Chok Dee : Le Muay Thai à l’Honneur…
Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que le film CHOK DEE retraçant le parcours de Dida Diafat (ancien Champion de Muay Thai) a fait son apparition officielle sur les grands écrans…
A l’époque, sur muaythaitv.com nous en avions profité pour vous présenter le film et sa bande annonce. C’est donc l’occasion aujourd’hui, pour nous, de revenir dessus pour vous faire part de ce que nous en avons pensé…
Ce film représente assez bien l’ambiance de la Thaïlande et les principes fondamentaux du Muay Thaï : Courage, Persévérance, Loyauté, Rigueur, Combativité, Compassion….un vrai film de combat, sans trucages. C’est le premier film qui parle de cette discipline avec une vérité absolue, sans exagération.
Le Muay thaï y est filmé tel qu'il existe. Tout y est rassemblé, les pratiquants s'y retrouvent, les non pratiquants le découvrent…
Pour l’apparence de son personnage, Dida a travaillé pendant un an, perdu douze kilos pour retrouver son poids de champion du monde alors qu’il avait arrêté la boxe depuis quatre ans.
Des champions de son âge et de son époque ont été engagés pour le film. L’entraîneur de Dida dans le film a été champion du monde, tout comme Charoenthong Kiatbanchong, Sangtiennoi Sorrungroj et Sirimongkol Singmanassak.
Par ailleurs les émotions qu'un sportif ressent quand il en veut, quand il s'entraîne et quand il gagne sont largement respectées et bien représentées dans ce film !
Ce film est un message d'espoir et un vrai parcours initiatique; rencontrer sur son chemin un mentor peut changer et bouleverser le cours de sa vie. Tout être est perfectible…
Même si par moment ça fait un peu remake Vandamme. Parti de rien j'y arrive, il faut du courage patati et patata…Certains dirons que ça ne va pas bien loin…qu’il ne faut pas trop réfléchir pendant ce film.. !!!
D’autre part, il ne faut pas oublier que le scénario du film est juste « inspiré » de la vie de DIDA, donc son parcours, sa vie, son œuvre a été largement romancé dans ce film…
A noter aussi, que Dida a créé une ligne de vêtements sportwear en 2001 « Kobey », et en fait avec exagération la pub dans le film…ce qui peut agacer !
Néanmoins ça reste un film très agréable à regarder et qui a conscience de ses faiblesses. Dida est un grand athlète mais n'est pas encore un grand acteur et Xavier Durringer a la bonne idée de réduire au maximum ses dialogues pour profiter de sa présence (puissante) et de ses gestes travaillés par des années de boxes. Beaucoup de musique traverse le film, très bien choisie d'ailleurs, elle évite surtout de devoir passer par des moments de dialogues entre les personnages, pas très à l'aise dans le jeu à proprement parler. Sauf Giraudeau bien sûr. Il n'est pas toujours au haut niveau, il n'a pas de partenaire pour relever son jeu, ceci dit il donne ses plus beaux moments à Dida, souvent très juste en face de lui, ce qui prouve qu'il a un gros potentiel.
C'est dur de devoir tenir l'affiche seul quand c'est son premier film... il y a l'entraînement, la love story, l'entraîneur au grand coeur, le méchant mafieux, beaucoup de ficelles pour un film pas maladroit du tout et qui joue bien avec, voilà peut-être sa plus grande qualité. On sent le plaisir qu'ils ont eu à le faire. Ce qui joue beaucoup sur le plaisir que prend le spectateur à le voir. Le chemin est peut-être trop balisé et le film aura sans doute du mal à s'imposer dans un registre plutôt américain, ceci dit, ne boudez pas votre plaisir, ce film vaut vraiment le coup d'oeil.
Voici pour vous faire une idée des critiques de la presse spécialisée :
Paris Match
Chok Dee est une histoire véridique, digne de Rocky, racontée avec efficacité, avec pour héros le vrai champion dans son propre rôle. Et c'est la révélation. Dida crève l'écran non seulement de ses poings et de ses coudes, mais aussi par la volonté qu'il dégage. (...) Si les combats font dans le réalisme saisissant, la violence, elle, est sportive, initiatique.
Télérama
Xavier Durringer filme l'odyssée de Ryan (...) avec vélocité. Il se tire avec brio de toutes les figures qu'impose le genre (...). Il peint le monde de la boxe thaïe avec la même férocité que le milieu interlope de J'irai au paradis... : mélange de pure noblesse et de magouilles sordides. Sur la fin, le film perd de sa force (...).
TéléCinéObs
Chok Dee relate de façon attendue, mais assez efficace, ce parcours édifiant. (...) Et dans la peau de Ryan, Dida lui-même, aussi convaincant à l'écran qu'il l'était sur les rings.
Ciné Live
Victoire par KO des bons sentiments et de la carte postale dans ce que l'on attendait comme le retour en fanfare de Xavier Durringer. Le héros est fatigant, et c'est contagieux.


























