Jacob Van Meenen, le Nak Muay ch'ti
Portrait
Par Vincent Dao le samedi 05 février 2005
Le samedi 12 février à Rennes aura lieu le combat entre Mounir BOUTI (Kerner Team) et Jacob VAN MEENEN (Thaï Power Gym). Nous profitons de cette occasion pour vous parler de ce dernier qui est un Nak Muay très sérieux et également un homme très discret. “J’ai commencé le Muaythaï par nécessité et maintenant c’est devenu une passion. » C’est ainsi que Jacob Van Meenen définit son rapport avec le Muaythaï. Il rajoute que « dans le full il n’y a que l’aspect sportif alors que dans le Muay il y a la culture et tout ce qui se rapporte à la Thaïlande. »
Cette passion pour la discipline l’amène à consulter de nombreuses revues et sites spécialisés dans ce sport. Il est arrivé au sport pieds-poings à l’âge de 14 ans en commençant par le Full-contact où il est devenu ceinture noire.
Mais un désaccord entre les deux entraîneurs a conduit à la fermeture de ce club 5 ans plus tard. C’est à ce moment là qu’il s’est tourné vers le Muaythaï en allant au Lumpinee de Mouscrou.
Il y restera jusqu’en 2003 où il finira par rejoindre le club du Thaï Power Gym, de Lucien Deroy et Steeve Huret, pour y continuer sa progression.
Depuis son arrivée au TPG il a disputé 7 combats en Muaythaï pour 5 victoires. Il demeure invaincu depuis mars 2004. Selon Lucien Deroy, « il a fait des progrès au corps à corps et dans la liaison pieds-poings. Mais son tempérament de feu lui fait parfois défaut car il ne sait plus alors appliquer une stratégie et boxe comme il l'a toujours fait avant son arrivée chez nous : en avançant et en faisant la guerre. »
Le souci que rencontre Jacob actuellement, est de faire coïncider son entraînement avec son travail. Programmateur PAO (publication assisté par ordinateur), il s’occupe de faire des passeports pour la Belgique.
Mais ses horaires changent 1 semaine sur 2, et quand il est du soir (13h-21h), il ne peut aller s’entraîner à la salle.
« Ce qui est n’est pas l’idéal à ce niveau », souligne son entraîneur. Heureusement que Jacob est un garçon assidu et plein de volonté, donc il s’entraîne tous les jours même quand il ne peut pas aller à la salle. Il travaille son physique, son « cardio »… « Même si c’est mieux à la salle quand je fais du paos avec Steeve car on peut me reprendre » déclare-t-il.
Cette passion pour la discipline l’amène à consulter de nombreuses revues et sites spécialisés dans ce sport. Il est arrivé au sport pieds-poings à l’âge de 14 ans en commençant par le Full-contact où il est devenu ceinture noire.
Mais un désaccord entre les deux entraîneurs a conduit à la fermeture de ce club 5 ans plus tard. C’est à ce moment là qu’il s’est tourné vers le Muaythaï en allant au Lumpinee de Mouscrou.
Il y restera jusqu’en 2003 où il finira par rejoindre le club du Thaï Power Gym, de Lucien Deroy et Steeve Huret, pour y continuer sa progression.
Depuis son arrivée au TPG il a disputé 7 combats en Muaythaï pour 5 victoires. Il demeure invaincu depuis mars 2004. Selon Lucien Deroy, « il a fait des progrès au corps à corps et dans la liaison pieds-poings. Mais son tempérament de feu lui fait parfois défaut car il ne sait plus alors appliquer une stratégie et boxe comme il l'a toujours fait avant son arrivée chez nous : en avançant et en faisant la guerre. »
Le souci que rencontre Jacob actuellement, est de faire coïncider son entraînement avec son travail. Programmateur PAO (publication assisté par ordinateur), il s’occupe de faire des passeports pour la Belgique.
Mais ses horaires changent 1 semaine sur 2, et quand il est du soir (13h-21h), il ne peut aller s’entraîner à la salle.
« Ce qui est n’est pas l’idéal à ce niveau », souligne son entraîneur. Heureusement que Jacob est un garçon assidu et plein de volonté, donc il s’entraîne tous les jours même quand il ne peut pas aller à la salle. Il travaille son physique, son « cardio »… « Même si c’est mieux à la salle quand je fais du paos avec Steeve car on peut me reprendre » déclare-t-il.
« Je dois beaucoup à mon père »

S’il a encore des progrès à faire au niveau technique, Jacob est armé au niveau du physique, qui est une de ses grandes forces. Selon Lucien, c’est « déjà un pro par sa façon de manger, son hygiène de vie (même s'il lui arrive d'être en fête). »
Maintenir une alimentation équilibrée n’est nullement une contrainte pour lui. Né en juillet 1979 à Roubaix, il a toujours eu une bonne hygiène de vie.
Son père, qui a fait du vélo en compétition, lui a toujours inculqué de bonnes habitudes à ce niveau là. Jacob affirme qu’il « préfère allez au traiteur chinois qu’au Mcdo. »
D’ailleurs il ne mange jamais de viande rouge ni de laitage (sauf du comté et du fromage de chèvre. Même ses yaourts sont à base de soja et non de lait), préférant le riz et le poisson. "C'est une question de goût souligne-t-il.
En plus de lui avoir inculqué une bonne base alimentaire et de rythme de vie, c’est son père qui l’a amené dans une salle de boxe à 14 ans alors que jusque là il faisait de l’athlétisme (Jacob a même été champion de France du kilomètre quand il était petit).
Si Jacob n’hésite pas à dire : « je dois beaucoup à mon père », c’est qu’en plus d’aller régulièrement courir avec son fils, il l’amène à chaque fois à Houplines (80 km aller-retour entre Roubaix et Houplines) pour s’entraîner et le suit lors de ses combats (Voir photo ci-dessus prise lors du gala de Bruay sur l’Escaut, de gauche à droite : Steeve Huret, Jacob Vanmeenen, Lucien Deroy et le père de Jacob).
Outre le Muaythaï et les sports pieds-poings, Jacob se passionne beaucoup pour le dessin (il a fait une école d’art graphique) et la moto. D’ailleurs dès qu’il a un peu de temps il n’hésite pas à prendre un crayon et dessiner des boxeurs ou d’autres choses.Quand on lui demande quels sont les combats qui l’ont marqué en Muaythaï, il répond sans hésiter « ceux contre Anthony Etcheverry (voir photo). On va tous les deux de l’avant. Il est propre et a un bon style. » (lire l’article du combat revanche). Jacob a un signe distinctif parmi les Nak Muay : lors de son échauffement d'avant combat, il porte une sorte de sparadrap (qui est très utilisé par les footballeurs américains) afin d’écarter les conduits nasaux.
Cette année Jacob s’est fixé comme objectif de remporter le titre de champion de France de la catégorie des – de 61 kg.
« L’année dernière, j’avais mal choisi ma catégorie en boxant en moins de 63,5 kg. Moi qui suis entre 58 et 60 kilos je me suis retrouvé avec des adversaires plus puissants qui boxent souvent en moins de 65 kg. » (En 2004, Jacob a été battu par Stéphane Vincent en demi-finale du championnat de France).
Mais la conquête du titre sera disputée dans une catégorie qui compte également : Mounir BOUTI (Kerner Team), Pascal BENMATI (Phénix) et Frédéric WYART (KO Brest).
Il rencontrera ce dernier le 26 mars prochain lors des demi-finales du championnat de France à Japy à Paris.
Vincent Dao
Le programme du gala de Rennes

























