Buakaw le meilleur de la finale World Max
Par Yann Saulnier le lundi 10 juillet 2006
TOKYO, le 30 juin, 2006 – A peine quelques semaines après son 24ème anniversaire, le combattant thaïlandais Buakaw Por Pramuk expédia trois challengers en route vers la finale du World Max 2006.
Ce cinquième tournoi de l’histoire du World Max de K-1 s'est tenu à l’arène de Yokohama selon les règles régulières du K-1 mais avec une limite de poids de 70 kg/154lbs.
On pourrait soutenir que les compétiteurs du tournoi étaient cette année les plus forts de l’histoire du sport. Les champions des tournois précédents étaient là, ainsi qu’un quatuor de nouveau-venus impatients de s’imposer. Tous les combattants participant ont excellé lors des tournois préliminaires afin d’arriver jusque là, donc tous entrèrent en tant que champion potentiel.
La soirée commenca sur les chapeaux de roues – dans les premiers quarts de finale le champion du World Max 2003 : Masato du Japon se retrouve contre son compatriote et rival de longue date Takayuki Kohiruimaki. Masato se vante de ses 41 victoires sur 47 combats alors que Kohiruimaki, lui, a enregistré 33 victoires en 33 matches. Mais Kohiruimaki, qui fut le vainqueur du World Max Japan 2004 et 2005, a le don de revenir en force lorsque c’est nécessaire – et le kickboxer maigrelet tenait à marquer et à déranger son adversaire.
Kohiruimaki attaqua avec des low kicks au son du gong alors que Masato n’arretait pas d’avancer pour frapper son adversaire avec ses coups de poings directs, se debrouillant bien avec ses deux poings lors du premier round. Au commencement du second round, Masato passa partiellement bien un high kick, et continua à maintenir la pression tout du long pour finir en force. Kohiruimaki fut poussé à défendre et il rata assez souvent sa cible lorsqu’il utilisa ses poings.
Lors du troisième round, Masato travaillant bien la distance, léger sur ses appuis, touchant son adversaire à chaque fois qu’il le souhaitait, mis un brillant coup de poing du gauche et marqua en envoyant son adversaire au tapis. Kohiruimaki se releva mais ce combat fut en faveur de Masato par une confortable et unanime décision.
Le second combat opposait le champion du World Max Andy Souwer de Hollande au courageux Virgil Kalakoda d’Afrique du Sud. A 26 ans, Souwer déclara lors de la conférence de presse qu’il ne ressentait aucune pression et avait l’intention de devenir le premier double champion du Max. Mais Kalakoda déclara avec hardiesse qu’il ramenerai la ceinture du World Max pour l’Afrique.
Kalakoda maintint sa garde serrée, contrant les low kicks de Souwer en travaillant les coups au corps et les crochets. Kalakoda stupéfia Souwer vers la fin du premier round avec un direct du droit qui mit le Hollandais à terre et fit une méchante entaille dans sa joue. Souwer lanca ses poings et ses low kicks claquaient au bon moment dans le second round. Kalakoda n’avait pas l’air de les bloquer correctement, nullement decouragé il continua à avancer avec ses poings.
Tous deux restèrent assez proches dans le troisième round et pendant les échanges de coups de poing, le crochet gauche de Souwer lui permit d’égaliser en envoyant son adversaire au tapis. Souwer insista après la reprise, utilisant genoux et crochets alors que son adversaire s’affaissait contre les cordes. L’arbitre s’immisça entre les deux combattants car Kalakoda ne lancait aucun contre. Après avoir vaincu sa frayeur initiale, Souwer arracha la victoire.
Le tout premier champion du World Max Champion, le boxeur Albert Kraus de Hollande, rencontra l’arménien de 21ans Drago dans le premier match du second groupe.
Drago utilisa efficacement les front kick pour contrôler la distance dés le début et quand ils furent top proches l’un de l’autre, il lanca son genou droit vers la machoire de Kraus, l’envoyant au tapis et marqua. Il manquait à l’Aménien deux high kicks pour finir le round tandis que Kraus ne fut jamais réellement menaçant. Dans le second round, Drago mis de nouveau la pression, utilisant un bel assortiment d’attaques. Finalement Kraus couvrit Drago de coups de poing mais peu d’entre eux firent des dommages alors que Drago, lui, lanca un beau high kick.
