L'équipe de France au Rangsit Stadium
Par Thibaut Machu le jeudi 01 janvier 2009
Boxeront ils, ne boxeront ils pas ? Telle était la question pour l'équipe de France pratiquement depuis le début de son arrivée en Thaïlande.
Rien n'était moins sur. Après le combat de Lætitia LAMBERT, le reste de l'équipe s'attendait a ne pas boxer. Heureusement, tout s'arrange toujours en Thaïlande et les boxeurs Français allaient enfin pouvoir en découdre.
Après maintes planifications, annulations et retournements de situation c'est finalement sous l'impulsion de Mr LEK et de Mr TAWATCHAI du SKV GYM que les choses allaient enfin se concrétiser.
Pour la cause, le Rangsit Stadium allait exceptionnellement être ouvert le Mardi soir avec Mr LEK aux manettes et Mr TAWATCHAI au match making.
Mission accomplie pour les organisateurs qui ont réussi en très peu de temps a organiser cette rencontre et mission accomplie pour les boxeurs qui ont finalement été au bout de leur objectif.
Anthony ELKAIM n'ayant pu prolonger son séjour, l'ancien boxeur DARRIS SOR THANIKUL qui avait vaincu et mystifié Ramon DEKKERS et appelé en renfort pour seconder Mr KOUIDER.
Au Rangsit, pas de vestiaires individuels, pas de traitement de faveur, pas de "chichis", tout se passe à la "thai" .
Avant le combat, dans le backstage évidemment l'odeur de "Naman Muay" a envahit toutes les narines, les boxeurs commencent à s'étirer et a s'échauffer . KOUIDER et DARRIS sont au "four et au moulin".
L'heure du combat approche. C'est Angélique PITIOT.
Opposée à une Thaïlandaise de niveau moyen, Angélique ne va cependant pas se poser de questions et faire son combat. En taille en poings en jambes et même en corps a corps elle domine son adversaire. Pourtant, la Thaïlandaise sert les dents. Elle n'a pas l'intention d'abdiquer. Après s'être vaillamment défendue, elle va cependant logiquement s''incliner devant Angélique PITIOT qui offre la première victoire de la soirée à l'équipe de France.

Le deuxième combat de la soirée met aux prises Mohamed BOUCHAREB au Thaïlandais Nonthachailek Avec son allure juvénile et sa musculature fluette, Nonthachailek semble à priori bien mal partie dans ce combat. C'est en effet BOUCHAREB qui prend la direction du combat et envoie souvent les poings. Rapidement le Français trouve la distance, ses appuis sont bons, il peut donc délivrer ses poings avec de bonnes chances de toucher son adversaire.
Le début d'une confiance s'installe donc. À tort sans doute...
Car si "Momo" est a distance de son adversaire l'inverse aussi est vrai.
Sur une préparation d'attaque de "Momo", Le Thaïlandais va anticiper avec un timing exceptionnel et lancer une attaque avec son coude droit. Il touche "plein pot" l'arcade gauche du Français qui explose de suite sous la pression du coup de coude. Il en est finit des chances du Français dans ce combat qui est déjà terminé. Déçu, le Français regagne son coin ruisselant de sang.
Il rejoint l'unité médicale ou il en sera quitte pour sept points de suture quand même.
La soirée s'annonce rude pensent ils peut être à ce moment là.
Les combats se déroulent selon une chronologie de poids des plus légers aux plus lourds, c'est donc Xavier BASTARD qui fait suite à BOUCHAREB sur le ring de RANGSIT.
Concentré, Xavier s'attend visiblement à un combat dur. Pourtant ce sera certainement le combat le plus équilibré de la soirée.
Le Thaï relativement attentiste semble être sur la réserve et vouloir se libérer un peu plus tard dans le match. Xavier rentre donc très bien dans le match.
Ses poings partent bien mais Xavier travaille encore au coup par coup en début de match.
Au fil du match, Xavier améliore sa fluidité. Son adversaire ne se laisse pas faire mais reste quand même en dessous en terme d'initiative.
À la fin du match Xavier BASTARD est déchainé, il travaille les poings en série et en alternance avec les jambes.
C'est donc tout à fait logiquement que Xavier est déclaré vainqueur aux points à l'issue du combat.
Avec Charles FRANÇOIS, nous passons dans une catégorie de poids beaucoup plus élevé. Ce qui saute aux yeux à partir de ce moment de la soirée c'est que les boxeurs Français apparaissent comme des athlètes par rapport à des Thaïlandais peu préparés physiquement.
En deux temps trois mouvements, Charles prend la direction du combat, "plante" des middles et finit par un low kick. Le Thaïlandais s'écroule sans bloquer. Il est hors combat.
