dise, et Imed MATHLOUTHI a décidé de se lancer dans l’aventure.
Grâce à sa persévérance, un engouement s’est crée mais il l’avoue, cela reste compliqué. Par moment il baisse un peu les bras devant la difficulté à faire avancer les choses mais lorsqu’il voit les jeunes qui s’acharnent, cela le remotive et il continue. Encore et toujours, Imed MATHLOUTHI est là pour faire vivre et transmettre sa passion.
Toujours généreux dans ses actions, il aide et forme au mieux, entraine pour certaines compétitions mais se rend compte que le manque de connaissance des champions reste un frein. Il le dit bien lui-même : « Sans vitrine, sans fer de lance ou modèle à qui on aimerait ressembler, il manque quelque chose pour avancer ».
Beaucoup de grands champions sont inconnus ici, et c’est un défi pour lui de pouvoir faire connaitre sur leur terre d’origine ces champions franco-tunisien. Quand on lui demande comment il a fait son plateau sa réponse est immédiate :
« Mon premier choix a été Kamel JEMEL ! J’admire son palmarès et un jour je lui avais fait la promesse de le faire boxer ici. À ce moment là je ne savais pas comment et quand. J’avais fait la même promesse à Sabaar qui était plus jeune. Je me suis dit que si on n’ arrivait pas à faire boxer des boxeurs comme eux, ici en Tunisie, sur les terres de leurs parents, c’est qu’il y avait un problème. Aujourd’hui Sabaar ABDELAZIZ peut prétendre à un championnat du monde alors j’ai tenu ma promesse. Nizar GALLAS je pensais que c’était un algérien et j’ai découvert il n’y a pas longtemps que c’était un tunisien... Quand à Mehdi ZATOUT c’est Kamel qui m’en a parlé. J’ai regardé un peu ce qu’il faisait et je l’ai fait venir direct. On a regardé qui on pouvait mettre en face, et tout s’est enchainé naturellement. »
Maintenant laissons parler la boxe. Les combats professionnels débutent après une rencontre amateur entre les délégations algérienne et tunisienne. Ce soir honneur aux femmes. C’est un combat féminin qui ouvre le bal.
Combats de kick boxing :
Championne du monde 2007 de Savate boxe Française pour la tunisienne et championne île de France de boxe anglaise amateur 2008, médaille de bronze aux championnat du monde amateur de full 2009 pour la française, les deux protagonistes ne sont pas des novices.
La tireuse du KFBC montre une boxe beaucoup plus complète techniquement que son adversaire qui l’étouffe sous les accrochages. Ses enchainements reste les mêmes, elle balance un low kick et se jette en anglaise baissant souvent dangereusement la tête et la française à bien du mal à s’exprimer ; face à un arbitrage favorisant la tunisienne. Au cours du combat Séverine prendra deux avertissements, pour coup interdit (derrière la tête et genoux). Avertissements pour le moins contestables. Elle essaie de poser sa boxe proprement en variant les coups, balayage, middle extérieur et low-kick intérieur, le but est de saper les appuis de son adversaire qui boxera de la même manière tout le long du combat. La victoire est donnée à la tunisienne malgré une boxe très brouillonne. Alors tactique pour gagner ? Ou niveau décevant de la championne tunisienne ?
La française s’exclame : « J'ai le sentiment de ne pas avoir pu boxer ! Mon adversaire avait une boxe pourrie, elle accrochait tout le temps ! »
L’argentin n’est pas là pour "faire dans la dentelle". Il cherche le coup dur. Le tunisien boxe en défensive, plus technique. Javier frappe sur un coup, tout en puissance. Au troisième round il commence à attaquer les appuis de son adversaire. Les "middle" et "low kick " sont envoyés de toutes ses forces, BOUMENDIL, chasse et essaie de ne pas se laisser dominer par la force de frappe de l’argentin. Celui-ci ne lui laissera pas de répit. Il utilise une anglaise percutante qui touchera plusieurs fois Mohamed. NAVARO mène le combat, il continue son travail de destruction sur la jambe avant de Mohamed, enchainant derrière des crochets au fois en remontant ensuite au visage.À chaque coup, il crie sa hargne. Plusieurs fois touché, le tunisien aura la chance, si on peu dire cela, d’avoir un arbitre qui ne le comptera jamais. Touché au foie au cinquième round, il se plie en deux et là encore, le combat continue. L’argentin fini sur un "high kick" qui laissera sans doute des maux de tête à son adversaire.
