Karim GHAJJI et Cyril BENZAQUEN restent champions du monde ISKA
Par Laetitia Bakissy le vendredi 14 juin 2019
Cyril BENZAQUEN avait la double casquette hier pour le TRIUMPH FIGHTING TOUR, organisateur et boxeur. Pour ce qui est du combat, il est parvenu à conserver sa ceinture mondiale ISKA -81kg, tout comme Karim GHAJJI avec son titre -77kg.
- Championnat du monde ISKA -77kg : Karim GHAJJI bat Jordi FERNANDEZ par KO round 4.
La boxe de l’Espagnol Jordi FERNANDEZ est dans un premier temps quelque peu embêtante. Ce dernier est à l’aise quand Karim GHAJJI reste en face. Il se permet de sortir ses enchaînements qui marquent des points et endommage même l'oeil et donc le vision de son adversaire dans la première reprise. C’est clairement dans le round suivant que GHAJJI trouve son rythme. Il distribue avec des combinaisons anglaise low kick qui font mouche. Ses attaques font mal, FERNANDEZ lui fait signe de la tête pour l’inviter à renouveler son action. GHAJJI a compris qu’il devait sortir de l’axe pour imposer son game plan. Il balance ses poings, variant corps-face pour terminer avec une jambe. Il effectue un travail de sape en low kick qui fait plier FERNANDEZ dans le round quatre après le compte de l’arbitre. Victoire par KO pour Karim GHAJJI qui reste champion ISKA des 77 kilos.
- Championnat du monde ISKA -81kg : Cyril BENZAQUEN bat Daniel FRIGOLA aux points.
Les hostilités débutent plutôt bien pour Cyril BENZAQUEN. Regard figé sur Daniel FRIGOLA, il pistonne avec son bras avant pour finir avec son low kick arrière. Alain ZANKIFO lui donne des conseils bien précis qu’il suit dès qu’il en a l’opportunité. Daniel FRIGOLA hésite à y aller car il est bloqué par les enchaînements de BENZAQUEN qui continue à avancer sur son adversaire pour matraquer sa jambe d’appui. Il voit tout des attaques de FRIGOLA et c’est avec aisance et naturel qu’il en esquive la plupart. On a à faire à un BENZAQUEN entreprenant, puissant et déterminé. FRIGOLA tente des accélérations en anglaise mais cela n’ébranle pas plus que ça le Français. Et c’est tout naturellement qu’il remporte cette ceinture des moins de 81kg.
- 65kg : Michael PEYNAUD bat Mitch FAREL aux points.
Les poings de Michael PEYNAUD sont un gros atout. Il touche avec ses jambes pour rentrer aussitôt en anglaise. Mitch FAREL se déplace et répond avec ses jambes. Quand PEYNAUD déclenche ses poings, FAREL monte la garde pour se protéger, arrondit son dos et laisse passer l’orage. Mais au corps les crochets passent. PEYNAUD continue son travail, il avance, sort son anglaise puis soudain dans le troisième round un crochet au foie fait aller FAREL au tapis. Il est compté et repart. PEYNAUD clôture la rencontre avec ce compte et remporte le combat.
- 90kg : Thomas ALIZIER bat Cedric MENEREUILT par KO round 3.
Retour fracassant pour Thomas ALIZIER après quatre ans loin des rings à cause d’un terrible accident de moto qui lui a causé une triple fracture du fémur. Son retour n’est qu’une formalité pour lui puisque dès les premiers coups, il fait terriblement mal à Cedric MENEREUILT et le fait aussitôt compter avec un middle à la première reprise. ALIZIER touche bien avec son anglaise, ses jambes et ses genoux. MENEREUILT tente de riposter bien tant que mal avec ses low kick. Un travail qui pourrait être payant lorsque l’on voit la cuisse d’ALIZIER changer de couleur. Mais à la deuxième reprise, ALIZIER touche une nouvelle fois avec ce même middle. De nouveau compté, MENEREUILT pose genou à terre, reprend puis le gong le sauve. Ce n’est pas fini, il est une nouvelle fois compté au troisième round après avoir reçu un dur genou au corps. L'arbitre décide d’arrêter la rencontre.
- 67kg : Bertrand LAMBERT bat Tommy COMPERE aux points.
Bertrand LAMBERT marque tout de suite des points avec sa jambe avant. Il utilise comme il faut ses poings en désaxant légèrement sa tête pour pas se faire toucher. Tommy COMPERE touche avec ses middles mais il est quand même plus timide, lui qui réalise là le deuxième combat en K1 de sa carrière. Plus les rounds passent et plus les choses s’intensifient, la cadence monte d’un cran. Apres ses attaques, LAMBERT esquive celles de COMPERE pour remiser avec ses poings ou ses jambes. COMPERE encaisse, essaye à son tour de donner le tempo pour faire jeu égal avec son adversaire. A la fin des trois rounds, les juges décident d'une égalité, c'est le superviseur qui choisira de donner la victoire à Bertrand LAMBERT.
- Muay Thaï -67kg : Oumar BATHILY bat Jemil BARAN par KO round 2.
Oumar BATHILY n’a pas de temps à perdre, il va tout de suite chercher le muay pam. Il laisse parler ses coudes et ses genoux suivis d’une projection qui va bien. Jemil BARAN est méfiant, n’osant pas l’attaque il se retrouve souvent à subir malgré lui. Les choses ne s’arrangent pas au fil des minutes, BARAN ne fait plus grand-chose ou à chaque fois qu’il essaye une attaque, il est saisi ou projeté. BATHILY met la pression, lors d’un échange, BARAN se tourne et fait signe qu’il ne veut pas continuer. Il est alors compté et arrêté par l’arbitre.
- 72kg : Malik BALLO bat Yannis LADJAL aux points.
Malik BALLO tient le centre du ring, il suit son adversaire pour pouvoir toucher avec son anglaise et ses genoux à mi-distance. Yannis LADJAL se déplace beaucoup et attend le moment opportun pour déclencher. Mais la dureté de son adversaire est telle que Yannis est compté au troisième round après avoir encaissé un dur enchaînement en poings, il crache son protège dent pour la seconde fois. L’arbitre le compte après cette action pour jet du protège-dent répété. Quelques secondes plus tard, la cloche sonne la fin de la rencontre et BALLO est déclaré vainqueur.
- 67kg : Mahrez SAOUDI bat Ange KÜNZLI par décision partagée.
C’est avec sa garde collée au menton que Mahrez SAOUDI débute son combat. Sa boxe est propre et bien réfléchie. Il actionne ses poings pour finir avec son low kick arrière et reprend sa distance. Ange KÜNZLI cherche le contact et tente de faire mal avec ses gros crochets pour, lui aussi, finir avec ses jambes. SAOUDI est plus concentré, déroulant une boxe plutôt intelligente, adaptée à son adversaire du jour. Mais KÜNZLI est dur au mal, il gêne la stratégie du pensionnaire de la Team Villejuif avec ses déplacements et surtout avec sa rage qu’il laisse transparaître. C’est bien SAOUDI qui ressort gagnant du duel par décision partagée.
Photos de Farouk FERRAH artboxing.paris






























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