CAPITAL FIGHTS 3 - Gaetan DAMBO : « Là je suis à un virage, tout peut changer... »
Par Julien LANCHAS le lundi 30 avril 2018
Samedi 5 mai, en remplacement de Samy SANA, Gaetan DAMBO sera à l’affiche du CAPITAL FIGHTS 3, signe encore de la cote au beau fixe du boxeur du Ben Nam 2. Comment vit-il ce succès grandissant, comment appréhende-t-il ce combat à Paris contre le Thaïlandais JENROB ? Gaetan répond à toutes nos questions.
J’ai été prévenu il y a deux semaines seulement. Je regarderai quelques vidéos pendant le voyage vers Paris pour ne pas trop me mettre la pression longtemps avant le fight. Et puis de toute façon, pour les préparations, je me concentre surtout sur mes faiblesses. Lui aura surement vu des vidéos de mes combats et le jour J, je ferai en sorte qu’il n’aura pas ce qu’il a cru déceler comme failles chez moi, du coup il devra revoir son game plan.
Quelles sont ces faiblesses dont tu parles ?
On n’est jamais le boxeur partait. J’essaye de corriger ma garde, avoir les mains hautes, car j’ai beaucoup les poings bas. Je dois aussi moins me précipiter. Ça fait déjà un moment que je travaille tout ça, je sais que ça va le faire au bout d’un moment.
Ce sont les enseignements que tu as tirés de ton dernier combat, contre SINSAMUT (que tu as battu par KO, rappelons le) lors du DUEL 3 ?
Oui. Le début de ce combat était frustrant, à chaque erreur que je faisais j’étais puni. Sa stratégie était d’attendre et de contrer. Donc moi j’étais obligé d’avancer, sinon il n’y aurait pas eu de confrontation ! Au deuxième round, il a mis lui aussi la marche avant, j’ai envoyé un genou par réflexe, un automatisme de l’entrainement, ça a fait mouche. Ce combat m’a fait plaisir aussi parce que j’ai vu qu’il y avait de plus en plus de monde derrière moi.
Tu préfères affronter un top Thaï ou un top Français ?
Peu importe car dans tous les cas, face à moi, il y a un combattant prêt à en découdre. Après, si on m’oblige vraiment à choisir, je demanderais le meilleur des deux.
Là tu restes sur cinq victoires d’affilée. Tu es dans la meilleure phase de ta carrière pour toi ?
A mes tout débuts j’ai fait 28 combats sans défaites. Là c’est vrai que je boxe les meilleurs, dans de gros événements, le public m’accueille avec grand plaisir… c’est top. Mais ma période préférée reste celle quand j’étais en Thaïlande, je boxais au THAI FIGHT, à la Channel 3, à droite, à gauche, je vivais boxe, 6 à 8 heures par jour. Quand j’étais revenu en France, je n’avais pas boxé durant un an, j’ai chuté de niveau ! Là je le reprends petit à petit.
Tu vis de la boxe aujourd’hui ?
Ça va peut-être arriver, il n’y a rien de fait encore, on va voir l’année prochaine. Là pour l’instant c’est toujours balais-serpillère (ndlr : Gaetan fait des ménages le matin), on va voir si on peut arrêter… Ça fait un moment que je pourrais, si je demande à ma femme de travailler, mais c’est pas comme ça, moi je veux faire vivre ma famille, je veux payer ce luxe à ma femme. Ça fait 10 ans que je cravache pour ça, ça paye toujours pour les gens déterminés. Il faut être patient, là je suis à un virage, tout peut changer…






