Pour Boubou TRAORE, le scénario sera sensiblement plus long. Son opposant semble plus résistant et avoir un peu de tempérament. Il montre malheureusement très vite la limite de sa condition physique.
Notamment lorsqu'en début de combat la Coquille de Boubou se décroche, le Thaïlandais est le premier à faire signe à l'arbitre qu'il faut interrompre le match pour raccrocher la coquille. Évidemment cela lui permet de faire une pause et de respirer. Malgré son tempérament de "dur" et ses hochements de tête il sera victime d'un coup de genou de Boubou qui emportera ainsi le gain du match par KO.
Le clivage physique entre les combattants est encore plus flagrant sur le combat final. D'un coté nous avons Abdoulaye FADIGA, véritable athlète aboutit, avec une musculature impressionnante, une détermination sans faille et une condition physique lui permettant de supporter une accélération des la première reprise , et de l'autre coté un Thaïlandais, plus fluet, physiquement moins imposant et une assurance des plus timides.
Des les premiers échanges, FADIGA prend le dessus, au bout de quelques minutes il trouve l'ouverture et envoi un premier enchainement de poings qui dépasse le Thaïlandais. La passivité du combattant local lui sera fatal. Quelques secondes après FADIGA relance son attaque, il bloque le combattant Thaïlandais dans les coins et enchaine les directs, crochets et uppercuts jusqu'à ce que son malheureux adversaire tombe au sol.
Victoire éclaire pour FADIGA qui emporte le gain du match par KO au premier round.
La soirée s'achève ainsi sur cinq victoires pour la France contre une pour les Thaïlandais. Il convient de relativiser cette performance car il est évident que nous n'avions pas ce soir le haut niveau Thaïlandais. Il ne faut cependant pas rabaisser nos athlètes qui ont tous "fait leur match". Dés qu'ils ont eu leur ouverture, ils n'ont pas hésité à délivrer leur boxe. Cela est signe qu'ils sont à l'aise mentalement et sur d'eux même.
Qu'ils s'agissent des filles ou des garçons, à aucun moment nous n'avons constaté un blocage ou un attentisme dans leur boxe. Alors Lætitia, Angélique, Mohamed, Xavier, Charles, Boubou et Abdoulaye, continuez ainsi ne vous posez pas de questions et bientôt vous afficherez ces mêmes resultats non pas à Rangsit mais au Radjadamnoem ou au Lumpinee. Chok Dee khap !
Rien n'était moins sur. Après le combat de Lætitia LAMBERT, le reste de l'équipe s'attendait a ne pas boxer. Heureusement, tout s'arrange toujours en Thaïlande et les boxeurs Français allaient enfin pouvoir en découdre.
Après maintes planifications, annulations et retournements de situation c'est finalement sous l'impulsion de Mr LEK et de Mr TAWATCHAI du SKV GYM que les choses allaient enfin se concrétiser.
Pour la cause, le Rangsit Stadium allait exceptionnellement être ouvert le Mardi soir avec Mr LEK aux manettes et Mr TAWATCHAI au match making.
Mission accomplie
Mission accomplie pour les organisateurs qui ont réussi en très peu de temps a organiser cette rencontre et mission accomplie pour les boxeurs qui ont finalement été au bout de leur objectif.Anthony ELKAIM n'ayant pu prolonger son séjour, l'ancien boxeur DARRIS SOR THANIKUL qui avait vaincu et mystifié Ramon DEKKERS et appelé en renfort pour seconder Mr KOUIDER.
Au Rangsit, pas de vestiaires individuels, pas de traitement de faveur, pas de "chichis", tout se passe à la "thai" .
Avant le combat, dans le backstage évidemment l'odeur de "Naman Muay" a envahit toutes les narines, les boxeurs commencent à s'étirer et a s'échauffer . KOUIDER et DARRIS sont au "four et au moulin".
L'heure du combat approche. C'est Angélique PITIOT.
Opposée à une Thaïlandaise de niveau moyen, Angélique ne va cependant pas se poser de questions et faire son combat. En taille en poings en jambes et même en corps a corps elle domine son adversaire. Pourtant, la Thaïlandaise sert les dents. Elle n'a pas l'intention d'abdiquer. Après s'être vaillamment défendue, elle va cependant logiquement s''incliner devant Angélique PITIOT qui offre la première victoire de la soirée à l'équipe de France.
Darris et Angélique

Le deuxième combat de la soirée met aux prises Mohamed BOUCHAREB au Thaïlandais Nonthachailek Avec son allure juvénile et sa musculature fluette, Nonthachailek semble à priori bien mal partie dans ce combat. C'est en effet BOUCHAREB qui prend la direction du combat et envoie souvent les poings. Rapidement le Français trouve la distance, ses appuis sont bons, il peut donc délivrer ses poings avec de bonnes chances de toucher son adversaire.