Superfight (Muaythai) :
Une semaine après son combat à Bagnolet face à SAKETDAO (voir l'article), Mehdi ZATOUT est de nouveaux sur le ring. Le combat démarre très vite, pas de phase d’observation pour les deux boxeurs. Le corps à corps est de mise d’entrée de jeux. ZATOUT démontre très vite sa supériorité technique, front kick et enchaînement "low-kick jab" avant, les coups se répètent et touchent leur cible. L’espagnole tente de rendre la monnaie, mais on sent qu’il recule et qu’il n’est pas en confiance. Beaucoup de coups dans le vent malheureusement, il balance ses "low kick" et continue de subir la pression de Mehdi, qui exploite toutes les techniques autorisées en muay thaï, genoux, saisies, projections, crochet au foie et enchaînement pieds poings. L’Espagnol se fait compter deux fois à la fin du combat et finira le nez en sang. ZATOUT gagne le combat et confirme qu’il reste un très bon boxeur "fimeu.."
Combat de kick boxing :
Plus grand, plus sec, plus nerveux, l’Argentin démarre au quart de tour dès le début du combat. Il dominera le premier round, usant de « low-kick », de chassés, crochets et d' « uppercut » sans relâche. Nizar pose sa boxe, et prend le temps d’observer l’Argentin qui accroche dès qu’il se sent en danger, et décidément, ce soir, pour le KFBC c’est "la loi des séries". Mais Nizar boxe en réfléchissant, travail en ligne basse et essaie de se dépêtrer des accrochages répétés. Petit à petit il met la pression à l’Argentin qui n’a comme seul remède encore et toujours d’accrocher. Nizar travaillera plus et marquera plus de poinst, usant d’une boxe plus propre. La victoire ira au Tunisien Nizar GALLAS.
Victoire de Nizar GALLAS
Championnat du monde de Muay Thai :
« C’est la première fois que je boxe en Tunisie, ma famille est présente, il y a beaucoup de pression et je suis vraiment ému ! » nous a confié Kamel JEMEL.
Le combat démarre lentement, les deux combattants s’observent. Chacun souhaite repartir avec le titre, vacant pour le moment. Kamel cadre et analyse. Son adversaire se laisse diriger et travaille sur un coup, à la différence du tunisien qui travaille majoritairement sur des enchaînements. L’espagnol a une gauche qui passe souvent à travers la garde de Kamel JEMEL, et il en use. Au second round, Kamel passe aux choses sérieuses. « high kick », il bloque et remise direct en « low kick » les attaques de Marcos. Il l’accule régulièrement dans les cordes et place des crochets au foie et au visage puissants, terminant par des "low kick". L'espagnol est courageux et riposte, tente de placer des saisies dès le troisième round, mais n’est pas assez stable. L’espagnol est touché au nez, la « dynamite » JEMEL a frappé. Il continuera un peu le combat et tentera de tenir à distance Kamel mais en réalité subira l’avancé du tunisien tel un rouleau compresseur. Au début du cinquième round, l’arbitre renvoie l’espagnol dans son coin pour stopper l’hémorragie nasale, le médecin regarde. Le combat ne reprendra pas.
Kamel JEMEL est couronné Champion du Monde UWKF.
