Ali MAKHI, Mister Vitesse !
Par Caroline Bertrand le jeudi 29 décembre 2016
Le Belge Ali MAKHI s'est illustré récemment en Corse, au gala THE WARRIORS, où il a remporté son combat face à Mathieu TAVERNIER. Professionnel depuis 2 ans, nous en savions pourtant peu sur cet Anversois. Voici donc son portrait.
Ali MAKHI est clair avec son engagement : soit il passe du temps avec ses proches et se repose, soit il s'entraîne. Rien d'autre n'a de place. Et parmi ses proches, deux femmes à qui il doit beaucoup : sa mère, tout d'abord, qui l'a envoyé exprimer son énergie débordante dans une salle de boxe plutôt que dans des bagarres de rue quand il avait 16 ans, et son amoureuse, Jessica, qui lui est d'un soutien inconditionnel, "de la cuisine saine au soutien mental."
Ce boxeur de 24 ans a trouvé son équilibre au Ting Tong Gym qu’il a rejoint il y a deux ans, peu de temps après être passé classe A. Clef en poche, il se rend quotidiennement dans cette salle pour s'entrainer et pour donner des cours. "Je m'y sens bien, comme à la maison, d'ailleurs j'y suis plus souvent qu'à la maison !"
Ali aime son travail, il se confond avec sa passion. Et ce qu’il préfère par dessus tout, c’est travailler son cardio, condition sine qua none pour remporter une victoire : "sur le ring, si on n'a pas suffisamment de cardio, il est certain qu'on va échouer." Par contre, le dimanche, il y a une règle d'or : "c'est repos complet et je suis frais pour reprendre le lundi."
Ces semaines bien organisées, c’est à ses sponsors qu’il les doit, JTM Suisse Swatch Collections, Booster Fight Gear, The Coach, I & Acars et Antique Anvers. Ali leur est très reconnaissant, sans eux, il ne saurait se donner à 100% à sa passion.
Ali doit aussi beaucoup à son coach Ken MARIEN, "il est toujours à mes côtés, il m'apprend à garder mon calme lors des combats, il me tient les paos, le sac, il s'assure que je donne tout... Plus que mon entraineur, Ken est un ami pour moi, un frère, nous nous voyons en dehors de la salle."
Ali a une dizaine de combats A au compteur. Chacun de ses combats compte à ses yeux, même s'il avoue affectionner plus particulièrement les combats qui lui ont apporté un titre, comme son titre européen WKU contre Sidi BARRY en 2015. A chaque fois, il se prépare avec le même sérieux et la même détermination. Il ne s'imagine jamais un combat gagné d'avance. Ali est prudent.
De même, lorsque nous l’interrogeons sur les boxeurs qui comptent en Belgique et qu'il aimerait rencontrer, il garde une certaine réserve. "En Belgique, il y a beaucoup de bons combattants, tous les combattants classe A sont dangereux, je ne sous-estime personne !"
Si aucun nom n'a été donné pour un éventuel combat contre un compatriote. Il est plus loquace lorsqu'il s'agit de parler des combattants qui l'inspirent et dont il suit les carrières. Ce sont deux Hollandais qui ont sa préférence : Gokhan SAKI et Tyrone SPONG. Il aime ces boxeurs parce qu'"ils sont complets, ils savent prendre le meilleur du pieds-poings et le mélanger pour créer leurs propres styles, surprenants et efficaces."
En matière de style, Ali a déjà le sien. Ce qui le caractérise, c'est son explosivité, celui que l'on surnomme Mister Vitesse revendique ses "mauvaises intentions" sur le ring et reconnait qu'elles le motivent à toujours être dans la meilleure condition physique possible. "J'aime déborder mon adversaire, je guette le bon moment pour le surprendre, je veux qu'il ne comprenne plus ce qui se passe, je veux le perdre en cours de route. Je m'entraîne pour être à la hauteur de mon surnom."
S'il combat en Muaythai et en K1, Ali a une discipline de prédilection : "je peux faire du corps à corps, je peux donner des coups de coudes mais je préfère combattre en K1, c'est là que je suis le meilleur." Il a pourtant été efficace en mai dernier lors du TOP ACTION qui l'opposait au Thaïlandais Silalek MOR RATCHPATBURIR, selon les règles du muaythai, et qu'il a battu par décision.
Prochainement, on retrouvera Ali dans des circuits qui lui sont déjà connus. Il retourne au KUNLUN FIGHT, en Chine, au mois de janvier. Il s'y était incliné face à Victor NAGBE en juillet dernier. En mars il sera à nouveau sur le plateau d'un évènement Fight Night Promotions, à Turnhout. Il ne connait pas encore ses adversaires. Le 11 février par contre, on sait déjà qu'il va rencontrer Bruce CODRON à Marseille.
Autant d'occasions pour lui de marquer les esprits et d'atteindre son objectif. "Je veux faire beaucoup de combats à l'étranger pour que les gens se souviennent de mon nom. Bien sûr, j'ai conservé mon rêve d'enfant d'être champion du monde !"
