Dans le troisième round Drago pris l’initiative, il utilisa les coups de pieds frontaux et mixa ses combinaisons – il tenta même deux techniques éclair rotatives. Kraus cependant lanca de bons coups de poing mais semblait être un combattant sans imagination comparé à son adversaire. Les juges émirent une décision unanime en faveur de Drago.
Dans le dernier quart de finale, le génial Buakaw Por Pramuk combat Yoshihiro Sato, un kickboxer japonais qui a battu Mike Zambidis lors de sa dernière apparition; il a ainsi quatre victoires à son actif.
Sato dépassait son adversaire en taille de 10 cm/4", et il utilisa cet avantage pour attaquer avec ses poings dès le début. Mais Buakaw répondait en rythme et envoya un coup de poing droit direct pour marquer en envoyant son adversaire au tapis à la moitié du round. Le combattant de Muay Thai semblait avoir le contrôle à ce moment et dans le second round il ne perdit pas de temps, attrappant le faible front kick de son adversaire, il le frappa ensuite d’un crochet du gauche pour l’aplatir et remporta la victoire par KO. Une impressionnante démonstration de coups de poing de la part d’un combattant connu avant tout pour son jeu de jambe.
La confrontation entre Masato et Souwer lors de la première demi-finale débuta avec des combattants se testant l’un l’autre avec des low kicks. Masato enchaina les combinaisons, que Souwer bloqua et auxquelles il répondit de façon détendue. Aucun des deux combattants ne dominait l’autre à ce moment-là, mais dans le deuxième round l’action fut bien plus intense – tous deux avancaient en attaquant avec des coups de poing rapides, lancant des low kicks et touchant presque à chaque fois en high kick.
Masato lanca de nombreux gauches dans le troisième round sans pour autant s’enflammer. Souwer, quant à lui, était bon en contre avec des low kicks étudiés et durs, puis il reçu un coup de pied sauté. Souwer explosa en une combinaison de coups de poing un-deux visant la tête de son adversaire tard dans le combat et marqua en envoyant son adversaire au tapis ce qui fit la différence – le Hollandais remporta le round et maintint cet avantage jusqu’à la finale.
Dans le second combat des demi-finales, Drago rencontra Buakaw. Le thailandais fit de nombreuses tentatives au début alors que Drago cherchait à se frayer un chemin avec un front kick ascendant auquel Buakaw répondit à l’aide d’un high kick. Drago s’érinta dans le second round alors que Buakaw frappait son adversaire avec précision. Drago tenta un coup de pied retourné mais Buakaw avait tout vu et comme toujours anticipa naturellement et esquiva. Tout du long, Buakaw tint à distance les front kicks de son adversaire et répliqua en contre. Plus tard dans le même round il envoya son adversaire au tapis d’un crochet du droit et marqua ainsi.
Dans le troisième round Drago, persistant, s’avanca vers son adversaire avec ses poings et ses pieds mais Buakaw fut rarement touché. Il accéléra ses mouvements et mis d'avantage de puissance dans ses contres afin de remporter une décision unanime.
La combinaison Buakaw / Souwer était une finale classique du type Asie contre Europe. Souwer dansa sur le ring façon Genki Sudo, mais il était clair que l’affreux bleu sur sa joue menaçait de gener sa vision. Buakaw plus modeste ne frima pas, il fit son habituelle ram muay avant le combat puis alla au boulot.
Buakaw lanca un low kick et Souwer répondit avec un coup au corps pour entrer dans la danse. Tous deux se dispensèrent de gentilesses et commencèrent à échanger des attaques. Les combattants restèrent proches, une combinaison de poings de Souwer claqua sur l’arrière de la tête de Buakaw, le thailandais était vraiment approximatif avec ses poings et ses low kicks. Aucun des deux ne domina dans les trois premières minutes. Cette situation changea radicalement quand le gong sonna pour marquer ainsi le commencement du second round.
Soudainement Buakaw varia les vitesses et ce fut alors impossible de l’arrêter – concentré et engagé il mit un crochet gauche qui envoya Souwer au tapis. Le combattant hollandais fit d’énormes efforts pour revenir mais n’eut jamais l’occasion de revenir vraiment. Buakaw montra encore une fois qu’il pouvait frapper aussi bien avec ses poings qu’avec ses jambes – il envoya Souwer au tapis une seconde fois avec deux uppercuts du droit. Ce round touchait à sa fin quand Buakaw contra un low kick de Souwer avec un direct du droit qui se trouva être le coup décisif ; Buakaw gagne ainsi ce tournoi.
