Cédric DOUMCED en préparation au Queensbury
Par Caroline Bertrand le lundi 03 octobre 2016
Cédric DOUMCED, référence du kick boxing français, a des rendez-vous importants en ce début de saison. Pour ses prochains combats, il a choisi de se préparer au Queensbury, à Schaerbeek, avec Samir MAHJOUBI, en toute simplicité, aux côté du talentueux Mohamed HENDOUF et du très prometteur Deniz DEMIRKAPU pour ne citer qu'eux.
Nous avons été à sa rencontre pendant son entrainement, aux mêmes heures que tous les boxeurs de ce club, et nous avons peiné à le trouver, dans cette salle pleine et studieuse où il n'existe aucune hiérarchie, ici on ne reconnait que l'effort. Un pensionnaire comme les autres en somme, dont Samir MAHJOUBI attend qu'il donne son maximum.
Quels combats prépares-tu en ce moment ?
Deux grosses dates m'attendent : la défense du titre au Partouche Kickboxing Tour, à Lyon, le 13 octobre, organisé par Kader MAROUF. Je la sens bien cette finale, surtoit avec la préparation du Queens, ça va le faire ! (ndlr : Cédric rencontrera Said Zahdi en demi-finale, l'autre demi-finale en -75kg opposera Vedat HODUK et Julien DE BOISROLIN)
Ensuite, j'ai deux mois d'entrainement avant le Glory Collision, le 10 décembre, en Allemagne, C'est un très gros rendez-vous pour moi... Mais je ne connais pas encore le nom de mon adversaire !
Et pourquoi avoir choisi de venir au Queensbury ?
J'ai fait la connaissance de Samir au Partouche Kickboxing Tour l'année dernière. J'ai rencontré toute la team du Queensbury, on a bien sympathisé. On a eu l'occasion de se croiser après à de nombreux galas où je ne boxais pas forcément et au fil du temps on est devenu amis. J'ai vu son coaching, la manière dont il travaillait avec ses boxeurs et ça m'a tout de suite plu et je me suis dis pourquoi pas essayer. Moi je n'ai pas de club fixe, je me fais tout seul, je m'auto-manage. On est jamais aussi bien servi que par soi-même. Par contre, j'ai des clubs d'attache comme le Mejiro Gym à Amsterdam avec Andre Mannaart, c'est un club où je me sens bien, comme ici.
Tu vis à Bruxelles désormais ?
Non, même pas, je loge chez un pensionnaire de la team, en famille. Mais sinon, je suis installé à Paris, d'ailleurs, j'ai un club en France, je suis au LSC, Levallois sporting club. Je fais la route tous les week-end pour rentrer chez moi, il faut faire des sacrifices pour réussir et pour améliorer son niveau. C'est mon sacrifice.
Alors c'est quoi la spécificité du Queensbury pour que tu consentes au sacrifice ?
Chez Samir, c'est vraiment une manière de faire différente qui me correpond bien, mais c'est subjectif, on peut ne pas aimer. Concrètement, c'est plus physique, plus technique. Moi je suis un puncheur et j'ai encore beaucoup de lacunes dans ma boxe, même si certains croient que je suis parfait, je sais que j'ai du travail à faire. Samir voit les changements qui sont nécessaires. Les entrainements sont durs ici, c'est chaud !
Samir n'arrête pas de répéter qu'ici, il n'y a pas de star. Et c'est vrai, il n'y a pas de différence entre un débutant et un classe A, entre une star comme moi et un autre (rires). On s'entraine tous ensemble, c'est une famille le Queensbury. Je n'ai jamais eu ce contexte là d'entrainement dans mes différents clubs de passage. J'ai toujours été le fer de lance, alors que là on est plusieurs boxeurs à avoir à peu près le même niveau et c'est super parce qu'on s'encourage, on se motive. Certaines personnes pensent que je suis égocentrique mais si je l'étais vraiment, je ne serai pas là, c'est l'esprit de famille et de partage qui m'attire, le reste c'est un jeu.
Et après le Glory, tu vas soutenir le rythme entre Paris et Bruxelles ?
Ca va être difficile. Après décembre, je ne pourrai pas venir toutes les semaines, je vais rejoindre mon club à Levallois. Par contre, pour les grosses préparations, je reviendrai au Queensbury, c'est sûr !
Ce club est discret mais il finira par faire du bruit malgré lui.


























