Christophe Mertens
Portrait de champion
Par Brice Hoarau le jeudi 10 avril 2003
Nom : MERTENS Prénom : Christophe
Née le : 17 juin 1983
Taille : 1,79 m
Poids : 63 kg
Club : Phénix Muaythaï
16 combats pour 12 victoires (dont 4 KO)
Palmarès :
Champion de France - Classe C - 2001
Champion d'Ile de France - Classe C – 2000
Christophe est né à Melun (77), il combat actuellement, en classe C dans la catégorie des moins de 63,5 Kg Je le retrouve dimanche 6 avril 2003, au Championnat de France de Muaythaï, à Paris au gymnase Max Roussié dans le 18éme arrondissement de Paris.
Après la pesée, le couperet tombe : il n’y aura qu’un combat pour lui. Patient, il regarde les autres boxeurs évoluer sur le ring, son esprit est tout au combat qui suivra. L’enjeu est de taille : un titre de Champion de France qui le conduirait certainement à progresser dans la hiérarchie, en catégorie B.
Monsieur Mertens, le père de Christophe est l‘un de ses plus fidèles supporters, nous le retrouvons au bord du ring, en attente d’un combat filial, riche de promesses.
Son fils, dit-il, est beaucoup plus pausé, serein, depuis qu’il a entamé sa formation de boxeur Muaythaï (Nak Muay). Il ne sort pas beaucoup mais s’engage entièrement dans cette discipline : une véritable passion. Ses parents le soutiennent complètement dans cet engagement. Bien que Christophe décide de s’exiler plusieurs mois en Thaïlande – la patrie mondiale du Muaythaï – son père considère que « la décision lui appartient ».
D’un naturel discret, Christophe n’est pas boxeur à se laisser aller à la dispersion. Concentré, serein, il engage ses combats dans la confiance d’une équipe soudée.
Hassan Gaye, son entraîneur, depuis trois ans dit de lui :
« J’ai vu immédiatement que Christophe se différenciait des autres boxeurs : toujours très concentré, il a complètement orienté sa vie en direction du MuayThaï. Il est de ceux que l’on remarque d’un seul coup d’œil. Il a la mentalité d’un véritable champion : il irait jusqu’à se convertir au bouddhisme, c’est tout dire son engagement » dit-il en riant. « Très sérieux et particulierement motivé, il deviendra à « coups sûrs », un grand champion ! »
LE COMBAT :
Il perd pour quelques points le combat d’aujourd’hui. Son entraîneur pense qu’un manque d’énergie manifeste est à l’origine de cet échec (un suivi nutritif qui laisse à désirer : la hantise de la balance avant la pesée) ; des jabs trop lents, une force de frappe insuffisante et peut être une préparation limitée à ce combat : résultat d’une probable confiance excessive en lui.
Selon le staff de Christophe Mertens, ce combat restera une expérience constructive pour le champion.
Monsieur Mertens, le père de Christophe est l‘un de ses plus fidèles supporters, nous le retrouvons au bord du ring, en attente d’un combat filial, riche de promesses.
Son fils, dit-il, est beaucoup plus pausé, serein, depuis qu’il a entamé sa formation de boxeur Muaythaï (Nak Muay). Il ne sort pas beaucoup mais s’engage entièrement dans cette discipline : une véritable passion. Ses parents le soutiennent complètement dans cet engagement. Bien que Christophe décide de s’exiler plusieurs mois en Thaïlande – la patrie mondiale du Muaythaï – son père considère que « la décision lui appartient ».
D’un naturel discret, Christophe n’est pas boxeur à se laisser aller à la dispersion. Concentré, serein, il engage ses combats dans la confiance d’une équipe soudée.
