Choi remporte le K-1 Asian Grand Prix, Bonjasky électrocute Mercer
Séoul, le 19 mars 2005. C’est avec grand bruit que le Coréen Hong ManChoi a fait ses débuts au K-1. En effet, il a remporté le K-1 Asian GP à Séoul. Choi repart donc avec un joli trophée et un chèque de 6 millions de yen (45 000 euros). Il devient ainsi le premier combattant à se qualifier en 2005 pour le tournoi final du K-1 World GP, prévu à Osaka en septembre.
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Choi (voir photo) est un géant, mesurant 2m18 pour 157 kg. Ancien champion de lutte coréenne Sireum (sport similaire au sumo japonais),Choi est un héros national en Corée. Il est autant apprécié pour sa chaleureuse personnalité que pour son style de combat.
Alors que d’autres géants ont été de gros flops, Choi semble être différent. L’alliance entre sa puissance, sa jeunesse (il n’a que 23ans) et sa vitesse pour sa taille semble être la bonne formule.
Le tournoi commence par un combat entre Qing Jun Zhang (18 ans et plus jeune combattant du tournoi) et Kaoklai Kaennorsing (Thaïlande) qui a remporté la première édition du K-1 Asian GP l’année dernière. L’année dernière, Zhang a été critiqué pour son manque d’agressivité l’année dernière lors de sa victoire par décision sur Akebono, mais cette fois il se rue à l’attaque avec ses poings et ses pieds dès le coup de gong.
Peu avant la fin du deuxième round, Kaoklai touche avec un coup de pied sauté qui ébranle son adversaire, qui sera sauvé par la cloche.
Durant le troisième round, Kaoklai envoie plus d’attaques ce qui lui permet de remporter de justesse la victoire. A la vue de ce qu’il amontré, Zhang a le potentiel pour faire de grande chose au K-1.
Le deuxième combat oppose le Nak Muay Coréen Myeon Ju Lee à Hiraku Hori (Japon, à gauche sur la photo). C’est un beau combat que nous offre les combattants quis’échangent beaucoup de directs. Hori semble plus à l’aise avec les pieds que son adversaire. Hori contrôle le combat, imposant sadistance. Sans surprise, c’est Hiro qui se qualifie pour la demi-finale par décision unanime.
Dans le combat suivant, Akebono affronte Kakuda qui aura 44 ans le mois prochain. Akebono tente de remporter sa première victoire après cinq défaites consécutives. Le premier round est étonnamment mouvementé : Kakuda frappe et tourne alors qu’Akebono pousse son adversaire dans les cordes en lui assénant des coups de genoux qui amène un compte pour Kakuda. Les 30 cm et 130 kilos à l’avantage d’Akebono furent décisifs dans la puissance des coups de poings. A la suite d’une série de coups de poings, Akebono inflige un deuxième compte à son adversaire. Akebono se qualifie aux points pour les demi-finales.
Le premier adversaire de Choi est le sumo japonais Wakashoyo. Ce dernier démarre fort le combat en poussant Choi dans les cordes et en lui portant des coups de poings. Mais le Coréen s’en sort en s’accrochant à son adversaire. L’atmosphère de la salle devient électrique lorsque Choi inflige un premier compte à son adversaire à la suite d’un crochet gauche. Mais cela ne décourage pas Wakashoyo qui continue à avancer. Au milieu du premier round, un crochet du droit à la tête envoie le Japonais au tapis pour la seconde fois. Cela permet à Choi d’accéder en demi-finale.
La première demi-finale oppose Kaoklai à Hori. Tôt dans le combat, Hori maintient plus que nécessaire la jambe de Kaoklai lorsque ce dernier tombe. Cela irrite Kaoklai ce qui n’est jamais bon pour son adversaire. A partir de ce moment, Hori tente en vain de contenir son adversaire qui frappe implacablement des jambes. Peu avant la fin du round, Kaoklai montre de bonnes choses avec ses poings, rentrant dans la garde de son adversaire pour lui porter un crochet droit qui oblige l’arbitre à compter Hori.