Avec le titre de vainqueur du World Max c’est aussi la ceinture que Buakaw ramène en Thailande (donnant ainsi un avantage à l’Asie qui mène l’Europe 3 à 2 en ce qui concerne les titres World Max). La victoire est d’autant plus agréable que Buakaw remporte la somme de ¥20 millions (€ 138,000; US$ 175,000).
"Les nouvelles règles du K-1 contre les corps à corps signifiait qu’il fallait que j’ajuste mon style,” déclara le rayonnant Buakaw lors de son interview après le match. "Je me suis donc entrainé dur pour améliorer mes coups de poing. Andy est un bon combattant et il m’a battu lors de la finale l’année dernière, mais cette année je savais qu’il avait des combats plus durs à remporter pour atteindre la finale, il a donc du absorber quelques dommages. C’est ce qui a fait la différence je pense, en tout cas je suis heureux d’avoir pu faire le nécessaire afin de le battre cette fois-ci! "
Quand on lui demanda ce qu’il a decidé de faire avec ses gains, et si c’était une larme dans son oeil quand son bras se leva en signe de victoire, Buakaw sourit : "Bon j’ai peut être pleuré, mais je suis heureux ! En ce qui concerne le prix, je ne sais pas -- j’ai reçu plusieurs coups sur la tête ce soir, donc je ne veux vraiment pas penser trop à cela maintenant !"
Dans les superfights :
Deux vétérans, le kickboxer de 33 ans Kozo Takeda du Japon et le kempo-karateka américain de 31 ans Fernando Calleros, inscrit en match réserve.
Calleros fit un départ tendu, il attaqua tôt avec une série de coups de poing et marqua en envoyant son adversaire au tapis. Takeda fut ébranlé, se renferma et réussit à passer le round, mais il fut confronté aux mêmes attaques de Calleros dans le deuxième round. Takeda resta sur ses pieds cette fois et fit appel à ses low kicks et à un genou à peu près à la moitié du round mais le combattant japonais était débordant d’adrenaline. Sa tête baissée et ses poings lancés, Calleros avanca encore dans le troisième round et bien que Takeda utilise maintenant ses low kicks pour dévier les attaques de l’américain. La stratégie fut mise au point trop tard pour rattrapper le score alors à egalité. Calleros sortit en tête sur les cartes des trois juges.
Dans un second match réserve opposant deux japonais, le boxeur Tatsuji affronta le kickboxer Yasuhito Shirasu.
Les gars eurent leurs chances dans le premier round, quelques bons coups fusèrent mais tout deux avaient les qualités nécessaires pour rester dans le combat. Tatsuji mis la pression dans le second round, menant grâce à son gauche mais les esquives de Shirasu et ses bloquages étaient bons. Tatsuji reçu une droite lors d’un contre. Les coups de poing dominèrent dans le troisième round et ceux de Tatsuji étaient assez bons pour lui donner l’avantage et gagner par décision.
Dans le match réserve du tournoi, le kickboxeur ukrainien de 19 ans Artur Kyshenko gagna contre le Nak Muay (pratiquant de Muay Thai) de 34 ans Rayen Simson de Hollande par décision. Dans les combats d’accompagnement, le combattant thailandais Yodsanklai Fairtex vaincu Kamal El Amrani d’Allemagne par décision et lors des rencontres japonaises, Mitsugu Noda mit Keiichi Nishiwaki KO.
La finale du tournoi World Max 2006 de K-1 attira une foule de16 918 personnes à l’arêne de Yokohama.
Note : Pendant ce tournoi, Musashi et d’autre personalités du K-1 participèrent à une campagne visant à lever des fonds afin d’aider à envoyer le petit Mirai Yamashita agé de trois mois aux USA pour qu’il subisse une opération de chirurgie impossible au Japon. Mirai souffre de la maladie de Hirschsprung, un trouble congénital du colon qui menace sa vie due à une déficience des cellules nerveuses. Pour plus d’information, veuillez consulter un site dont voici l’adresse : http://homepage2.nifty.com/miraichan/.