Le début d'une confiance s'installe donc. À tort sans doute...
Car si "Momo" est a distance de son adversaire l'inverse aussi est vrai.
Sur une préparation d'attaque de "Momo", Le Thaïlandais va anticiper avec un timing exceptionnel et lancer une attaque avec son coude droit. Il touche "plein pot" l'arcade gauche du Français qui explose de suite sous la pression du coup de coude. Il en est finit des chances du Français dans ce combat qui est déjà terminé. Déçu, le Français regagne son coin ruisselant de sang.
Il rejoint l'unité médicale ou il en sera quitte pour sept points de suture quand même.
KOUIDER soigne Mohamed BOUCHAREB
Aprés cette entrée en matière chee les garçons, le reste de l'équipe qui était venu encourager Mohamed BOUCHAREB regagne très vite le vestiaire.La soirée s'annonce rude pensent ils peut être à ce moment là.
Xavier s'attend visiblement à un combat dur
Les combats se déroulent selon une chronologie de poids des plus légers aux plus lourds, c'est donc Xavier BASTARD qui fait suite à BOUCHAREB sur le ring de RANGSIT.
Concentré, Xavier s'attend visiblement à un combat dur. Pourtant ce sera certainement le combat le plus équilibré de la soirée.
Le Thaï relativement attentiste semble être sur la réserve et vouloir se libérer un peu plus tard dans le match. Xavier rentre donc très bien dans le match.
Ses poings partent bien mais Xavier travaille encore au coup par coup en début de match.
Au fil du match, Xavier améliore sa fluidité. Son adversaire ne se laisse pas faire mais reste quand même en dessous en terme d'initiative.
À la fin du match Xavier BASTARD est déchainé, il travaille les poings en série et en alternance avec les jambes.
C'est donc tout à fait logiquement que Xavier est déclaré vainqueur aux points à l'issue du combat.
Avec Charles FRANÇOIS, nous passons dans une catégorie de poids beaucoup plus élevé. Ce qui saute aux yeux à partir de ce moment de la soirée c'est que les boxeurs Français apparaissent comme des athlètes par rapport à des Thaïlandais peu préparés physiquement.
En deux temps trois mouvements, Charles prend la direction du combat, "plante" des middles et finit par un low kick. Le Thaïlandais s'écroule sans bloquer. Il est hors combat.
Notamment lorsqu'en début de combat la Coquille de Boubou se décroche, le Thaïlandais est le premier à faire signe à l'arbitre qu'il faut interrompre le match pour raccrocher la coquille. Évidemment cela lui permet de faire une pause et de respirer. Malgré son tempérament de "dur" et ses hochements de tête il sera victime d'un coup de genou de Boubou qui emportera ainsi le gain du match par KO.
Abdoulaye FADIGA un véritable athlète aboutie
Le clivage physique entre les combattants est encore plus flagrant sur le combat final. D'un coté nous avons Abdoulaye FADIGA, véritable athlète aboutit, avec une musculature impressionnante, une détermination sans faille et une condition physique lui permettant de supporter une accélération des la première reprise , et de l'autre coté un Thaïlandais, plus fluet, physiquement moins imposant et une assurance des plus timides.
Des les premiers échanges, FADIGA prend le dessus, au bout de quelques minutes il trouve l'ouverture et envoi un premier enchainement de poings qui dépasse le Thaïlandais. La passivité du combattant local lui sera fatal. Quelques secondes après FADIGA relance son attaque, il bloque le combattant Thaïlandais dans les coins et enchaine les directs, crochets et uppercuts jusqu'à ce que son malheureux adversaire tombe au sol.
Victoire éclaire pour FADIGA qui emporte le gain du match par KO au premier round.
La soirée s'achève ainsi sur cinq victoires pour la France contre une pour les Thaïlandais. Il convient de relativiser cette performance car il est évident que nous n'avions pas ce soir le haut niveau Thaïlandais. Il ne faut cependant pas rabaisser nos athlètes qui ont tous "fait leur match". Dés qu'ils ont eu leur ouverture, ils n'ont pas hésité à délivrer leur boxe. Cela est signe qu'ils sont à l'aise mentalement et sur d'eux même.
Qu'ils s'agissent des filles ou des garçons, à aucun moment nous n'avons constaté un blocage ou un attentisme dans leur boxe. Alors Lætitia, Angélique, Mohamed, Xavier, Charles, Boubou et Abdoulaye, continuez ainsi ne vous posez pas de questions et bientôt vous afficherez ces mêmes resultats non pas à Rangsit mais au Radjadamnoem ou au Lumpinee. Chok Dee khap !






