Durant les deux rounds suivants, Kaoklai fait étalage de sa finesse, de son jeu de jambe. Il se permet même de garder sa garde basse durant tout le dernier round, en envoyant des puissants coups de pieds dès que son adversaire approche.
Sans surprise, Kaoklai est désigné vainqueur par les juges et se qualifie pour la finale.
La seconde demi-finale est un combat rêvé entre deux champions de lutte (Choi pour le sireum et Akebono pour le sumo). C’est la première fois qu’Akebono enchaîne plusieurs combats dans la même soirée, comment va-t-il réagir face à un adversaire beaucoup plus jeune et soutenu par la foule ?
Les deux combattants se tiennent l’un en face de l’autre, s’échangeant des coups de poings. Choi se montre le plus efficace, particulièrement avec son bras gauche, et oblige Akebono à défendre. Dès le milieu du round, il était évident que quelque chose n’allait pas chez le Japonais. Son coin décide donc de jeter l’éponge. Il s’avère qu’Akebono a aggravé une blessure contractée contre Kakuda. Choi est donc le second finaliste du K-1 Asian GP.
La finale peut être intitulée « David contre Goliath ». Choi pèse deux fois plus lourd que Kaoklai et possède 30 cm de plus que le tenant du titre. De plus, Choi est relativement frais, n’ayant combattu que 2 minutes durant la soirée alors que Kaoklai a fait 6 rounds complets.
Dès le début du combat, Choi se place au centre du ring, la main droite contre son menton et envoyant des direct du gauche. La première chose que Kaoklai tente est de frapper en low kick mais il ne parvient pas à trouver la bonne distance pour toucher les jambes du Coréen. Durant le deuxième round, c’est Choi qui touche avec ses poings. Dans le round suivant, Choi est plus agressif, touchant toujours Kaoklai avec ses poings mais aussi ses genoux en corps à corps. A l’issue des trois rounds, un juge donne Choi gagnant et les deux autres voient un match nul.
Durant cette ultime reprise, Kaoklai réussit à toucher en low kick et avec une droite à la tête. Mais une fois de plus les attaques de Choi étaient efficaces et il coinça son adversaire dans un coin pour le frapper avec ses poings et ses genoux.
A la fin de ce round, les juges doivent choisir un vainqueur alors qu’aucun des combattants n’était vraiment touché. Et les juges choisirent de donner la victoire à Choi. Ce dernier déclare à l’issue du combat : « Je veux remercier mon entraîneur et tous mes fans. Le combat m’a donné fin, allons manger. »
Cette soirée propose également trois superfight :
Le champion en titre du K-1 World Grand Prix Remy Bonjasky (Hollande) affronte l’ancien champion HBO des poids lourds Ray « Merciless » Mercer (Etats-Unis).
Les combat est expéditif : dès le coup de gong et après quelques instants d’observation, Remy Bonjasky lance son premier coup, un highkick. Il atteint le côté gauche de la tête de Mercer (voir photo). Touché, l’Américain recule le regard embrumé. Sans aucun doute le combat est terminé et l’arbitre arrête Mercer. Cela déçoit le public mais la santé du combattant est la chose la plus importante. Bonjasky aura donc achevé son combat au bout de 22 secondes.
Lors de la conférence de presse d’après combat le Hollandais déclare : «Je suis déçu que cela se soit fini si rapidement, car je voulais en montrer plus aux fans. Mais c’était un coup direct, un bon coup et jen’y peux rien. »
Dans les deux autres superfights
Peter Aerts (Hollande) a battu aux points Carter Williams (Etats-Unis)
Semmy Schilt (Hollande) a battu par KO Montanha Silva (Brésil) à la suite d’un crochet gauche.
Lors du combat de réserve, Tatsufumi Tomihira (Japon) a battu à la suite de 2 knock down (consécutifs à un high kick et des coups de genoux) Min Ki Kang.
Monty DiPietro
Crédits photos : Courtesy K-1





