Il est en japonais pour le moment mais une aide en anglais sera bientôt mise en place.
M. Di Pietro
Photos : Courtesy FEG
Ce cinquième tournoi de l’histoire du World Max de K-1 s'est tenu à l’arène de Yokohama selon les règles régulières du K-1 mais avec une limite de poids de 70 kg/154lbs.
On pourrait soutenir que les compétiteurs du tournoi étaient cette année les plus forts de l’histoire du sport. Les champions des tournois précédents étaient là, ainsi qu’un quatuor de nouveau-venus impatients de s’imposer. Tous les combattants participant ont excellé lors des tournois préliminaires afin d’arriver jusque là, donc tous entrèrent en tant que champion potentiel.
La soirée commenca sur les chapeaux de roues – dans les premiers quarts de finale le champion du World Max 2003 : Masato du Japon se retrouve contre son compatriote et rival de longue date Takayuki Kohiruimaki. Masato se vante de ses 41 victoires sur 47 combats alors que Kohiruimaki, lui, a enregistré 33 victoires en 33 matches. Mais Kohiruimaki, qui fut le vainqueur du World Max Japan 2004 et 2005, a le don de revenir en force lorsque c’est nécessaire – et le kickboxer maigrelet tenait à marquer et à déranger son adversaire. Kohiruimaki attaqua avec des low kicks au son du gong alors que Masato n’arretait pas d’avancer pour frapper son adversaire avec ses coups de poings directs, se debrouillant bien avec ses deux poings lors du premier round. Au commencement du second round, Masato passa partiellement bien un high kick, et continua à maintenir la pression tout du long pour finir en force. Kohiruimaki fut poussé à défendre et il rata assez souvent sa cible lorsqu’il utilisa ses poings.
Lors du troisième round, Masato travaillant bien la distance, léger sur ses appuis, touchant son adversaire à chaque fois qu’il le souhaitait, mis un brillant coup de poing du gauche et marqua en envoyant son adversaire au tapis. Kohiruimaki se releva mais ce combat fut en faveur de Masato par une confortable et unanime décision.
Le second combat opposait le champion du World Max Andy Souwer de Hollande au courageux Virgil Kalakoda d’Afrique du Sud. A 26 ans, Souwer déclara lors de la conférence de presse qu’il ne ressentait aucune pression et avait l’intention de devenir le premier double champion du Max. Mais Kalakoda déclara avec hardiesse qu’il ramenerai la ceinture du World Max pour l’Afrique.Kalakoda maintint sa garde serrée, contrant les low kicks de Souwer en travaillant les coups au corps et les crochets. Kalakoda stupéfia Souwer vers la fin du premier round avec un direct du droit qui mit le Hollandais à terre et fit une méchante entaille dans sa joue. Souwer lanca ses poings et ses low kicks claquaient au bon moment dans le second round. Kalakoda n’avait pas l’air de les bloquer correctement, nullement decouragé il continua à avancer avec ses poings.
Tous deux restèrent assez proches dans le troisième round et pendant les échanges de coups de poing, le crochet gauche de Souwer lui permit d’égaliser en envoyant son adversaire au tapis. Souwer insista après la reprise, utilisant genoux et crochets alors que son adversaire s’affaissait contre les cordes. L’arbitre s’immisça entre les deux combattants car Kalakoda ne lancait aucun contre. Après avoir vaincu sa frayeur initiale, Souwer arracha la victoire.
Le tout premier champion du World Max Champion, le boxeur Albert Kraus de Hollande, rencontra l’arménien de 21ans Drago dans le premier match du second groupe. Drago utilisa efficacement les front kick pour contrôler la distance dés le début et quand ils furent top proches l’un de l’autre, il lanca son genou droit vers la machoire de Kraus, l’envoyant au tapis et marqua. Il manquait à l’Aménien deux high kicks pour finir le round tandis que Kraus ne fut jamais réellement menaçant. Dans le second round, Drago mis de nouveau la pression, utilisant un bel assortiment d’attaques. Finalement Kraus couvrit Drago de coups de poing mais peu d’entre eux firent des dommages alors que Drago, lui, lanca un beau high kick.