Championnat du monde WAKO PRO de full contact :
Le premier round commence. Les deux combattants s’observent et Daniel est touché une première fois sur un crochet. Les échanges sont équitables et alternent des enchainements pieds/poings. Saabar serre MARTINS et lui fait subir un enchainement en poings qui l’électrocute. Celui-ci tombe à nouveaux sur un crochet dont il ne se relèvera pas. Le combat est terminé et Sabaar remporte la ceinture.
On se tourne vers Imed, qui fait le bilan. Constat final ? Dur...
« Il y a des gens qui se sont engagés avec moi, et qui n’ont pas suivi et n’ont pas tenu leurs engagements. C’est la grosse difficulté à gérer. Mais je suis têtu et je ne lâche pas l’affaire. J’adore mon pays, mais en Tunisie ça n’avance pas. Il faut toujours être derrière eux. On dira que c’est aussi ce qui fait le charme de ce pays, ils sont cool, ils ne se prennent pas la tête mais à un moment il faut avancer. Beaucoup de désillusions, de déceptions. Au lieu de faire de la promotion les quatre derniers jours, j’ai du faire d’autres choses parce que les gens n’étaient pas là. J’en tire mes conclusions. Je suis le premier fautif, parce que c’est moi qui ai mis ces personnes en place, donc après à moi d’assurer et de pas faillir. J’ai présenté un très bon plateau, j’ai proposé le top en matière de kick boxing (ici on parle de kick boxing pour toutes les boxes pieds poings). Maintenant je pense à la prochaine organisation, fin juillet en plein air. Avec Kamel s’il est partant. Pourquoi pas une revanche pour Daniel que j’ai eu en équipe de France pendant longtemps et qui est très bon, c’était pas gagné d’avance pour Sabaar. Pourquoi pas un championnat du monde pour Ahlem ? L’entrée gratuite ? Oui pour que cela soit accessible à tous, je savais que je ne gagnerais pas d’argent et j’essaie d’amortir, ce n’était pas une opération financière. Ici c’est la fête de la jeunesse. C’était pour leur permettre de venir. Je persévère.
Merci à Muaythaitv, et merci à ceux qui ont été derrière moi. Je donne rendez-vous aux internautes pour la prochaine organisation. Inchallah. »
Ainsi s’est achevée cette soirée multiboxe. Avec des satisfactions et des désillusions. En tout cas, les tunisiens ne peuvent que te dire ceci Merci : Imed pour cette soirée.
C’est l’histoire d’un jeune franco-tunisien qui, par besoin de canaliser son énergie et peu être une certaine « nervosité » s’oriente vers la boxe et plus particulièrement la savate boxe française pour finalement évoluer vers le full contact. Il fait ses débuts à Coulommiers (Seine et Marne, France), puis émigre à Meaux (Seine et Marne, France) et rencontre Abel El QUANDILI avec qui il restera plusieurs années. Par la suite il se retrouve à Paris, puis Rouen avec Éric LECLERC, des noms bien connus dans le milieu du Full en France.Sportif déjà bien avant d’enfiler les gants, et après avoir pratiqué le foot, le handball, il a un coup de cœur pour le full contact. Il ne sait pas expliquer pourquoi la boxe américaine colle à sa personnalité plus que le kick, le muay thaï ou la française, c’est un fait et les mots ne peuvent l’exprimer. Il se consacre donc, au full, et cela paiera puisqu’il sera plusieurs fois champion de France, d’Europe et quinze fois champion du monde. Avec plus de 130 combats, voilà un palmarès qui laisse rêveur.
« J’aime tous les sports de combat en général »
Celui qui a rencontré Joseph YAUCAT GUENDI, qui a combattu à la Nuit des Champions dans les années 2000 nous confie qu’il est à la base du développement du full en Tunisie, et qu’organiser fait partie de la continuité concernant la promotion de ce sport. En 1991 il a eu l’opportunité de boxer ici, à une époque où la boxe était vraiment méconnue du grand public. Cela a plu et lui a donné l’idée.
