BUAKAW vs Djime COULIBALY, la revanche du Lion sur le Lotus Blanc
Tous les fans de muay thaï on gardé en tête le combat de Djimé COULIBALY face à BUAKAW durantle Thaï Fight 2011, une opposition que Djimé est fier d'avoir mené, même si elle s'est terminée par une défaite aux points. Le Lion de Saint-Denis attendait donc sa revanche face au Lotus Blanc de Surin depuis lors, et elle aura lieu le 14 juin prochain à Monaco pour un titre Mondial WMC en – de 70 Kg. Le promoteur Claude POUGET a incontestablement réalisé le bon choix, après le forfait de Fabio PINCA.
BUAKAW est un nak muay complet, au style classique aussi bien dans sa façon de boxer que d’entrer en scène, avec un sens du combat hors pair, rapide, explosif, puncheur, dévastateur en coup de pied circulaire, coup de genoux sur trois niveaux, il varie fréquemment le rythme, casse la distance, frappe, puis expulse par front kick toute tentative de contre, il rend sa boxe difficile à lire pour son adversaire, il cible tous ses coups, enfin s'adapte et exploite le jeu adverse.
Mais en parallèle, l'ascension et la progression de Djimé COULIBALY est impressionnante ces deux dernières saisons, où il a été quasiment invaincu. Cette revanche sera probablement l'un, si ce n'est « le » meilleur combat de l'année. Le pensionnaire du LUMPINI de Saint-Denis veut cette victoire, montrer du muay thaï fimeu, démontrer qu'il est arrivé à maturité, devenu plus fin dans sa boxe que l'excellent technicien BUAKAW, prouver que Sombat Banchamek est aujourd'hui un nak muay qui a atteint son apogée en le battant le 14 juin prochain.
Qui est Djimé COULIBALY, ce nak muay sans téléphone portable et a priori insaisissable ? C'est un garçon très fidèle, respectueux. Sa confiance est totale pour toute l'équipe du LUMPINI. Il a commencé à mettre les gants à 13 ans, c'était un jour d'été, il n'était pas parti en vacances et il a découvert le muay sous la canicule, sous une atmosphère de moiteur semblable à la Thaïlande, au milieu d'un gymnase d'où les vitres laissaient paraître un couché de soleil d'été éclairant à la fois le Stade de France et la cité des Francs-moisins, bien loin des plages et des palmiers. Djimé dit: «Le LUMPINI Saint-Denis, c’est une longue histoire, c’est un grand club qui a formé beaucoup de grands champions depuis 1986 je crois. De plus les entraîneurs sont des anciens compétiteurs de haut niveau qui sont la depuis le début du Muay Thaï en France, je parle de Sam BERRANDOU . Ensuite les autres sont devenus entraîneurs et coachs comme Kassoum, Hassan et Sora. Ce staff est toujours avec moi pour me conseiller grâce aux années d’expériences et m’entraîner afin que je sois toujours au meilleur de ma forme.»
Sa fidélité à son entraîneur Sam BERRANDOU n'a jamais faibli, une grande complicité qui l'a protégé des coups fourrés du monde de la boxe et permis, avec une progression régulière, d'être aujourd'hui l'un des meilleurs nak muay en France. Son palmarès parle pour lui :
64 Combats, 11 défaites, 4 nuls et 49 Victoires dont 18 par KO
4 fois champion de France 2005/2006/2008/2009
médaille d’argent au championnat du Monde WAKO 2007
champion d’Europe WBC 2010
champion du Monde WMC 2014
champion du Monde FIBA 2014
Néanmoins, pour les amateurs de Muay, son combat le plus remarquable n'est pas face à BUAKAW, mais contre YODPAYAK au Best of Siam IV à Paris. YODPAYAK fut l'adversaire contre lequel il a pu développer toute la panoplie du Muay Thaï, sortir ce soir là une belle boxe « fimeu » et faire vibrer le public à fond. Viens ensuite celui contre BUAKAW, et comme il l'affirme lui même: «pas vraiment pour la beauté mais pour la fierté d’avoir montrer que j’étais capable de rencontrer les meilleurs Thaïs».
A Monaco, les nak muay de France seront derrière Djimé, qui conclut ainsi: «Les Dionysiens sont des frères, ils sont mes supporters, ils savent d’où je viens. Je pense en toute modestie que je peux être un exemple pour certains et leur montrer qu’avec du travail et de la ténacité on arrive à tracer son chemin. Si moi j’y arrive eux aussi peuvent et je leur souhaite de tout cœur de croire en leurs rêves et de se battre pour les réaliser, car on a rien sans rien».
C'est soutenu par ses supporters, au fruit de son travail, à l'écoute de son coin, que le Lion de Saint-Denis s'endormira victorieux sur ses deux oreilles, le 14 juin prochain. Chok Dee !
























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