Eddy SABAN : C. Hot dans les bacs
Interview
Par Brice Hoarau le vendredi 09 avril 2004
Eddy SABAN (voir sa fiche), boxeur bien connu, a une deuxième passion après le Muaythaï : la musique. A l'occasion de la sortie de son deuxième album, C. Hot, Samouraitv l'a interviewé pour qu'il nous en parle. Samouraitv : Salut Eddy, nous te connaissons bien en tant que boxeur (voir l’article de son combat contre MULLER) mais nous ne savions pas que tu avais une carrière musicale en parallèle, pourrais tu nous dire depuis combien de temps est ce que tu as démarré dans la musique ?
Eddy SABAN : Cela fait 4 ans environ. En fait, j’ai commencé tout doucement par des petites participations sur des albums Rap d’amis, et, petit à petit, je me suis laissé tranquillement porter par la musique, jusqu’à ce que j’en arrive à écrire moi-même mes textes et décide de les interpréter, et enfin de former le groupe Réplik avec mes deux amies, Slin J. et Clin C. (des sœurs jumelles à la voix sensuelle).
Quel style de musique ?
J’ai donc commencé, comme je te l’ai dit, par du Rap, et originaire des Antilles, naturellement et bien mes racines ont pris le dessus, et je me suis dirigé vers du Zouk (et plus précisément du Zouk RNB). Comme on dit : Chasser le naturel, il revient au galop !
Fais tu cela professionnellement ? En vis tu ?
Non, je ne fais pas cela professionnellement, et je ne peux pas en vivre, c’est certain ! La musique, c’est ma 2ème passion après la boxe !
Qu'attends tu de la musique ?
Ce que j’attends de la musique ? Tout simplement prendre du plaisir, à donner du plaisir… Profiter des moments magiques de grande évasion et de bien-être que l’on éprouve pour tout type de création… jouir d’une grande satisfaction lorsque l’on entre en symbiose avec un public qui vous encourage et qui chante avec vous vos chansons : là c’est l’épanouissement… le grand kiff !
Eddy SABAN : Cela fait 4 ans environ. En fait, j’ai commencé tout doucement par des petites participations sur des albums Rap d’amis, et, petit à petit, je me suis laissé tranquillement porter par la musique, jusqu’à ce que j’en arrive à écrire moi-même mes textes et décide de les interpréter, et enfin de former le groupe Réplik avec mes deux amies, Slin J. et Clin C. (des sœurs jumelles à la voix sensuelle).
Quel style de musique ?
J’ai donc commencé, comme je te l’ai dit, par du Rap, et originaire des Antilles, naturellement et bien mes racines ont pris le dessus, et je me suis dirigé vers du Zouk (et plus précisément du Zouk RNB). Comme on dit : Chasser le naturel, il revient au galop !
Fais tu cela professionnellement ? En vis tu ?
Non, je ne fais pas cela professionnellement, et je ne peux pas en vivre, c’est certain ! La musique, c’est ma 2ème passion après la boxe !
Qu'attends tu de la musique ?
Ce que j’attends de la musique ? Tout simplement prendre du plaisir, à donner du plaisir… Profiter des moments magiques de grande évasion et de bien-être que l’on éprouve pour tout type de création… jouir d’une grande satisfaction lorsque l’on entre en symbiose avec un public qui vous encourage et qui chante avec vous vos chansons : là c’est l’épanouissement… le grand kiff !
Combien de disques as-tu déjà fait ? Nous en sommes à notre deuxième album. Le 1er, c’était KAMASUTRA, sorti en 2002. Et celui-ci, C. HOT, sorti en février dernier.
Combien de fois es-tu déjà passé en Public ?
Je ne peux vraiment pas chiffrer ! En fait comme pour le premier album, il y a beaucoup de scènes prévues que ce soit en discothèques, en soirées, foires et manifestations en plein air, en région parisienne et en province…
Es-tu distribué ? Si oui, comment as-tu trouvé et convaincu ton distributeur?
Notre distributeur est Moradisc. Lorsque l’on a fait le premier album, c’était sur les conseils d’un ami que l’on s’est tourné vers Moradisc, qui a accepté sans hésitation notre produit. Puis pour C. HOT, c’est naturellement voire logiquement que l’on a décidé de poursuivre cette aventure avec lui.
Quels objectifs t'es-tu fixé ?
Mon objectif principal c’est : m’amuser, prendre plaisir à chanter, écrire et faire le plus de scènes possible pour donner du plaisir au public.
Quelles sont tes références en musique, quels sont tes artistes préférés ?