« Lorsque que nous parlions, aux gens dans la rue, de kick boxing, de full contact ou autres, ils ne connaissaient pas ! »
« En 1993, j’ai fait mon premier championnat du monde ici, en Tunisie et de voir que ça pouvait intéresser les tunisiens m’a motivé à vouloir le développer et apporter mes connaissances à ce qui est aussi mon pays. »En réalité ce fut un prétexte pour revenir régulièrement ici. L’appel de ses origines se fait toujours sentir, quoi qu’on en dise, et Imed MATHLOUTHI a décidé de se lancer dans l’aventure.
Grâce à sa persévérance, un engouement s’est crée mais il l’avoue, cela reste compliqué. Par moment il baisse un peu les bras devant la difficulté à faire avancer les choses mais lorsqu’il voit les jeunes qui s’acharnent, cela le remotive et il continue. Encore et toujours, Imed MATHLOUTHI est là pour faire vivre et transmettre sa passion.
« Je fais partager à mon pays ce que j’aime, c'est à dire le Full et j'en suis heureux ! »
En 2004 une fédération à été créée dans le pays, qui regroupe le kick, le full…l’étape suivante a été logiquement l’organisation, et on peut dire que c’est chose faite. Enfin la première pierre est posée. Le reste n’a plus qu’à suivre...Toujours généreux dans ses actions, il aide et forme au mieux, entraine pour certaines compétitions mais se rend compte que le manque de connaissance des champions reste un frein. Il le dit bien lui-même : « Sans vitrine, sans fer de lance ou modèle à qui on aimerait ressembler, il manque quelque chose pour avancer ».
Beaucoup de grands champions sont inconnus ici, et c’est un défi pour lui de pouvoir faire connaitre sur leur terre d’origine ces champions franco-tunisien. Quand on lui demande comment il a fait son plateau sa réponse est immédiate :
Mon premier choix a été Kamel JEMEL !
« Mon premier choix a été Kamel JEMEL ! J’admire son palmarès et un jour je lui avais fait la promesse de le faire boxer ici. À ce moment là je ne savais pas comment et quand. J’avais fait la même promesse à Sabaar qui était plus jeune. Je me suis dit que si on n’ arrivait pas à faire boxer des boxeurs comme eux, ici en Tunisie, sur les terres de leurs parents, c’est qu’il y avait un problème. Aujourd’hui Sabaar ABDELAZIZ peut prétendre à un championnat du monde alors j’ai tenu ma promesse. Nizar GALLAS je pensais que c’était un algérien et j’ai découvert il n’y a pas longtemps que c’était un tunisien... Quand à Mehdi ZATOUT c’est Kamel qui m’en a parlé. J’ai regardé un peu ce qu’il faisait et je l’ai fait venir direct. On a regardé qui on pouvait mettre en face, et tout s’est enchainé naturellement. »
Maintenant laissons parler la boxe. Les combats professionnels débutent après une rencontre amateur entre les délégations algérienne et tunisienne. Ce soir honneur aux femmes. C’est un combat féminin qui ouvre le bal.
Combats de kick boxing :
- Alhem GRISSET (Tunisie) vs Séverine GUILPIN (France, KFBC)
Championne du monde 2007 de Savate boxe Française pour la tunisienne et championne île de France de boxe anglaise amateur 2008, médaille de bronze aux championnat du monde amateur de full 2009 pour la française, les deux protagonistes ne sont pas des novices.
La tireuse du KFBC montre une boxe beaucoup plus complète techniquement que son adversaire qui l’étouffe sous les accrochages. Ses enchainements reste les mêmes, elle balance un low kick et se jette en anglaise baissant souvent dangereusement la tête et la française à bien du mal à s’exprimer ; face à un arbitrage favorisant la tunisienne. Au cours du combat Séverine prendra deux avertissements, pour coup interdit (derrière la tête et genoux). Avertissements pour le moins contestables. Elle essaie de poser sa boxe proprement en variant les coups, balayage, middle extérieur et low-kick intérieur, le but est de saper les appuis de son adversaire qui boxera de la même manière tout le long du combat. La victoire est donnée à la tunisienne malgré une boxe très brouillonne. Alors tactique pour gagner ? Ou niveau décevant de la championne tunisienne ?
