Fabrice AURIENG, "ma fille veut un papa champion du monde"
Fabrice AURIENG sera à l'affiche da la NUIT DES CHAMPIONS le 19 novembre à Marseille. Il affrontera le Tchèque Ondrej HUTNIK pour un titre mondial WKN. A une semaine de cet important rendez-vous, Fabrice répond à nos questions.
MUAYTHAITV : Fabrice, tu vas disputer un titre mondial WKN +96,6kg à la NUIT DES CHAMPIONS. Quelle importance cela a pour toi ?
Fabrice AURIENG : Il s'agira du tout premier titre mondial en K1 que je dispute dans ma carrière. J'ai été champion du monde en boxe française, ma discipline de prédilection, mais là ce sera une première en K1. Ça va être un gros challenge, et en plus à la maison, c'est génial !
Tu as cette première opportunité à 35 ans. Mieux vaut tard que jamais !
Oui, ça m'aurait manqué si je n'avais pas eu cette opportunité avant d'arrêter. J'ai deux enfants à la maison, ma fille m'a dit il n'y a pas très longtemps "J'aimerais bien avoir un papa champion du monde !" Je vais faire ce combat pour ma fille, pour ne pas la décevoir, elle, ainsi que tous mes amis, mes entraineurs.
C'est la deuxième fois que tu participes à la NUIT DES CHAMPIONS. C'est un plaisir particulier d'y boxer ?
Oui car c'est à Marseille, là où je vis. Et puis c'est un des galas les plus importants de métropole.
Quel souvenir gardes-tu de ton premier combat ?
C'était contre Mladen BRESTOVAC, j'avais gagné aux points. Ça avait été un gros combat, plein d'intensité. En face, c'était un mur, une montagne. J'avais travaillé technique, en marquant mes points au maximum. Ces boxeurs de l'Est, si tu de dis que tu vas les assommer, tu rêves !
Tu sais à quoi t'en tenir alors avec ton prochain adversaire à la NDC, le Tchèque Ondrej HUTNIK. Que sais-tu de lui ?
Il frappe dur, il est complet. Il est dangereux comme tous les poids-lourds. Dans cette catégorie, quand tu touches, ça tombe. Après, il a battu beaucoup de Français (HAMEUR-LAIN, WAMBA, HAMAILI, tous avant la limite, et Pacôme ASSI aux points). Il se dit alors peut-être que ça va être facile.
Ces succès face aux Français est de nature à t'inquiéter ou, au contraire, ça te motive pour être le premier Français à la battre ?
Moi, je suis Réunionnais avant tout (rires) ! Oui, je retiens ces victoires, c'est sûr, ce sont contre des collègues. Mais je ne me focalise pas dessus.
Tu restes sur une longue séries de victoires, tu es invaincu depuis sept combats. Tu es plein de confiance avant d'aborder ce combat ?
Oui je suis bien. Il faut toujours garder confiance en soi, même après une défaite. Moi, c'est vrai que je suis sur une bonne lignée, je fais ce qu'il faut pour que ça continue.
Tu as combien d'années de boxe encore devant toi ?
Franchement... aucune idée !





