Dans le troisième round Drago pris l’initiative, il utilisa les coups de pieds frontaux et mixa ses combinaisons – il tenta même deux techniques éclair rotatives. Kraus cependant lanca de bons coups de poing mais semblait être un combattant sans imagination comparé à son adversaire. Les juges émirent une décision unanime en faveur de Drago.
Dans le dernier quart de finale, le génial Buakaw Por Pramuk combat Yoshihiro Sato, un kickboxer japonais qui a battu Mike Zambidis lors de sa dernière apparition; il a ainsi quatre victoires à son actif. Sato dépassait son adversaire en taille de 10 cm/4", et il utilisa cet avantage pour attaquer avec ses poings dès le début. Mais Buakaw répondait en rythme et envoya un coup de poing droit direct pour marquer en envoyant son adversaire au tapis à la moitié du round. Le combattant de Muay Thai semblait avoir le contrôle à ce moment et dans le second round il ne perdit pas de temps, attrappant le faible front kick de son adversaire, il le frappa ensuite d’un crochet du gauche pour l’aplatir et remporta la victoire par KO. Une impressionnante démonstration de coups de poing de la part d’un combattant connu avant tout pour son jeu de jambe.
La confrontation entre Masato et Souwer lors de la première demi-finale débuta avec des combattants se testant l’un l’autre avec des low kicks. Masato enchaina les combinaisons, que Souwer bloqua et auxquelles il répondit de façon détendue. Aucun des deux combattants ne dominait l’autre à ce moment-là, mais dans le deuxième round l’action fut bien plus intense – tous deux avancaient en attaquant avec des coups de poing rapides, lancant des low kicks et touchant presque à chaque fois en high kick.Masato lanca de nombreux gauches dans le troisième round sans pour autant s’enflammer. Souwer, quant à lui, était bon en contre avec des low kicks étudiés et durs, puis il reçu un coup de pied sauté. Souwer explosa en une combinaison de coups de poing un-deux visant la tête de son adversaire tard dans le combat et marqua en envoyant son adversaire au tapis ce qui fit la différence – le Hollandais remporta le round et maintint cet avantage jusqu’à la finale.
Dans le second combat des demi-finales, Drago rencontra Buakaw. Le thailandais fit de nombreuses tentatives au début alors que Drago cherchait à se frayer un chemin avec un front kick ascendant auquel Buakaw répondit à l’aide d’un high kick. Drago s’érinta dans le second round alors que Buakaw frappait son adversaire avec précision. Drago tenta un coup de pied retourné mais Buakaw avait tout vu et comme toujours anticipa naturellement et esquiva. Tout du long, Buakaw tint à distance les front kicks de son adversaire et répliqua en contre. Plus tard dans le même round il envoya son adversaire au tapis d’un crochet du droit et marqua ainsi. Dans le troisième round Drago, persistant, s’avanca vers son adversaire avec ses poings et ses pieds mais Buakaw fut rarement touché. Il accéléra ses mouvements et mis d'avantage de puissance dans ses contres afin de remporter une décision unanime.
La combinaison Buakaw / Souwer était une finale classique du type Asie contre Europe. Souwer dansa sur le ring façon Genki Sudo, mais il était clair que l’affreux bleu sur sa joue menaçait de gener sa vision. Buakaw plus modeste ne frima pas, il fit son habituelle ram muay avant le combat puis alla au boulot. Buakaw lanca un low kick et Souwer répondit avec un coup au corps pour entrer dans la danse. Tous deux se dispensèrent de gentilesses et commencèrent à échanger des attaques. Les combattants restèrent proches, une combinaison de poings de Souwer claqua sur l’arrière de la tête de Buakaw, le thailandais était vraiment approximatif avec ses poings et ses low kicks. Aucun des deux ne domina dans les trois premières minutes. Cette situation changea radicalement quand le gong sonna pour marquer ainsi le commencement du second round.
Soudainement Buakaw varia les vitesses et ce fut alors impossible de l’arrêter – concentré et engagé il mit un crochet gauche qui envoya Souwer au tapis. Le combattant hollandais fit d’énormes efforts pour revenir mais n’eut jamais l’occasion de revenir vraiment. Buakaw montra encore une fois qu’il pouvait frapper aussi bien avec ses poings qu’avec ses jambes – il envoya Souwer au tapis une seconde fois avec deux uppercuts du droit. Ce round touchait à sa fin quand Buakaw contra un low kick de Souwer avec un direct du droit qui se trouva être le coup décisif ; Buakaw gagne ainsi ce tournoi. Avec le titre de vainqueur du World Max c’est aussi la ceinture que Buakaw ramène en Thailande (donnant ainsi un avantage à l’Asie qui mène l’Europe 3 à 2 en ce qui concerne les titres World Max). La victoire est d’autant plus agréable que Buakaw remporte la somme de ¥20 millions (€ 138,000; US$ 175,000).