La française s’exclame : « J'ai le sentiment de ne pas avoir pu boxer ! Mon adversaire avait une boxe pourrie, elle accrochait tout le temps ! »
- Javier NAVARO (Argentine) vs Mohamed BOUMENDIL (Tunisie)
L’argentin n’est pas là pour "faire dans la dentelle". Il cherche le coup dur. Le tunisien boxe en défensive, plus technique. Javier frappe sur un coup, tout en puissance. Au troisième round il commence à attaquer les appuis de son adversaire. Les "middle" et "low kick " sont envoyés de toutes ses forces, BOUMENDIL, chasse et essaie de ne pas se laisser dominer par la force de frappe de l’argentin. Celui-ci ne lui laissera pas de répit. Il utilise une anglaise percutante qui touchera plusieurs fois Mohamed. NAVARO mène le combat, il continue son travail de destruction sur la jambe avant de Mohamed, enchainant derrière des crochets au fois en remontant ensuite au visage.À chaque coup, il crie sa hargne. Plusieurs fois touché, le tunisien aura la chance, si on peu dire cela, d’avoir un arbitre qui ne le comptera jamais. Touché au foie au cinquième round, il se plie en deux et là encore, le combat continue. L’argentin fini sur un "high kick" qui laissera sans doute des maux de tête à son adversaire.
Superfight (Muaythai) :
- Mehdi ZATOUT (Algérie) vs Daniel BOTELLA GOMEZ (Espagne)
Une semaine après son combat à Bagnolet face à SAKETDAO (voir l'article), Mehdi ZATOUT est de nouveaux sur le ring. Le combat démarre très vite, pas de phase d’observation pour les deux boxeurs. Le corps à corps est de mise d’entrée de jeux. ZATOUT démontre très vite sa supériorité technique, front kick et enchaînement "low-kick jab" avant, les coups se répètent et touchent leur cible. L’espagnole tente de rendre la monnaie, mais on sent qu’il recule et qu’il n’est pas en confiance. Beaucoup de coups dans le vent malheureusement, il balance ses "low kick" et continue de subir la pression de Mehdi, qui exploite toutes les techniques autorisées en muay thaï, genoux, saisies, projections, crochet au foie et enchaînement pieds poings. L’Espagnol se fait compter deux fois à la fin du combat et finira le nez en sang. ZATOUT gagne le combat et confirme qu’il reste un très bon boxeur "fimeu.."
Daniel BOTELLA GOMEZ et Mehdi ZATOUT
Combat de kick boxing :
- Nizar GALLAS (Tunisie) vs Miguel Angel REPISO (Argentine)
Plus grand, plus sec, plus nerveux, l’Argentin démarre au quart de tour dès le début du combat. Il dominera le premier round, usant de « low-kick », de chassés, crochets et d' « uppercut » sans relâche. Nizar pose sa boxe, et prend le temps d’observer l’Argentin qui accroche dès qu’il se sent en danger, et décidément, ce soir, pour le KFBC c’est "la loi des séries". Mais Nizar boxe en réfléchissant, travail en ligne basse et essaie de se dépêtrer des accrochages répétés. Petit à petit il met la pression à l’Argentin qui n’a comme seul remède encore et toujours d’accrocher. Nizar travaillera plus et marquera plus de poinst, usant d’une boxe plus propre. La victoire ira au Tunisien Nizar GALLAS.
Victoire de Nizar GALLAS
Championnat du monde de Muay Thai :
« C’est la première fois que je boxe en Tunisie, ma famille est présente, il y a beaucoup de pression et je suis vraiment ému ! » nous a confié Kamel JEMEL.