J’écoute beaucoup de Rap, Reggae, Ragga DanceHall, Zouk. Et mes artistes préférés sont M. Jackson, S. Wonder, R. Kelly, Destiny’s Child, JM Rotin, Ludo, JC Mondésir, Princess Lover (qui a d’ailleurs participé à cet album en tant que Choriste – donc petit coucou à Princess L.) et bien d’autres…
Quel est ton rôle ? Joues-tu d'un instrument? Chantes tu ?
J’écris les textes et je chante !
As tu étudié la musique ?
Je n’ai malheureusement pas eu la chance d’étudier la musique, mais j’essaye de rattraper mes lacunes… Il n’est jamais trop tard pour bien faire !
Quels sont tes prochains grand rendez vous en tant qu'artiste musical ? Très prochainement, c'est-à-dire le 10 avril : nous sommes à la Tornade Tropicale, c’est une grande soirée organisée à Pantin. Puis on poursuit par une discothèque à Brunoy, l’Espace Pyramides, ensuite à Meaux au West Indies… En fait on fait pour le moment le tour de discothèques et grandes soirées dans la région parisienne, et ensuite on attaquera la Province.
Cette activité est elle compatible avec ta carrière sportive ?
Oui, ça va, je gère bien les deux… Il faut simplement veiller à ne pas trop me faire amocher sinon je risque de faire fuir mon public !
Quel rapport, quelles différences, ou quelles complémentarités existe-t-il entre la musique et le Muaythaï ?
En Muaythaï la musique nous accompagne tout au long du combat, elle nous motive pour vaincre l’adversaire… là, la différence c’est que la musique que je fais, me permet non pas de vaincre mais de conquérir le public (je ne l’affronte pas, je cherche l’union avec le public, le public devient alors un allié pour avancer). La musique est un moteur, elle permet de puiser, comme dans beaucoup de disciplines sportives, toute la force, l’énergie, qui nous permet d’aller toujours plus loin afin d’atteindre le but que l’on s’est fixé.
D'où vient cette passion pour la musique?
Je crois que c’est dans le sang ! Chez les Antillais, la musique est un élément omniprésent dans la vie de chacun… On fait la cuisine en écoutant de la musique, on fait le ménage toujours avec de la musique, on rentre dans n’importe quel petit magasin, il y a de la musique… et on s’endort avec la musique…
Après le Muaythaï, penses-tu intégralement te consacrer à la musique?
Je ne pense pas me consacrer uniquement à la musique ensuite. C’est un milieu qui est tellement fascinant qu’on se laisserait facilement plonger dans cet océan, et il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de requins dans cet univers, et vu que j’ai encore beaucoup d’autres choses à faire avant, je voudrais bien prendre le temps de toutes les faire !
N'as-tu pas peur d'être pour certains l'incarnation du cliché qui veut qu'un jeune de banlieue ne peut s'en sortir que par le sport (qui plus est le Muay) ou la musique?
Et bien non. Par contre, il faudrait arrêter de lancer ce genre de débat à toujours associer la banlieue au panier à crabes ! Mais s’il fallait que je débatte sur le sujet, et bien, je dirais simplement que la critique est très facile ! Si un jeune de banlieue ne trouve que le sport ou la musique pour s’en sortir et bien moi je dis « pourquoi pas » ! C’est un moyen comme un autre. Chacun ses armes !
Que t'apporte la musique?
La musique m’apporte énormément de plaisir, de joie, mais surtout beaucoup de fierté ; quand on entend ses chansons fredonnées par M. X et Mle Y, ou que l’on entend pour la première fois sa chanson à la radio, là c’est vraiment un immense bonheur !
Essayes-tu de faire passer quelques choses (émotions, messages) à travers tes chansons?
Il y a toujours des messages et des émotions à faire passer dans les chansons. Dans mon album, j’évoque dans un titre par exemple le bonheur qu’éprouve une jeune maman. Mais la majorité de mes chansons, ce sont des invitations, pour ne pas dire, des incitations au plaisir charnel : l’éternelle faiblesse de l’Homme !
Qui aimerais-tu remercier via cette interview?
J’en profite, d’abord pour vous remercier pour cette interview, et je remercie également toutes les personnes qui ont collaboré à l’élaboration de cet album (Moradisc, les choristes, la programmation, etc…). Je profite pour saluer tous mes amis de la Boxe (Moussa KONATE, Dany BILL, etc…) un petit coucou à Aurélien DUARTE (t’aime la musique, donc penses à acheter mon son !), et un petit clin d’œil à Charlène (notre manager) qui nous soutient et fait un travail considérable… merci également à Punch Mag… et désolé si j’en ai oublié il y a tellement de monde à remercier !





