"Les nouvelles règles du K-1 contre les corps à corps signifiait qu’il fallait que j’ajuste mon style,” déclara le rayonnant Buakaw lors de son interview après le match. "Je me suis donc entrainé dur pour améliorer mes coups de poing. Andy est un bon combattant et il m’a battu lors de la finale l’année dernière, mais cette année je savais qu’il avait des combats plus durs à remporter pour atteindre la finale, il a donc du absorber quelques dommages. C’est ce qui a fait la différence je pense, en tout cas je suis heureux d’avoir pu faire le nécessaire afin de le battre cette fois-ci! "Quand on lui demanda ce qu’il a decidé de faire avec ses gains, et si c’était une larme dans son oeil quand son bras se leva en signe de victoire, Buakaw sourit : "Bon j’ai peut être pleuré, mais je suis heureux ! En ce qui concerne le prix, je ne sais pas -- j’ai reçu plusieurs coups sur la tête ce soir, donc je ne veux vraiment pas penser trop à cela maintenant !"
Dans les superfights :
Deux vétérans, le kickboxer de 33 ans Kozo Takeda du Japon et le kempo-karateka américain de 31 ans Fernando Calleros, inscrit en match réserve.
Calleros fit un départ tendu, il attaqua tôt avec une série de coups de poing et marqua en envoyant son adversaire au tapis. Takeda fut ébranlé, se renferma et réussit à passer le round, mais il fut confronté aux mêmes attaques de Calleros dans le deuxième round. Takeda resta sur ses pieds cette fois et fit appel à ses low kicks et à un genou à peu près à la moitié du round mais le combattant japonais était débordant d’adrenaline. Sa tête baissée et ses poings lancés, Calleros avanca encore dans le troisième round et bien que Takeda utilise maintenant ses low kicks pour dévier les attaques de l’américain. La stratégie fut mise au point trop tard pour rattrapper le score alors à egalité. Calleros sortit en tête sur les cartes des trois juges.
Dans un second match réserve opposant deux japonais, le boxeur Tatsuji affronta le kickboxer Yasuhito Shirasu.
Les gars eurent leurs chances dans le premier round, quelques bons coups fusèrent mais tout deux avaient les qualités nécessaires pour rester dans le combat. Tatsuji mis la pression dans le second round, menant grâce à son gauche mais les esquives de Shirasu et ses bloquages étaient bons. Tatsuji reçu une droite lors d’un contre. Les coups de poing dominèrent dans le troisième round et ceux de Tatsuji étaient assez bons pour lui donner l’avantage et gagner par décision.
Dans le match réserve du tournoi, le kickboxeur ukrainien de 19 ans Artur Kyshenko gagna contre le Nak Muay (pratiquant de Muay Thai) de 34 ans Rayen Simson de Hollande par décision. Dans les combats d’accompagnement, le combattant thailandais Yodsanklai Fairtex vaincu Kamal El Amrani d’Allemagne par décision et lors des rencontres japonaises, Mitsugu Noda mit Keiichi Nishiwaki KO.
La finale du tournoi World Max 2006 de K-1 attira une foule de16 918 personnes à l’arêne de Yokohama.
Note : Pendant ce tournoi, Musashi et d’autre personalités du K-1 participèrent à une campagne visant à lever des fonds afin d’aider à envoyer le petit Mirai Yamashita agé de trois mois aux USA pour qu’il subisse une opération de chirurgie impossible au Japon. Mirai souffre de la maladie de Hirschsprung, un trouble congénital du colon qui menace sa vie due à une déficience des cellules nerveuses. Pour plus d’information, veuillez consulter un site dont voici l’adresse : http://homepage2.nifty.com/miraichan/.
Il est en japonais pour le moment mais une aide en anglais sera bientôt mise en place.
M. Di Pietro
Photos : Courtesy FEG