- Kamel JEMEL (Tunisie) vs Marcos GALVAN MANCHO (Espagne)
Le combat démarre lentement, les deux combattants s’observent. Chacun souhaite repartir avec le titre, vacant pour le moment. Kamel cadre et analyse. Son adversaire se laisse diriger et travaille sur un coup, à la différence du tunisien qui travaille majoritairement sur des enchaînements. L’espagnol a une gauche qui passe souvent à travers la garde de Kamel JEMEL, et il en use. Au second round, Kamel passe aux choses sérieuses. « high kick », il bloque et remise direct en « low kick » les attaques de Marcos. Il l’accule régulièrement dans les cordes et place des crochets au foie et au visage puissants, terminant par des "low kick". L'espagnol est courageux et riposte, tente de placer des saisies dès le troisième round, mais n’est pas assez stable. L’espagnol est touché au nez, la « dynamite » JEMEL a frappé. Il continuera un peu le combat et tentera de tenir à distance Kamel mais en réalité subira l’avancé du tunisien tel un rouleau compresseur. Au début du cinquième round, l’arbitre renvoie l’espagnol dans son coin pour stopper l’hémorragie nasale, le médecin regarde. Le combat ne reprendra pas.
Kamel JEMEL est couronné Champion du Monde UWKF.
Kamel JEMEL et Mehdi ZATOUT
Championnat du monde WAKO PRO de full contact :
Sabaar champion du monde en 1min30
- Saabar ABDELAZIZ (Tunisie) vs Daniel MARTINS (Portugal)
Le premier round commence. Les deux combattants s’observent et Daniel est touché une première fois sur un crochet. Les échanges sont équitables et alternent des enchainements pieds/poings. Saabar serre MARTINS et lui fait subir un enchainement en poings qui l’électrocute. Celui-ci tombe à nouveaux sur un crochet dont il ne se relèvera pas. Le combat est terminé et Sabaar remporte la ceinture.
On se tourne vers Imed, qui fait le bilan. Constat final ? Dur...
« Il y a des gens qui se sont engagés avec moi, et qui n’ont pas suivi et n’ont pas tenu leurs engagements. C’est la grosse difficulté à gérer. Mais je suis têtu et je ne lâche pas l’affaire. J’adore mon pays, mais en Tunisie ça n’avance pas. Il faut toujours être derrière eux. On dira que c’est aussi ce qui fait le charme de ce pays, ils sont cool, ils ne se prennent pas la tête mais à un moment il faut avancer. Beaucoup de désillusions, de déceptions. Au lieu de faire de la promotion les quatre derniers jours, j’ai du faire d’autres choses parce que les gens n’étaient pas là. J’en tire mes conclusions. Je suis le premier fautif, parce que c’est moi qui ai mis ces personnes en place, donc après à moi d’assurer et de pas faillir. J’ai présenté un très bon plateau, j’ai proposé le top en matière de kick boxing (ici on parle de kick boxing pour toutes les boxes pieds poings). Maintenant je pense à la prochaine organisation, fin juillet en plein air. Avec Kamel s’il est partant. Pourquoi pas une revanche pour Daniel que j’ai eu en équipe de France pendant longtemps et qui est très bon, c’était pas gagné d’avance pour Sabaar. Pourquoi pas un championnat du monde pour Ahlem ? L’entrée gratuite ? Oui pour que cela soit accessible à tous, je savais que je ne gagnerais pas d’argent et j’essaie d’amortir, ce n’était pas une opération financière. Ici c’est la fête de la jeunesse. C’était pour leur permettre de venir. Je persévère.
Merci à Muaythaitv, et merci à ceux qui ont été derrière moi. Je donne rendez-vous aux internautes pour la prochaine organisation. Inchallah. »
Ainsi s’est achevée cette soirée multiboxe. Avec des satisfactions et des désillusions. En tout cas, les tunisiens ne peuvent que te dire ceci Merci : Imed pour cette soirée.





