Hassan Gaye, son entraîneur, depuis trois ans dit de lui :
« J’ai vu immédiatement que Christophe se différenciait des autres boxeurs : toujours très concentré, il a complètement orienté sa vie en direction du MuayThaï. Il est de ceux que l’on remarque d’un seul coup d’œil. Il a la mentalité d’un véritable champion : il irait jusqu’à se convertir au bouddhisme, c’est tout dire son engagement » dit-il en riant. « Très sérieux et particulierement motivé, il deviendra à « coups sûrs », un grand champion ! »
LE COMBAT :
Il perd pour quelques points le combat d’aujourd’hui. Son entraîneur pense qu’un manque d’énergie manifeste est à l’origine de cet échec (un suivi nutritif qui laisse à désirer : la hantise de la balance avant la pesée) ; des jabs trop lents, une force de frappe insuffisante et peut être une préparation limitée à ce combat : résultat d’une probable confiance excessive en lui.
Selon le staff de Christophe Mertens, ce combat restera une expérience constructive pour le champion.
Interview
Comment es-tu arrivé au Muaythaï ?J’ai découvert le Muaythaï en visionnant une cassette vidéo qu’un ami m’avait prêté il y a déjà cinq ans : « j’ai été littéralement hypnotisé ».
Quel a été pour toi, le principal intérêt de cette discipline ?
Dans un premier temps, j’ai été impressionné par l’impact des coups portés à l’adversaire. Je n’ai jamais vu une telle puissance dans quelque sport que ce soit. C’est cela, qui, je crois m’a le plus impressionné.
Dans quel club as-tu entamé ta carrière de boxeur ?
Quatre mois exactement après avoir visionné cette fameuse cassette, je me suis rendu au club Muaythaï France dans le 5éme arrondissement de Paris. J’y ai reçue une initiation intensive de quatre entraînements hebdomadaires. Mes entraîneurs n’étaient autres que Monsieur Pud Pad Noy et Monsieur Derradji … Je m’entraînais deux heures chaque soir. Un an plus tard, j’ai rejoint le club Phénix Muaythaï et grâce à mon nouvel entraîneur, Hassan Gaye, j’ai effectué mes premiers combats. Aujourd’hui, j’ai 16 combats à mon actif pour 12 victoires et 4 défaites avec celle d’aujourd’hui (dit-il un peu amer).
Quelle discipline de vie t’imposes-tu ?
Je m’impose une discipline très stricte : un footing de 45 minutes par jour suivi d’un entraînement de 2 heures, toujours avec Hassan. De plus, je suis un régime draconien avant chaque combat.
As-tu le sentiment de sacrifier ta jeunesse sur l'autel d’un sport si exigeant ?
Pas vraiment, j’ai des amis quand même, répond t-il hilare. Mais il est vrai que je ne sort que rarement et, je fais en sorte de ne pas être dans l’excès en général.
Mon modèle ? Sans hésitation Farid VILLAUME
Jusqu’où es-tu allé pour satisfaire cette passion ?Je me suis rendu en Thaïlande, la première fois c’était il y a déjà deux ans … Mon club Phénix, m’avait conseillé de me rendre dans un camp d’entraînement appelé Kiet Bâan Chong durant un mois. Les conditions d’entraînement étaient drastiques !
Levé aux aurores, de 7 heures à 9h30 et de 15h30 à 19h00 nous suivions un programme d’entraînement intensif. Je garde un souvenir ému de mon entraîneur Pî Dé.
J’y suis retourné une deuxième fois l’an dernier avec mes entraîneurs au camp Sor Ploenshit puis de nouveau, en janvier au Jocky Jim.
Quels sont tes projets concrets en matière de Muaytaï :
Je compte retourner en Thaïlande, en juillet prochain, et plus particulièrement à Bangkok dans un nouveau camp d’entraînement pour parfaire ma formation. Si tout va bien, j’y resterais trois à quatre ans, mais avant cela, il faudra bien que je fasse mes adieux à mes proches …
Quels sont tes modèles de boxeurs Muaythaï ?
Sans hésitation : Farid Villaume – actuel champion d’Europe – mais aussi Kaolan, Prom Pitak et bien entendu Skarbowski.
Malgré sa défaite, on ne peut présager qu’une belle carrière pour ce Nak Muay appliqué. En attendant, nous retrouverons Christophe Mertens le 31 mai prochain à Epinal et le 28 Juin à Aubagne.
Article de Marie-France Réveillard

























