Il a beau être très discret, on ne pouvait pas passer à côté d’Eduard MIRCEA. Ce boxeur belgo-roumain qui s’entraine au Queensbury a un signe distinctif, il use plus des réseaux sociaux pour parler de ses voyages que de ses combats et pourtant il a mérite de rencontrer qui se présente, sans chercher à évaluer ses chances et le prochain sur sa liste n’est pas moins que Johane BEAUSEJOUR. Nous avons été intrigué par le personnage, sa simplicité, sa zenitude et son courage. Voici son portrait.
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Eduard a 27 ans. Compétiteur depuis ses 20 ans, professionnel depuis deux saisons, il évolue surtout sur les rings français et caresse l’idée de pouvoir voyager bien plus loin pour boxer. Il réunirait ainsi ses deux grandes passions que sont le sport et les voyages lointains, à la découverte de nouvelles cultures et de surprises gastronomiques.
Pour l’heure, il fait des concessions, parfois difficiles, entre d'un côté sa curiosité des cuisines du monde doublée d’une franche gourmandise, sa vie de couple et de l'autre, sa rage de vaincre.
Il se veut à 100% dans sa préparation auquel il accorde entre 2 et 4 heures, 6 jours par semaine : Une semaine d’entraînement pour moi c'est comme un boulot (mais après le boulot, car Eduard travaille la journée).
Je remercie ma femme d'être si compréhensive et de me laisser vivre ma passion à fond car peu de personnes extérieures au monde de la boxe (ou du sport en général) peuvent comprendre ce mode de vie. Tout est planifié en fonction de mes entraînements, mes combats...
Ma femme me suit et m’encourage depuis le début, elle est la personne à qui je pense à chaque fois que je monte sur ring.
Sa préparation, c'est au Queensbury qu'il l'effectue depuis des années avec Samir MAHJOUBI, qu'il considère aujourd'hui comme un grand frère. Séduit par le caractère familial du club où tous niveaux mélangés, tout le monde est traité à égalité.
Il justifie aussi son choix par la confiance qu'il a en son coach pour lui permettre de progresser : Samir ne reste jamais sur des acquis, au contraire, il met en avant nos défauts pour pouvoir les surpasser et atteindre un plus haut niveau. Le discours de Samir complète le sien Eduard ne demande qu'à apprendre, c'est un travailleur, il a des qualités qui pourraient le pousser au plus haut niveau, c'est un plaisir de travailler avec ce boxeur.

A la salle, Eduard s'entraine beaucoup avec un autre de ses frères de cœur :
Mohamed HENDOUF.
On se motive mutuellement durant nos entraînements, il pousse mes limites et vice versa. C'est le boxeur avec qui je m'entraîne le mieux. On a commencé ensemble en tant qu'amateurs et nous voilà dans la cour des grands, chez les pros ! Je suis très content d'être à ses côtés et du chemin qu'on a parcouru ensemble et ça ne fait que commencer ! Mohamed et Eduard se ressemblent d'ailleurs par bien des aspects, ils sont aussi acharnés et déterminés au travail que calmes et discrets par ailleurs et l'un comme l'autre recherche plus fort qu'eux plutôt que la victoire facile.

Au soutien de sa femme, à la motivation insufflée par Samir et Mohamed et tous les autres frangins du club, s'ajoute le modèle d'un combattant comme
Daniel GHITA, le Samouraï Sauvage
: J'aime beaucoup son style, il n'a pas peur il va toujours de l'avant. J'ai grandi en le regardant à la TV et grâce à la boxe j'ai pu le rencontrer il y a quelques années au Mike Gym. C'est quelqu'un de très humble, il m'a donné de précieux conseils que j'essaie d'appliquer au quotidien. De plus, c'est un compatriote nous dit-il en souriant. Et puis Daniel GHITA a la sensibilité particulièrement K1, tout comme lui, ce sont les règles dans lesquelles il se retrouve le plus.

C'est d'ailleurs en K1 qu'Eduard rencontrera le nakmuay BEAUSEJOUR au cœur de l'été, au Lavandou. Quand on l'interroge sur ce combat face à un attaquant aussi technique que tenace, c'est presque avec nonchalance qu'il nous répond :
je sais qu'il est bon, c'est bien pour ça que j'accepte de le rencontrer !
Pour Eduard, son combat le plus marquant fut contre son ami Alka MATEWA qu’il a vaincu mais qui lui a cassé le nez ! Il garde aussi en tête et avec beaucoup de regret son combat face au redoutable Vedat HODUK, contre lequel il lui tient à cœur de prendre sa revanche.
Mais il pense surtout à les combats qu'il aimerait faire à l'avenir contre Yoann KONGOLO, Yohan LIDON, Karim BENMANSOUR ou encore Harut GRIGORIAN… Une telle liste est loin d’être dictée par la facilité ! Et c'est justement l'objectif de notre boxeur : affronter les meilleurs pour pouvoir prendre place parmi les meilleurs.
