Anthony DEFRETIN remporte le tournoi GOLDEN FIGHT 4
Par Michel Lecorre le vendredi 15 avril 2016
Anthony DEFRETIN a remporté le tournoi GOLDEN FIGHT 4 en muay thaï – de 65 kg. Cet événement était organisé par le DEREK BOXING, le 9 février dernier. A l’exemple des portraits précédent « cœur de nak muay », Anthony s’est à nouveau confié à MUAYTHAITV, voici ses impressions, au présent, au cœur de ses deux derniers combats.
Premier combat contre Brayan MATIAS
"Je dois marquer un maximum de points en trois rounds seulement, je m’y suis préparé, cependant, la pression est forte, je me sens très crispé dès le début, la tension ne me quittera pas pour ce combat. L’opposition commence, je sens que mes distances sont mauvaises. Lui comme moi savons que l’enjeu de cette rencontre est de pouvoir livrer ensuite un deuxième combat durant la même soirée, la finale de ce tournoi, il faut présentement s’économiser. Conséquence : je et il ne cherche pas à se blesser. Nous sommes comme des jeunes lynx se défiant pour un territoire, à nous observer, nous toiser avec nos poings. J’écoute alors mon coin qui me dit « middle », « low », je sors les jambes dès que j’entends le son de la voix d’Assane sans me poser de question. Les trois rounds sont passés en un éclair, d’après Assane GAYE j’ai pris une avance grâce à mes « Tei » qui ont été plus nombreux. Je ne m’en rends pas compte. Je ne sors pas fier du ring à cet instant, je n’ai fais que le strict minimum pour remporter ce combat, sur le fil du rasoir, je suis donné vainqueur.
Retour au vestiaire
Ensuite ? Et bien c’est le retour au vestiaire où je me refroidis, je vous jure que c’est vrai, aussi vite que si je venais de passer l’arme à gauche. Les frissons envahissent mon corps, l’adrénaline redescend brutalement, je me replie sur moi, mon moral est au plus bas. Je me dois de réagir, je me couvre mieux, je me retire dans un coin pour ne pas être distrait par les premières félicitations. Comprennent-ils que ce n’est qu’une manche qui vient de se disputer et que je repars à la guerre ce soir même ? Bien entouré par mon frère Eddy, mon père Bernard et Assane, je me conditionne, sans leur fraternité, leur professionnalisme, je m’effondrerai. L’autre ennemie : l’attente, cette interminable attente, mon deuxième combat se disputera en toute fin de soirée. L’organisation de ce gala est bonne, ils me préviennent de ma prochaine entrée sur le ring ni trop tôt ni trop tard, en me laissant au calme ils m’ont préservé du tumulte des autres oppositions que je ne pouvais voir.
Deuxième combat face au Portugais Bruno ALMEIDA
Dès le premier coup de gong je ne suis plus le même, je suis chaud, à l’aise sur le ring, j’avance sur mon opposant, ne recule pas, je m’exprime, sors toute ma boxe, je lui sape tout de suite les jambes en Tei Lam Toa, puis tel un arachnide je l’attrape violemment en corps à corps, je l’ai verrouillé entre mes bras, je le pique en genoux pour le forcer à se plier. Me voici devenu une araignée-crabe, la seule qui ne tisse pas de toile, vivant dans les fleurs, mais à l’image d’un nak muay dominant en corps à corps, elle surprend et étreint sa proie. C’est ainsi que j’ai saisi mon adversaire qui ne parvient pas à réagir, coincé dans les cordes, règle de trois : ma rage de vouloir gagner, mon dard, mon venin se traduisent par les trois coups de coude d’affilé que je lui administre, il tombe à mes pieds, son coin jette l’éponge. Victoire par KO au premier round, je suis archi heureux ! Cette ceinture est une consécration de mon travail, de mon engagement, elle me prépare, me donne confiance pour ma future très grande échéance."
De quelle échéance parle-t-il ? Emmené par Jean-Charles SKARBOWSKY pour un BEST OF SIAM spécial, Anthony DEFRETIN ira boxer le 27 mai prochain au RAJADAMNERN à Bangkok, aux côtés des deux frères BOUGHANEM, de Rafi BOHIC, d’Azize HLALI et Samy SANA. Un très grand défi l’y attend, c’est aussi un honneur pour lui de combattre dans ce temple du muay thaï, d’y porter les couleurs de la France à travers ce grand événement à venir. DEFRETIN est-il le meilleur de sa catégorie en France ? D’autres nak muay de son âge et de son poids ont autant de capacités que lui, voire plus. Cependant ce qui fait avancer Anthony est sa volonté, sa rigueur. Ses forces : ne pas être centré sur lui-même, avoir la capacité de se remettre en cause, de s’adapter, de conjuguer fierté et humilité. Ce jeune challenger ne baisse pas les bras, il peut donc aller chercher sa victoire en Thaïlande, encourageons-le !
Résultats complets ici : GOLDEN FIGHT 4
Photos de Farouk FERRAH



























- Diffamation ou insultes
- Spam ou arnaque
- Troll
- Hors sujet
Alerter