Karim GHAJJI illumine LA NUIT DES TITANS
LA NUIT DES TITANS a vraiment bien porté son nom samedi soir : les combats étaient TITANESQUES ! Karim GHAJJI remporte le tournoi à 4, et de quelle manière : il a foudroyé AIKPRACHA en finale, avec un magnifique KO au 1er round !
La demi-finale de Karim GHAJJI l'opposait à son meilleur ennemi : Yohan LIDON. On vous en a parlé sur MUAYTHAITV (voir l'article), entre les deux boxeurs regnait une certaine tension. Mais à voir la façon dont ils se tombent dans les bras à la fin su combat, on se rend compte qu'il s'agissait en fait plus d'un folklore d'avant combat pour faire monter un peu le buzz qu'autre chose.
Pour ce qui est de ce combat, comme chaque LIDON/GHAJJI, il fut extrêmement serré et comme à chaque fois, le vaincu crie au scandale. En l'occurence, après que Karim ait été déclaré vainqueur aux points, Yohan, qui avait déjà levé le poing en signe de victoire, semble ne pas en croire ses oreilles.
Yohan LIDON : "Pour moi il devait y avoir un extra-round. Karim n'y est pour rien, c'est les juges qui ont jugé tout ça très sévèrement. On est en Muaythai, et moi j'ai fait beaucoup plus de projections ! Je suis déçu... mais c'est comme ça ..."
L'autre demi-finale, entre AIKPRACHA et Yury BESSMERTNY fut encore plus folle ! Dès le 1er coup d'AIKPRACHA, un high kick jambe arrière, le public s'enflamme. C'est cette jambe arrière que le Thaïlandais utilise à merveille dès le 1er round. BESSMERTNY, lui, est d'abord un peu décevant. Mais à la seconde reprise il passe à la vitesse supèrieure ! Ce deuxième round est extraordianaire. BESSMERTNY nous sort une superbe anglaise et parvient à toucher son adversaire plusieurs fois au visage. Avec un crochet du droit suivi d'un high kick, le Biélorusse fait mordre la poussière à AIKPRACHA. Le public est en transe. L'arbitre compte, le Thaïlandais n'est pas bien du tout, ça se voit. Il parvient tout de même sain et sauf jusqu'à la sonnerie. C'est alors au tour du Thaïlandais de s'énerver dans le 3ème round. Tel un chien enragé, il se rue sur son adversaire. Lorsque le gong final retentit, on pense légitimement qu'AIKPRACHA, en gagnant le 1er et 3ème round, remporte le combat, mais c'est un extra-round qui est demandé pour départager les deux boxeurs. BESSMERTNY semble cuit, AIKPRACHA gagne cet extra-round et passe donc en finale.
Et cette finale va, c'est sûr, rentrer dans la légende. Personne n'aurait imaginé un tel scénario, et pourtant... en qualques secondes seulement, Karim GHAJJI met KO AIKPRACHA. Et pas un petit KO ! Avec un high kick suivi d'une série de crochets au visage, GHAJJI terrasse son adversaire. AIKPRACHA s'écroule par terre, comme raide mort. Il ne bouge plus et va mettre longtemps avant de pouvoir se remettre sur ses jambes.
Karim GHAJJI : "Dans son combat contre BESSMERTNY, mes coachs ont analysé qu'AIKPRACHA prenait beaucoup de coups en anglaise. Du coup ils m'ont dit que si j'avais une opportunité d'accélérer en anglaise, il fallait que je tappe de toutes mes forces. C'est ce que j'ai fait. Et quand je le vois tomber par terre, je n'y crois pas ! Même encore maintenant je n'y crois pas !
Fabio PINCA était opposé à un Thaïlandais peu connu : Yak TAM. Fabio déroule sa boxe pendant les 5 rounds, s'offre même un beau coup de coude retourné et une série de poings qui touche son adversaire dans le 3ème round. Au final, PINCA s'impose tranquilement, contre un Thaï pas mauvais mais nettement infèrieur au Français.
Fabio PINCA : "Il ne m'a pas mis plus en difficulté que ça mais il était tout de même corriace. J'ai plus débité que lui, je l'ai beaucoup touché au corps avec mes poings et mes genoux, c'est là que j'ai pu faire la différence."
Le combat entre Aziz HLALI et Super X s'est terminé dans la plus grande confusion. Dans le 2ème round, un crochet du gauche du Thaïlandais met HLALI au tapis, l'arbitre le compte et comme le Français met un peu de temps à se relever, l'arbitre préfère arrêter le combat. HLALI n'est pas d'accord, il crie qu'il peut continuer, qu'il ne comprend pas pourquoi on arrête le combat. Cela le met dans une colère monstre. Il tappe du poing par terre, crie sa frustration. Il n'en démord pas, il faut continuer. Il se lance même dans une série de pompes pour prouver sa fraicheur physique. Même le coin de Super X semble vouloir que le combat reprenne. Le public s'en mêle et quelques noms d'oiseaux commence à fuser à l'encontre de l'arbitre. Rien à faire, le combat est bel et bien terminé.
Le dernier Thaïlandais à monter sur le ring est DERNCHONLEK. Il avait battu Yohan LIDON en juin, lors du 1er BEST OF SIAM. Cette fois-ci il était opposé à Issam REGHI. Dans le 2ème round, le Français se fait compter suite à un échange de poings dans lequel il prend un direct au visage. Au bout de 4 rounds, DERNCHONLEK, qui aura maitrisé le combat de bout en bout, grâce à un bon corps à corps et de bonnes combinaisons gauche-droite, est certain de remporter la victoire. Le 5ème round est alors l'occasion de faire le show pour le Thaïlandais : il danse, laisse sa garde baissée, se permet des coups osés comme un coup de pieds retourné fouetté, bref tout y passe. Au final, DERNCHONLEK est logiquement déclaré vainqueur.
Issam REGHI: "La droite que je me prends, même si je me relève directement, me fait perdre pas mal de jus. J'avais toujours l'envie, mais je n'avais plus la même patate. En plus c'est un adversaire très dur à boxer, surtout au corps à corps. Ca reste une super expérience, c'est contre des adversaires comme lui que je peux progresser."
Il y avait également deux combats franco-français. Yazid BOUSSAHA bat Mahfoud NAFI par arrêt de l'arbitre au 3ème round. NAFI se fait ouvrir près de l'oeil par un coup de genou au visage.
Aslan OUSTARKHANOV bat par KO Mohamed ABDELLAOUI. Dans le 1er round, une grosse droite d'OUSTARKHANOV envoie ABDELLAOUI faire un vol planné. Il ne se relèvera jamais.

























