Grégoire GOTTARDI, révélation #3
Qui sont les trois révélations françaises de la saison ? Comme chaque année, nous mettons en lumière les trois nak muay qui nous ont le plus impressionnés, parmi ceux qui ont fait leurs premiers combats pros en France cette saison. Pour la troisième marche du podium, nous avons choisi le Toulonnais de 22 ans Grégoire GOTTARDI.
De toutes les "révélations" qui ont pu être à l'honneur dans nos colonnes chaque été, Gregoire GOTTARDI est assurément celui qui avait derrière lui la plus grosse expérience. Car si Greg a réalisé cette saison ses cinq premiers combats pros en France, il compte par ailleurs une trentaine de fights en Thaïlande. Greg a 19 ans quand il part de Toulon pour le Royaume de Siam, avec seulement un petit assaut à son actif technique ! Cet assaut, réalisé quatre ans auparavant, il l'avait perdu par disqualification, pour avoir tapé trop fort. "Ça m'avait dégoûté de ce genre de compétition. J'ai voulu attendre mes 18 ans et boxer sans me retenir, taper vraiment, boxer sans protections. Mais du coup à 18 ans je ne pouvais pas trop boxer vu que je n'étais pas connu donc j'ai préféré partir en Thaïlande directement."
Il suit alors un ami qui a décidé de rejoindre le camp de Stéphane NIKIEMA pour un mois. Greg fait deux combats au MAX MUAY THAI et s'impose brillamment. "Avant le combat, je l'avoue, j'étais énormément stressé, mais dès que le fight a commencé, tout était différent. J'adore ça le bruit des supporters et tout, ça me motive énormément."
Stéphane NIKIEMA se rend tout de suite compte de l'énorme potentiel de ce jeune nak muay. "Stéphane m'a dit alors alors que j'avais un avenir dans le muay et qu'il fallait que je reste. Je suis rentré en France et j'ai dit à me parents que je repartais mais cette fois pour y vivre. Ma mère n'était pas trop d'accord, mon père ça allait... mais je n'ai pas réfléchi, j'étais majeur donc je suis parti. Aujourd'hui, mes parents sont fiers que de ce que j'ai fait."
L'aventure reprend alors de plus belle, Greg fait quinze combats au côté de Stéphane NIKIEMA, immense champion français dont Greg s'est beaucoup inspiré. "Stéphane m'a appris beaucoup de techniques. C'était un grand champion et j'ai à peu près le même style que lui, je suis grand et fin donc ça m'a permis de m'adapter à son style."
Malheureusement, au bout d'un an, le camp ne marche plus très bien et Stéphane NIKIEMA oriente alors Greg vers le Petchsaman de Youssef BOUGHANEM, où la présence de plusieurs boxeurs pros sera plus bénéfique au jeune nak muay. Greg y restera deux ans et effectuera une quinzaine de combats. Le plus dur ce tous reste celui contre MANOAWAN Sitsongpeenong, futur champion du monde WBC. "Je ne m'étais pas bien entraîné car j'avais accepté le combat une semaine avant. Trop fatigué, j'ai perdu par arrêt de l'arbitre pour manque de combativité. Mais ça ma beaucoup appris."
Après avoir réalisé, en trois ans, 31 combats en Thaïlande pour 24 victoires, Greg décide de rentrer en France. "J'avais envie de faire quelques combats et puis j'ai vraiment accroché avec l'ambiance ici. Les supporters sont différents, il y a plus d'amour pour le sport que pour les paris (rires). Je me sens bien en tout cas, j'ai envie de percer ici !"
Greg retrouve ainsi le club qu'il avait quitté il y ans trois ans, l'Academy Training où oeuvre aussi Walid HADDAD, avec qui il tourne régulièrement. Niveau management, c'est José DOMINGOS qui trouve des combats à Greg. Ainsi, depuis janvier, ce nouveau venu chez les 67-70kg a décroché cinq victoires en cinq combats : contre Sunny PO par TKO, Anthony GAZEL sur blessure, le Belge Xavier LEJOUR par KO, Karim JABRI et le Belge Anouar LAAOUNIA. "En France, ça se joue à la bagarre aussi, j'aime bien ça. Je suis content aussi de l'ampleur que ça a pris, j'ai gagné pas mal de supporters, ça me fait vraiment plaisir."
Gregoire GOTTARDI vs Anthony GAZEL :
Fan de Giorgio PETROSYAN, gaucher comme lui, Greg est aussi très à l'aise en K1. "Je ne pensais pas mais au final j'adore cette discipline aussi, au point que je ne sais même pas dans la quelle je me sens le mieux ! Mais j'aime et veux faire les deux. En France comme en Europe, le K1 est plus répandu et les organisations sont plus grandes donc ça fait plus envie, comme le GLORY par exemple, qui est clairement un de mes objectifs..."






















