Hakim HAMECH - Interview
Par Julien LANCHAS le vendredi 01 novembre 2013
Hakim HAMECH, 20 ans, fait parti de la nouvelle génération pleine de talent du muaythai français. Originaire de Perpignan, il est parti à Lyon il y a 3 ans pour ses études (il est actuellement en 1ère année de Maths-Info), ce qui lui a surtout permis de rejoindre la Team NAS-R. K à Saint-Fons.
Entre sa victoire de samedi dernier contre le Thaïlandais HONGTONGLEK et sa future participation au tournoi à 4 du gala de Moussa KONATE le 9 novembre, il a accepter de répondre à nos questions.
Entre sa victoire de samedi dernier contre le Thaïlandais HONGTONGLEK et sa future participation au tournoi à 4 du gala de Moussa KONATE le 9 novembre, il a accepter de répondre à nos questions.
Muaythaitv : Hakim, tu as combien de combats à ton actif aujourd'hui ?
Hakim HAMECH : En tout, j'ai 32 combats dont 31 victoires et 1 défaite. J'ai fait 10 combats en classe A.
Cette unique défaite, c'était contre Ayoub EL KHAIDAR à LA NUIT DES CHALLENGES (voir l'article). Comment as-tu vécu cette défaite ?
Ça m'a fait bizarre ! Je n'étais pas habitué à perdre ! J'étais dégouté ! Après je me suis remis la pression et ça m'a encore plus motivé.
Mais il faut dire que ce jour-là, je n'étais pas dans le combat, je n'étais pas bien dans ma tête pour des raisons personnelles. Et puis avant le combat j'avais mal à une côte, je ne sais même pas pourquoi... peut être l'entrainement... Du coup j'ai senti une grande douleur dès le début du combat. La différence ne s'est donc faite que physiqument. Car sinon rien ne m'a vraiment posé problème... Mais bon, il a gagné, je ne peux rien dire, je ne cheche pas à me donner d'excuse.
Mais il faut dire que ce jour-là, je n'étais pas dans le combat, je n'étais pas bien dans ma tête pour des raisons personnelles. Et puis avant le combat j'avais mal à une côte, je ne sais même pas pourquoi... peut être l'entrainement... Du coup j'ai senti une grande douleur dès le début du combat. La différence ne s'est donc faite que physiqument. Car sinon rien ne m'a vraiment posé problème... Mais bon, il a gagné, je ne peux rien dire, je ne cheche pas à me donner d'excuse.
Tu risque de le retrouver lors du gala de Moussa KONATE, le 9 novembre à Villiers-sur-Marne. Tu participes à un tournoi à 4 avec lui, Sofiane BOUGOSSA et Vatsana SEDONE.
C'est sûr, j'ai hâte de prendre ma revanche ! Et si on se rencontre à nouveau, ça ne va pas être comme la première fois, le combat sera différent... Mais bon, ce qui m'intéresse surtout c'est la victoire finale dans ce tournoi.
Que penses-tu des autres adversaires ?
Vatsana, je l'ai déjà rencontré lors du gala de Patrice QUARTERON (ULTIMATE KICK BOXING 3). J'avais gagné par ouverture au 1er round. C'est un boxeur très technique, avec beaucoup d'expérience.
Sofiane BOUGOSSA... C'est lui le plus fort de mes 3 adversaires. C'est mon point de vue... J'aime bien sa boxe. Il est dur, il avance tout le temps avec une grosse anglaise. Et puis il a déjà battu les deux autres.
Après ce tournoi, il y a des boxeurs que tu aimerais affronter en particulier ?
SAENCHAI. Ça c'est plutôt un rêve ! Je ne sais pas si ça sera possible un jour... C'est le meilleur, c'est une légende !
Sinon j'accepte tout le monde... Mais il faut dire que les meilleurs... c'est ceux de ma team !
Sinon j'accepte tout le monde... Mais il faut dire que les meilleurs... c'est ceux de ma team !
Moi mon objectif c'est surtout d'être un jour champion du monde WBC. C'est la ceinture la plus reconnue en muaythai ! Si tu la gagnes, c'est vraiment toi le champion. Moi pour l'instant je suis 20ème au classement mondial WBC.
Tu te souviens de ton tout premier classe A ?
Oui c'était en Thaïlande, en 2010. J'étais parti avec Dylan SALVADOR, on était juste tous les deux. On avait 17 ans, alors comme en France on ne pouvait pas faire de combat sans protections, on est parti. C'était pour devenir plus forts. On est allé au camp Jun Muaythai à Koh Samui pendant 3 semaines. C'était très physique, on courait deux fois par jour, il y avait entrainement tout le temps !
Pour mon 1er combat j'ai boxé un Thaï qui avait deux ans de plus que toi. J'avais le trac ! Un 1er combat pro ça fait peur, on réfléchit beaucoup, on se pose plein de questions. J'ai quand même gagné, par KO au 2ème round avec une droite. J'étais tellement content ! Je n'oublierai jamais. Ça m'a donné envie d'aller encore plus loin. Dylan lui aussi avait gagné par KO, au 2ème round avec un coup de coude.
Vous étiez fiers de vous en rentrant en France ?
On s'est surtout dit : "Maintenant il faut confirmer !" Tu es obligé de rester humble avec tous les champions qu'il y a à la salle !
Comment s'est là-bas à la Team NAS-R. K, raconte nous un peu. C'est très différent du Carcharias Boxing où tu t'entrainais quand tu étais à Perpignan ?
Je suis resté juste 1 an ou 2 chez Carcharias où j'ai fait seulement des classe D et C. A Saint-Fons, la différence c'est l'entrainement, l'ambiance, les sparrings... Quand tu vas là-bas, ce n'est pas pour jouer. Ma boxe a radicalement changé à Saint-Fons, je suis devenu plus physique, je mes suis mis à plus avancer. Et puis c'est Nasser surtout qui fait la différence. Il se sacrifie vraiment pour ses boxeurs, il est tout le temps présent, on peut compter sur lui même dans la vie privée. Je le remercie pour tout ce qu'il a fait pour moi. Je remercie tous les autres du club aussi. Car là-bas tout le monde t'aide, les frères BENNOUI, PISCITELLO, LIDON, PINCA, ils te montrent tous comment faire quand tu arrives.
Ton 2ème combat pro c'était en Suisse contre HONTONGLEK, au ROSCHTIBRABEN DERBY, c'est ça ?
Oui. Je manquais d'expérience à ce moment, je n'étais pas le même boxeur. Je l'ai surtout déstabilisé en anglaise, qui est mon point fort. J'ai gagné et j'ai montré ensuite que ce n'était pas un coup de chance.
Et oui, car tu viens tout juste de t'imposer à nouveau contre lui, encore une fois au ROSCHTIGRABEN DERBY ! (voir l'article)
Il voulait absolument sa revanche... Et j'ai gagné tous les rounds, il ne m'a gêné sur aucune des 5 reprises. Je me sentais vraiment bien. J'étais plus posé, avec une boxe plus mature. J'ai utilisé plus mes jambes, j'ai mis les coudes. Un style plus muaythai quoi !




























